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06 novembre 2007

Commentaires

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Bruno Laplante

Faut avoir travaillé comme moi dans un hôpital psychiatrique et dans les prisons pour savoir que même les mégots ont une certaine valeur. X mégots = 1 cigarette roulée et Y cigarettes roulées = 1 cigarette manufacturée.

Michel

et le seul candidat à la présidence qui veut éliminer la Fed et rattacher le dollar à l'or et l'argent (comme cela est indiqué dans la constitution et dont la valeur précise est indiqué dans une loi toujours en vigueur datée de 1792, http://www.classbrain.com/artteenst/publish/article_131.shtml )

a amassé 4 millions de dollars en une journée Lundi

http://www.dailypaul.com/node/6126

Philippe

Est-ce que nos économistes sont idiots ou quoi ? Dans La Presse de ce matin:

« Deux camps s'affrontent. Le premier, dont nous faisons partie, pose une question très simple: quelle entreprise locale ou internationale désirant vendre dans toute l'Amérique du Nord va maintenant être assez folle pour s'implanter ou grandir au Canada, sachant qu'un dollar canadien hors contrôle rend son avenir financier impossible à planifier et à prévoir? Aussi bien s'installer aux États-Unis. »


C'est pas le dollar canadien qui est hors de contrôle, c'est le dollar US. Ils ne sont même pas capables d'identifier les bonnes causes. Doit-on se surprendre qu'ils proposent des solutions complètement absurdes ?

Jean-François Hébert

Le plus grave dans tout ça, c'est que la solution que les chroniqueurs de La Presse proposent, une monnaie unique, est à 95% un dollar américain et à 5% un dollar canadien.

Nous pourrions donc atteindre (un peu) plus rapidement le zéro absolu.

Tant qu'à faire des billets américains avec l'effigie de Laurier, je propose un personnage plus approprié: le monsieur à moustache du jeu de Monopoly.

David

Où puis-je trouver l'énoncé et la démonstration du théorème de régression de Mises?

Bastiat

@ David

Human Action parle du théorème de régression au chapitre 17, mais j'imagine qu'il date d'écrits antérieurs.

Je n'en suis pas un "fan" et je me demande d'ailleurs comment ce théorème s'applique au cas du suivant:
King Henry introduced the "talley stick." [aka tally stick] This was a carved wooden stick that was broken in half lengthwise. One half was kept by the Chancellor of the Exchequer and the other half was "spent" by the King. Later the halves would be matched up to prevent counterfeiting. Why you ask would anyone accept a broken stick in exchange for crops or goods of real value? What if the King only accepted those same talley sticks in payment of taxes? The king declared that only talley sticks would be accepted to pay certain taxes and if you didn't have them the king's men would knock on your door, take you away to jail by force of arms and confiscate your lands. What gave the talley sticks their value? Was it the fact that they were pretty pieces of wood or was it the fact that they were declared valuable by the king at tax time? These talley sticks circulated in England for 726 years until 1826 when the Bank of England could stand it no longer.

Martin Masse

"Où puis-je trouver l'énoncé et la démonstration du théorème de régression de Mises?"

Dans cette section de Human Action: "The Determination of the Purchasing Power of Money", http://www.mises.org/humanaction/chap17sec4.asp.

Gerry Flaychy

Théorème de régression: comment ce théorème s'applique au cas suivant:
King Henry and the "talley stick."

Ce bâtonnet ce n'est qu'une nouvelle pièce de monnaie. Habituellement, sa valeur est fixé en relation avec les monnaies déjà en circulation qu'elle va remplacer. Par exemple, 1 bâtonnet vaut 1 denier d'argent, ou 10 bâtonnets vaut 1 denier d'argent, ou encore 1 bâtonnet vaut 1 once d'or, ou autre.

Une fois qu'on a trouvé quelle monnaie a été remplacée, on recule dans le temps jusqu'à ce qu'on trouve la monnaie antécédente de celle-ci, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on trouve la commodité que la plus ancienne monnaie remplacait ou valait, ce qui peut-être assez difficile vu qu'il faut probablement reculer assez loin dans le temps. Mais supposons qu'on réussit, il se peut alors qu'on trouve que la plus ancienne monnaie, à ses débuts, valait disons 10 moutons ou 1 boeuf, ou que sais-je encore.

Le roi n'est là que pour assurer que la nouvelle monnaie va facilement pouvoir être échangée en tout temps pour l'ancienne ou pour quelqu'autre valeur ou bien que ce soit auquel les gens du temps accorde une valeur sûre, comme, par exemple, tant d'onces d'or pour tant de bâtonnets, ou encore la possibilité de payer l'impôt royal avec ces bâtonnets au lieu de le faire avec nos pièces d'or ou d'argent, ou nos animaux, ou nos récoltes, qu'on peut alors garder précieusement.

Rémi

J'ai trouvé sur digg ce vidéo de G Edward Griffin expliquant le fonctionnement de la réserve américaine.

http://video.google.com/videoplay?docid=6507136891691870450

Il n'y a qu'une chose je ne comprends pas dans son exemple, c'est comment la banque peut preter 10 000$ si elle en a reçu que 1000$. Peut-être que certain d'entre vous pourrait m'expliquer.

Gerry Flaychy

"Comment la banque peut prêter 10 000 $ si elle n'en a reçu que 1 000 $?"

La base, c'est le fait que ceux qui font des dépôts, ne les retirent pas tous en même temps, et même quand ils font des retraits, ils ne retirent pas tout.

Deuxièmement, ceux qui empruntent, généralement, ne retirent pas tout l'argent emprunté, tout d'un coup.

Troisièmement, il faut qu'il y ait un grand nombre de gens qui déposent, empruntent, font des remboursements, de façon à ce qu'il y ait toujours un certain montant d'argent liquide qui reste entre les mains du dépositaire (ici, banque) afin de faire face à la demande de fonds en liquide. C'est même calculé régulièrement par les dépositaires la quantité de fonds qui est retiré d'un mois à l'autre, de telle sorte qu'ils savent combien ils doivent garder dans leur coffres, donc combien de fois ce montant ils peuvent prêter.

Tout ceci permet aux dépositaires de prendre le risque de prêter plusieurs fois le même montant, sachant que si un déposant, ou un emprunteur, vient retirer de l'argent il ne retirera pas tout, donc que le dépositaire pourra toujours lui fournir les fonds demandés. Et même si un client demande tout, à lui tout seul, il ne peut retirer tout l'argent dans les coffres du dépositaire.

Jean-François Hébert

"Comment la banque peut prêter 10 000 $ si elle n'en a reçu que 1 000 $?"

Pour compléter le réponse de Gerry Flaychy, il faut ajouter que si la banque venait à manquer de liquidité, elle peut toujours emprunter à court terme à une autre banque ou à la banque centrale.

Martin Masse

@Rémi

Il s'agit du système de "réserves fractionnaires", qui permet aux banques de ne garder dans leurs coffres qu'une portion des montants qu'elles prêtent. Il est fondé sur la confiance des déposants qu'ils pourront toujours retirer des fonds malgré tout, parce qu'ils ne le feront pas tous en même temps et que la banque aura toujours assez de réserves pour garantir les transactions courantes.

Dans notre système bancaire étatisé, cette confiance est entretenue et "subventionnée" par le gouvernement et la banque centrale. Par l'entremise de la Société d'assurance dépôt du Canada, le gouvernement garantit en effet les dépôts jusqu’à 100 000 $ - c’est-à-dire que si une institution financière vient à faire faillite, ce sont tous les contribuables qui vont devoir payer pour les pertes.

Par ailleurs, la Banque du Canada est toujours là pour « injecter des liquidités », comme elle le fait de façon massive ces jours-ci à cause de la crise du crédit, dans des institutions qui ont des problèmes de solvabilité. En d’autres termes, la Banque augmente la masse monétaire, dévalue la monnaie et fait payer à tous, par l’entremise d’une hausse générale des prix, les mauvaises décisions de certains investisseurs.

Ce système de réserves fractionnaires est naturellement instable et mènerait rapidement à des paniques bancaires sans l’intervention de l’État. Dans un système bancaire fondé sur le libre marché, il n’existerait pas (selon des économistes autrichiens comme Rothbard, pour qui il s’agit d’une fraude), ou à tout le moins les réserves maintenues par les institutions seraient beaucoup plus élevées (selon d’autres comme Hayek). Un équilibre concurrentiel émergerait entre les institutions plus profitables parce qu’elles prêteraient plus de fonds non adossés à des réserves, et celles qui susciteraient une plus grande confiance en gardant des réserves plus élevées.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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