L’organisme Privacy International vient de publier son rapport annuel sur le degré de surveillance étatique et de protection de la vie privée dans 47 pays. La situation empire presque partout. L’organisme note une tendance des gouvernements à créer des bases de données qui compilent des informations sur leurs citoyens, y compris des informations financières, des messages échangées lors de communications et des empreintes digitales. Selon le rapport, «cette tendance porte à conclure que tous les citoyens sont suspects, quel que soit leur statut juridique.»
Le Canada, malgré un recul par rapport à l’an dernier, obtient l’une des meilleures notes, derrière la Grèce et ex aequo avec la Roumanie et la Hongrie. Les États-Unis et la Grande-Bretagne, ces grands champions de l'imposition de la «liberté» dans le monde, se retrouvent parmi les pays où Big Brother étend le plus son emprise, en bonne compagnie avec la Chine, la Malaisie, la Russie et Singapour. Dans ces pays, la surveillance par les gouvernements est qualifiée d’«endémique». En Europe, la France se retrouve à l’avant-dernier rang, juste devant la Grande-Bretagne.
Tout ceci ne fait que confirmer ce qui se dessinait déjà dès le lendemain des attentats du 11 septembre. Comme je l’écrivais à l’époque, «l'hystérie des trois derniers mois pourrait se muer en état d'urgence permanent, comme durant la Guerre froide. Pendant cette période, les gouvernements pourront donc justifier n'importe quelle autre réduction de notre liberté et de nos droits en prétextant que cela est nécessaire pour gagner la lutte au terrorisme» (Comment la guerre change nos vies, 8 décembre 2001). Nous voici six ans plus tard, et c’est exactement ce qu’ils ont fait.



Je vais faire parano, mais n'est-ce pas là le début de l'implantation du système que redoute la droite américaine : Un communisme mondial et abolition du droit de propriété individuelle ?
Rédigé par : WaltA | 31 décembre 2007 à 13h45
La droite américaine ne le redoute pas, elle contribue a le mettre en place. Réveillez-vous un peu.
Rédigé par : Patlafond | 07 janvier 2008 à 19h20
Imaginons ce qui pourrait arriver s'il y avait un incident terroriste nucléaire. On assisterait à une invasion de nouveaux contrôles très efficaces et très technologiques. Le pire scénario qui va malheureusement arriver un jour et plus rapidement qu'on le pense avec la féminisation de la société, est la carte d'identité nationale ou pire internationale. Cette carte aux vertus protectrices des citoyens sera obligatoire en tout temps. La peine imposée aux fautifs sera très disuasive et punissable au niveau criminel, puisque la sécurité est menacée on ne peut badiner avec ce genre de crime. Cette carte contiendra des données biométriques auxquelles les policiers, dorénavant très nombreux et ayant des pouvoirs spéciaux pour le bien-être de tous, ne pourront être bernés. Ces cartes émettrons un signal en permanence de sorte que les policiers détecteront avec un simple appareil les personnes délinquantes. De plus les personnes ayant un dossier criminel et les personnes à risque (jeunes hommes un peu rebels ayant tendance à parler un peu trop ouvertement ou un peu fort) auront des cartes qui émettent un signal différent pour permettrent aux policiers bienveillant de surveiller et d'interroger ces individus. Ces pratiques faciliteront le travail des autorités et permettra aux personnes servilles de vaquer à leur occupation. J'allais oublier, le régime de dénonciation sera récompensé. Je me souviens qu'en Union Soviétique sous Staline on encourageait cette dénonciation, on a même amené une fillette au rang de héroine nationale suite à la dénonciation de son père qui est probablement mort au goulag.
Rédigé par : MartinD | 07 janvier 2008 à 21h09
"Pendant cette période, les gouvernements pourront donc justifier n'importe quelle autre réduction de notre liberté et de nos droits en prétextant que cela est nécessaire pour gagner la lutte au terrorisme ...»"
N'est-ce pas ce qui s'est passé ici même au Québec lors de la fameuse loi des mesures de guerre afin de combattre les "terroristes" du FLQ ?
Que peut-on faire pour enlever ce pouvoir au gouvernement fédéral ?
Rédigé par : Gerry Flaychy | 07 janvier 2008 à 21h49