par Gilles Guénette
Depuis quelques jours, rentrée scolaire oblige, le quotidien Le Soleil présente une série d’articles sur l’école – et plus particulièrement, sur la question des garçons à l’école. Traiter de cette «problématique», comme disent les intervenants, c’est parler de problèmes d’apprentissage. Ainsi, on apprend que «le nombre d'étudiants aux prises avec des troubles d'apprentissage ou des problèmes de santé mentale [aurait] explosé au cours des dernières années. Selon les estimations les plus conservatrices provenant de la Fédération des cégeps, ils sont passés de 426 à 1071 en deux ans. De son côté, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse estime que leur nombre a plutôt quintuplé en quatre ans, variant de 860 à 4309 étudiants.»(1)
Rien de tel pour excuser sa piètre performance, ou le haut taux de décrochage au Québec, que de blâmer les élèves eux-mêmes: ce n’est pas de notre faute, il y a trop d’élèves en difficulté! La solution: ça prend plus de fonds – l'an dernier, un peu plus d'un million de dollars étaient consacrés au financement des services adaptés au collégial alors que dans les écoles primaires et secondaires, près d'un milliard de dollars dépensés chaque année pour aider ces élèves – et une limite de 10% sur le nombre maximal d'élèves en difficulté intégrés dans une classe ordinaire. «Ça fait des années qu'on en parle, il faut passer à l'action. On n'a pas le choix. Le jour où on va avoir réglé cette question, on aura un gros bout de chemin de fait», de dire Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de l'enseignement(2).



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