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25 janvier 2007

Commentaires

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François1

Je me manquerais cette émission pour rien au monde. Je vais l'enregistrer pour mieux la savourer à répétition... Imaginez le combat: la David contre Québecois Libre!!! Du bonbon!

J'espère toutefois que notre ami Martin sera mieux appuyé par son partenaire qu'il ne l'a été la dernière fois qu'il s'est présenté à cette émission.

Martin R.

Je ne vois vraiment pas en quoi la rémunération des chefs d'entreprises peut concerner Françoise David. Mais de quoi elle se mêle ? Par ailleurs, Yves Michaud a tout à perdre du point de vue de sa crédibilité en se joignant à quelqu'un d'aussi déraisonnable. Ça ne peut que contribuer à donner une mauvaise image aux efforts de défense des droits des actionnaires.

Et comment Télé-Québec a-t-il pu poser une question aussi sotte que «Faut-il limiter la rémunération des chefs d'entreprise» ? C'est désolant.

Martin Masse

François1: J'ai été très bien appuyé par René Vézina. C'est plutôt moi qui ai l'impression d'avoir été un peu confus cette fois. Mais c'est difficile d'évaluer de quoi on a l'air dans le feu de l'action. Le sujet est tout de même complexe, et il n'est pas évident d'avoir une position claire sur la pertinence des options par exemple, une mode de gestion qui découle en partie de la loi de 1993 signée par Clinton qui limite à 1 M$ le salaire des dirigeants. Loi qui est contournée de toutes sortes de façons, notamment par les paiements en options. Voir par exemple cet intéressant article de Business Week: http://www.businessweek.com/magazine/content/06_48/b4011079.htm?campaign_id=rss_topStories. Il a été impossible d'entrer dans les détails et de faire des nuances comme plusieurs l'ont fait sur ce blogue il y a quelques semaines. Il fallait d'abord défendre le capitalisme contre ceux qui l'attaquaient de l'autre côté.

Martin R.: Je dirais que c'est plutôt Mme David, calme et posée, qui risquait sa crédibilité (enfin, le peu qu'elle a) en s'assoyant à côté d'un personnage aussi déraisonnable, grandiloquent et franchement déplaisant que ce Michaud. Le ton a beaucoup monté à quelques reprises et nous avons dû le remettre à sa place. Chose intéressante, Mme David s'est échauffée seulement vers la fin lorsque j'ai dénoncé ses solutions socialistes. Elle s'est défendue de promouvoir le socialisme: c'est de la social-démocratie a-t-elle dit. Et pourtant, son parti propose des nationalisations, des impôts très élevés pour redistribuer la richesse, et d'autres politiques clairement socialistes. Et il comprend des militants de l'ex-Parti communiste du Québec et d'ex-partis socialistes qui avaient fusionné pour former ce qu'est aujourd'hui Québec suicidaire (c'est vrai que ça sonne bien plus approprié!). On peut au moins se réjouir que contrairement à la France, où les divers crackpots d'extrême gauche se disputent pour savoir qui est le plus communiste, ici le mot socialisme est tellement peu vendeur que même ses partisans s'en dissocient.

Francis St-Pierre

http://capitalreward.blogspot.com/2007/01/martin-masse-encore-tl-qubec.html

En passant, se peut-il que le site web de Qc suicidaire soit lui aussi "suicidé"?

JH Lapointe

Je suis relativement surpris d'apprendre que Michaud puisse avoir battu David en matière de déraisonnabilité! Je ne suis évidemment pas en accord avec plusieurs de ses positions, mais pour avoir déjà assisté à un discours d'Yves Michaud au cours d'une assemblée annuelle des actionnaires de la Banque Nationale, il m'a certainement semblé non seulement articulé (un orateur hors-pair), mais assez posé et raisonnable. L'audience, dirigeants inclus, avait essentiellement apprécié son discours.

Je ne saurais dire en matière de rémunération, mais Michaud défend des points valables lorsqu'il traite de la situation des actionnaires minoritaires. Il place toutefois le doigt sur le mauvais bobo. Mon avis : le système boursier actuel (mainmise par un "oligopole" d'investisseurs institutionnels sur la démocratie d'entreprise) n'est pas devenu ce qu'il était destiné à devenir. Sans entrer dans les détails, les développements non-naturels du dernier siècle peuvent avoir, à mon sens, des répercussions non-naturelles sur la rémunération des dirigeants. Ceci dit, la solution n'est pas de réglementer la rémunération...

Philippe TEXIER

M. Michaud me fait penser à un type qui trouve épouvantable que des gens puissent se baigner nus dans leur
piscine hors-terre, dehors, dans leur propre cour. Ne pouvant rien faire pour enrayer ce fléau, il se met à la recherche d'une piscine où des nudistes se baignent tranquilement. Il achète une maison voisine de la dite piscine et... voilà, il peut maintenant se plaindre à la municipalité que les voisins ont un comportement indécent!
Vous répondrez qu'il n'avait qu'à se tenir éloigné de la dite piscine et vous auriez raison.
C'est exactement ce qu'il fait avec les entreprises. Il se cherche une compagnie qui paye très cher ses dirigeants, achète volontairement des actions pour pouvoir ensuite se plaindre que les petits actionnaires sont mal traités. Faut le faire. Ne pourrait-il pas, tout simplement, bouder les compagnies qui payent trop, à son goût leurs dirigeants? Si les actionnaires trouvent que le CEO gagne trop cher, ils n'ont qu'à vendre leurs actions. S'ils ne le font pas c'est parce qu'ils en tire un avantage quelconque.
Philippe

Yan

Ouin , je viens de voir sa... presque pas croyable. Ils devraient inviter des gens qui sont tous du mêmne domaine pour s'obstiner: Il est clair que David ne comprend pas et ne possède pas les facultés nécessaire pour discutter réellement d'économie avec sérieux.

JH Lapointe

Bonjour Philippe,

En effet, quelqu'un qui est actif sur le marcher boursier en mode gestion discrétionnaire peut acheter et vendre des titres dans les sociétés qu'il veut. Mais l'essentiel du capital investi sur le marché provient de régimes de retraite/pensions ou de fonds communs de placements. La réalité du choix est beaucoup plus éloignée qu'elle ne devrait l'être en théorie.

Quentin Meunier

Pas si éloignée que ça Monsieur Lapointe. L'investisseur individuel peut toujours choisir un fond labellisé "anti rémunérations scandaleuses des dirigeants". Label idiot à mon sens, mais pas inconcevable.

Serge O.

Michaud m'a semblé complètement hystérique. François David avait au moins l'excuse d'être une illettrée économique, mais pour Michaud qui se dit représentant des épargnants, ça en est pathétique

Alex

Oups j'ai manqué l'émission est-elle sur Youtube ???

François 1

Je me suis félicité d'avoir enregistré l'émission. Messieurs Masse et Vézina ont très bien défendu la cause des lucides, avec logique et avec rigueur et cohérence ce qui ne fut pas le cas des "gens d'en face".

Il était clair que l'économie et les chiffres n'apparaissaient pas comme les principales qualités de Madame David de Québec-Suicidaire qui semble encore se chercher une raison d'être. Quant à Monsieur Michaud, il fut égal à lui-même: théâtral, pompeux, grandiloquent, soupe-au-lait s'empourprant pour un rien et tout le tralala et il était beaucoup plus préoccupé, du moins au début, à attaquer l'IEDM qu'à nous expliquer les "bienfaits" qu'aurait une loi opressive sur les salaires des haut-dirigeants de nos entreprises, loi que je compare personnellement à celle de la prohibition des années '20 dont les intentions étaient très honnêtes mais dont les conséquences furent désastreuses pour toute l'Amérique en enrichissant la mafia du temps tout en ne limitant aucunement l'accès à l'alcool.

Il est clair qu'une telle réglementation au Canada aurait des effets désastreux pour nos sociétés en poussant hors de notre pays nos meilleurs administrateurs (qui, soit dit en passant paient actuellement leurs impôts ici!!!) qui iraient ainsi créer de la richesse ailleurs, tout en diminuant grandement la valeur des sociétés qu'ils administrent et dont nous sommes tous actionnaires, soit directement via leurs actions, soit par la bande via La Caisse, la SGF, nos fonds communs ou nos fonds de pension, etc. Bref, quel autre trouvaille de nos valeureux chevaliers blancs de la vertu (à géométrie variable...) pour mieux appauvrir leurs propres concitoyens. Et c'est sans parler de nos élèves-administrateurs (HEC et autres écoles...) qui nous quitteraient avant même d'avoir pu nous révéler l'étendue de leurs talents, amers qu'ils seraient de se voir ainsi défavorisés face à leurs confrères des autres pays. L'exode de plusieurs de nos médecins en est la pétante démonstration.

J'en suis sorti encore plus convaincu de la pertinence de notre position et comme Monsieur Masse l'a dit lors de l'émission, si une personne n'est pas satisfaite de la direction que prend une entreprise, cette personne n'a qu'à vendre ses actions (ou à ne pas en acheter) contrairement au système interventioniste gouvernemental actuel où nous devons attendre plus de 4-5 ans avant de pouvoir virer les gens qui ne nous satisfassent pas! Et c'est sans parler que le choix des alternatives auquel fait face l'électeur est plutôt restreint par rapport à celui d'un investisseur...


R. David

Faut vraiment qu'on soit à 180 degrés de la réalité au Québec pour qu'on parle des plafonds salarials d'individus privés au lieu de parler de ceux des gestionnaires de sociétés d'États et des pensions des anciens députés et ministres.

Entre les deux, il n'y en a qu'un qui gagne son argent honnêtement et non par la force de la loi.

Christian Saucier

Mon enregistreur a fait défaut hier soir alors j'ai manqué la dernière chance de voir cette émission. Est-ce que quelqu'un a toujours son enregistrement? Je suis prêt à me déplacer pour passer chercher ça n'importe où dans la région de Montréal. Je pourrais aussi en faire une version digitale pour la postérité.

Gilles Laplante

@ christian Saucier

Il devrait être disponnible sur le site de téléquébec la semaine prochaine.

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  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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