Je n'ai pas d'opinion sur l'idée des autocollants qui a été mentionnée sur le blogue. Si mes années d'activisme m'ont appris une chose, c'est que ce genre de discussion tombe facilement dans la stérilité. Il faut être assez humble pour admettre qu'on ne connaît pas réellement les conséquences d'une action publique. On ne sait souvent pas d'avance ce qui va toucher les gens. On a souvent des surprises.
Notre plus belle arme, c'est la diversité des moyens dans l'expression de notre message de liberté. Dites-le comme vous voulez, mais dites-le! Faites-le comme vous voulez, mais faites-le! Différentes personnes seront sensibles à différents messages. Ma seule certitude: ce n'est pas une opération ratée qui va compromettre le sort de nos idées pour des siècles et des siècles. Respirez par le nez! Laissez faire..... Ouvrez les bras à la diversité des moyens!
J'admets que je suis une optimiste, même si la vie est pour certains difficile et cruelle. C'est, je crois, un trait libertarien. Dans son livre La Constitution de la liberté, Friedrich Hayek (Prix Nobel d'économie 1974) a écrit une postface qui s'intitule «Why I Am Not a Conservative». Il y explique les différences fondamentales entre conservateurs et ce que l'on désigne aujourd'hui comme étant les libertariens. Il écrit que la position politique libérale (au sens de libertarien) en est une de courage et de confiance en l'avenir, qu'elle est fondée sur l'acception du changement, de l'évolution spontanée de la société même si on ne peut prédire où cette évolution va nous mener. Les conservateurs, eux, refusent l'idée d'évolution et tente à tout prix de préserver l'ordre établi en utilisant l'État pour imposer leur vision du monde.
J'ai souvent entendu cette maxime en région: «Vivre et laissez vivre». Il y a plus de Québécois fondamentalement libertariens qu'on ne le croit. Combien de gens en voyant un autocollant comprendraient qu'ils ne sont pas les seuls à chérir cette maxime? Je l'ignore, mais je n'ai rien contre l'idée d'essayer.



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