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20 mars 2008

Les péquistes ont compris comment la richesse se crée

par Martin Masse

La fin de semaine dernière, alors que les adéquistes se votaient un programme axé sur les subventions massives aux géniteurs et des politiques économiques d'inspiration mussolinienne, les péquistes, comme c'est leur habitude depuis quatre décennies, tentaient de résoudre la quadrature du cercle référendaire.

Marois_voteIls ont toutefois aussi consacré une partie de leur congrès de St-Hyacinthe à «prendre le virage de la social-démocratie moderne» en mettant l'accent sur «la création de la richesse», selon les dires de leur chef Pauline Marois. Concrètement, les militants ont adopté des propositions sur l'élimination immédiate de la taxe sur le capital (le budget provincial de la semaine dernière l'a éliminée uniquement pour le secteur manufacturier et elle ne disparaîtra pour les autres secteurs qu'en 2011) et la baisse du taux d'imposition des entreprises dans le but d'accroître la productivité.

Pas mal pour un parti peuplé de gauchistes et d'obsédés de la manipulation des «leviers économiques», dirigé de surcroît par une femme qui n'a jamais fait preuve d'une compréhension particulièrement poussée de l'économie.

Hier, lors du débat à l'Assemblée nationale sur le budget, le critique péquiste des Finances François Legault se vantait de l'adoption de ces propositions, et faisait une distinction particulièrement intéressante entre deux approches sur le plan économique: celle défendue par la ministre Jérôme-Forget qui consiste à stimuler la demande (et qui se rattache évidemment au keynésianisme), et celle qui vise plutôt à lever les obstacles à la production (qu'on peut faire remonter à Jean-Baptiste Say). Il cite également le rapport Fortin, qui utilise la même logique que celle que j'ai exprimée récemment pour dire que les impôts sur les entreprises sont en fait une absurdité économique parce qu'elles retombent toujours en fin de compte sur des individus. Voici un extrait de son discours:

Mme la Présidente, au niveau économique, il y a deux approches qui s'affrontent. La première approche, c'est celle d'encourager la consommation un peu comme George Bush le fait aux États-Unis, on voit ce que ça donne, Mme la Présidente, on se retrouve avec des problèmes importants de crédit. Mme la Présidente, c'est cette approche, cette première approche axée sur la consommation, qui a été prise pas nos deux gouvernements, le gouvernement fédéral et, ici, à Québec.

En abaissant la taxe de vente, la TPS, de 2 %, le gouvernement fédéral a privé le Québec de 2,2 milliards, c'est énorme. Et, Mme la Présidente, le gouvernement du Québec est aussi coupable que le gouvernement fédéral, car il aurait pu, d'une façon très logique, au même moment, augmenter du même montant la TVQ sans effet, fiscalement, pour les consommateurs. Mme la Présidente, ça, c'est la première approche.

La deuxième approche, celle qu'on propose, c'est une approche plus structurante. Plutôt que d'investir dans la baisse de la taxe de vente, on investit dans deux priorités, Mme la Présidente: un, on investit massivement en éducation et, deux, Mme la Présidente, on réduit le taux général d'imposition des entreprises, à commencer par l'élimination de la taxe sur le capital, pour attirer des investissements, pour augmenter la productivité et éventuellement augmenter la rémunération des emplois au Québec.

Mme la Présidente, ce sont deux approches qui sont très différentes. Notre approche est appuyée par le groupe de travail de Pierre Fortin, sur l'investissement au Québec, dont le rapport a été déposé en même temps que le budget par la ministre des Finances. Dans ce document, Mme la Présidente, à la page 146, Pierre Fortin, et son groupe, dit, et je veux les citer: «En réduisant la TPS de 7 % à 5 % depuis 18 mois, le gouvernement fédéral a emprunté la voie contraire. Il s'agit à notre avis d'une mauvaise décision. L'argumentation du groupe de travail est évidemment basée sur le bien commun. Le groupe de travail est conscient qu'une hausse du fardeau des taxes à la consommation n'est agréable pour personne en particulier. Quand une taxe baisse, tout le monde a envie d'applaudir et, quand une taxe augmente, nous sommes portés à protester. Mais voilà justement la vraie question: Faut-il choisir le bien commun ou notre bien personnel?

«Lorsqu'on taxe l'investissement plutôt que la consommation, par exemple en augmentant l'impôt sur le revenu des sociétés ou la taxe sur le capital, on augmente le coût d'investir. Devenant ainsi plus coûteux et moins rentable, l'investissement diminue et, avec lui, l'intérêt à innover, à implanter [une nouvelle technologie], à réorganiser le travail, à former la main-d'oeuvre, en somme le désir de faire plus avec les ressources qu'on a. Notre capacité de maintenir et d'accroître notre niveau de vie dans le futur est affaiblie.

«Les citoyens ont souvent tendance à favoriser des augmentations de l'impôt sur le revenu des sociétés ou de la taxe sur le capital, parce qu'ils sont séduits par l'idée de faire payer les riches actionnaires des compagnies. Il y a ici erreur sur la personne. L'entreprise, ce n'est pas les propriétaires. C'est l'union de plusieurs groupes intéressés: les propriétaires bien sûr, mais aussi les employés, les clients et les fournisseurs. Quand un impôt sur l'entreprise est augmenté, il retombe sur les épaules de tous, pas seulement sur celles des actionnaires.» Fin de la citation, Mme la Présidente.

Et, Mme la Présidente, je pense que ce qu'on pourrait ajouter aussi, c'est: quand la ministre des Finances choisit de baisser la taxe de vente, ce qu'on fait, c'est qu'on vient réduire le prix des produits, de tous les produits, autant les produits qui sont fabriqués au Québec que les produits qui sont importés de l'étranger, par exemple de la Chine. Alors que, quand on aide les entreprises, quand on réduit l'impôt des entreprises québécoises, on vient aider à diminuer le coût des entreprises au Québec, des produits qui sont fabriqués au Québec. C'est comme ça qu'on crée de la richesse, c'est comme ça qu'on aide à avoir des emplois payants au Québec. Mais, Mme la Présidente, cette approche, qui est d'ailleurs l'approche qui a été utilisée dans les pays scandinaves, en Irlande, c'est une approche qui demande du courage, et ce gouvernement n'en a pas, de courage, Mme la Présidente.

Legault_2Mme la Présidente, je reviens sur les propos de la ministre des Finances vendredi dernier. La ministre des Finances a dit qu'on ne serait pas capable de vendre une telle approche au PQ. Mme la Présidente, eh bien, j'annonce à la ministre des Finances, si elle ne l'a pas entendu déjà en fin de semaine, que les militants du Parti québécois ont appuyé presque à l'unanimité cette approche économique courageuse en décidant de mettre l'accent sur deux priorités: des investissements massifs en éducation, et une élimination de la taxe sur le capital et une réduction de l'impôt des entreprises au Québec pour attirer des investissements, pour améliorer la productivité et améliorer les revenus des Québécois et des Québécoises. Mme la Présidente, je comprends que la ministre des Finances n'est pas capable de faire la même chose avec les militants du Parti libéral du Québec.

On ne peut pas être d'accord avec tout ce que dit M. Legault, par exemple lorsqu'il dénonce la réduction de la TPS et le refus du gouvernement provincial d'augmenter sa TVQ de façon correspondante - toutes les taxes doivent être réduites, y compris celles-là, même si elles ont des effets économiques moins pernicieux que les impôts sur les investissements et les entreprises. Il ne faut pas non plus se faire d'illusion sur les autres politiques interventionnistes et redistributionnistes prônées par le PQ. Mais tout de même, ces propos sont encourageants.

En souhaitant réduire le fardeau fiscal des entreprises pour encourager la création de richesse, les péquistes semblent avoir compris l'essentiel de la logique économique sur ce plan. Dans le débat majeur qui se tient en ce moment sur les solutions à apporter à la crise financière, ils sont du bon côté: ce n'est pas la consommation qu'il faut encourager en s'endettant plus, mais bien la production en réduisant les impôts des entreprises. Voilà une position qui relève du libéralisme classique et du bon sens économique, bien plus que celles des deux autres partis.

Cela démontre une fois de plus que les étiquettes politiques n'ont pas vraiment d'importance. Clinton le démocrate a limité la croissance de l'État américain, alors que son successeur censé défendre un point de vue conservateur l'a fait croître à une vitesse record. Le gouvernement qui, depuis un demi-siècle, a le plus diminué l'État et mis en place des politiques pro-marché à Ottawa est celui de Jean Chrétien au milieu des années 1990, et non un gouvernement conservateur. Entre les gouvernements péquistes et libéraux qui se sont succédé à Québec depuis 1970, il est impossible de déterminer lesquels ont été les plus activistes pour faire croître l'État - tous l'ont fait à peu près également.

L'important n'est donc pas de perdre notre temps à faire avancer nos idées dans un parti qui semble superficiellement y être plus favorable, mais de les faire comprendre par le plus de gens possible dans tous les milieux. L'un et l'autre parti en adopteront certaines. Aucun ne le fera de façon vraiment cohérente. Mais les pressions sociales au sein de l'élite ainsi que l'opinion publique les pousseront tous dans le bons sens à mesure que ces idées seront plus largement partagées. C'est la seule façon pratique de renverser un processus d'étatisation qui se poursuit depuis un siècle.

Commentaires

@Martin

Que pensez-vous de cette analyse de Pierre Fortin, avec laquelle je suis personnellement tout à fait d'accord:

«En réduisant la TPS de 7 % à 5 % depuis 18 mois, le gouvernement fédéral a emprunté la voie contraire. Il s'agit à notre avis d'une mauvaise décision. L'argumentation du groupe de travail est évidemment basée sur le bien commun. Le groupe de travail est conscient qu'une hausse du fardeau des taxes à la consommation n'est agréable pour personne en particulier. Quand une taxe baisse, tout le monde a envie d'applaudir et, quand une taxe augmente, nous sommes portés à protester. Mais voilà justement la vraie question: Faut-il choisir le bien commun ou notre bien personnel?

«Lorsqu'on taxe l'investissement plutôt que la consommation, par exemple en augmentant l'impôt sur le revenu des sociétés ou la taxe sur le capital, on augmente le coût d'investir. Devenant ainsi plus coûteux et moins rentable, l'investissement diminue et, avec lui, l'intérêt à innover, à implanter [une nouvelle technologie], à réorganiser le travail, à former la main-d'oeuvre, en somme le désir de faire plus avec les ressources qu'on a. Notre capacité de maintenir et d'accroître notre niveau de vie dans le futur est affaiblie."

Et aussi:

"Et, Mme la Présidente, je pense que ce qu'on pourrait ajouter aussi, c'est: quand la ministre des Finances choisit de baisser la taxe de vente, ce qu'on fait, c'est qu'on vient réduire le prix des produits, de tous les produits, autant les produits qui sont fabriqués au Québec que les produits qui sont importés de l'étranger, par exemple de la Chine. Alors que, quand on aide les entreprises, quand on réduit l'impôt des entreprises québécoises, on vient aider à diminuer le coût des entreprises au Québec, des produits qui sont fabriqués au Québec. C'est comme ça qu'on crée de la richesse, c'est comme ça qu'on aide à avoir des emplois payants au Québec. Mais, Mme la Présidente, cette approche, qui est d'ailleurs l'approche qui a été utilisée dans les pays scandinaves, en Irlande, c'est une approche qui demande du courage, et ce gouvernement n'en a pas, de courage, Mme la Présidente."

Crisse, si Legault continue de même m'a p'têt ben renter au Québec un de ces jours moé...

PS @Martin

J'ai bien lu votre position sur le fait que la taxe de vente doit être réduite, mais autre que cette position n'est pas motivée autre qu'idéologiquement, je me place sur le plan du pragmatisme ou 'entre deux maux, il faut choisir le moindre'.

Le point que Martin Masse soulève est légitime: idéalement, il faudrait baisser TOUTES les taxes. Mais à choisir entre l'augmentation des impôts des particuliers, l'augmentation des impôts des entreprises et l'augmentation de la TVQ, celle-ci est le moindre mal.

Aucun impôt n'est justifié, que ce soit par la taxe de vente ou l'impôt sur le revenu. Par contre, on tombe encore plus bas lorsqu'on fait des déclaration comme la ministre des finances.

Petit détail : "Faut-il choisir le bien commun ou notre bien personnel". What the fuck does that mean????
C'est quoi ça le bien commun vs bien personnel? le bien personnel de tout le monde devient le bien commun non?

L'affirmation suggère que les taxes à la consommation sont pour le bien commun et ça me fait reculer d'avance.

un autre : "autant les produits qui sont fabriqués au Québec que les produits qui sont importés de l'étranger, par exemple de la Chine" Ça suggère encore un protectionnisme, il n'y a pas à encourager ou décourager qui que ce soit, chaque produit est fait par un être humain, il n'y a pas de eux ou nous. Anyway si les gens veulent encourager les entreprises locales, c'est un choix personnel. En passant, c'est quoi local? Est-ce que le Vermont est moins local que la Colombie-Britannique? Bien sur c'est pas le même pays........ Les frontières géopolitiques ne déterminent pas vraiment mon sens de proximité...

"quand la ministre des Finances choisit de baisser la taxe de vente, ce qu'on fait, c'est qu'on vient réduire le prix des produits, de tous les produits, autant les produits qui sont fabriqués au Québec que les produits qui sont importés de l'étranger, par exemple de la Chine. Alors que, quand on aide les entreprises, quand on réduit l'impôt des entreprises québécoises, on vient aider à diminuer le coût des entreprises au Québec, des produits qui sont fabriqués au Québec"

Kevin, en autant qu'il n'y ait pas de subventions et que les règles du jeu soit les mêmes pour tous y compris les investisseurs étrangers et les importateurs, je ne vois pas de protectionnisme coercitif à favoriser une meilleure production locale, du moins pas dans cette déclaration. Et si un soulagement du fardeau fiscal des entreprises faisait en sorte que les gens décident eux-mêmes d'acheter localement plutôt de décider d'acheter des importations parce que les produits québécois sont trop chers ou inexistants comme en ce moment?

@ Pierre-Yves,

Je ne vois pas pourquoi il nous faudrait choisir entre ces différentes taxes même si, je le répète, certaines sont plus néfastes que d'autres. Un gouvernement qui décide de réduire ou ne pas augmenter une taxe ne devrait jamais être critiqué pour cela.

Une alternative plus pertinente aurait été de dire à la ministre Jérôme-Forget: compte tenu que vous avez à juste titre choisi de ne pas augmenter la TVQ, est-ce que vous pouvez trouver 700 milliards $ de dépenses à couper pour éliminer tout de suite la taxe sur le capital? Elle a préféré distribuer ces millions en subventions à divers groupes de pression au lieu d'accroître immédiatement la compétitivité de nos entreprises.

Kevin soulève d'autres points qui m'énervaient aussi dans le discours de Legault. Il faut rester réaliste, nous sommes véritablement gouvernés par des illettrés économiques, et quand ils font preuve d'un certain bon sens, on en atteint rapidement la limite.

Mais lorsqu'un politicien démontre enfin qu'il comprend que la consommation n'est pas le moteur de l'économie, il fait un pas dans la bonne direction et il est bon de le souligner!

Ah mais comme je le disais, David, encourager local il n'y a rien de mal, c'est l'histoire de "conscience sociale" d'acheter local qui est ridicule. C'est que le discour cité exprime trop le protectionnisme. Le but est l'allègement de la fiscalité entrepreneuriale, sa conséquence sera certainement de faire baisser les prix des produits locaux et peut-être augmenter l'achat local. Tant mieux alors pour ceux d'ici, mais jamais de ma vie je ne vais opposer les travailleurs d'ici à ceux d'ailleur. Un marché étranger doit d'abord se prouver et payer pour le transport, il part déjà en bas de celui qui produit ici.

Tout ce qui est encouragement par le gouvernement est coercitif, le reste, les choix individuels, ne me concernent pas puisqu'ils ne me touchent pas. La moralité ne revient pas à l'état mais elle est une affaire d'individu.

Petit parallèle, l'état se met de plus en plus dans nos vie pour une histoire de moralité et tout, de conscience ecologique, embarque des incitatifs pour ci et ca... Est-ce qu'on vas voir arriver bientôt des loi contre l'adultère? Est-ce que le fait de tromper son chum/sa blonde vas être criminalisé? Avec des peines pour l'autre partenaire aussi peut-être? Ça serait facile à justifier et les groupe féministes seraient probablement pour (ca dlair qu'il y a juste des hommes qui sont infidèles!! haha). On pourrait invoquer les conséquences psychologiques pour la personne cocue et tout ce que ça entraine (des frais pour le psy, des jours de travails manqué, toute une belle démagogie qui est très souvent utilisée en politique). À ce que je sache aucun gouvernement occidental n'a avancé vers ce point mais... vu où on est rendu (nationaliser les garderies)(mettre des loi contre les cellulaire au volant), ça serait un prochain step non?

Sans explicitement "encourager" les entreprises locales, le fait de "non-décourager" toutes les entreprises n'est pas du protectionnisme mais cela va aider encore plus les entreprises locales par conséquent.

@ Kevin,

Le bien commun est celui de ceux qui n'en ont pas mais qui aimeraient avoir celui de ceux qui en ont.

Pardonnez mon cynisme, mais un tel discours du PQ, sortant de nulle part dans un parti qui n'a jamais été trop pro-entreprise et libre marché... ça sent l'opportunisme "cheap" et une tentative à cinq cennes d'amadouer les électeurs drouatistes. Si ce plan était le produit d'une profonde réflexion et remise en question du parti, réparti sur une certaine période de temps, j'en aurais été impressionné, mais pour moi ça ne reste que du vent. Je ne changerai que s'ils maintiennent ce discours, convainquent leurs militants que c'est la voie à suivre et joignent la paroles aux actes.

David, les taxes de vente et de propriétés sont justifiées. Depuis la nuit des temps, les gouvernements taxent ceux qui vivent et vendent sur leurs territoires. C'est leurs prérogatives et c'est comme cela qu'ils peuvent se payer des forces policières, des armées, ainsi que des infrastructures urbaines. Si vous ne voulez plus payer ni taxes ni impôts, allez vivre dans le Sahara. Là, peut être qu'aucun gouvernement ne va vous taxer, mais votre vie ne tiendra qu'à un fil...

En ce qui a trait avec le PQ, je me méfie d'un parti : qui s'immisce dans la vie privée des gens ; qui cherche à "éduquer" en matère de nutrition et de sexualité. Sans compter que le PQ s'efforce de pousser les enfants en bas âge dans des garderies ou des éducatrices se croient des professeures d'université, plutôt que d'encourager le développement des familles. Aussi je déteste le PQ parce qu'il prévilégie l'émigration en provenance des pays francophones, majoritairement issue du tiers monde. Pire encore, je ne voterai jamais pour une "secte" politique qui se tient trop près des milieux artistiques et syndicaux.

@Martin Masse,

Politique et Économie ne font pas bon ménage. Il y aura toujours PLUS de pauvres que de riches.

Le Québec étant une province riche en pauvres et pauvre en riches, les politiciens vont se soucier d'abord et avant tout de gagner les élections AVANT de faire fonctionner l'économie.

Ils ne sont PAS illetrés économiques, ils SAVENT très bien qu'ils TUENT l'économie Québécoise.

Mais l'économie, en politique, passe au second plan. Ce qui passe en premier c'est gagner les élections.

Or, comme il y a un bassin énorme de pauvres avec droit de vote au Québec, les politiciens vont préférer détruire l'économie plutôt que de perdre les élections.

Il faudrait que dès qu'un électeur reçoit une largesse de l'état il perde son droit de vote.

Si tu es sur le BS, si tu fais partie d'un groupe de pression de pauvres, si tu fais parti d'un syndicat des travailleurs de la fonction publique tu devrais PERDRE ton droit de vote.

Même chose si tu es un riche propriétaire d'entreprise qui reçoit une subvention de l'état.

Dès que l'état te paie quelque chose en argent que tu n'as pas gagné, tu devrais perdre ton droit de vote.

Autrement dit, presque plus personne n'aurait de droit de vote et nous serions dans une dictature à la Pinochet.

Suis je le seul à penser que les assistés sociaux ne devraient pas avoir le droit de vote?

En effet, comment quelqu'un qui ne contribue en rien au bien être dit "collectif" et qui, au contraire, détourne à son profit (que ce soit justifié ou non) une partie des ressources des autres peut il prétendre avoir un quelconque droit de parole sur la gestion de l'état?

Tu payes, tu votes... Tu payes pas, tu votes pas... C'est peut être simpliste mais ça me semble juste.

En France, on ne dit pas "impôt", mais "recette fiscale" (quand on les augmente), et "charges" (quand on les baisse).

@ClaudeB,

Merci d'appuyer mon opinion.

Ceux qui travaillent et qui paient des impôts auraient le droit de vote. Sauf s'il reçoivent un chèque de subvention BÉBÉ-BONUS à la ADCul.

Comme je le disais, je suis tellement déçu de la politique au Québec que je vais annuler mon vote en faisant un X dans toutes les cases.

@ ClaudeB

Je trouve votre idée intéressante. Il faut se rappeler qu'à une certaine époque, pas si lointaine, les détenus n'avaient pas droit de vote et qu'il fallait être propriétaire pour voter. Mais aucun parti ne voudra seulement y penser, ils aimeraient plutot faire voter les jeunes de 16 ans.

@ClaudeB,

"Suis je le seul à penser que les assistés sociaux ne devraient pas avoir le droit de vote?"

NON, car je le pense aussi, et probablement que PLEIN de monde écoeuré des impôts le pensent aussi.

Il ne devrait pas y avoir d'élections générales où tout le monde s'en va voter dans une urne.

Le vote devrait se faire en même temps qu'on remet son rapport d'impôts. Sur son rapport d'impôts, il devrait y avoir une case spéciale où l'on inscrit le parti politique pour lequel on vote.

À tous les ans, en période d'impôts, le gouvernement ferait le décompte des VOTES-FISCAUX et ces votes détermineraient QUI est au pouvoir pour une prochaine année.

Par exemple, un gouvernement charest qui a instauré le Régime Québécois d'Assurance Parentale ( une mesure Péquiste à l'origine) aurait automatiquement PERDU mon vote lors de la période d'impôts.

Un ADQ au pouvoir qui instaurerait le programme des BÉBÉ-BONUS perdrait mon vote pendant la période d'impôts.

De plus, on devrait pouvoir expliquer POURQUOI on vote pour tel candidat.

Cela me ferait plaisir d'expliquer, durant la période d'impôts que je vote pour le bloc POT parceque je suis écoeuré des politiques fiscales des 3 grands partis de CUL soit le PLCUL, l'ADCUL et le PÉCUL.

Que si ils veulent ravoir mon vote, ils devront baisser mes impôts, retirer le RRQ, abolir l'assurance médicaments, abolir le RQAP etc.

Les CONtribuables se font AVOIR royalement puisque les profiteurs du système ont autant le droit de vote que les payeurs, ce qui est un NONSENS à mon avis.

Il était temps que le PQ réalise que sa vision de la sociale-démocratie ferait en sorte que le Québec s'écrase sous son propre poids économique.

De deux choses l'une, il est trop peu trop tard pour le PQ et 2ièmement, je trouve qu'il y a anguille sous roche.

Je suis tanné de voir que les partis veulent être tout pour tout le monde, à la fois à gauche, à la fois à droite, à la fois progressiste, à la fois capitaliste, à la fois séparatiste, à la fois fédéraliste.

Quand tu essaies de faire plaisir à tout le monde, tu fais chier tout le monde.

Salutations,

Tym Machine

Premièrement bonjour toutes les personnes qui ont participé,qui participe et qui participeras à ces échanges d'opinion. Ceci dit de façon sporadique et simpliste comme tout les gens de droite nationaliste, conservateur,religieux et autre allégence droitiste moi aussi j'abolirais les asti de bs de tout. Mais plus souvent q'autrement c'est des personnes qui ont un besoin spécique dans un moment donnée de leur vie que se soit pour n'importe quel raison personnel pour ces personnes j'ai un respect et un encouragement à leur apporter mais je m'éprise au plus haut point les bougons de ce monde qui en font une entreprise de père en fils ou de mère en fille ou ect. Ceci dit, cela me dégoûte totalement de juste pensée que se soit possible d'opprimer le droit de quelqu'un par rapport à son statut social ou proffesionnel. C'est hautement irresponsable et cela enclin au génocide ou à tout forme de violence. M droitiste et autre espèce de cinglé sauf tout votre respect vous aussi on devrait vous interdire le vote par urgence de prévenir des abérations politique, sociale, économique, religieuse, militaire, policière ect et je tient le même discour pour les gauchistes pur et dur. Pis en passant m droitiste un jour ou l'autre ou à chaque fois que vous consommé ou le temps de votre déclaration d'impôt ect, je suis certain que vous aussi vous faite tout en votre pouvoir pour profiter du système d'une manière ou l'autre. Pour le discour péquiste je crois que d'encourager l'industrie et non la consommation est une bonne chose et qu'il y un avenue intéressante à cela, autant du point de vue social, économique, environnementale ect. L'étatisation de façon modérée est viable je crois car l'union fait la force!!!!!!!!!! et tous qui dise le contraire devra m'apporté une argumentation de béton car tout dans l'histoire de l'humanité prouve ce que j'avance. Pour ceux qui vont me dire que la souveraineté blablabllanlalnlnln est contre cette logique je leur dit pourquoi la franceet tous les pays de l'union européenne sont des pays et des entités souveraines dans l'union .Quel belle démonstration de nation et d'union. Je ne suis pas utopiste je sais que ce modèle n'est pastoutafaitparfaitmaislaperfection dans ce monde à été crucifié ce vendredi il y a 2008 ans aproximativement.Et vener pas argumenter ce propos ce n'était qu'une phrase image qui illustrait un propos.

@Tym Machine,

Et si le PQ était gauchiste COMMUNISTE étatiste au boute dans l'âme, mais qu'ils prétendent vouloir CRÉER de la richesse afin de gagner des votes ?

Et qu'une fois qu'ils ont gagné les élections, ils lancent leurs programmes gauchistes étatistes et ne créent pas de la richesse comme ils le disent.

Je suis sûr qu'au fond, le PQ rêve d'un état tout puissant et d'un peuple soumis et que c'est de ça qu'ils ont ENVIE au plus profond.

Ils ne sont pas sincères lorsqu'ils parlent de création de la richesse.

Ils sont comme un meurtrier qui parle de justice ou un voleur qui parle d'honnêteté.

Je ne les crois pas une miette, méfiez-vous du PQ.

Ses 38 années d'histoire gauchiste étatiste est là pour nous rappeler qu'une Marois ne fais pas le moine.

Ayant récemment immigré parmi vous, je ne comprends pas encore bien toutes les arcanes de la politique politicienne au Québec mais je voudrais faire deux remarques.

1/ Dans les pays drogués à l'Etat-providence - et malheureusement la Belle Province me paraît dans un état avancé - il y a trop de gens qui ont intérêt à ce que "cela continue" pour que des élections permettent soudainement de changer de cap. L'exemple du Royaume-Uni élisant Margaret Thatcher reste une grandiose exception. En fait, le vrai courage politique est suicidaire et les politiciens, avant tout motivés par le pouvoir, le savent très bien. Beaucoup sont certes des illettrés économiques mais même ceux qui ne le sont pas savent que, s'ils veulent non seulement être élus mais rester au pouvoir, il faudra brosser dans le sens du poil. Les déclaration qui semblent aller dans le sens libertarien sont en général de simples promesses qui, comme le disait un grand cynique, n'engagent que ceux qui les écoutent.

2/ @ Martin Marois souverainiste : please, ne citez pas la France comme pays modérément étatisé : c'est un pays socialo-communiste lourdement étatisé et cela n'a rien à voir avec la notion de souveraineté. Aussi, avez-vous fait exprès de mettre toute ces fautes d'ortographe ? Etre nationaliste implique de respecter sa propre langue, faute de quoi elle est en danger.

@Marianne

Entierement d'accord avec vous sur le point 1; je ne vois pas comment un parti peut être élu au Québec en disant la vérité, puisqu'il y'a plus de gens qui n'ont pas intérêts aux réformes (fiscales en particulier), que l'inverse

En ce qui concerne le point 2, franchement je pense que la France (dont je suis originaire) fait jeu égal avec le Québec: 24% des salariés français travaillent pour l'État, mais plus d'un demi-million de salariés québécois également. Le fardeau fiscal moyen est d'ailleurs identique, la différence réside dans l'importance plus grande des taxes a la consommation en France.

Bref, pas de quoi pavoiser dans un cas comme dans l'autre...

Je ne sais pas si Pauline Marois, ex-Ministre des Finances du Québec "pas forte en chiffres" aux dires d'une amie très proche... sait comment créer de la richesse mais son mari, lui, sait comment la créer: se faire nommer président de la SGF par son épouse, faire connaître à l'organisme étatique en question les pires années de son existence et finalement, pour se récompenser d'un travail si dignement accompli, se faire octroyer une prime de départ et une rente VIAGÈRE ET TRANSFÉRABLE AU DERNIER VIVANT pharaoniques. Voilà!!!

Si les Marois étaient VRAIMENT soucieux de redistribuer la richesse autant qu'ils le prétendent, ils n'hésiteraient pas à donner à des organismes de charité la totalité de la rente viagère de Monsieur Blanchet.

Je ne veux pas faire mon stool mais on trouve Martin Masse bien condescendant sur quelques blogues gauchistes mentionnons mes amis anti-pollution, frankie, lutopium, renart leveille et radicarl.

Il est intéressant d'aller voir ce qu'il y a de bon de l'autre bord une fois de temps en temps comme on dit (pas trop souvent quand même):

http://jesopinions.blogspot.com/2008/03/la-prose-libertaire.html

pas mal de commentaireq suite à votre billet, je ne suis pas les eul à réagir ! :)

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Citations

  • « Bientôt, on va demander à l'État de nous tenir la bizoune quand on va aller pisser. Vous trouvez ça normal, vous? Est-ce si dur de se prendre en charge? »

    – Richard Martineau, « La faute aux autres», Le Journal de Montréal, 17/04/2008

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