CSST: peut-on imaginer un système plus injuste?
Les organismes gouvernementaux ont pour mandat de fournir un service de qualité à la population. Ces organismes, étant des monopoles d’État, ont un pouvoir absolu sur les gens et les entreprises avec qui ils transigent. Ils ne subissent jamais les conséquences de leur ineptie. Ils sont surtout concernés par leurs règlements de gestions internes et par les priorités politiques du moment. La journaliste Jacinthe Tremblay dans son texte intitulé « Batailles de factures en santé et sécurité », publié dans La Presse du 20 août, relate l’histoire d’horreur vécue par Transport SAS Drummond et son employé.
On y apprend que l’employé en question s’est blessé à un poignet en avril 2002. Sa condition nécessitait une intervention chirurgicale. L’intervention, prévue en août, est reportée à cause d’un manque d’équipement au Centre hospitalier de l’Université Laval. L’employé sera finalement opéré en juillet 2004. Malheureusement, cette histoire d’horreur ne se termine pas là. La conseillère en réadaptation de la CSST étant absente, l’employé a dû endurer son état d’handicapé sept mois additionnels. Une attente de deux ans et dix mois! Peut-on imaginer un système plus inepte? Il est inacceptable qu’un organisme, quel qu’il soit, ait le pouvoir de condamner un être humain à un tel sort. Y aura-t-il des accusés, un procès, éventuellement des coupables? Bien sûr que non, les monopoles gouvernementaux bénéficient d’une impunité totale.
La CSST a pour mandat de facturer à l’employeur les frais des prestations versées aux employés victimes d’un accident. Toutefois, dans certaines circonstances, lorsque les délais sont exceptionnellement longs, la CSST se rembourse à même une cagnotte financée par l’ensemble des employeurs. Dans ce cas-ci, la CSST a jugé que l’employeur devait rembourser le total de la facture. Décidément, la notion de délai exceptionnel n’a pas la même signification à la CSST que pour le commun des mortels...
L’employeur conteste la décision de la CSST devant la Commission des lésions professionnelles. La CLP, un autre organisme gouvernemental, juge que la portion du délai découlant du système de santé était exceptionnelle et ne devait pas être imputée à l’employeur. Toutefois, dans la même décision, elle juge que l’employeur doit rembourser les frais des prestations de sept mois dues à l’absence de la conseillère en réadaptation. Selon Me Marie-André Miquelon, de la Société québécoise d'information juridique, la CLP a l’habitude de rejeter les contestations des employeurs lorsque les lourdeurs de la CSST ou du système de santé sont responsables des retards.
Peut-on imaginer un système plus injuste? Injuste surtout envers l’employé qui a dû endurer son état d’handicapé pendant 2 ans et dix mois. Injuste aussi envers l’employeur qui, déjà pénalisé par l’absence de son employé, doit en plus payer les frais causés par l’ineptie de la CSST. L’un comme l’autre sont les victimes bien involontaires de l’étatisme. L’étatisme a pour résultat de briser le lien naturel qui doit exister entre «décision» et «conséquence». Ainsi, les fonctionnaires des monopoles gouvernementaux, bénéficiant d’une impunité totale, n’ont pas à se soucier des conséquences de leurs décisions sur les individus et les entreprises.
Serge Rouleau, éditeur
le magazine nagg
L’effondrement du viaduc de la Concorde est maintenant un événement connu de toute la population québécoise. La mort de quelqu’un est toujours une tragédie. La mort de plusieurs personnes due à l’incompétence de politiciens et de bureaucrates est une tragédie d’autant plus dramatique qu’elle pouvait être évitée. Nous nous devons, à la mémoire des victimes et par respect pour leurs proches, d’en tirer les leçons qui s’imposent. Malgré une couverture médiatique impressionnante de l’événement et des travaux de la commission d’enquête, les principaux médias ne semblent pas vouloir tirer les bonnes leçons de cette tragédie. Ils semblent plus enclins à entretenir le «spectacle» qu’à faire ressortir les vraies leçons nous permettant d’éviter des tragédies similaires dans le futur. Selon moi, les principales leçons à tirer de cette tragédie sont:
Richard Bédard (La Presse
Je discutais récemment avec des gens reliés au domaine des énergies nouvelles à propos de la rentabilité de la géothermie. En faisant un petit calcul mental de coût d'opportunité de la géothermie, en comptant le manque à gagner en intérêts du capital immobilisé, il semble, sous toutes réserves, que la solution la plus rentable soit de ne pas utiliser la géothermie, de consommer plus d'électricité et d'investir le capital à 5% d'intérêt au lieu de l'investir dans une pompe à chaleur. C'est alors que quelqu'un a rapporté les inquiétudes de certains ex-chercheurs d'Hydro-Québec...
À qui appartient Hydro-Québec? Aux citoyens ou au gouvernement? Le 29 août prochain, l’Institut économique de Montréal tiendra
Samuel Auger (Le Soleil): Caroline Parent veut se refaire un nom. Ou plutôt abandonner le sien. La jeune femme de 27 ans veut supprimer le nom Parent de son identité et laisser toute la place à celui de son mari, Karl Lamirande. Une pratique illégale au Québec depuis un quart de siècle. Pour sa nouvelle quête d'identité, elle s'est même adressée par lettre au premier ministre Jean Charest. La jeune femme de Gatineau n'en démord pas. Née à Ottawa, elle ne comprend pas cette exception québécoise, notre province étant la seule à obliger les femmes à conserver leur nom de famille après le mariage. «Je ne suis pas pour que ce soit une obligation pour la femme de prendre le nom de son époux, je veux simplement avoir le choix», a-t-elle déclaré à la Presse canadienne. Malgré ses démarches auprès des médias et sa sollicitation de Jean Charest, la jeune mariée risque d'échouer. «Je ne vois vraiment pas comment elle pourrait contester la loi québécoise», commente Louise Langevin, spécialiste du droit des femmes à l'Université Laval. «Garder le nom de famille du mari, c'est moyen-âgeux, c'est féodal. C'est un peu comme les chevaux qui changent d'écurie, c'est passer de la propriété du père à celle du mari.» La réforme du Code civil du Québec en 1981 a introduit cette interdiction afin de refléter dans le mariage l'égalité entre les hommes et les femmes. «Accepter sa requête, cela serait dangereux pour les droits acquis des femmes, ajoute Louise Langevin. Les droits généraux des femmes doivent être supérieurs à son objectif personnel.»
Il y a quelques semaines, je suis allé visiter des copains au centre de l'État de New York. Un État magnifique. Merveilleuses campagnes, et malgré




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