Les défaillances de marché et les externalités ne justifient pas l'intervention de l'État
L'évolution la plus récente de la théorie économique vise à réhabiliter l'interventionnisme de l'État en se cachant derrière une pseudoscience totalement mathématisée – afin d'éteindre toute contestation possible – qui met en scène les défaillances du marché. La théorie des défaillances du marché repose sur deux types d'arguments: les imperfections du marché d'un côté et l'existence des externalités de l'autre côté.
Ces deux arguments sont basés sur des confusions volontaires qui discréditent toute la portée de l'argumentation même si elle prend l'apparence de la démonstration mathématique. Ils sont pourtant devenus les arguments convenus de ces socialistes qui se résignent en apparence à l'économie de marché tout en considérant qu'elle ne peut fonctionner sans la béquille d'un État dont la nature régulatrice ne saurait être mise en doute.
Premièrement, ce qu'on désigne généralement par « imperfection du marché » n'est pas une imperfection du marché mais constitue tout simplement l'imperfection de l'action humaine elle-même. L'action humaine étant basée sur l'apprentissage et la découverte, elle est toujours perfectible, ce que résume l'adage populaire « l'erreur est humaine ». Ainsi, les imperfections qui frappent les décisions décentralisées des agents économiques vont aussi caractériser les décisions centralisées des organisations planifiées comme l'État et ses administrations. Dans les deux cas, que ce soient des fonctionnaires ou des actionnaires, ce sont toujours des hommes qui prennent des décisions. Mais les imperfections inhérentes aux choix publics prendront de l'ampleur au fur et à mesure que le décideur s'éloignera du champ d'application de ses décisions.




Bah si effectivement Dieu m'arrivait pour devenir le premier ministre, je voterais pour lui puisqu'il est omniscient et omnipotent. Vu le peu de chances que ça arrive par contre, en attendant, aucun fonctionnaire ne peut me dire quoi faire de ma vie.
Rédigé par: Kevin | le 18 mars 2008 à 17h44
Je préfères être libre de faire des erreurs que d'être forcé à m'en remettre à un Dieu omniprésent et omnipotent.
Si effectivement Dieu existe, qu'il est omniprésent, omniscient et omnipotent.
Pourquoi se fait-il qu'il se fait absent ?
Peut-être que même Dieu lui-même reconnaît que l'interventionnisme ferait plus de mal que de bien et que même Dieu reconnaît la valeur de la liberté au point de laisser à elle-même sa création.
Si Dieu se fait absent, c'est peut-être qu'un intervention de sa part serait plus nuisible, surtout au chapitre de la liberté.
Rédigé par: Pas de bullshit | le 19 mars 2008 à 15h53
C'est bien beau de tenter de s'affranchir de tous les contrôles étatiques, mais que font les entrepreneurs des pays moins favorisés lorsqu'ils doivent concurrencer des puissances agricoles et industrielles. En lisant le texte, j'ai tout de suite songé à la concurrence déloyale que livre l'UE à l'Afrique. En effet, que penser des porcs de l'Europe qui se cachent sous la jupe de maman l'Union pour imposer des barrières tarifères tout en recevant d'énormes subsides. Les subventions brisent aisément le développement, entre autres, de l'agriculture africaine. Les fermiers du Noir continent ne peuvent tout simplement pas rivaliser avec les bas prix des produits européens. Si les gouvernements sont trop corrompus ou pissous pour intervenir en faveur des leurs, qui d'autres peuvent le faire ?
En fin, peut être qu'il serait profitable pour eux que leurs gouvernements interviennet pour que leurs agricultures prospère au niveau industriel plutôt que tous les Occidentaux payent via les aides internationales de tous les genres.
Rédigé par: WaltA | le 19 mars 2008 à 19h58
C'est simple, pas de contrôle étatique c'est aussi pas de subvention. Dans un système de marché libre, le pays défavorisé devient très intéressant puisque tu as des terrains à bas prix, des travailleurs à bas prix et de la construction à bas prix... Par contre, plus il y a d'entrepreneurs qui s'y installe, plus le niveau de vie augmente et plus tu rattrape les pays prospère.... ce qui fait bénéficier le pays qui était au départ favorisé. Une fois à leur niveau, ils doivent innover pour rester concurentiels.
Rédigé par: Kevin | le 19 mars 2008 à 20h32
@ Pas de bullshit
Lol tu te crois comique? J'ai dit qu'un fonctionnaire n'a pas plus de moralité ou de sagesse que moi.
Pour ce qui est de Dieu, supposons qu'il existe, tu crois vraiment qu'il nous voit comme un aquarium? Qu'il s'amuse à enlever et rajouter de l'eau, à bouger les roches ou whatever? Si Dieu a bel et bien créé la terre et tout et tout... c'est juste normal qu'il n'intervienne pas, il laisse sa création, exactement comme tu l'as dis.
Rédigé par: Kevin | le 19 mars 2008 à 20h35
Dieu existe... Dieu ce sont les États. Plus un État est vengeur et dominateur, plus il régit son univers comme s'il était Le Demiurge de l'Alpha à l'Oméga... On n'a qu'à penser à : Hitler; aux patis communistes dominant outrageusement l'ex-URSS et la Chine ; à Hugo Chavez et son pétrole... etc. En dehors d'eux, il ne faut pas oublier les terroristes islamistes qui cherchent à briser le droit d'existence à l'individu.
Bref, tous les groupes autocratiques, qui détiennent LA VÉRITÉ, se croient être Dieu... et le pire c'est qu'ils imposent leurs commandements...
Rédigé par: WaltA | le 20 mars 2008 à 08h36
@ WaltA
Certes l'UE nuit à ses propres contribuables avec ses subventions à l'agriculture, c'est certain. Par contre, pour les problèmes de l'Afrique il faut chercher en Afrique. Votre théorie de la concurrence déloyale ne tient pas: elle revient à dire qu'il y a TROP de nourriture en Afrique!
À part ça, l'industrie de l'éclairage subit aussi la concurrence "déloyale" du Soleil et s'en sort pourtant. Ça ne vous rappelle rien?
Rédigé par: Bastiat | le 26 mars 2008 à 16h12
@bastiat, de toutes façons, le Noir continent va sûrement pouvoir mener les jeux de la concurrence en plaçant aux enchères des matières premières, convoitées par l'Occident, l'Eurasie et l'Asie.
Rédigé par: WaltA | le 26 mars 2008 à 20h38
@Bastiat, vous avez raison,je crois que l'industrie agro-alimentaire de L'UE forcent le gonflement exagéré des prix des denrées.
Rédigé par: WaltA | le 26 mars 2008 à 20h43
@ WaltA
Ce qu'il faut retenir, c'est que SI chaque Africain était libre individuellement de participer ou non au commerce extérieur, alors nous aurions la garantie que celui-ci est bénéfique pour tous les Africains. Ce serait alors à eux de choisir individuellement leur occupation, plutôt que de décréter "collectivement" quelle ressource il vaut plus la peine d'exporter.
Les Africains doivent individuellement et unanimement renoncer à la violence, à commencer par la violence étatique. Alors là seulement disparaîtra la corruption et reviendra la liberté nécessaire à leur épanouissement.
Rédigé par: Bastiat | le 27 mars 2008 à 09h05
Il me semble d'ailleurs que l'Afrique contemporaine fournit une illustration convainquante de ce que l'État moderne engendre essentiellement corruption et opression - le dosage entre les deux étant variable.
Rédigé par: Pierre-Yves | le 30 mars 2008 à 23h01
Parlant de défaillances du marché... une conférence ce vendredi.
http://www.creum.umontreal.ca/IMG/pdf_affiche.pdf
Rédigé par: Bastiat | le 31 mars 2008 à 18h12