J'ai réécouté avec plaisir le débat sur l’environnement ayant eu lieu au printemps dernier à Québec. Je dis réécouter parce que j'y étais ce soir-là au Musée national des beaux-arts du Québec. En réfléchissant aux arguments qui avaient été apportés par les deux parties, et surtout en songeant aux propos de M. Reeves, je ne me souvenais pas s'il avait prononcé, ne fusse qu'une fois, les mots «développement» et/ou «pauvreté». Eh bien non. Pas une seule fois cet éminent personnage n'a émis d'opinion sur l'un des aspects majeurs du débat de la soirée. Personne ne lui a posé la question d'ailleurs, la salle étant venue expressément pour l’entendre et boire admirativement ses paroles...
La question qu'on aurait dû lui poser étant la suivante: Que peuvent faire les pauvres du tiers-monde pour se sortir de la pauvreté, si ce n'est se développer économiquement? Si l'on doit choisir entre environnement et développement, il est certain que les pays dits émergents vont choisir le développement. Il n'y a donc qu'une chose à espérer, c'est que Messieurs Breton et Desrochers ont raison et que la protection de l'environnement passe par le développement économique... puisque, de toutes façons, c'est par là que l'humanité va passer.
Bruno T. Laplante
Québec



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