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30 novembre 2006

Le Blogue du QL, toujours aussi bien classé

Les statistiques de fréquentation du Blogue sont toujours intéressantes à consulter. En plus de nous montrer d’où proviennent les visiteurs et quelles recherches ils ont faites pour se rendre jusqu’au site, elles nous permettent d’accéder aux résultats de leurs recherches. En visitant ces pages, on se rend compte que le Blogue est toujours aussi bien classé (page ranking) par les engins de recherche. À titre d’exemple, voici quelques-uns des résultats de recherche de lundi dernier:

«mot-clé» • position du Blogue sur le nombre total de pages • engin de recherche
«malbouffe» • 8e / 307 000 (suivi d’un article du QL) • google.ca
«semaine de quatre jours: raisons» • 4e / 1 560 000 • google.ca
«ministre couillard obésité» • 1er / 840 • google.ca
«illusion tranquille» • 2e / 781 000 (sous le site officiel) • google.ca
«groupes de pression pauvreté» • 3e / 1 020 000 (sous deux articles du QL) • google.ca
«obésité solutions malbouffe» • 1e et 2e / 17 300 • google.ca
«Outgames» • 9e / 330 000 • google.be
«causes qui expliquent le chômage» • 4e / 478 000 • google.fr
«loi sur les heures d'affaire» • 3e / 492 000 • google.fr
«système de santé à deux vitesses au québec» • 3e / 654 000 • google.ca
«syndicats quebec» • 8e / 1 160 000 • google.ca
«pharma quebec solidaire» • 1er / 12 600 (devant ledevoir.com et cyberpresse.ca) • google.ca
«blogue du quebec» • 3e / 3 840 000 (sous deux liens de quebecblogue.com) • google.ca
«garderies privées CPE» • 3e / 1 060 000 (sous deux liens de petitmonde.com) • google.ca
«aider les pauvres» • 2e / 1 230 000 • google.com
«investisseur cinema» • 6e / 1 340 000 • google.ca
«léa pool» • 6e / 1 930 000 (deux entrées avant imdb.com) • google.ca
«école privée vs entrepreneuriat» • 1er / 15 600 (suivi d’un article du QL) • google.ca
«racisme et chomage» • 1er / 997 000 • google.de

29 novembre 2006

Changements climatiques vs. réchauffement de la planète

WorldAu terme de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Nairobi, les pays industrialisés se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de plus de la moitié pour éviter tout changement climatique «dangereux». Quelle est l’implication du gouvernement canadien dans le dossier? Pourquoi utilise-t-on de façon interchangeable les expressions «changements climatiques» et «réchauffement de la planète»? Qu'est-ce que tout cela va coûter à l'économie canadienne? Débat diffusé hier à l'émission Panorama sur les ondes de TFO en compagnie d'Émilie Moorhouse, porte-parole du Sierra Club, Philippe Crabbé, économiste de l'environnement à l'Université d'Ottawa, et Pierre Desrochers, collaborateur au QL et professeur au Département de géographie à l'Université de Toronto à Mississauga.

Rapport de la Vérificatrice générale: l'État gaspille notre argent

Sheila_3Encore une fois, le rapport de la Vérificatrice générale démontre clairement que le gouvernement fédéral gaspille l’argent durement gagné par les contribuables.

Les passages suivants du rapport de Mme. Fraser sont éloquents:

…La mise en question rigoureuse et l'examen des propositions de dépenses constituent un élément clé du système. Pour le moment, le système sert surtout à mettre en question les nouvelles propositions de dépenses et, dans les faits, il ne tient pas compte des dépenses courantes. Il n'y a ni examen, ni mise en question systématique par le gouvernement des programmes existants afin de déterminer s'ils sont encore pertinents, efficients et efficaces…

Remarque: Pourquoi pas une loi pour imposer à la fonction publique des gains de productivité annuels?

…De plus, même si les nouvelles propositions de dépenses sont examinées et mises en question, le processus d'approbation actuel ne garantit pas la prise de décisions éclairées concernant le financement des initiatives proposées. Suivant le système actuel, les ministères peuvent demander au Cabinet d'approuver en principe les initiatives de dépenses sans préciser les modalités de leur financement ou de leur mise en oeuvre. Les comités du Cabinet approuvent souvent des propositions sans disposer de ces renseignements…

Remarque: Ainsi, personne n'aura à rendre des comptes?

…nous abordons certains problèmes d'harmonisation. Par exemple, un financement temporaire peut être accordé à un programme dont les objectifs ne seront atteints qu'à long terme. Un autre problème d'harmonisation se pose lorsque le financement n'est pas réparti selon les montants requis pour chaque année…

Remarque: Pourquoi s'enfarger dans les détails?

…Les Budgets supplémentaires des dépenses sont parfois nécessaires, mais je suis préoccupée par le fait qu'ils soient utilisés couramment pour des dépenses qui pourraient être proposées dans le Budget principal des dépenses. Le recours accru aux Budgets supplémentaires est d'autant plus inquiétant qu'il ne permet pas aux parlementaires d'examiner l'ensemble des dépenses gouvernementales proposées… …Cette façon de faire limite également le contrôle qu'exercent les parlementaires sur les dépenses gouvernementales, puisque l'argent est dépensé avant que le Parlement ait examiné et approuvé la proposition de dépenses…

Remarque: C'est vraiment le bordel. Chacun fait ce qui lui plaît.

…En vertu du Code, les fonctionnaires doivent s'assurer de l'utilisation adéquate, efficace et efficiente des fonds publics. On y lit de plus ce qui suit: «La conduite des fonctionnaires doit pouvoir résister à l'examen public le plus minutieux; cette obligation ne se limite pas à la simple observation de la loi.»…

Remarque: Croyez-vous vraiment que les politiciens ou les hauts fonctionnaires sont concernés par l'efficacité de la fonction publique?

…Malheureusement, dans le présent rapport, je présente le cas d'un haut fonctionnaire qui n'a pas respecté les normes de comportement éthique. Dans le chapitre 11, intitulé «La protection des fonds publics», nous expliquons comment un haut dirigeant nommé par le gouvernement a abusé des pouvoirs associés à son poste, afin de retirer des avantages personnels substantiels… …Je trouve particulièrement inquiétant que, même si quelques personnes seulement se sont mal conduites dans ces cas particuliers, d'autres savaient ce qui se passait et n'ont pas réagi. De plus, la haute direction était au courant de ces agissements ou aurait dû l'être, mais elle n'est pas intervenue…

Remarque: Ronald Stewart s’est fait prendre la main dans le sac. Il y en a combien d’autres? Pourquoi ne pas poursuivre les anciens patrons de Ronald Stewart?

…Nous faisons observer, dans deux chapitres du rapport, que nous n'avons pas pu vérifier certains aspects des activités gouvernementales gérées par le Secrétariat du Conseil du Trésor, parce qu'on nous a refusé l'accès à l'information dont nous avions besoin…

Remarque: Finalement, chacun fait ce qu’il veut.

(Vous trouverez d’autres détails croustillants ici)

Serge Rouleau

25 novembre 2006

Pour en finir avec le recyclage

Penn & Teller détruisent le mythe du recyclage. Un grand moment de télévision...

24 novembre 2006

En cette journée sans achat, achetez une toile!

RiopelleC’est aujourd’hui la «journée sans achat». Vite, sortez votre portefeuille! Vos cartes de crédit! C’est le temps de dépenser. C’est ce que je fais chaque année. Ma façon à moi de «brouiller» les activités des groupes altermondialistes qui combattent ainsi «la société de consommation». Cette année, pourquoi ne pas acheter une toile. «Hein?», que vous vous dites. Oui, oui, une toile. D’un artiste québécois. Dans La Presse de ce matin, on peut lire un mini-dossier sur le marché de l’art international qui serait en pleine effervescence. On s’arrache des toiles un peu partout sauf… au Canada et, bien entendu, au Québec – nous avons beau former une «nation», le Québec, jusqu’à nouvel ordre, est toujours une province parmi d’autres dans un bien grand pays! «Ce ne sont pas les bons artistes qui manquent ici, c'est le Canada qui est marginal, de dire Marc Mayer, le directeur du Musée d'art contemporain de Montréal. Et le Québec a le même comportement que le Canada. Les Allemands achètent des Allemands, les Américains, des Américains. Les Canadiens n'achètent pas canadien. Les Québécois ne s'intéressent même pas à leurs meilleurs artistes.» Comment se fait-il? Selon lui, c’est parce que «le Canada est un pays flambant neuf. Un pays qui est encore pas mal colonisé.» Pas convaincant…

Marcel Deschênes, qui publiait en 2003 l’excellent L'art de qui? – Analyse et description chiffrées de ce qui nous tient lieu de marché de l'art, offre une meilleure raison. Le marché de l’art ne s’est jamais développé au Québec parce que les artistes d’ici ne s’adressent pas à un public d’acheteurs ou de collectionneurs, ils s’adressent avant tout à un «public» de pairs (des peintres ou sculpteurs comme eux) et de fonctionnaires. Les premiers disant aux seconds qui/quoi subventionner. Comme il s’agit d’un univers clos, les renvois d’ascenseur sont monnaie courant. Résultat: il n’y a «pas plus de marché aujourd'hui qu'à l'époque de la naissance des conseils des arts, écrit-il. L'offre théorique est pourtant facilement multipliée par dix [...] Malgré cette offre plus grande, on ne trouve pas plus de preneurs sérieux; pas plus d'amateurs qui auraient assez d'appétit pour en consommer régulièrement.» Ça paraît à tout le moins assez symptomatique d'un problème. Mais même si le portrait brossé dans L'art de qui? est accablant, son auteur n'arrive pas à imaginer une façon radicalement différente de faire les choses. Il suggère simplement d'améliorer le fonctionnement du système en place… Alors que la seule façon de créer un véritable marché de l’art visuel au Québec serait de laisser le marché s’en occuper. De laisser le consommateur d’art «redistribuer» lui-même son argent là où il le souhaite. Les artistes qui répondent vraiment à une demande et qui réussissent à se vendre de façon intelligente (pensons à la Québécoise Corno) seront forcément récompensés par les consommateurs qui s'offriront leurs produits. Après 40 ans de déboursés, force est de constater que l'État ne peut pas développer le marché de l’art, il en est la principale entrave.

Gilles Guénette

23 novembre 2006

Montréal, une ville dans le trou

Mtl_1Comme on le sait, la Ville de Montréal se débat avec un trou de 400 millions $. Hier, l’administration Tremblay-Zampino a annoncé qu’elle allait procéder à des compressions dans l’espoir de dégager une somme de 300 millions $ d'ici trois ans. Une série de mesures ont été annoncées dans ce sens, la plus spectaculaire étant celle qui consiste à ne pas combler 1000 postes d'ici trois ans lorsque ceux-ci se libéreront par des retraites ou des départs volontaires. Du nombre, 250 seront des postes de cadre, les 750 autres seront des emplois de cols bleus ou de cols blancs. On s’en doute, les syndicats ont grimpé dans les rideaux. L’annonce n’était pas encore faite que des cols blancs manifestaient devant la mairie de Montréal: So-so-so… La présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux, Monique Côté, a reproché à l’administration d’avoir pris des mesures dans le seul but de respecter sa promesse de ne pas augmenter le fardeau fiscal global des Montréalais. Quoi, ce n’est pas bien de respecter ses engagements? «Ça va contre l’intérêt des citoyens de Montréal.» (Sans doute parle-t-elle des cols bleus et blancs.) «On va devoir déposer des griefs parce que cette convention n’est pas respectée. Imaginez ce que ça représente pour la prochaine négociation», a-t-elle laissé tomber. On n’a pas de difficulté à imaginer ce que vous êtes capables de faire pour paralyser la ville…

Mais ce n’est pas tellement ça qui m’a frappé en lisant mon journal ce matin – les syndicats sont toujours mécontents, comme ils sont toujours en négociation. Rien de nouveau sous le soleil. Non ce qui m’a frappé, ou plutôt qui a attiré mon attention, c’est que parmi les compressions annoncées, on apprend que la Ville va désormais recourir au privé pour fleurir l’espace public. Quoi, elle ne le faisait pas déjà!? Les fleurs des neuf arrondissements montréalais sont actuellement produites dans des serres appartenant à la Ville (des serres qui auraient besoin d’une rénovation évaluée à 2 millions $). Or, selon l’administration municipale, les fleurs produites par les cols bleus coûtent trois fois plus cher que le prix du marché. Tiens, tiens. Qui a dit qu’on en avait pour notre argent lorsque le public s’en occupe? Ça fait longtemps que la Ville est au fait de cette situation? Comment la justifiait-elle? Avait-elle à coeur les intérêts des contribuables montréalais durant toutes ces années? Et surtout, y a-t-il bien d’autres secteurs comme celui-là où il en coûte trois fois plus cher aux contribuables? La Ville, si elle voulait vraiment faire des économies – et non pas seulement pelleter ses problèmes dans la cour du provincial – devrait privatiser de grands pans de son administration et cesser de donner de l’argent à tout un chacun. Parce qu’on en a assez de payer pour tout et pour rien. Et parce qu’à force de vouloir tout faire, la Ville fini par tout faire tout croche.

Gilles Guénette

21 novembre 2006

Mont-Orford: skieurs, ne craignez rien! L’État est là

SkieurOn apprenait hier qu’il n’y aura pas de ski cet hiver au Mont-Orford, la direction ayant annulé la saison 2006-2007 en raison du conflit de travail qui y règne depuis la fin octobre. En conférence de presse, le gestionnaire de l’endroit, André L’Espérance, a indiqué que les rejets des dernières offres patronales par le syndicat des employés auront eu raison de la saison de ski. Il n’en fallait pas plus pour que les gens d’affaires et élus de la région de Magog se mobilisent afin de faire pression sur le gouvernement pour qu’il «sauve» la période hivernale. Le ministre de l’Environnement, des Parcs et du Développement durable n’a donc que quelques jours (!), voire quelques heures (!!) pour trouver une ultime solution (!!!) menant à l’ouverture de la montagne d’Orford pour la saison de ski. M. Claude Béchard tous les skieurs de la région vous implorent: «Faites quelque chose!» Ce dernier a indiqué qu’il y avait de «l’espoir» de voir skier des gens sur les pentes d’Orford cet hiver: «Nous allons tout faire pour qu’il y ait du ski, mais nous ne voulons pas laisser tomber notre solution à long terme et durable», a-t-il déclaré. Non mais dans quel monde vivons-nous? L’État qui intervient dans un conflit de travail pour sauver une saison de ski! Bientôt, avec le réchauffement de la planète, les gens d’affaires et élus de toute la «nation» vont se mobiliser pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il neige.

Gilles Guénette

20 novembre 2006

Témoignage d'un «nouveau» libertarien

Bonjour,

Je suis tombé par hasard sur votre site suite à une recherche personnelle sur la base d'un profond sentiment libert... impossible à définir. En effet, comment se classer quand on ne se retrouve pas dans une catégorie qu'elle soit de gauche, de droite ou centriste? Principalement par le fait que ces notions sont toutes exacerbées par la convergence imposée d'un bien-être collectif, impossible à atteindre tant la seule valeur qui prédomine devrait être celle de l'individu. Je l'ai toujours défendu, quitte à passer pour un profond égoïste (bien que ce terme s'oppose à un sentiment altruiste, il est le seul qui «est»). Je ne place aucune valeur dans la collectivité.

Je voulais donc vous remercier, tout simplement pour m'avoir permis de donner un nom à mon appartenance idéologique. Ça ne résout certes pas toutes les questions, mais cela me permet néanmoins de cheminer plus librement. Encore une fois, merci!

Frédéric Rouyre
Belge francophone et libertarien convaincu...

17 novembre 2006

Milton Friedman (1912-2006)

Milton Friedman, lauréat du prix Nobel de l’économie en 1976, est décédé hier à l’âge vénérable de 94 ans. Il a été l’un des économistes les plus influents du vingtième siècle. Son influence se fera certainement sentir encore longtemps.

Généralement, il défendait les libertés individuelles et dénonçait avec beaucoup d’habilité l’interventionnisme des gouvernements. Il s’est surtout fait remarquer en prônant la dérèglementation, la privatisation, les baisses d’impôt et le libre échange. Selon Friedman, les gouvernements sont la source de la plupart de nos problèmes sociaux et économiques et non la solution.

Pour lui rendre hommage, je vous invite à visionner ce court vidéo (27 min.)

Serge Rouleau

YMCA du Parc: pas question de subventionner les accommodements déraisonnables

YmcaQuand les juifs hassidiques ont demandé au YMCA du Parc de prendre des dispositions pour que les femmes s’exerçant en tenue légère n’offusquent plus leurs croyances, ils ont reçu une réponse positive de la part de l’organisme communautaire. Il aurait été plus facile qu’ils baissent les yeux ou tournent la tête, mais cela, c’est un autre débat… De toute façon, ils ont payé pour l’installation de vitres givrées. Rien à dire dans toute cette affaire: toute personne a le droit d’être superstitieuse dans notre société. Que les administrateurs du YMCA acceptent de modifier leur édifice, je m’en fous complètement. C’est leur affaire. Les membres du YMCA qui ne sont pas d’accord iront s’entrainer ailleurs, c’est tout. Éventuellement, si le Y perd trop de membres, il est possible qu’il revienne en arrière. Il n’est pas de mon ressort, ni de celui de la société en général de se mêler de cette histoire.

Cependant, les médias nous apprennent, cette semaine, que ces mêmes juifs hassidiques n’aiment pas que des policières interviennent auprès d’eux. Il aurait même été question de remplacer les femmes par des hommes, si une intervention doit se faire auprès d’un membre de cette secte. Cette affaire est différente car elle implique une force constabulaire publique, payée à même nos taxes et nos impôts. Cette fois, j’ai un mot à dire. Qui dit contrainte, dit hausse de coûts. On verra des juifs poursuivre en dommages la police de Montréal pour ne pas avoir envoyé d’hommes lors d’un appel et il faudra doubler tout le «staff» au cas où... Puis ce seront les maîtresses nageuses qui devront être remplacées par des maîtres nageurs, les chauffeuses d’autobus par des chauffeurs d’autobus, des pompières par des pompiers, etc. (on se croirait au PQ!) Voilà un bel exemple de ce qui peut être toléré, parce que privé, mais qui devient invasif, quand il implique les affaires publiques. Tout cela au nom d’une superstition pittoresque, certes, mais qui devient moins rigolote quand on me demande de subventionner ces accommodements déraisonnables.

Fernande Simard

15 novembre 2006

Écoparticipation: préparez-vous à être (un peu plus) taxé

EcotaxesSur le site de cyberpresse, l’éditorialiste de La Presse, Ariane Krol, nous apprend que «depuis ce matin, les Français paient leurs appareils électriques et électroniques plus cher. La hausse varie selon le type d’appareil: minime pour les téléphones cellulaires, les agendas électroniques et les jouets électriques (0,01$ à 2,19$), elle peut ajouter jusqu’à 19$ au prix d’un réfrigérateur ou d’une machine à laver. La France vient en effet de créer une nouvelle taxe, baptisée écoparticipation, pour financer l’élimination des déchets électriques et électroniques (DEEE).» Mme Krol estime qu’il s’agit d’une idée «qui mériterait d’être étudiée sérieusement au Québec». On n’est pas suffisamment taxés? Il faut qu’elle en redemande.

Elle souligne que les Québécois peuvent déjà donner leurs vieux appareils à des organismes charitables ou aller les porter à des éco-centres. Mais ce n’est pas assez; il faut une taxe! Et plus qu’une taxe parce qu’avec le système que la France vient de créer, les marchands sont maintenant obligés de reprendre les vieux modèles achetés chez eux. Le consommateur est taxé lors de l’achat et le commerçant est taxé lors du retour – il doit disposer de l’objet. «Ce système est non seulement plus pratique, mais il a l’effet d’une campagne de sensibilisation permanente», écrit-elle. Nous sommes sur-sensibilisés! En plus d’être sur-taxés. Les politiciens ne manqueront-ils donc jamais d’idées pour nous taxer encore davantage? Sans doute pas. Surtout qu’ils ont l’appui des médias. Pathétique.

Gilles Guénette

14 novembre 2006

L'illusion tranquille fait parler d'elle

IllusiontranquilleComme on pouvait s’en douter, la sortie du documentaire L'illusion tranquille aura fait grimper la gauche-caviar sur ses grands chevaux – ou dans les rideaux, c’est selon… Même s’il n’est pas officiellement à l’affiche, le documentaire fait beaucoup jaser. J'ai repéré quelques commentaires positifs sur divers blogues, comme sur Le surfeur autonome ou sur Nels’s Crypt. Quelques médias ont aussi parlé du documentaire. Denis Lévesque a animé un débat sur la question à LCN – la personne qui l’a posté sur Dailymotion l’a monté pour que Léo-Paul Lauzon, notre «redneck-gauchiste», si vous me permettez l'expression, ait le dernier mot comme d'habitude… Benoît Dutrizac a également rencontré les créateurs de L'illusion tranquille, Denis Julien et Joanne Marcotte. Dans un tout autre ordre d’idée, mais toujours sur le sujet de la go-gauche, à voir une vidéo de l’émission Les Francs Tireurs dans laquelle l'ex-ministre péquiste Jacques Brassard revient sur ses années en politique et sur son virage à droite.

Stéphane Dumas

Déficit des Outgames: et les grands perdants sont…

OutgamesPlusieurs mois après la fin des Outgames, on connaît finalement l’ampleur du déficit de l’événement. Alors que les organisateurs de ce gros party subventionné affirment qu’il s’élève à 1,4 million $, Québec parle plutôt de 5,3 millions $. Qui croire? Comme les organisateurs ont fait preuve d’un manque flagrant de transparence depuis le début de l’aventure, il est facile d’en déduire qu’ils ont manifestement quelque chose à cacher. Et que les chiffres avancés par Québec s’approchent sans doute plus de la réalité. Selon Marielle Dupéré, la coprésidente de l’événement – qui, rappelons-le, a dû donner des billets pour ses cérémonies d'ouverture et de clôture et dont les compétitions se sont souvent déroulées devant des gradins vides –, Ottawa, Québec, de même que la Ville de Montréal s’étaient engagés à verser 2 millions $ en subventions plusieurs mois avant que ne commencent les jeux. «Montréal et Ottawa ont tenu leurs promesses, mais Québec n’a pas versé l’ensemble de ce montant, dit Mme Dupéré. Les Outgames sont en déficit, car le gouvernement provincial n’a pas tenu sa promesse de financement.» Imaginez, c’est la faute du gouvernement! Et si Québec ne verse pas sa part, ce sont «les petits fournisseurs qui ne pourront pas recevoir leur argent», a-t-elle ajouté. Mme Dupéré espère s’asseoir avec la ministre des Affaires municipales, Nathalie Normandeau, pour la convaincre de lui verser plus d’argent: «Parce que si on est obligé de déclarer faillite, ce sera parce que le gouvernement du Québec ne nous a pas aidés.» Non mais, quelle arrogance!

Nathalie Normandeau, de son côté, affirme que son gouvernement a eu raison d'investir dans les Outgames l'été dernier, même si l'organisation affiche un tel déficit: «C'est quand même un événement qui a contribué à faire rayonner la métropole un peu partout sur la planète. Il y a des centaines de journalistes, des centaines d'athlètes qui sont venus d'un peu partout dans le monde. Alors, c'est évident que ça a permis à Montréal d'avoir une autre vitrine.» Pourquoi ne pas carrément subventionner les journalistes et les touristes pour qu'ils viennent visiter Montréal!? Ça permettrait de «faire rayonner» la métropole à l'étranger! Quel concept bidon que ce «rayonnage». Qui dit que des tas de touristes potentiels n’ont pas mis un X sur leur projet de visiter la métropole après la tenue de l’événement. Les Outgames ont bénéficié d'environ 7,3 millions $ en deniers publics, dont 3 millions de Québec, 2 millions d'Ottawa et 2,2 millions de la Ville de Montréal et de Tourisme Montréal. Ça fait cher du «rayon». Mais, la direction avait soutenu que la tenue de l'événement allait se traduire par des retombées économiques (l’ingrédient magique!) de 100 à 120 millions $ pour Montréal, après avoir initialement avancé un chiffre de 170 millions. Ce qui revient à dire: montez n’importe quel événement bidon. Dites que ça engendrer des retombées de X millions. Et quand le bilan sera déposé, que vous serez dans le trou de plusieurs millions, et que les retombées ne se seront évidemment pas matérialisées, personne ne vous en tiendra rigueur. On dira que ça a permis de faire «rayonner» la ville à l'étranger. Et le contribuable, cet éternel payeur, va une fois de plus… payer la facture! Dans le privé, quelqu'un qui serait embauché en faisant miroiter de telles retombées serait renvoyé sur le champ. Mais étrangement aussitôt qu’il s’agit de fonds publics, plus personne n'est responsable.

Gilles Guénette

13 novembre 2006

Non-intervention vs légitime défense

GunaimingParmi les libertariens, deux courants de pensées s’affrontent au sujet des interventions militaires à l’étranger (Rand vs Lew Rockwell). La position éditoriale du QL est tout à fait non-interventionniste et l’on n’a pas l’occasion de lire des articles défendant des positions contraires. Permettez-moi de mettre un peu d’huile sur le feu et de susciter, je l’espère, une saine réflexion.

L’autre soir, à la télévision américaine, j’ai entendu un «penseur» républicain faire la réflexion suivante: que faites-vous si un mécréant pointe un pistolet sur vous? N’est-ce pas là un exemple où le principe de la légitime défense doit s’appliquer? Doit-on attendre que le type appuie sur la gâchette? Attendre d’être blessé pour agir? Et si le bandit n’est pas un simple individu, mais un tyran? Et s’il ne possède pas qu’un pistolet, mais des missiles avec bientôt (et déjà) des têtes nucléaires, doit-on toujours attendre?

Pour fins de discussion, je n’aborde pas les raisons et les comportements impérialistes qui nous ont mené jusque-là, simplement la constatation de la situation réelle actuelle.

Philippe Texier

V reprend du service!

VPour ceux qui ont eu le plaisir de voir l'excellent film V for Vendetta, sachez que votre héros libertarien favori a récemment repris du service! L'organisation We The People, connue pour sa poursuite judiciaire contre le gouvernement américain et le IRS, a décidé d'utiliser le fameux personnage masqué afin de remettre une pétition au sujet des infractions constitutionnelles du gouvernement (pouvoir de guerre, taxation, système monétaire).

Lors de cette réapparition, V a visité la Maison Blanche, le «Main Treasury», le IRS, le Département de Justice et le Capitol. Étonnamment, à part une seule exception, tous les policiers rencontrés ont collaboré avec V, certains souriant même avec approbation. V a finalement annoncé qu'une centaine de V marcheront dans les rues de Washington DC ce 14 novembre, revisitant les mêmes lieux afin de recevoir réponse à leur pétition.

La Constitution américaine (Bill of Rights, First Amendment) reconnaît le droit du peuple à pétitionner le gouvernement et à demander réparation pour réclamations. Malheureusement, le gouvernement américain refuse d'obtempérer. Pour tous les détails, visitez ce lien.

Jean Le Moignan

Cinéma québécois: Léa Pool voit l'avenir en noir

LeapoolLéa qui? Léa Pool. Vous ne connaissez pas? Vous l’avez pourtant aidé à réaliser une bonne douzaine de longs métrages (Strass Café, La Femme de l’hôtel, Anne Trister, À corps perdu, Mouvement du désir, etc.), quelques courts métrages, ainsi que des productions télévisuelles. Mme Pool, donc, recevait le prix Albert-Tessier la semaine dernière, «la plus haute distinction accordée par Québec en cinéma». Bien que ses films n’aient connu aucun succès commercial, certains aiment prétendre qu’ils ont connu un succès d’estime… Or, lors de la remise du prix, elle a lancé un cri d’alarme (à quoi servent les artistes si ce n’est, entre autres, à lancer des cris d’alarme?): le cinéma québécois est sur le bord de l'asphyxie. Aïe, aïe, aïe. «Je crois que le cinéma s'asphyxie dans cette course effrénée au box-office et à l'enveloppe à la performance, estime-t-elle. Je suis tout à fait pour qu'il y ait des succès commerciaux mais je pense qu'actuellement, ça prend trop de place.» Honorée, la cinéaste a dit s'inquiéter pour son propre avenir cinématographique ainsi que pour celui de jeunes réalisateurs «dans un contexte de crise financière qui perdure et de trop grande valorisation des films "commerciaux"».

Au cas où vous ne l’auriez pas deviné, Léa Pool fait du cinéma d’auteur. Les films d’auteur sont à l’opposé des films commerciaux. Pour obtenir l’appellation «film d’auteur», il faut qu’une production soit songée et qu’elle ne réponde à aucune réelle demande sur le marché. En entrevue à La Presse, la réalisatrice a déclaré: «J'ai eu une chance immense pendant toutes ces années de pouvoir construire une oeuvre personnelle, sans trop me préoccuper des lois du marché. J'ai pu tourner à peu près tous les deux ou trois ans. Mais je considère que ce privilège est menacé. Comment construire une oeuvre dans un tel tracas financier en tournant tous les cinq ou six ans? Comment bâtir notre patrimoine culturel avec des succès instantanés, mais qu'on risque d'oublier bien vite? Je pense qu'il faut encourager les jeunes cinéastes à se démarquer par leur originalité, la créativité et le talent plus que par le nombre d'entrées (au cinéma).» Eh oui, ce n’est pas moi qui l’ai dit. La dame s’est payé une oeuvre personnelle avec notre argent. Remarquez que c’est ce que font beaucoup d’artistes «du domaine de l’auteur». Ils peuvent travailler des années sans trop se préoccuper des lois du marché, au nom du sacro-saint patrimoine culturel.

Mais qu’est-ce qui est mieux: des succès instantanés vite oubliés ou des films d’auteur complètement ignorés? Les premiers ont le mérite de répondre à certaines attentes des consommateurs, puisqu’ils attirent l’attention d’un grand nombre. On ne peut pas en dire autant de la majorité des films d’auteur. Mais contrairement à ce que semble croire la cinéaste, les recettes au box office (ou le nombre d'entrées au cinéma) ne sont pas synonymes de sous-produits culturels. Elles sont simplement un indicatif de ce que les gens apprécient. Plus un artiste réussit à plaire à un réel public, plus ses oeuvres sont vues – ce qui n’est malheureusement pas important dans un système subventionné où les oeuvres doivent d’abord plaire à quelques fonctionnaires. D'ailleurs, combien de fois avez-vous entendu un artiste «du domaine de l’auteur» dire: «Je fais des films que j’aime d’abord. S’ils peuvent plaire à d’autres, tant mieux»? Pourtant, un cinéma d’auteur peut plaire à un grand public – on l’a vu avec l’excellent C.R.A.Z.Y. Il suffit qu’un réalisateur ait un certain talent pour raconter les choses. Si personne ne s’intéresse aux films d’auteur songés, obscurs, tournés sur le Plateau, ces films sont-ils si importants pour la culture québécoise? Un patrimoine culturel constitué d’oeuvres qui n’ont plu à presque personne est-il réellement un patrimoine culturel? Un système qui encourage des cinéastes à tourner, année après année, même s'ils ne réussissent pas à rejoindre un public, est-il un bon système?

Gilles Guénette

09 novembre 2006

Le français menacé au Québec?

101Selon un article de la Presse canadienne publié hier dans Le Devoir, le français est toujours «menacé» au Québec parce que «lorsque les allophones, c'est-à-dire les Québécois dont la langue maternelle n'est ni le français ni l'anglais, choisissent la langue qu'ils parleront à la maison, ils choisissent en majorité l'anglais…»

Au Québec, il y a des années qu’on dénonce le fait que plusieurs immigrants apprennent l’anglais plutôt que le français. Peut-on vraiment les blâmer? Que cela plaise ou non, l’anglais est toujours la langue la plus utilisée à l’échelle internationale – surtout au niveau des affaires et du commerce. Et une majorité de Canadiens (et de Nord-Américains) ne parlent que l’anglais.

Ce qui me chatouille surtout dans le débat sur la langue, c’est que ces mêmes personnes qui dénoncent les immigrants qui apprennent l’anglais au Québec, me félicitent lorsque je leur dit que j’élève ma fille en français alors que je vis aux États-Unis. Ils applaudissent aussi si je leur dis que le nombre d’Américains qui choisissent de ne pas parler anglais à la maison est à la hausse. Peut-on être plus incohérent?

C’est comme ces Cadiens qui croient avoir besoin d’une loi 101 en Louisiane pour protéger leurs droits linguistiques. On oublie facilement que la Loi 101 au Québec protège, non pas une minorité linguistique, ce que sont les Cadiens en Louisiane, mais le groupe qui est majoritaire sur le territoire. Autrement dit, une loi 101 en Louisiane serait tout simplement une loi qui protègerait la majorité linguistique, c’est-à-dire les anglophones de l’État (et il faudrait dire «law one-o-one»).

Si le français est réellement «menacé» au Québec (en perte de vitesse serait peut-être plus exact…), ce n’est pas parce que les immigrants choisissent de parler anglais à la maison (si tel est vraiment le cas). C’est parce que les Québécois ont cessé de faire des bébés. De toute façon, les Québécois ne «sauveront» pas le français au Québec en forçant, avec l’aide de l’État, les immigrants à l’apprendre. Oubliez ça! L’assimilation forcée ne fonctionne pas; Les Cadiens de la Louisiane en sont la preuve.

Chantal Saucier
Louisiane

08 novembre 2006

Public/Privé: une justice à deux vitesses au Québec

Radio-Canada
Le 7 novembre 2006
……
Un rapport interne préparé pour le conseil d'administration de l'hôpital [Honoré-Mercier de Saint-Hyacinthe] et obtenu par Radio-Canada soulève des manquements graves dans les mesures d'hygiène et d'entretien, ce qui a contribué à la propagation de la bactérie. En tout, 27 cas d'infection à la bactérie C. difficile ont été recensés à l'hôpital et 10 patients en sont décédés.
……

Imaginons un instant que cet hôpital soit une institution privée. Les médias, les politiciens, les syndicats réclameraient, avec raison, que les coupables soient traduits en justice et condamnés aux peines les plus sévères.

Pourquoi en est-il autrement lorsque l’hôpital est une institution publique? Serait-ce que les individus oeuvrant dans les institutions publiques jouissent d’une immunité? Pourtant, tout ce qui se passe dans une organisation, publique ou privée, découle nécessairement de décisions et de gestes posés par des individus.

Le cas de l’hôpital Honoré-Mercier n’est que l’exemple le plus récent d’une série de cas (CHSLD) qui semblent démontrer qu’il existe au Québec une justice à deux vitesses: celle qui s’applique aux institutions publiques et celle qui s’applique aux organisations privées.

Serge Rouleau

Surtout, ne dites rien contre la culture québécoise

«Envieux et frustrés». C’est de cette façon que Nathalie Petrowski a qualifié trois créateurs québécois, ce matin dans La Presse, parce qu'ils ont osé critiquer la culture de chez nous. Au cours des derniers jours, Lise Payette, Robert Charlebois et Jean Leloup-Leclerc «sont sortis de leurs musées respectifs pour s'en prendre à leurs contemporains», écrit-elle. Les pauvres. Ne savent-ils pas qu’au royaume du consensus et de la solidarité, il ne faut rien dire de méchant contre l’un des nôtres?! «Charlebois a parti le bal […] en confiant aux médias qu'il était peu impressionné par une relève musicale québécoise qualifiée de brouillonne et dont les oeuvres botchées témoignent selon lui d'une absence criante d'orfèvres de la chanson. […] Jean-on-ne-sait-plus-comment-l'appeler en [a rajouté] en qualifiant l'ère actuelle de la chanson d'âge de la ouate, sous entendu une ère de pâtes molles, de sans colonne et à la limite, de sans talent sans rien à dire. […] Lise Payette […] trouve que depuis qu'elle a déserté les couloirs du téléroman, personne n'a su faire aussi bien qu'elle. Les téléromans d'aujourd'hui à ses yeux sont ennuyeux, superficiels et enlisés dans l'axe monotone et redondant du je te vois, je te baise, je te quitte. Ah le bon vieux temps...»

Une fois les propos incriminants détaillés, la chroniqueure y est allé de son humble avis: «ces trois-là sont non seulement dans le champ, mais offrent le spectacle désolant d'artistes imbus d'eux mêmes et sans générosité, carburant à un défaitisme d'autant plus déplorable qu'il est brouillé par la vaseline de la nostalgie. Je ne peux m'empêcher de voir dans leurs propos un système critique qui tourne à vide, à la fois gonflé par leur suffisance (ou par leur insécurité) et sous-alimenté par ce qui apparaît comme une méconnaissance crasse de ce qui se produit actuellement dans leur domaine.» Imaginez. Ce que Mme Petrowski trouve des plus désolants, c'est que nos trois «lascars» n’aient pas cru bon de saluer le talent de certains artistes québécois. Lorsqu’elle signe des chroniques pour dire que tout va mal dans le pire des mondes, est-elle tenue de donner des exemples de tout ce qui va bien? Non. Mais quand des créateurs d’ici critiquent le travail de leurs collègues… ils sont imbus d'eux-mêmes, sans générosité, et carburent au défaitisme. Ils ont simplement fait un commentaire! Ils n’ont pas écrit une thèse sur les grandeurs et misères de la culture québécoise! Pas de différence. Elle termine en écrivant qu’au lieu de s'inscrire contre ce mouvement inéluctable du temps qui passe, nos trois amis devraient l'épouser. Se taire et faire comme s'ils aimaient. «Ça les aiderait à vieillir en beauté plutôt qu'envieux et frustrés.»

Gilles Guénette

07 novembre 2006

Heures d'ouverture des commerces: les syndicats vivent dans le passé

Vous vous en êtes sans doute rendu compte la fin de semaine lorsque vous faites votre épicerie: les employés sont rares, les files d’attente, longues. Si l’on se fie aux dernières nouvelles, vous êtes aussi bien de prendre votre mal en patience! C’est que le principal syndicat de ce secteur au Québec, les Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC-FTQ), serait loin d’une entente avec les marchands d'alimentation concernant les heures d'ouverture la fin de semaine.

Les marchands veulent faire modifier la loi sur les heures d'ouverture qui limite à quatre le nombre d'employés après 17h00 les samedis et dimanches. Comme il s’agit d’une loi, l’État doit trancher. Or, le gouvernement Charest attend le consensus (syndicat/employeur) avant de bouger. Je vous entends d’ici: «Mais qu’est-ce que le gouvernement a affaire là-dedans?» Effectivement, si des épiciers veulent ouvrir les weekends et que des gens sont prêts à travailler, il est où le problème? Le problème, il est syndical. Je ne vous apprendrai rien si je vous dis que les syndicats ont quasiment plus de pouvoir au Québec que le gouvernement. Quand un président de centrale dit «Il n’en est pas question!», ça veut habituellement dire… qu’il n’en sera pas question.

On pouvait lire dans La Presse de ce matin que «Le syndicat veut en fait un réaménagement des heures d'ouverture. Il pourrait donc y avoir moins d'employés les jours de semaine, quand il y a moins de clients, et davantage la fin de semaine, quand il y a foule. "Ce qu'on veut, c'est moins d'heures d'ouverture, mais quand ça compte, aux heures où il y a de l'affluence, avoir un meilleur service", a résumé le président de la FTQ, Henri Massé.» Les TUAC veulent sept congés fériés par année et exigent que les commerces ferment à 21h00, non pas 22h00 ou 23h00. Si l’État n’a pas d’affaire là-dedans, que dire des syndicats! Mais, c’est connu, une fois entrés à quelque part, ils prennent le contrôle. Et ce n’est plus l’employeur qui décide, c’est le représentant syndical.

Pendant que les négociateurs des TUAC, qui, soulignons-le, ne représentent que 40 000 membres dans le secteur de l'alimentation au Québec, bloquent les discussions, la population toute entière, elle, doit continuer de perdre son temps et de faire la file. Il n’y a pas si longtemps, les boulangers ne pouvaient faire de pain le dimanche et les commerces étaient fermés le «Jour du Seigneur». C’était dans l’ancien temps. Il semble que les syndicats vivent encore à cette époque.

Gilles Guénette

Des scientifiques remettent en question Kyoto

De tout temps l’utilisation de la peur s’est avérée un outil efficace pour convaincre une population réticente. Le message est simple et facile à comprendre: vous acceptez de payez plus de taxes ou la catastrophe vous pend au bout du nez. Pour la plupart des gens le choix paraît évident.

Un exemple: les groupes écologistes, les politiciens, les artistes, etc., nous prédisent la fin du monde si le protocole de Kyoto n’est pas respecté.

Le Québec, l'une des sociétés les plus pauvres d’Amérique du Nord, s’engage allègrement à dépenser des centaines de millions de dollars, voire des milliards, pour atteindre les objectifs du protocole. Une portion importante de cet argent servira à mousser les intérêts politiques du parti au pouvoir et à financer des groupes de pression dont le seul objectif est leur pérennité.

Pourtant, quelque 61 scientifiques du monde entier ont signé une lettre adressée au premier ministre Harper dans laquelle ils remettent en question la pertinence du protocole de Kyoto.

Serge Rouleau

Québec solidaire: un retour vers les déficits et l'endettement

La Presse a mis la main sur un document destiné aux militants de Québec solidaire. Dans ce projet de programme électoral (qui doit être soumis au congrès des membres à la fin du mois), on apprend qu’un gouvernement solidaire proposera, entre autres, la fondation d'une compagnie pharmaceutique publique, Pharma-Québec (!), un régime d'assurance médicament universel (actuellement ceux qui sont assurés au privé ne cotisent pas au régime public), des médicaments «gratuits» pour les prestataires de l'aide sociale, une hausse «graduelle» des prestations d'aide sociale pour couvrir «l'ensemble des besoins essentiels» des bénéficiaires, une «augmentation progressive» du salaire minimum, de près de 8$ actuellement à 10$ (!!) – «en offrant un appui aux petites et moyennes entreprises pour la mise en place de cette mesure» –, l'abolition des lois «antisyndicales» sur la sous-traitance, et la nationalisation du vent – «Éole-Québec, une société publique, développera le potentiel éolien du Québec».

Et ce n’est pas tout! Un gouvernement dirigé par Françoise David proposera aussi des «écotaxes» pour réduire l'achat de produits polluants, des campagnes d'éducation pour favoriser la collecte sélective et le recyclage, la réduction progressive, et ce «à tous les niveaux»!, des droits de scolarité, une réduction des subventions aux établissements d’enseignement privés, une «politique familiale globale et transversale» (!!!), la modification de la Charte québécoise des droits et libertés pour y renforcer «les droits sociaux et économiques» en ajoutant de nouveaux «droits» comme «ceux au logement, à la santé et à l'éducation», le renforcement des pouvoirs de l'Office de la langue française sur l'application de la loi 101, et le paradis à la fin de vos jours…

Parallèlement à tout cela, les solidaires prévoient des «congés linguistiques» pour consolider le français comme langue de travail, des congés «financés conjointement par l'État et l'employeur», et proposeront d'étendre la durée des vacances annuelles pour les salariés à trois semaines après un an d'embauche et à cinq après cinq ans – actuellement la Loi sur les normes du travail prévoit deux semaines de vacances payées. N’importe quoi. Petite question, qui va payer pour toutes ces mesures «progressives», ces appuis à la petite et moyenne entreprise, ces promesses électorales, si les contribuables sont déjà surtaxés et qu’ils travaillent moins?

Gilles Guénette

05 novembre 2006

L'État du berceau au tombeau

Un Québécois débute sa vie dans un Centre de la petite enfance et la termine dans un CHSLD. Ne sommes-nous pas en train de léguer nos valeurs familiales à l’État? Quel message le gouvernement a-t-il envoyé aux citoyens en créant ce réseau de CPE? Papa et maman sont trop occupés, les enfants sont trop de trouble? Laissez donc nos fonctionnaires syndiqués élever vos enfants à votre place!

Pourquoi les parents qui décident d’élever leurs enfants à la maison devraient-ils être obligés par l’État de payer pour les parents qui décident d’envoyer leurs enfants dans le réseau public? L’État est en train de pénaliser les parents qui font le choix d’élever leurs enfants à la maison. Ce sont les parents qui sont le mieux placés pour savoir ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants et non l’État, c’est pourquoi l’argent utilisé par nos politiciens pour financer le réseau des CPE devrait être redonné aux parents.

L’État québécois ne fait pas confiance aux parents et encore moins à l’individu responsable. On remarque la même attitude avec les libéraux fédéraux: lors de la dernière campagne électorale fédérale, pour critiquer la promesse conservatrice de donner 1200$ par enfant par année aux parents, le conseiller politique Scott Reid avait affirmé avec condescendance que les parents allaient probablement «s’acheter de la bière et du pop-corn avec cet argent». The State knows better… C’est ce genre d’attitude paternaliste qu’il faut éliminer à Ottawa et à Québec.

Carl Vallée

Pourquoi portez-vous un t-shirt du Che?

À voir, une petite vidéo (en deux parties). Dans les rues de Paris, un groupe d'humoristes, en collaboration avec Bureaucrash, demande à des passants d'expliquer pourquoi ils portent un t-shirt de Che Guevara. Amusant de constater leur insondable ignorance. (la suite)

Entrevue avec Martin Masse sur le transport et la banlieue

Jean Charest et Stephen Harper ont annoncé ce matin – après des décennies de discussion et plusieurs fausses annonces – la conclusion d’une entente entre les deux gouvernements pour financer le parachèvement de l’autoroute 30 sur la rive-sud de Montréal. Faut-il investir plus dans les infrastructures autoroutières ou dans le transport en commun? Les voitures et le développement de la banlieue sont-ils des menaces à l’environnement et à notre qualité de vie, comme le prétendent de nombreux groupes de pression écologistes?

 

Mercredi dernier, Martin Masse faisait une présentation à l’Université Concordia sur le thème «Suburbanization and automobile use: Myths and Realities ». Le lendemain, il discutait de ces questions pendant une heure avec Jean-François Plante lors d’une entrevue à la radio Internet XTRM.

 

(Après avoir téléchargé l’émission qui dure trois heures, il faut avancer à 1h33 pour écouter l’entrevue. Martin Masse et Jean-François Plante parlent d’abord du monopole de la SAQ sur la distribution d’alcool. La discussion sur le transport débute à 1h46.)

02 novembre 2006

L’erreur de la «santé publique»

La semaine dernière, au Palais des Congrès de Montréal, se tenaient les Journées Annuelles de Santé Publique. C’est notamment dans le cadre de cet événement que le gouvernement Charest et la Fondation Chagnon ont annoncé quelques centaines de millions de dollars pour réduire le taux d’obésité de 2% et que le second «Portrait de santé des Québécois» a été dévoilé.

Pendant toute la semaine, des professionnels, professeurs d’universités, intervenants, médecins et autres bureaucrates ont défilé devant les micros des différents symposiums pour présenter des résultats de recherches, pour exposer de nouvelles problématiques et pour demander plus de ressources et d’argent. Pour vous donner une idée de l’ampleur que prend la santé publique selon nos bien-pensants, il semblerait que le décrochage scolaire soit maintenant un problème de santé publique, car ceux qui décrochent ont généralement des salaires plus modestes, et puisque ceux qui ont des revenus plus bas ont presque toujours plus de problèmes de santé de tout acabit, le décrochage est maintenant une priorité en santé publique.

L’élément le plus marquant de la plupart des présentations est l’aveuglement et la fixation de tous envers les pauvres, les défavorisés, les moins nantis, les personnes vivant sous le seuil de la pauvreté, etc. La plupart des problématiques de «santé publique» sont directement reliées au statut socio-économique (SSE), c’est-à-dire au revenu, à la scolarité et à l’emploi. La relation est souvent linéaire: si vous divisez la population québécoise en trois classes – pauvre, moyenne et riche –, le problème de santé diminue de façon constante plus le SSE s’augmente. Parfois, la relation est exponentielle. Par exemple, pour en revenir à notre problème de décrochage, le taux est le plus élevé chez les pauvres, le moins élevé chez les riches, à peu près à mi-chemin entre les deux chez la classe moyenne. Même tendance pour l’obésité, la carie dentaire, l’hyperactivité, les résultats scolaires, l’espérance de vie, le suicide, la mortalité de presque toutes les maladies, etc.

Certains crient évidemment à l’injustice, d’autres sont plus pragmatiques. Pas assez, puisque tous demandent l’intervention de l’État pour créer des programmes et inventer des intervenants pour aider les pauvres. De prime abord, il n’y a rien de mal à vouloir aider les pauvres. Or, ces bureaucrates ignorent complètement deux éléments qui font en sorte que non seulement la pauvreté ne recule pas, mais au contraire qu’elle progresse partout au Québec.

D’abord, ils croient à une utopie où tout le monde sera égal, où personne ne sera plus pauvre qu’un autre et où les inégalités seront inexistantes. Pourtant, si demain matin vous donnez le même montant de départ à tous les Québécois, dans quelques mois, il y aura inévitablement des individus plus riches et d’autres plus pauvres, simplement parce que certains sont plus intelligents, plus perspicaces, plus entrepreneurs, plus prévoyants, etc. Comment ne pas sursauter lorsqu’un professionnel visiblement intelligent affirme que si tous les pauvres du Québec avaient le même statut socio-économique que les riches, le nombre de suicides serait considérablement réduit? Il n’en demeure pas moins qu’ils croient à ce monde idéal mais irréaliste et irréalisable – ce qui les amène à poser une seconde erreur.

Pour aider les pauvres, ils demandent sans relâche au gouvernement d’investir plus d’argent, d’augmenter les budgets de recherche et d’augmenter le nombre d’intervenants sociaux sur le terrain. Cet argent-là, le gouvernement ne le crée jamais, il le prend dans les mains des mieux nantis, la classe moyenne et les riches. Il n’a pas le choix. Or, en agissant de la sorte, il appauvrit automatiquement les individus de ces classes. Il diminue le revenu de certains. Il empêche d’autres de poursuivre des études plus longues. Retarde celles d’autres. Il augmente donc les problèmes de «santé publique» de ces personnes, puisque la relation qu’il découvre dans toutes les recherches est linéaire ou exponentielle. Donc, au mieux, il déplace les problèmes de santé publique. Il améliore la situation des pauvres mais détériore celles des autres.

Évidemment, n’importe quel quidam qui connaît le fonctionnement d’un appareil gouvernemental sait que l’argent va rarement directement aux pauvres. Il se dilue rapidement dans le système et les véritables pauvres se retrouvent avec des miettes. Le même principe explique pourquoi malgré les milliards donnés en aide humanitaire, plusieurs Africains ne voient pas la moindre différence. Comme je l’ai mentionné plus tôt, les bureaucrates ne demandent pas de faire des chèques aux personnes dites pauvres et défavorisées; ils veulent plus de programme, plus d’intervenants, plus de bourses de recherche.

Le résultat est visible: les pauvres sont toujours aussi nombreux, ils ne sont pas plus riches tandis que la classe moyenne et les riches s’appauvrissent. Confrontés devant cet échec, les spécialistes de la santé publique refusent d’avouer qu’ils appauvrissent la majorité de la population (où ils ne comprennent tous simplement pas l’argument économique). Pour expliquer la progression de la pauvreté et le fiasco des politiques de santé publique, ils vous disent que la pauvreté est le résultat de plusieurs facteurs et que les politiques ne visent qu’un seul facteur à la fois. Il faut donc des «approches multifactorielles» nécessitant plus de fonds et surtout plus d’intervenants et de chercheurs. Ils blâment aussi les gouvernements qui préfèrent semblent-ils investir dans la recherche génétique plutôt que dans la recherche sociale.

Quoi que ses défenseurs en disent, les politiques de santé publique sont un échec, et la théorie économique permet facilement d’expliquer pourquoi. Les problèmes de santé seront toujours reliés au statut socio-économique et à moins d’importants progrès technologiques permettent le succès du communisme, il sera impossible d’atteindre l’égalité. La seule solution est d’accepter ce constat, de s’assurer de ne pas être pauvre et d’encourager les mieux nantis à créer de la richesse pour qu’elle profite assurément aux pauvres. La tendance restera toujours linéaire, mais dans quelques années seulement les pauvres pourront espérer atteindre le niveau actuel de la classe moyenne actuelle et un jour de la classe riche de 2006.

Philippe G.

01 novembre 2006

Surcharge dans les garderies publiques

Les garderies privées et les CPE font la manchette ces dernières semaines. Les surcharges facturées aux parents ont levé un tollé de protestation dans l’intelligentsia politico-sociale du Québec. Aux barricades, le président de l’Association des CPE, la ministre Carole Théberge, la Fédération des femmes et autres groupes de pression. La création des garderies à 5$ en 1995 et son autoglorification au cours des onze dernières années ont crée l’inévitable système sclérosé que l’on connaissait déjà, entre autres, en santé. Et comme en santé, pour régler les problèmes, on demande non pas plus de liberté et de choix mais plus de contrôle et de répression.

Le gouvernement n’interdit pas les garderies privées, il les force à offrir des services similaires aux CPE tout en les subventionnant moins. En forçant des normes identiques de services et de salaires, on pousse lentement les garderies privées vers la faillite. Onze ans après l’arrivée des CPE et de cette déloyale concurrence, les garderies privées sont toujours en vie, principalement grâce aux surcharges facturées aux parents. Pour en finir avec une concurrence qui leur fait ombrage, les groupes de pression exigent l’arrêt de la facturation. Cette nouvelle réalité maintenant ancrée dans la loi affectera directement la rentabilité de ces entreprises.

Les tactiques habituelles des Apparatchiks sont bien visibles. On tente de démonétiser le secteur privé en déviant le sujet sur les «profits excessifs», les services de «moindre qualité». On placarde les journaux de titres accrocheurs comme «Système de garderies à deux vitesses». La réalité, c’est qu’on cherche par tous les moyens à mettre hors de service les concurrents. Une fois la concurrence complètement disparue, le monopole étatique que seront devenus les CPE pourra réellement s’épanouir. La syndicalisation mur à mur du secteur sera un puissant catalyseur de la pensée unique en plus d’exercer une emprise totale sur parents et enfants. Une emprise idéologique sera diffusée à travers certains membres éducateurs intéressés, une emprise économique via un pouvoir de grève provinciale aux répercussions catastrophiques sur les parents.

Les profits sont synonymes de saine gestion et font partie de l’appréciation monétaire qu’un client consent à laisser à l’entrepreneur pour les services rendus. Ils ne sont pas incompatibles avec qualité, au contraire. Ils peuvent en revanche susciter de la jalousie chez ceux qui sont incapables d’en générer. Les profits sont le moteur de l’innovation, de l’imagination et du surpassement de soi.

Une saine concurrence dans l’offre de places, des services offerts, du style d’éducation, etc., pousse le dépassement tant des patrons que des employés. À l’inverse, un bloc homogène cherchera à se complaire dans une bureaucratie à la complexité croissante et rejettera ses échecs sur le manque d’argent, le gouvernement, la rareté des ressources, etc. L’imagination laissera la place à la stigmatisation des processus et au renforcement de l’emprise gouvernementale à travers des normes contraignantes pour parents, enfants, éducatrices, propriétaires. Comme c’est l’habitude dans les systèmes soviétisés, on dirige par coercition et les seuls qui ont droit de parole sont les groupes organisés, syndicats et autres.

Il faut à tout prix renverser la vapeur en abolissant ce système et en réduisant les impôts des contribuables des sommes ainsi épargnées.

Francois Morin

Citations

  • Capitalism and communism stand at opposite poles. Their essential difference is this: The communist, seeing the rich man and his fine home, says: "No man should have so much." The capitalist, seeing the same thing, says: "All men should have as much."

    – Phelps Adams

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