L’effondrement du viaduc de la Concorde est maintenant un événement connu de toute la population québécoise. La mort de quelqu’un est toujours une tragédie. La mort de plusieurs personnes due à l’incompétence de politiciens et de bureaucrates est une tragédie d’autant plus dramatique qu’elle pouvait être évitée. Nous nous devons, à la mémoire des victimes et par respect pour leurs proches, d’en tirer les leçons qui s’imposent. Malgré une couverture médiatique impressionnante de l’événement et des travaux de la commission d’enquête, les principaux médias ne semblent pas vouloir tirer les bonnes leçons de cette tragédie. Ils semblent plus enclins à entretenir le «spectacle» qu’à faire ressortir les vraies leçons nous permettant d’éviter des tragédies similaires dans le futur. Selon moi, les principales leçons à tirer de cette tragédie sont:
1) L’effondrement d’un pont ou d’un viaduc est un événement éminemment rare. Ça, c’est une bonne nouvelle et il faut la diffuser. Malheureusement, les médias cherchent plutôt à laisser croire à la population que l’ensemble des ponts et viaducs du Québec sont sur le point de s’effondrer. Le gouvernement profite de l’occasion pour dépenser des millions en relation publique. La peur est un phénomène qui bénéficie aux politiciens et aux grands médias. Les médias moussent les ventes avec de grands titres apocalyptiques. Les politiciens convoquent des conférences de presse à répétition pour expliquer qu’ils font tout pour protéger la population. C’est plutôt ironique, car le problème est la conséquence de l’incurie des politiciens que les médias dénoncent seulement après la catastrophe...
2) L’autre message qu’il faut véhiculer, c’est que le gouvernement est incapable de fournir des services de qualité. Invariablement, les politiciens et les bureaucrates laissent croire à la population que le problème découle d’un manque d’argent. Chaque catastrophe est pour eux une occasion d’acquérir plus de pouvoir. Ils réclament à grands cris plus d’argent, plus d’inspecteurs, plus d’équipement, etc. Les groupes d’intérêt, susceptibles de bénéficier de cet apport inattendu d’argent, appuient avec enthousiasme les demandes du gouvernement. Pourtant, l’origine de la plupart des catastrophes peut être reliée à de mauvais choix politiques et/ou à l’incompétence des bureaucrates. Dans ce cas, donner plus de pouvoir aux politiciens et embaucher plus de bureaucrates ne peut qu’empirer la situation.
Il faut attendre que le rapport de la Commission d’enquête sur l’effondrement du viaduc de la Concorde, soit déposé auprès du gouvernement du Québec, le 15 octobre prochain, pour savoir si cette fois il y aura des coupables. Malheureusement, il est probable qu’il servira seulement à démontrer que tous les intervenants ont agi de bonne foi et en respectant les règles en vigueur. Dans ce cas, l’enquête n’aura servi qu’à disculper le gouvernement et ses bureaucrates. Cette conclusion serait une tragédie encore plus grande que l’effondrement du viaduc. Elle confirmerait l’impunité totale face à l’incompétence et la négligence des politiciens et des bureaucrates.
Serge Rouleau, éditeur
le magazine nagg



Je doute qu'ils trouvent des coupables. M. Johnson a commencer sa commission en déclarant que le but n'était pas de trouver des coupables mais des solutions pour éviter que ça se reproduise!
Rédigé par : sebastien fortin | 16 août 2007 à 08h12
"M. Johnson a commencer sa commission en déclarant que le but n'était pas de trouver des coupables mais des solutions pour éviter que ça se reproduise!"
Ce fut la même chanson avec la commission d'enquête sur les attaques de 9/11. Décidement, dans le gouvernement "négligence criminelle" n'existe pas...
Rédigé par : FrancisD | 16 août 2007 à 10h11
Monsieur Rouleau,
Bien que je sois en accord avec vos conclusions il est toutefois important d'ajouter un troisième point. Il est essentiel de faire une fois pour toute la lumière sur la corruption généralisée au niveau du secteur de la construction de notre réseau routier. Des barres d'armatures manquantes, de l'asphalte de qualité moindre n'ayant que 3 ans d'age utile contrairement à l'asphalte utilisée ailleur qu'au Québec qui elle a une durée de vie de plus de 8 ans etc. Payons nous moins cher que nos voisins pour nos infrastructures? Je ne le crois pas. Le gouvernement nous dis maintenant d'adapter notre conduite aux conditions de la route l'hiver. Il y a 10 ans, les conditions étaient les mêmes et même pire. Pourquoi aujourd'hui les routes sont elles moins bien entretenues? C'est devenu tellement évident qu'il faut se cacher la tête dans le sable pour ne pas s'en rendre compte. Notre réseau routier arrive à la fin de sa vie, en partie parce que le gouvernement draine l'argent des automobilistes pour autre chose que l'entretien des routes et que des matériaux de moindre qualité et/ou des méthodes de contruction en dessous des standards ont étés utilisés pour sa construction et sont encore utilisés pour l'entretenir. Je crois, comme vous que nous ne verrons pas d'autres effondrements mais seulement parce que le ministère des transports a les structures à l'oeil et que, comme dans le cas du viaduc Labelle à Beauport, nous verrons pousser des structures de support temporaires en acier, sous les viaducs, pour les empècher de nous tomber sur la tête.
Rédigé par : Claude Berthiaume | 17 août 2007 à 07h43
Excusez-moi, je sais que ce n'est pas le lieu approprié pour poster ça mais je mets ces deux citations pour montrer l'ampleur votre bétise.
« On ne peut nier que le fascisme et les mouvements similaires cherchant à mettre en place des dictatures sont remplis des meilleures intentions et que leur intervention a, pour l’instant, sauvé la civilisation européenne. Le mérite qui en revient au fascisme demeurera éternellement dans l’histoire. Mais bien que sa politique ait apporté provisoirement le salut, elle n’est pas de nature à nous assurer les succès futurs. Le fascisme était une solution d’urgence. Le considérer comme quelque chose de plus serait une erreur fatale. » Ludwig Von Mises dans Libéralisme (1927)
Comme quoi le ”Libéral-Fascisme” n’est pas un oxymore.
Et je mets une citation anarchiste anonyme pour équilibrer
“La conception de la liberté que promeut un libertarien est une pièce maitresse de son argumentaire. Or celle-ci est également on ne peut plus éloignée de positions anarchistes. Cette liberté est la liberté individuelle de n’être pas entravé: c’est la liberté dite négative, conçue d’une manière purement individuelle et garantie par un système de protection que certains veulent privé tandis que d’autres reconnaissent qu’un État sera nécessaire à son maintien. Or cette liberté, qui ignore tout des circonstances, est d’une confondante pauvreté. Le salarié contraint de se vendre y est présumé libre. C’est la liberté libre du renard dans le poulailler libre, c’est celle de ces villes grillagées derrière lesquelles se réfugient les plus riches citoyens américains pour échapper au chaos qu’ils ont créé, c’est la liberté qui s’accroit avec l’esclavage d’autrui. leur principe économique et social peut se résumer en: De chacun selon sa crédulité, à chacun, selon son avarice. »
Rédigé par : Petit Rouge | 22 août 2007 à 19h39
Bon je poste en rapport avec le sujet maintenant.
Dites ça vient d'ou cette haine de l'état, pour vous tout est de la faute de l'état. Le soleil explosera dans 5 milliards d'années c'est la faute de l'état aussi non?
Rédigé par : Petit Rouge | 22 août 2007 à 19h41
@Petit Rouge
C'est une citation anarchiste de Normand Baillargeon sauf peut-être pour la dernière phrase "Leur principe économique et social peut se résumer en: De chacun selon sa crédulité, à chacun, selon son avarice." qui me semble anonyme.
http://fra.anarchopedia.org/%22anarcho%22-capitalisme
http://omh.prez.free.fr/imports/auteurs/normand/masse.html
Rédigé par : David | 22 août 2007 à 19h50
@Petit Rouge
Vous citez Mises hors contexte puisque ces propos datent de 1927 (avant la 2e Guerre), alors que les tyrannies bolchéviques et soviétiques étaient en plein essor.
Tout au plus, il s'agit d'une analyse théorique maladroite par Mises de l'influence libérale chez les fascistes, qui s'est avérée complètment fausse dès que Hitler est arrivé au pouvoir. MAIS EN AUCUN CAS, MISES A FAIT L'APOLOGIE DU FASCISME. Tout de même, Mises a dû regretter cette affirmation plus tard.
Relisez bien attentivement, il critique fortement le fascisme avant d'écrire cette affirmation:
"Le grand danger que représente le fascisme pour la politique intérieure réside dans sa foi totale en le pouvoir décisif de la violence."
"Car le fascisme ne fait rien pour le combattre en dehors d'écarter les idées socialistes et de persécuter ceux qui les propagent. S'il voulait réellement combattre le socialisme, il s'y opposerait par des idées. Il n'y a cependant qu'une seule et unique idée que l'on puisse véritablement opposer au socialisme, à savoir le libéralisme."
http://herve.dequengo.free.fr/Mises/LL/LL_1.htm
C'est ce qu'on appelle un pétard mouillé!
Rédigé par : David | 22 août 2007 à 20h05
Je me considère comme un libertaire. En général, je suis d'accord avec la citation de Baillargeon. Cependant, les affirmations "Le salarié contraint de se vendre y est présumé libre." et "c’est celle de ces villes grillagées derrière lesquelles se réfugient les plus riches citoyens américains pour échapper au chaos qu’ils ont créé" traduisent une certaine incompréhension de certains principes de base du libertarianisme.
Une société libertarienne ne serait pas une société soumise au joug de l'esclavage salarial comme Baillargeon le prétend, ce serait une société d'entrepreneurs. De plus, le problème des ghettos bourgeois grillagés se produit actuellement et n'a rien à voir avec le libertarianisme.
Rédigé par : David | 22 août 2007 à 20h29
La raison pour laquelle le gouvernement est incapable de fournir des services de qualité est que le paiement des services est déconnecté de la prestation. Au lieu de payer pour des routes, je paie des impôts pour un ensemble de services et je peux voter une fois tous les 4-5 ans sur la qualité de ces services. Comme le montant d'impôt que je paie n'est pas relié à mon niveau de satisfaction face aux services et que le nombre de votes dont je dispose n'est pas lié au montant d'impôt que je paie, ceux qui décident font leur choix en fonction de la rentabilité politique.
Au lieu d'entretenir convenablement les routes on en construit de nouvelles, parce qu'on les a promises en campagne électorale et non parce qu'on en a besoin.
L'achat des votes avec des bouts d'asphalte s'est propagée de Duplessis jusqu'à nous.
Rédigé par : Jean-François Hébert | 23 août 2007 à 08h32
Au lieu d'entretenir convenablement les routes on en construit de nouvelles, parce qu'on les a promises en campagne électorale et non parce qu'on en a besoin.
Notez que je suis Français et que nous en Françe nous avons le viaduc de millau. Il n'était pas utile du tout car il y avait déjà une nationale, mais il à rapporté une manne financière énorme grace au tourisme, il n'y a pas que le coté utilité, le coté financier est important aussi.
Moi je ne suis pas sur qu'un pont géré par une compagnie privé serait assi bien entretenu, car une compagnie privée privilègie avant tout la rentabilité économique et peut négliger la sécurité.
Rédigé par : Petit Rouge | 23 août 2007 à 10h07
''Une société libertarienne ne serait pas une société soumise au joug de l'esclavage salarial comme Baillargeon le prétend, ce serait une société d'entrepreneurs. De plus, le problème des ghettos bourgeois grillagés se produit actuellement et n'a rien à voir avec le libertarianisme.''
Donc le libertarianisme ce serait une société ou il n'y aurait pas de salariat? En fait chacun travailleur indépendent (Professions libérales, entrepreneurs individuels...
Rédigé par : Petit Rouge | 23 août 2007 à 10h15
@Petit Rouge
Je ne dis pas qu'il n'y aurait aucun salariat mais ce salariat serait volontaire et beaucoup moins omniprésent que de nos jours, car il y a aurait plus d'entrepreneurs.
Si une compagnie privée néglige la sécurité pour faire du profit à court
terme, personne ne va lui accorder de contrat par la suite, à moins d'être un contributeur politique généreux!
Rédigé par : David | 23 août 2007 à 10h34
@ Petit Rouge
Vous mentionnez qu'il n'y a pas "que le côté utilité", mais aussi le côté financier pour le viaduc. Mais s'il augmente le tourisme, c'est qu'il est utile, non? Il augmente donc les recettes des entreprises axées sur le tourisme (hotêls, restaurants, etc.). Pourquoi eux ne seraient-ils pas intéressés à financer ce viaduc? Il est certain que s'ils peuvent le faire financer par les contribuables mais en tirer les bénéfices, ils seraient bien fous de ne pas en profiter. Et comment peut-on déterminer l'utilité de quelque chose si nous ne sommes pas libres de "ne pas l'acheter/y participer"? Si un marchand d'automobile vous menace d'une arme pour que vous achetiez une voiture, peut on conclure qu'elle est utile pour vous? Est-ce que le fait que vous ayez choisi volontairement d'acheter la voiture ne serait pas un meilleur indicateur de son utilité pour vous?
Rédigé par : Sylvain Falardeau | 23 août 2007 à 10h52
Si une compagnie privée néglige la sécurité pour faire du profit à court
terme, personne ne va lui accorder de contrat par la suite, à moins d'être un contributeur politique généreux!
Et alors? au moins cette compagnie en aura bien profité pendant la durée du PREMIER contrat, et s'il y a des morts, elle ne voudra surement pas indemniser les victimes, donc c'est l'état qui prendra en charge via l'impot.
Il est certain que s'ils peuvent le faire financer par les contribuables mais en tirer les bénéfices, ils seraient bien fous de ne pas en profiter.
Oui mais c'est plus risqué si ce n'est pas financé par l'impot. les commerçants pourraient perdre gros s'ils investissent dans quelquechose qui n'est pas pérenisé par l'impot. Finalement c'est bien que ce soit financé par l'impot puisque tout le monde s'y retrouve mis à part les contribuable bien sur! En effet les commerçants augment leur chiffres d'affaire, les chomeurs trouvent du travail et les collectivités publiques voient leurs recettes augmentés grace aux taxes. Tout ça pour un tout petit peu plus d'impot (A Millau les impots locaux ont augmenté de 1,5%, la grosse partie étant financé par le péage) moi je trouve que ça vaut le coup.
Si un marchand d'automobile vous menace d'une arme pour que vous achetiez une voiture, peut on conclure qu'elle est utile pour vous?
Vous oubliez un paramètre, si je n'ai pas d'argent il pourra toujous me mettre son flingue sur la tempe... ou alors il me la donne
Est-ce que le fait que vous ayez choisi volontairement d'acheter la voiture ne serait pas un meilleur indicateur de son utilité pour vous?
Non car le marketing ou la publicité (parfois mensongère) peuvet me faire croire que cette voiture est utile alors qu'elle peut ne pas l'étre.
La publicité perturbe le libre-arbitre, elle susciste le désir chez le consommateur qui n'est plus mettre de lui-meme.
Rédigé par : Petit Rouge | 23 août 2007 à 19h51
Je me demande tout de meme si le libertarianisme n'eest pas une liberté fausée ^par l'argent.
Ainsi seuls les riches auraient une réelle liberté puisque dans une société libertarienne tout se paye et rien n'est financé par l'impot. les pauvres n'auraient pas librement accés à la santé, l'éducation... Ils seraient donc condamnés à rester pauvres puisqu'ils n'auraient pas les capacités d'entreprendre (analphabetsime, mauvaise santé...).
Rédigé par : Petit Rouge | 23 août 2007 à 20h20
« La publicité perturbe le libre-arbitre, elle susciste le désir chez le consommateur qui n'est plus mettre [sic] de lui-meme. »
Donc, selon ce que vous dites, pour répondre aux « besoins » de la population, mieux vaut la coercition gouvernementale obligeant le contribuable à payer pour un « service » dont il n'a pas besoin, que la publicité qui réussit à convaincre quelques consommateurs qu'ils ont besoins de telle ou telle chose.
Rédigé par : Hugo | 24 août 2007 à 08h08
que la publicité qui réussit à convaincre quelques consommateurs qu'ils ont besoins de telle ou telle chose.
Non, non ils n'en n'ont pas besoin, ils croient qu'ils en ont besoin justement à cause la publicité. Mais en réalité si une entreprise vend n'importe quel gadget (genre la dernière console sortie) qui est moins important qu'une voiture par exemple, si cette entreprise fait beaucoup de publicité, le consommateur achètra la console meme s'il n'en a pas besoin, la publicité est coercition non gouvernementale en quelquesorte.
Sinon pour en revenir à ce que je disais à mon avis le libertarianisme est une fausse liberté car à mon sens la vraie liberté c'est la gratuité (Logiciel libre par exemple), la liberté c'est entre autres de ne plus etre OBLIGE de payer pour un bien ou un service.
Rédigé par : Petit Rouge | 24 août 2007 à 08h32
@ Petit rouge
" Si une compagnie privée néglige la sécurité pour faire du profit à court
terme, personne ne va lui accorder de contrat par la suite, à moins d'être un contributeur politique généreux!"
Donc, s'il n'y a pas d'état, la compagnie privée n'aura pas de protection!
"Et alors? au moins cette compagnie en aura bien profité pendant la durée du PREMIER contrat, et s'il y a des morts, elle ne voudra surement pas indemniser les victimes, donc c'est l'état qui prendra en charge via l'impot."
Les tribunaux, vous connaissez?
"Oui mais c'est plus risqué si ce n'est pas financé par l'impot. les commerçants pourraient perdre gros s'ils investissent dans quelquechose qui n'est pas pérenisé par l'impot."
Et l'état, donc les contribuable, ne pourront pas perdre gros. Vous déplacez simplement le fardeaux a d'autre.
"Finalement c'est bien que ce soit financé par l'impot puisque tout le monde s'y retrouve mis à part les contribuable bien sur!"
Étant donné que les contribuables représentent LA MAJOITÉ DES GENS, on peut dire qu'une MINORITÉ s'y retrouvent
"Tout ça pour un tout petit peu plus d'impot"
Quand sa fait 200 ans qu'il y a "un peu plus d'impot", quand on est rendu avec 3, 4 ou 5 paliers de gouvernement qui augmentent "un peu plus d'impot", ça commence a paraitre sur mon cheque de paie.
"La publicité perturbe le libre-arbitre, elle susciste le désir chez le consommateur qui n'est plus mettre de lui-meme."
Désolé mais je veux pas payer parce que d'autre on le quotien d'un chien et qu'ils achètent n'importe quoi! En d'autre mots, j'ai pas a payé pour la betise et les mauvais choix des autres. C'est en se faisant traiter en adulte que l'on devient adulte, et un adulte ça vie avec les conséquences de ses choix!
Derniere question: Ça prend combien de chaine pour etre un esclave?
Rédigé par : sebastien fortin | 24 août 2007 à 08h39
@ Petit rouge
"la liberté c'est entre autres de ne plus etre OBLIGE de payer pour un bien ou un service."
Dans le jardin d'Eden où tout est abondant, peut être. Mais pour qu'une personne puisse avoir gratuitement un bien, il faut que d'autres le produisent. Je crois que vous mélangez liberté et pouvoir: j'ai la liberté de faire des bonds de 30 mètres à l'aide de mes jambes, mais je n'ai pas le pouvoir de le faire.
Si le marketing et la publicité nous font croire que des choses sont utiles lorsqu'elles ne le sont pas, j'imagine que ça vaut pour les politiciens qui sont les premiers à jouer dans l'arène de la propagande et de la publicité mensongère? Si les individus sont si influencables, n'est-il pas dangereux des les laisser voter puisqu'ils prendront des décisions basées sur des mensonges? En plus de s'enliser eux-même, ils entraineront avec eux tout ceux qui n'ont pas été dupes? Et si certains réalisent leur erreur, ils doivent attendre la prochaine élection plutôt que de cesser tout de suite leurs actions erronnées.
"Oui mais c'est plus risqué si ce n'est pas financé par l'impot. les commerçants pourraient perdre gros s'ils investissent dans quelquechose qui n'est pas pérenisé par l'impot."
C'est certain que s'ils ne sont pas certain de leurs coup, ces marchands n'investiront pas, et c'est tant mieux. Il est évidemment facile pour un politicien qui contrôle de l'argent qui ne lui appartient pas de dépenser, tant que ça peut lui apporter du support électoral. Si ces marchands veulent avoir la contribution d'autres personnes qui pourraient bénéficier de ce viaduc, pourquoi ne le demande-t-ils pas à ces personnes directement? Pourquoi faut-il qu'ils demandent à une agence de collection qui forcera les gens à payer (l'État) plutôt que d'opter pour une méthode volontaire?
Rédigé par : Sylvain Falardeau | 24 août 2007 à 09h21
@Petit Rouge
"Moi je ne suis pas sur qu'un pont géré par une compagnie privé serait assi bien entretenu, car une compagnie privée privilègie avant tout la rentabilité économique et peut négliger la sécurité."
Si une compagnie privée dépense 20 millions $ pour construire un pont, elle a avantage à l'entretenir. Pour optimiser son profit, le pont doit générer un revenu et maintenir une valeur de revente. Si le pont s'effondre après 10 ans et a rapporté 10 millions, la compagnie subit une perte. En attendant une reconstruction, la compagnie perd les revenus. Pour éviter de tout perdre en cas d'effondrement, il y'a de fortes chances que la compagnie assure le pont. La compagnie d'assurances désire empocher les primes sans payer de dédommagements et va imposer des conditions d'entretiens. Les compagnies d'assurances envoient leurs propres inspecteurs sur les actifs qu'ils assurent pour s'assurer que le client respecte les conditions. Même si la compagnie ne veut plus du pont, elle peut toujours le vendre et sa valeur de revente dépendra de l'entretien précédent. Si le pont a généré 5 millions de profit et qu'elle le revend 10 millions, la compagnie perd 5 millions. Une compagnie qui néglige le long terme pour un profit à court terme va finir par frapper un mur, les individus qui y travaillent vont perdre leur emploi et les actionnaires vont subir une perte importante.
Lorsque le gouvernement construit un pont, la motivation principale est surtout l'achat de votes. Si le pont s'effondre la perte financière est payée par les contribuables. Les inspections sont faites par le Ministère des Transports qui est dirigé par un politicien qui est probablement motivé par sa réelection. Il y'a plus de votes à gagner en construisant de nouveaux ponts qu'en entretenant ceux qui sont existants. Un politicien qui sacrifie des bénéfices à court terme pour une saine gestion à long terme risque de perdre sa prochaine élection contre un démagogue. Avec l'effondrement de Laval, aucun fonctionnaire ne risque de perdre sa rente viagère et aucun politicien ne risque de perdre sa maison.
Si tu possèdes une maison, et qu'un de tes arbres tombe dans la rue, tu es responsable pour les dommages qu'il pourrait causer. Si ton arbre tombe suite à une tornade, ton assurance responsabilité civile va couvrir les dommages mais, si ton arbre était malade et que tu as négligé de le couper, tu peux être poursuivi pour négligence criminelle. Le même principe s'applique pour les ponts, le propriétaire est responsable des dommages. Lors de l'effondrement du viaduc du Souvenir, il y'a eu des sanctions disciplinaires contre des ingénieurs de Beaver Asphalte et il y'a eu une enquête pour déterminer s'il y'avait matière à poursuites criminelles. Il n'y a aucune chance qu'un ancien ministre des Transports soit accusé de négligence criminelle ayant causé la mort. Le président du Syndicat des Ingénieurs a même demandé une augmentation de salaires parce qu'ils sont maintenant surchargés.
Le Gouvernement, c'est la culture de l'irresponsabilité et comme le Gouvernement c'est nous, l'orphelin de 8 ans est aussi responsable de l'effondrement du viaduc qui a tué ses parents que les inspecteurs qui n'ont pas vérifié l'historique des réparations.
Rédigé par : Francois Mottard | 24 août 2007 à 11h03
@ Petit Rouge
"...Tout ça pour un tout petit peu plus d'impot, moi je trouve que ça vaut le coup."
Bravo pour vous! Moi je trouve que ça commence à coûter pas mal cher en taxes et impôts. Si les impôts étaient si géniales et souhaitables dans une société civilisée, ça se saurait et les Québécois ne seraient pas les contribuables les plus taxés en Amérique du Nord. Les Américains le seraient.
"...le marketing ou la publicité (parfois mensongère) peuvet me faire croire que cette voiture est utile alors qu'elle peut ne pas l'étre. La publicité perturbe le libre-arbitre, elle susciste le désir chez le consommateur qui n'est plus mettre de lui-meme."
Je ne sais pas pour vous, mais je vis sur la Terre aujourd'hui, je suis exposé aux mêmes publicités que tout le monde, mais je ne possède toujours pas de voiture. Comment se fait-il? Suis-je plus intelligent que la moyenne? Mon libre-arbitre est-il plus fort que celui de mon voisin qui, lui, en a une? Les antipubs donnent toujours l'impression d'être plus "éclairés" que "la masse". Pourtant, l'idée qu'une personne puisse acheter une voiture sans trop savoir pourquoi (parce qu'un publicitaire "lui a dit" de le faire) est complètement saugrenue.
Rédigé par : Gilles Guénette | 24 août 2007 à 11h07
Monsieur Guénette,
Peut-être que la publicité ne vous influence pas personnellement mais il ne faudrait pas exagérer. Vous avez une intelligence nettement supérieure à la moyenne et votre sens critique est fortement aiguisé, mais ce n'est pas tout le monde qui est comme vous. Bien sûr, la publicité sert d'abord à promouvoir une marque au dépens d'une autre, mais ELLE CRÉE AUSSI DES FAUX OU DES NOUVEAUX BESOINS et elle INCITE À LA SURCONSOMMATION.
Cependant, CE N'EST PAS UNE RAISON VALABLE POUR QUE L'ÉTAT RÉGLEMENTE LES PUBLICITÉS.
Sur ce dernier point, on est d'accord, mais il ne faudrait pas nier une réalité aussi fondamentale pour des raisons idéologiques. Ça verse dans le dogmatisme et ça n'aide pas votre cause!
Rédigé par : David | 24 août 2007 à 11h46
Petit bémol concernant la surconsommation.
Il faut dire que l'État en est en majeure partie responsable du phénomène de la surconsommation par ses politiques monétaires, l'impression de monnaie sans contrepartie métallique et les réserves fractionnaires. Tout ça en nous faisant croire que la consommation est le moteur de la croissance économique alors qu'elle en est un résultat.
La promotion libertarienne de l'épargne comme moteur de la croissance démontre que le libertarianisme n'est surtout pas une philosophie consumériste, au contraire!
Rédigé par : David | 24 août 2007 à 11h53
@David
"...la publicité sert d'abord à promouvoir une marque au dépens d'une autre, mais ELLE CRÉE AUSSI DES FAUX OU DES NOUVEAUX BESOINS et elle INCITE À LA SURCONSOMMATION."
Il faudra que quelqu'un m'explique un jour le concept de SURconsommation. Qui décide quand une chose est utile et quand elle devient superflue?
Et qu'y a-t-il de mal à créer de nouveaux besoins? Si personne n'en avait créés, ne serions-nous pas tous encore dans nos champs à cultiver des patates?
Pour ce qui est des pouvoirs de la pub, j'ai tendance à penser qu'ils sont plutôt inégaux. Nous avons tous en tête des cas de campagnes publicitaires qui n'ont eu aucun impact sur la population. Comment expliquer ces flops?
On a eu beau répéter pendant des années (à l'aide de toutes sortes de campagnes publicitaires publiques et privées) que l'exercice et une bonne alimentation sont importants pour vivre en santé, les gens font bien ce qu'ils veulent en bout de ligne...
Rédigé par : Gilles Guénette | 24 août 2007 à 13h00
"Toutefois, en contrôlant la monnaie fiduciaire et en la créant à volonté, l’État entretient une illusion de richesse et encourage les gens à la surconsommation, c’est-à-dire une consommation qui n’aurait probablement jamais eu lieu sans cette fourberie."
-Yvon Dionne
http://www.quebecoislibre.org/010512-11.htm
Je viens de le dire: L'ÉTAT EST LE PRINCIPAL RESPONSABLE DE LA SURCONSOMMATION, alors les entreprises profitent allègrement de cette manne en créant des faux ou des nouveaux besoins qui sont parfois complètement inutiles et les publicités en font souvent la promotion.
Évidemment, tous les nouveaux besoins ne sont pas négatifs, l'ordinateur en est un bon exemple.
Bien sûr, de nombreuses campagnes de publicité ont été des flops monumentaux, mais la publicité est en général un outil de marketing fort efficace puisqu'il y en a de plus en plus.
En ce qui concerne l'alimentation, les publicités fort efficaces des entreprises de malbouffe et l'envahissement de ceux-ci dans l'espace publicitaire ont rendu les campagnes de sensibilisation beaucoup moins utiles (quoique tout de même, il y a plusieurs personnes qui sont très bien informées du point de vue nutritionnnel, ce n'est pas si catastrophique comme situation).
Mais le plus important point qu'on doit retenir dans ce débat, c'est que l'État ne devrait surtout pas réglementer les publicités, car ces réglementations sont liberticides et inutiles.
Rédigé par : David | 24 août 2007 à 13h33
J'ajoute aussi que les campagnes du pubs les plus malhonnêtes et les plus destructrices du libre arbitre sont plus souvent qu'autrement celles perpétrées par l'État lui-même.
Les campagnes de recrutement militaire sont un parfait exemple de création de faux besoins. C'est épouvantable, les bulletins de nouvelles sont infestés de propagande militaire trois quarts du temps d'antenne ces temps-ci! Il n'y a plus d'autres nouvelles ou presque. Tout ça pour VENDRE LA GUERRE À LA POPULATION.
Aux États-Unis, que dire des commandites "Navy", "Army", "National Guard" dans les voitures NASCAR! Là-bas, y a pas de problèmes! Et dire qu'on a fait tout un plat avec le scandale des commandites (ce qui était tout de même une dilapidation dégueulasse de fonds publics) au Canada!
Rédigé par : David | 24 août 2007 à 13h46
http://www.military.com/nascar/
Il y a aussi la commandite "Air Force"!
Et il y a même déjà eu la commandite "Marines" mais il semble qu'elle n'existe plus.
http://www.teammarinesracing.com/
Rédigé par : David | 24 août 2007 à 13h54
http://www.arenafootball.com/ViewArticle.dbml?DB_OEM_ID=3500&ATCLID=1088479
L'Army commandite même un trophée dans l'Arena Football League.
Rédigé par : David | 24 août 2007 à 14h02
Correction! J'ai faussement attribué des propos de André Dorais à Yvon Dionne et le lien n'est pas le bon:
"Toutefois, en contrôlant la monnaie fiduciaire et en la créant à volonté, l’État entretient une illusion de richesse et encourage les gens à la surconsommation, c’est-à-dire une consommation qui n’aurait probablement jamais eu lieu sans cette fourberie."
-André Dorais
http://www.quebecoislibre.org/05/051115-10.htm
Rédigé par : David | 24 août 2007 à 14h10
La surconsommation, c'est comme le mal-investissement du business cycle. Un grand nombre d'individus qui prennent des décisions basés sur des informations faussées par les interventions gouvernementales. Une des plus évidentes est le grand nombre de baby boomers aux USA qui n'ont pas épargné pour leur retraite en se fiant sur le schema pyramidale qu'est la social security. Le manque d'épargne réduit le capital disponible pour les investissements rendant ainsi impossible de maintenir le niveau de vie à long terme.
La surconsommation est causée par la manipulation du système de prix par les gouvernements. La manipulation des taux d'intérêts et l'inflation rendent l'endettement cheap et pénalisent les épargnants. L'absence de droits de propriété dans les océans encouragent la surpêche. Les gouvernements qui n'ont pas entretenu les infrastructures depuis 40 ans et qui se réveillent soudainement ont maintenu artificiellement cheap le prix du ciment et de l'acier, décourageant les investissements dans ces domaines tout en encourageant de nouveaux utilisateurs.
Le gouvernement Américain va se lancer dans un grand programme de rénovation, il risque du même coup de hausser massivement le prix des matériaux, engager beaucoup d'ingénieurs et tuer des projets d'entrepreneurs qui ne seront plus rentables avec le nouveau prix des matériaux ou la hausse des salaires causée par la nouvelle pénurie des ingénieurs en structure.
Si un fermier vend ses veaux pour rénover son salon, il fait un choix qui ne semble pas rationnel. Si la majorité des fermiers d'une région fait ce genre de choix, le gouvernement vient probablement d'imposer une taxe sur la possession de veaux tout en donnant des subventions aux rénovations domiciliaires.
Rédigé par : Francois Mottard | 24 août 2007 à 14h14
Après l'effondrement du viaduc de la Concorde, allons-nous assister à l'effondrement du réseau de métro de la Société des transports de Montréal?
Presse canadienne (24 août 2007): L'affaiblissement apparent d'une structure située à proximité de la ligne verte du métro de Montréal a forcé les autorités à évacuer des centaines de personnes par mesure de sécurité, vendredi, en début d'après-midi. Personne n'a toutefois été blessé, selon le Service des incendies. Un appel a été logé au 911, vers 13h30, au sujet de fissures apparues au niveau sous-terrain du magasin La Baie, dans les tunnels menant au métro. Une partie du deuxième sous-sol se serait affaissé. Des fissures étaient aussi visibles dans la chaussée du boulevard Maisonneuve Ouest. Un périmètre établi entre les Union et Aylmer a été évacué. Des ingénieurs sont sur place pour examiner les lieux et l'état des strcutures. Le service a été suspendu sur la ligne verte du métro, entre les stations Atwater et Berri-UQAM.
Rédigé par : Gilles Guénette | 24 août 2007 à 18h03
Je me demande tout de meme si le libertarianisme n'eest pas une liberté fausée par l'argent.
Ainsi seuls les riches auraient une réelle liberté puisque dans une société libertarienne tout se paye et rien n'est financé par l'impot. les pauvres n'auraient pas librement accés à la santé, l'éducation... Ils seraient donc condamnés à rester pauvres puisqu'ils n'auraient pas les capacités d'entreprendre (analphabetsime, mauvaise santé...).
Je repose cette question car j'aimerias bien obtenir une réponse quand meme.
Les tribunaux, vous connaissez?
Oui mais vous voulez les privatiser alors bonjour la corruption, ils suffit que l'entreprise privée donne un somme généreuse au juge pour qu'elle soit certaine de d'en tire indmemne.
Mais pour qu'une personne puisse avoir gratuitement un bien, il faut que d'autres le produisent.
Et alors pourquoi ces personnes ne le produiraient pas gratuitement, si l'aregnt n'a pas court, les gens n'ont pas besoin de salaire pour vivre.
Et ce n'est pas de l'esclavage (involontaire), c'est plutot du bénévolat (volontaire)
Lorsque le gouvernement construit un pont, la motivation principale est surtout l'achat de votes.
Par forcèement il peut aussi le faire pour le bien etre de la population.
Rédigé par : Petit Rouge | 24 août 2007 à 19h26
Pourquoi faut-il qu'ils demandent à une agence de collection qui forcera les gens à payer (l'État) plutôt que d'opter pour une méthode volontaire?
Parcequ'au début personne ne voulait ce viaduc (à part les commerçants) meme si c'étaient utile, ils n'auraiet jamais déboursé pour les commerçants. L'état force donc les gens à payer pour quelquechose d'utile qu'ils croient inutile. (Inverse de la publicité ou les gens sont forcés à payer quelquechose d'inutile, qu'ils croient utile.)
Rédigé par : Petit Rouge | 24 août 2007 à 19h32
J'aimerais mettre mon grain de sel si vous le permettez:
-Bien que le manque d'entretien des infrastructures publiques soit un véritable problème, je ne suis pas prêt à dire que l'effondrement du viaduc de la Concorde soit nécessairement lié à un manque d'entretien ou à l'État et ses multiples manifestations. Sans entrer dans des détails trop compliqués, le mauvais placement des barres métalliques seul peut entraîner l'effondrement d'une structure. En effet, la géométrie (ici l'emplacement des armatures dans la structure) joue un grand rôle dans le niveau de contrainte dynamique que subit une structure jour après jour. La contrainte dynamique vient du fait qu'une structure comme un pont doit soutenir un grand nombre de chargements suivi de déchargements à mesure que les véhicules entre et sortent du pont. Si les barres sont mal placées, la contrainte augmente. Malheureusement, la durée de vie d'une barre (soit le nombre de fois qu'une barre peut être chargée puis déchargée) est inversement proportionnelle à la charge. Pour quelques détails supplémentaires vous pouvez aller lire ceci sur Wikipedia: http://en.wikipedia.org/wiki/Fatigue_(material)
La question du béton de mauvaise qualité m'intrigue un peu plus, parce que je connais assez bien le test que l'on doit faire pour analyser le béton, je l'ai fait pendant 2 ans durant mes études dans un laboratiore d'analyse. Le test consiste simplement à compresser quelques échantillons durcis et à déduire sa résistance. Il ne reste qu'à comparer avec la résistance demandée. Çà passe ou çà ne passe pas, point final. Quand à l'erreur de conception, je ne peux pas parler, n'ayant pas vu les plans et ne travaillant pas dans le secteur.
Pour différentes raisons, peut-être un mélange d'erreur humaine et de négligence, le viaduc de la Concorde n'aura donc duré que 35 ans au lieu de 50. Il aurait peut-être été possible de le voir ou peut-être pas, mais les accidents sont rarement causés par une seule défaillance. Le lien avec l'action / l'inaction de l'État est pour le moins ténu.
- Dans le but de réfléchir à ce que je pourrais travailler comme sujet de maîtrise voici quelques années -maîtrise que j'ai décidé de ne pas faire finalement- je m'étais penché sur des problématiques tournant autour des catastrophes technologiques, de l'erreur humaine et des défaillances d'entretien. Il est extrêmement compliqué de vraiment réduire les risques, au-delà de parce que chaque système est différent, chaque individu ayant à intervenir sur un système aussi.
- Depuis un certain nombre d'années, l'entretien préventif a gagné ses lettres de noblesse au niveau des entreprises privées, et malgré la résistance des syndicats, fait quelques gains au niveau du secteur public, parce qu'autant théoriquement que pratiquement les coûts afférents sont beaucoup moindre, la durée de vie des équipements est augmentée, on a moins de pannes inopinées, le nombre d'heures supplémentaires est réduit, etc. Le crétin qui voudrait gérer une entreprise avec différents biens matériels servant à son commerce sans entretien préventif va le payer très cher, même sans catastrophe.
Rédigé par : Carl-Stéphane Huot | 24 août 2007 à 20h18
Oups! Au deuxième point, on aurait dû lire: Il est extrêmement compliqué de vraiment réduire les risques, parce que chaque système est différent, chaque individu ayant à intervenir sur un système aussi.
Rédigé par : Carl-Stéphane Huot | 24 août 2007 à 20h27
@Petit-Rouge
L'état force donc les gens à payer pour quelquechose d'utile qu'ils croient inutile.
Belle démagogie. Ouais, les gens pensent surement qu'un réseau routier est totalement inutile...
Rédigé par : FrancisD | 24 août 2007 à 21h36
"Parcequ'au début personne ne voulait ce viaduc (à part les commerçants) meme si c'étaient utile, ils n'auraiet jamais déboursé pour les commerçants. L'état force donc les gens à payer pour quelquechose d'utile qu'ils croient inutile. (Inverse de la publicité ou les gens sont forcés à payer quelquechose d'inutile, qu'ils croient utile.)"
Donc il n'y a que les bureaucrates qui sont des bons gestionnaires et de bons juges de ce qui est utile est ce qui ne l'est pas?
Je ne pense pas que les personnes qui dépensent l'argent des autres sont les meilleurs juges de comment cet argent doit être dépensé.
Rédigé par : R.David | 25 août 2007 à 01h55
@Carl Stéphane Huot
Je ne connais rien en structures et j'ignore les causes techniques de l'effondrement du viaduc de la Concorde.
Je blâme le Ministère des Transports pour des raisons éthiques.
- Le rapport 2003 du Vérificateur Général indiquait que le Ministère des Transports n'avait effectué que 66% des travaux d'entretiens préventifs et courants.
- Dans le rapport annuel 2005 du Ministère des Transports, 50% des ponts étaient considérés en bon état. Un pont sur douze était jugé en mauvais état.
- Dans les jours suivant l'effondrement du viaduc de la Concorde, un des ingénieurs du Ministère des Transports a dit au Journal de Montréal que la plupart de ses collègues étaient inquiets de l'état des routes et que malheureusement ça allait prendre une tragédie avant que ça change. Ce n'est pas une information très solide mais, ça me semble plausible.
Selon le code de déontologie de l'Ordre des ingénieurs,
2.01. Dans tous les aspects de son travail, l'ingénieur doit respecter ses obligations envers l'homme et tenir compte des conséquences de l'exécution de ses travaux sur l'environnement et sur la vie, la santé et la propriété de toute personne.
2.03. L'ingénieur doit, lorsqu'il considère que des travaux sont dangereux pour la sécurité publique, en informer l'Ordre des ingénieurs du Québec ou les responsables de tels travaux.
3.03.04. L'ingénieur ne peut, sauf pour un motif juste et raisonnable, cesser d'agir pour le compte d'un client. Constituent notamment des motifs justes et raisonnables:
a) le fait que l'ingénieur soit en situation de conflit d'intérêts ou dans un contexte tel que son indépendance professionnelle puisse être mise en doute;
b) l'incitation, de la part du client, à l'accomplissement d'actes illégaux, injustes ou frauduleux;
c) le fait que le client ignore les avis de l'ingénieur.
Les ingénieurs du Ministère des Transports ont la sécurité d'emploi et le droit de grève. Ils auraient pu dénoncer les différents ministres dans les médias et faire la grève sans avoir à subir de risques personnels. Une question intéressante qu'ils auraient pu soulever selon leur code de déontologie, est-ce que leur employeur est le public ou le ministre?
Ils ne savaient pas que le viaduc de la Concorde allait s'effondrer cependant, je penses que plusieurs croyaient qu'une catastrophe était inévitable et qu'ils ont simplement attendu qu'elle arrive. C'est un comportement qui mérite un petit tour au comité disciplinaire de l'Ordre des Ingénieurs mais, le monopole de l'Ordre est donné par l'État et je doutes fortement qu'un des ingénieurs du MTQ subisse des sanctions disciplinaires.
Un autre problème éthique est que ce sont des experts du Ministère des Transports, qui ont récolté les preuves et font l'enquête sur les problèmes techniques. Pour éviter une apparence de conflit d'intérêts, aucun ingénieur du MTQ n'aurait du avoir un accès libre au site et l'enquête aurait du être faite par une firme indépendante.
"Le crétin qui voudrait gérer une entreprise avec différents biens matériels servant à son commerce sans entretien préventif va le payer très cher, même sans catastrophe."
Je suis entièrement d'accord avec ça sauf que si le crétin en question devient sous-ministre, il va refiler la facture aux contribuables et recevoir quand même sa pension.
Rédigé par : Francois Mottard | 25 août 2007 à 02h56
Je ne pense pas que les personnes qui dépensent l'argent des autres sont les meilleurs juges de comment cet argent doit être dépensé.
Pas toujours mais quelque fois oui, les gens croyait que ce viaduc serait un goufre financier, l'état leur à forcé la main et ça a été une réussitte totale. Ils seraient passés à coté d'une grosse manne sinon.
Rédigé par : Petit Rouge | 25 août 2007 à 10h27
Je me demande tout de meme si le libertarianisme n'eest pas une liberté fausée par l'argent.
Ainsi seuls les riches auraient une réelle liberté puisque dans une société libertarienne tout se paye et rien n'est financé par l'impot. les pauvres n'auraient pas librement accés à la santé, l'éducation... Ils seraient donc condamnés à rester pauvres puisqu'ils n'auraient pas les capacités d'entreprendre (analphabetsime, mauvaise santé...).
Rédigé par : Petit Rouge | 25 août 2007 à 10h28
Ce que j'aurais peut-être dû dire, c'est qu'une pièce mécanique peut lâcher sans crier gare, sans qu'il y ait nécéssairement défaut d'entretien.
Le fait qu'après la tragédie les ingénieurs du Ministère se soient découverts "inquiets" des structures routières n'est pas vraiment étonnant. Soit effectivement, ils étaient inquiets d'une manière générale et n'ont pas jugé bon de le mentionner ni d'en informer quiconque, ce qui peut être une faute (à moins que, comme dans le cas de Challenger ils n'aient pas réussi à mettre le doigt sur un ou plusieurs bobos particuliers), soit ils ne voyaient pas aussi loin et ne pensaient pas qu'une ou l'autre structure risquait de s'effondrer et leur inquiétude n'est qu'une stratégie de communication. Dans les deux cas, il est délicat de dire qu'ils auraient pu identifier la Concorde comme un pont qui allait s'écrouler sous peu. Et crier au loup sans lui voir au moins la queue est toujours un couteau à double tranchant. Même en invoquant d'obscures causes d'intérêt particulier, je ne vois pas pourquoi les ingénieurs préfèreraient faire de nouvelles structures plutôt que d'entretenir les anciennes. Compte tenu de l'état des structures, ils auraient eu le même salaire dans un cas comme dans l'autre. Malheureusement, en ingénierie, il faut soit accepter un risque assez faible mais réel de catastrophe ou d'accident, ou renoncer à aller de l'avant avec quelque projet que ce soit.
Le problème que vous soulevez par rapport aux ingénieurs du MTQ qui ont fait enquête est réel, mais insoluble, parce que tous les ingénieurs spécialisés en structures routières travaillent plus ou moins directement pour le gouvernement du Québec, que ce soit au MTQ ou pour des firmes qui elles-mêmes travaillent pour le gouvernement. On avait eu le même problème lors de la crise du verglas. Tout le monde de l'électricité au Québec ou presque est lié à Hydro-Québec d'une manière ou d'une autre. C'est l'un des nombreux problèmes liés aux monopoles gouvernementaux.
Le problème de la diffusion de la responsabilité au sein des gouvernements demeure cependant entier, mais il faudra plus qu'une catastrophe pour changer cet état de fait qui satisfait globalement la classe politique, la fonction publique et la population, sinon cela changerait.
Rédigé par : Carl-Stéphane Huot | 25 août 2007 à 10h59
@Petit-Rouge
"dans une société libertarienne tout se paye"
Explique moi, chiffres à l'appui, comment dans une société collectiviste ces choses sont "gratuites".
Rédigé par : FrancisD | 25 août 2007 à 13h44
Les rapports que j'ai mentionné datent d'avant la tragédie. Ils étaient inquiets avant la tragédie.
"je ne vois pas pourquoi les ingénieurs préfèreraient faire de nouvelles structures plutôt que d'entretenir les anciennes. Compte tenu de l'état des structures, ils auraient eu le même salaire dans un cas comme dans l'autre."
Les ingénieurs sont en désaccord depuis longtemps avec les priorités et l'allocution des budgets entre l'entretien et les nouvelles routes. Ils avaient peut être le choix des priorités entre réparer le viaduc X ou le viaduc Y mais, ils ne décidaient pas entre l'entretien et la construction de nouvelles routes. C'est le parlement qui vote la construction d'une nouvelle route et les députés sont intéressés à aller faire des premières pelletées de terre et couper des rubans.
Ce serait facile de trouver une firme indépendante qui n'a jamais eu de contrats avec le Gouvernement du Québec, il doit en avoir plein en Ontario mais, ça ne se fera jamais pour des raisons politiques.
"Le problème de la diffusion de la responsabilité au sein des gouvernements demeure cependant entier, mais il faudra plus qu'une catastrophe pour changer cet état de fait qui satisfait globalement la classe politique, la fonction publique et la population, sinon cela changerait."
L'impunité satisfait globalement la classe politique et la fonction publique mais, je serais surpris que 5% de la population se soit arrêter à réfléchir sur la question.
Rédigé par : Francois Mottard | 25 août 2007 à 13h56
@Petit Rouge
"Pas toujours mais quelque fois oui, les gens croyait que ce viaduc serait un goufre financier, l'état leur à forcé la main et ça a été une réussitte totale. Ils seraient passés à coté d'une grosse manne sinon."
Par de simples principes statistiques, si tu fais un assez grand nombre de projets tu vas finir par en faire un qui va rapporter. Tu n'as pas besoin d'être compétent pour gagner la lotterie. Pour juger de la réussite d'une organisation, il faut que ses projets rentables rapportent plus que les pertes encourues par les autres.
Rédigé par : Francois Mottard | 25 août 2007 à 14h06
@ Petit Rouge
"Je me demande tout de meme si le libertarianisme n'eest pas une liberté fausée par l'argent.
Ainsi seuls les riches auraient une réelle liberté puisque dans une société libertarienne tout se paye et rien n'est financé par l'impot. les pauvres n'auraient pas librement accés à la santé, l'éducation... Ils seraient donc condamnés à rester pauvres puisqu'ils n'auraient pas les capacités d'entreprendre (analphabetsime, mauvaise santé...)."
Je crois qu'il faut bien comprendre le sens du mot liberté ici. Pour les libertariens, elle a une connotation négative: *ne pas* aggresser autrui. Ainsi, on peut considérer qu'un pauvre et un riche ont la même *liberté* d'aller dans une école privée, mais peut être que le pauvre n'a pas le *pouvoir* (argent dans ce cas) d'y aller. Les libertariens ne croient pas au Jardin d'Eden, ils veulent simplement que la violence ne soit pas toléré dans la société et dans ses institutions.
Maintenant, comment aider les pauvres sans utiliser la violence? Une des choses qui me fascine c'est qu'à tout le monde à qui j'ai proposé d'éliminer l'État providence, tous m'ont répondu: "et les pauvres!". Alors, soit les gens sont hypocrites, soit ils se soucient des pauvres. S'ils s'en soucient... alors pas de problèmes. Ils sauront bien financer les organismes les plus efficaces dans l'élimination de la pauvreté. Ils créeront des emplois (LE plus grand éliminateur de pauvreté, du moins à court terme). S'ils sont hypocrites, alors je ne comprend pas pourquoi ils continuent à voter pour des politiciens qui promettent de l'éliminer.
Il ne faut pas comparer l'état actuel du système d'éducation pour simplement affirmer que les pauvres ne pourront pas s'y inscrire. Les coûts actuels sont supérieurs à ceux d'un libre marché en éducation puisque le contrôle de l'État sur ce domaine est aussi très grand. Avec des formations moins dispendieuses, elles seront plus abordables aux gens qui sont moins nantis. De toute façon, même actuellement les études "gratuites" ne sont pas orientées pour ceux qui sont tellement pauvres qu'ils vivent dans la rue. Ce sont plutôt les pauvres qui sont tout de même capables de se tirer d'affaires mais qui font un petit salaire et qui ont la capacité intellectuelle d'aller aux études.
Un autre problème de la gratuité de l'enseignement vient au moment de faire un choix de programme. Est-ce mieux d'étudier dans le programme A ou B? Beaucoup trop d'étudiants sont aux études sans savoir où ils vont et gaspillent des ressources importantes. Le fait que les programmes soit tous presqu'au même prix empêche de faire un choix rationnel (coût des études vs chances d'obtenir un emploi et rémunération). Aujourd'hui, s'il y a trop de demande pour un programme, on le contingente. Dans un libre marché, on augmente le prix! Quand les prix sont plus hauts, les établissements savent que le programme est en demande et donc offrent plus de cours, ce qui fait redescendre le prix. Sans cette mesure de prix, il est impossible de savoir comment les différents acteurs (étudiants, universités, employeurs, etc.) valorisent un programme plutôt qu'un autre.
Le concept d'accréditation pousse aussi au conformisme auprès des établissements d'enseignements. Si elles ne font pas ce que le Ministère demande, elles peuvent se faire exclure du réseau et donc ne plus reçevoir de subventions. C'est le genre de système qui incite à la corruption généralisée de l'enseignement.
Rédigé par : Sylvain Falardeau | 25 août 2007 à 17h24
Par curiosité, j'ai fait une petite recherche sur Google pour voir un peu ce que l'on disait sur les structures routières avant l'effondrement de la Concorde. Effectivement, il y est mentionné que seulement un peu plus de la moitié des structures est en bon état. Cependant, je n'ai pas vraiment lu nulle part que les structures dégradées risquaient de s'effondrer à relativement court terme. (Disons dans les 5 ans) Peut-être quelqu'un pourrait-il me donner un lien en ce sens? Les gens les plus inquiets se sont regroupés en 2005 sous la bannière " Coalition pour l’entretien et la réfection du réseau routier du Québec" et ont publié un rapport. ( http://www.andrelegare.com/pdf/Coalition-etude.pdf )
Qui sont ces gens? Essentiellement des constructeurs de routes et des fabricants de béton et d'asphalte.
Les ingénieurs inquiets auraient peut-être dû se montrer plus clairs, parce que cela n'est pas du tout évident, d'autant que la procédure du MTQ stipule qu'un pont en danger d'écroulement est sensé être réparé immédiatement.
Honnêtement, avant l'effondrement du viaduc de la Concorde, je n'y aurait pas vraiment pensé non plus, parce que le terme de structure dégradée peut vouloir dire à peu près n'importe quoi, surtout présenté par des gens qui ont un intérêt certain à faire dépenser le gouvernement dans une branche ou une autre.
Cela ne constitue cependant toujours pas une preuve que quelqu'un savait que la Concorde ou autre était sur le point de s'écrouler, même en tenant compte de la fameuse note de Mario Dumont lors du dernier débat des chefs.
Je n'avais pas pensé à faire intervenir des ingénieurs d'une autre province pour assurer l'indépendance de ceux-ci. Comme quoi, on ne peut pas penser à tout.
Rédigé par : Carl-Stéphane Huot | 25 août 2007 à 18h19
@ Petit Rouge
"Je ne pense pas que les personnes qui dépensent l'argent des autres sont les meilleurs juges de comment cet argent doit être dépensé." (R. David)
"Pas toujours mais quelque fois oui, les gens croyait que ce viaduc serait un goufre financier, l'état leur à forcé la main et ça a été une réussitte totale. Ils seraient passés à coté d'une grosse manne sinon." (Petit Rouge)
Si je suis votre logique, lorsqu'une personne peut dépenser "mieux" qu'une autre, elle mériterait de pouvoir dépenser cet argent? Ainsi, si quelqu'un vous vole 1000$, le critère pour savoir si c'est acceptable ou non dépend de ce qu'il fera de l'argent? S'il le dépense au casino, il est "mauvais" mais s'il le dépense pour les pauvres le vol devient "une bonne chose"?
Rédigé par : Sylvain Falardeau | 25 août 2007 à 18h42
@ Carl-Stéphane Huot
"Bien que le manque d'entretien des infrastructures publiques soit un véritable problème, je ne suis pas prêt à dire que l'effondrement du viaduc de la Concorde soit nécessairement lié à un manque d'entretien ou à l'État et ses multiples manifestations."
Il est effectivement difficile de prédire tout les effets des manifestations de l'État au niveaux des routes. Un entrepreneur privé aurait pu vivre le même problème d'effondrement. Par contre, il ne faut pas oublier les faits suivants:
- les routes n'étant pas payantes, leur utilisation n'est pas régie par le marché. Les gros camions par exemple usent la route énormément mais ne paie pas en conséquence. Ils sont donc "subventionnés" d'une certaine façon. Ça incite à une sur-utilisation des routes et à la dégradation de celles-ci.
- il ne faut pas croire que parce que l'État à beaucoup de moyens financiers il peut se permettre de mieux entretenir les routes. Un des arguments contre le privé avec les routes (notamment par Petit Rouge) c'est qu'il ne voudra pas entretenir ses routes puisqu'il ferait moins de profit à court terme. Croire que l'État a plus d'intérêt à les entretenir que le privé est un mythe. Le propriétaire à beaucoup plus à perdre que le simple gestionnaire. Surtout si ce gestionnaire n'a que peu de chance de reçevoir de blâmes pour ses actions.
@ Francois Mottard
"Le Gouvernement, c'est la culture de l'irresponsabilité et comme le Gouvernement c'est nous, l'orphelin de 8 ans est aussi responsable de l'effondrement du viaduc qui a tué ses parents que les inspecteurs qui n'ont pas vérifié l'historique des réparations."
C'est une proposition intéressante, "le gouvernement c'est nous". Mais ceux qui n'ont pas voté pour le gouvernement élu, est-ce aussi le cas? Et ceux qui ne votent pas du tout?
De plus, si nous sommes *tous* également responsables de toutes les actions de l'État, ne serait-ce pas normal que *tous* paient également pour réparer les problèmes? C'est comme si deux personnes sont impliqués "également" dans une négligence criminelle mais qu'un des deux ne paie pas parce qu'il n'a pas assez d'argent. Peut on vraiment affirmer que la responsabilité est partagée *par tous* si les conséquences ne le sont pas?
Rédigé par : Sylvain Falardeau | 25 août 2007 à 19h16
@Petit rouge
''Et alors pourquoi ces personnes ne le produiraient pas gratuitement, si l'aregnt n'a pas court, les gens n'ont pas besoin de salaire pour vivre.
Et ce n'est pas de l'esclavage (involontaire), c'est plutot du bénévolat (volontaire)''
QUOI! QUESSÉ ÇA! Ok. on va partir de la base.
Un cultivateur se lève a 5h du matin et se couche a 23h le soir, tous les jours, pour produire de la nourriture. Selon vous il faudrait qu'il DONNE son labeur aux autre, meme a ceux qui eux décide de ne rien faire de leur vie? POurquoi il ferait ça? En échange de service? Ça devient donc du troc. L'argent, selon moi, n'est ni plus ni moins qu'une forme de troc standardisé.
Autre question. Si l'argent n'a plus court, pourquoi quelqu'un produirait QUOI QUE CE SOIT pour les autres? ET votre précieux gouvernement ira chercher ses ressources comment?
"Et alors pourquoi ces personnes ne le produiraient pas gratuitement" Elle est vraiment bonne, Petit rouge vous avez fait ma semaine!!!
Rédigé par : sebastien fortin | 25 août 2007 à 19h48
@Sylvain Falardeau
J'ai mal exprimé mon sarcasme. L'idée que le Gouvernement c'est nous ou représente le peuple est quelque chose que j'ai entendu souvent et que je considères dans la catégorie des curés du Moyen Age qui blamaient le manque de prières du peuple pour la folie du roi.
Rédigé par : Francois Mottard | 25 août 2007 à 22h28