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19 décembre 2007

Commentaires

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Gerry Flaychy

Réduire la générosité uniquement à ce qu'on déclare comme dons de charité sur notre rapport d'impôt, me semble pas mal tordu comme concept, ne trouvez-vous pas?

Depuis quand la générosité se résume-t-elle à une simple question d'argent donné?

Ceux qui donnent de leur temps ne sont-ils pas eux aussi généreux?

Ceux qui achètent une oeuvre d'art ou autre objet dans un encan de charité, le font-ils uniquement par générosité ou charité? Et s'ils le déclarent comme don de charité dans leur impôt, c'est-à-dire qu'ils en font payer une partie par le reste des payeurs d'impôt, sont-ils vraiment si généreux que ça?

La vraie générosité ne se fait-elle pas dans la discrétion et le silence?

Comment peut-on, ne serait-ce que penser à, mesurer la générosité?

Je touve cela très étrange. Mais peut-être que c'est moi qui n'y comprend rien? Si c'est le cas, alors qu'on m'explique!

Francis St-Pierre

Le calcul n'est pas parfait, mais il est probablement fiable. Ne croyez-vous pas qu'il y ait une corrélation forte entre donner "officiellement" à des oeuvres de charité et le bénévolat et autres dons de soi non calculés? À tout le moins au niveau d'une société, sinon individuellement?

Philippe Jaunet

Excellents articles (je n'avais jamais lu "choisit-on d'être pauvre") et étonnante tradition, à ma connaissance quasi inconnue en France, que celle de la guignolée.

Chez nous (ie : la France, pays en voie d'effondrement marxiste précipité) le débat porte sur les "mal logés" et les "sans abris" qui meurent dans le froid...

"Salauds de riches!", disent-ils à gauche, eux qui veulent que l'Etat intervienne pour les sans domicile fixe.

Après le DALO (""droit"" au logement opposable) et l'idée de doubler les logements "sociaux" gérés par l'Etat, l'idée lumineuse est de passer des "contrats" avec des associations par nature quémandeuses de fonds publics, de les aider à réinsérer les SDF et, bien sur, de créer de nouveaux logements rachetés par l'Etat... pendant que les "riches" continuent de donner des fonds à ces mêmes associations.

Comme c'est sympa ! mais l'ensemble des contribuables continuent, pendant ce temps, de payer et leurs impôts (comme la CSG et la TVA, que tous les Francais paient et que l'on comptabilise rarement comme impôts parce qu'indirects) et leurs loyers, souvent très elevés et pesant de + en + lourd dans leurs budgets.

Toujours les solutions de l'Etat ! Comme le disait l'humoriste Jean Yanne, si l'Etat instituait un impôt sur la connerie, il s'autofinancerait...

Sur ce, et sans aucun lien logique : bonnes fêtes de fin d'année à tous !

Sylvain Falardeau

@ Gerry Flaychy

"Et s'ils le déclarent comme don de charité dans leur impôt, c'est-à-dire qu'ils en font payer une partie par le reste des payeurs d'impôt, sont-ils vraiment si généreux que ça?"

Ainsi, toute personne qui profite d'une diminution de ses impôts "ferait payer le reste par les autres"? Ça peut sembler logique à première vue mais celà implique qu'une personne qui utilise les coupons rabais d'une circulaire serait aussi responsable des prix plus élevés que ceux qui n'utilisent pas les coupons doivent payer. Et les déductions pour enfants? Et les REER? etc.

Croyez-vous vraiment que si 50 000 personnes de plus immigraient au Québec et qu'ils avaient des salaires > 100 000$ l'impôt baisserait? Pourquoi?

Hugo

Gerry Flaychy a écrit :
« Depuis quand la générosité se résume-t-elle à une simple question d'argent donné? Ceux qui donnent de leur temps ne sont-ils pas eux aussi généreux? »

Donner de son temps = bénévolat

M. Flaychy, voici un lien qui vous renseignera davantage sur les habitudes des "généreux" Québécois en ce qui a trait au bénévolat :

Les Québécois sont derniers au Canada pour le bénévolat
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5garpRdTFyJD_-_nQ_vnUFcHlIAmA

Ils étaient probablement occupés à regarder la télé : http://www.statcan.ca/Daily/Francais/011023/q011023a.htm
« C'est à Terre-Neuve et au Québec que les gens ont passé le plus grand nombre d'heures à regarder la télévision (24,0 heures) et en Alberta qu'ils en ont passé le moins (19,7 heures).

Au Québec, les heures d'écoute des francophones ont dépassé de quatre heures celles des anglophones et de trois heures la moyenne nationale. Dans cette province, les francophones de tous les groupes d'âge, peu importe le sexe, ont regardé davantage la télévision que les anglophones, bien que l'ampleur de la différence a varié d'un groupe à l'autre.»

Gerry Flaychy

A ceux qui m'ont répondu:

Le problème que j'ai soulevé a trait à l'utilisation de la notion de générosité, à l'idée que la générosité puisse se mesurer, et en outre qu'elle puisse se mesurer à partir de déclarations d'impôts: c'est ce que je trouve aberrant.

Je comprend que d'autres ne trouvent pas ça aberrant, en commencant par ceux qui ont fait l'étude intitulée Generosity Index , puisqu'ils utilisent cette notion de générosité, et c'est cet emploi de cette notion que je conteste. Je trouve que c'est abusif.

Par exemple, comment peuvent-ils déterminer que si je déclare 1 000 $, ou 10 000 $, ou n'importe quel autre montant, dans mon rapport d'impôt, que j'ai été généreux ou non? Qu'en savent-ils?

Je connais des gens qui s'ils déclaraient 1 000 $, et que ce 1 000 $ a été effectivement donné, je les considéreraient généreux, et d'autres qui s'ils déclaraient la même chose, je les considéreraient pas mal mesquin! Comment alors des statisticiens, qui ne voient que des chiffres, peuvent-ils faire pour se prononcer sur la générosité ou non de ceux qui ont déclarés ces chiffres?

Bernard De Blois

Ce que cette étude appelle "Dons de charité" inclut en fait les donations aux organismes religieux, les dons de mécènes et ce que le commun des mortels appelle réellement un don de charité. Les dons aux organismes religieux expliquent probablement l'écart énorme entre le Canada et les USA, et probablement aussi une bonne part de l'écart du Québec par rapport au reste du pays, les Québécois étant les moins portés sur la religion il me semble. Par exemple, les mormons et les témoins de Jéhovah, il me semble, exigent à leur membres de 10% de leur revenus. En Utah, si on applique cette régle à 30% des gens, ca ressemble au 3% du revenu de l'étude....

Ensuite, les don de mécènes, par défintion des montants élevés, font sûrement monter la moyenne au Canada. Si on enlevait ainsi les dons aux organismes religieux et les dons de mécènes, je suis à peut près convaincu que le "Québécois moyen" se rapproche beaucoup du "Canadien moyen".

Tym Machine

Les québecois sont-ils plus cheap qu'ailleurs?

Peut-être que oui, peut-être que non.

Néanmoins, n'est-il pas curieux que l'on soit l'état le plus imposé et taxé en Amérique du Nord et a la fois aussi illetré économiquement.

Une grande portion de gens investissent zéro cents dans leur REER, comment imaginez-vous qu'ils aient l'ombre d'une idée que les dons de charités peuvent être déductibles d'impot???

Gerry Flaychy

Au Québec, il y a beaucoup de petits salariés qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts chaque fin de mois. Même s'ils ont droit à mettre de l'argent dans un Réer, probablement qu'ils considèrent qu'il est préférable pour eux de prendre le peu d'argent qu'ils ont pour régler les difficultés du présent plutôt que celles d'un avenir lointain.

On peut aussi se demander si investir dans un Réer est nécessairement bon pour tout le monde. Par exemple, quelqu'un qui augmente son revenu régulièrement, et qui au début paie disons 20% d'impôt, et qui se voie payant 50% d'impôt à l'âge de la retraite, peut à juste titre se demander si ça va être vraiment profitable pour lui d'investir dans un Réer, sans compter ce qu'il peut perdre du coté des pensions de retraite, plus la RRQ qui va venir s'ajouter à son revenu. Il a un calcul à faire avant de décider ce qu'il fera.

Il y a aussi ceux qui vivent de la sécurité du revenu et qui n'investissent pas dans les Réer.

Ce n'est donc pas juste une question d'être illettré économiquement.

D'autre part, l'argent qu'on met dans un Réer, on ne peut pas le mettre en même temps dans des dons de bienfaisance. Pour faire les deux à la fois, il faut donc disposer d'un certain niveau de revenu le permettant.

Et si les dons qu'on fait sont plusieurs petits dons qu'on fait ici et là, et pour lesquels on ne reçoit pas de reçus d'impôt, on ne peut les déduire de notre impôt, donc ils ne comptent pas dans les statistiques. Ce qui ne veut pas dire que ces gens-là ne sont pas généreux. Mais c'est pourtant ce que prétend l'étude « Generosity index ». Idem pour les petits salariés qui peinent à joindre les deux bouts, pour ceux qui ayant investi dans un Réer ont alors moins d'argent pour les dons de bienfaisance, et pour tous ceux dont les heures de bénévolat ne sont pas comptabilisées en termes monétaires et ensuite ajoutées à la ligne « dons de bienfaisance » de la déclaration d'impôt.

Remarquez d'ailleurs que dans les formulaires d'impôt on parle de bienfaisance, et non de charité, et encore moins de générosité! Au moins au gouvernement, ils ont quand même compris qu'il ne fallait pas confondre l'un avec l'autre.

Alors, quant à moi, pour l'index de « générosité », on repassera!

Tym Machine

On devrait compter aussi les dons que NOUS faisons aux autres et à nous mêmes.

Le travail au noir qui constitue au bas mot 10 à 15% de notre économie, des milliards perdus en impot...

Notre électricité que l'on donne à Alcan, elle devrait également être comptabilisée comme don de charité.

Nos bas tarifs pour les terres de l'Outaouais données en paturage en guise de "cottage" pour les "Québeco-ontariens", immatriculés Ontario sur leur plaque de char parce qu'ils ont une boite postale à Ottawa ou soit disant habitent chez un ami là bas mais qui dans les faits devraient payer des impôts au Québec.

Les paradis fiscaux, le scandale des commandites, les petites crosses "on the side"....

Finalement, on est peut-être plus généreux qu'on ne le pense et que les statistiques pourraient nous amener à penser à cela....

Pour l'illétrisme économique, je n'en démore pas cependant, vous irez demander cela à nos grands penseurs socialistes dans nos écoles pourquoi vont-ils enlever le SEUL cours d'économie au secondaire dans l'instruction publique???

Est-ce que notre culture serait devenu aussi insipide que la bouffe des cafétéria scolaires???

Pierre-Yves Pau

La démonstration de Martin Boyer est lumineuse, ceci dit j'avais déjà soumis cette opinion par le passé à un journaliste de La Presse tant l'explication me semblait évidente. La conclusion est que les Québécois ne sont pas moins généreux que les autres, ils sont simplement sur-taxés. c.q.f.d.

Avard

Absolument d'accord avec vous monsieur Pau.
J'aimerais donner davantage mais on est taxé sur tout au Québec.
Taxer et surtaxer! Il ne reste plus rien.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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