Bel exemple de mentalité d’assistée ce matin dans le Courrier des lecteurs de La Presse. Une jeune femme, Julie Roy, se cherche un emploi. Elle détient un Bac en science politique et veut travailler dans le domaine du communautaire. Après une quarantaine de CV envoyés, une vingtaine d’offres répondues, une quinzaine d’employeurs rencontrés, de même que six conseillers en emplois et deux agences de placement, rien. Elle ne veut pas retourner servir aux tables ou donner des clefs dans un hôtel. Elle en a ras le bol de ces petits boulots et, en plus, «ça [la] rendrait automatiquement non admissible à une éventuelle subvention». La jeune diplômée souhaite recevoir une «subvention salariale conçue pour favoriser l’intégration au marché du travail». Selon son conseiller à Emploi Québec, un type plutôt antipathique si l’on se fie à ses propos, cela ne fait pas assez longtemps qu’elle cherche un emploi pour y être admissible. Quelle est «l’ultime solution» de notre jeune femme? Le bien-être social!
Voici son nouveau plan de carrière: «Passer le printemps et l’été sur le BS. Faire du vélo et de longues promenades. Prendre des cafés sur les terrasses lors des après-midi ensoleillés. Faire du bénévolat et écrire un livre.» Puis, retourner voir son conseiller dans six mois. Imaginez... Qu’est-ce que Mme Roy ferait s’il n’y avait pas de ces subventions à l’intégration? Elle se retrousserait les manches et poursuivrait ses recherches. Au lieu de cela – si elle met son plan B à exécution –, elle risque d’empirer sa situation et, qui sait, de s’enliser dans les méandres des programmes d’aide et d’insertion au marché du travail. Peut-être même devenir une nouvelle assistée qualifiée. L'État en mettant de l'avant de tels programmes d'«aide» encourage la déresponsabilisation. Beau début de carrière.



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