Une réponse à Dominique Strauss-Kahn: la politique keynésienne n'est pas le remède à la crise mondiale
par Jean-Pierre Dumas, consultant international à Paris
Dans un discours prononcé le 13 février dernier au Indian Council for Research on International Economic Research (ICRIER), le directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, reconnaissait que les États-Unis ont amorcé une crise qui entraînera des ondes de choc au niveau mondial. Pour faire face à cette crise, il propose la seule solution qu’il connaisse: le modèle keynésien.
La politique monétaire keynésienne a déjà été appliquée (du moins par la Fed), «mais les États peuvent aussi utiliser la politique budgétaire. À moins que la situation s’améliore, les autorités financières dans les pays à faible risque budgétaire doivent être prêtes à utiliser le stimulus budgétaire en temps opportun et avec des objectifs précis afin de pousser la demande globale en vue de supporter la consommation privée. Naturellement il doit être temporaire… Après tout, la politique budgétaire à moyen terme consiste à épargner pour les jours de pluie et il pleut.»
C’est exact, il pleut, mais il faut se poser la question: la politique budgétaire keynésienne est-elle un parapluie adéquat et a-t-on réellement épargné quand il faisait beau?




Si L. von Mises était encore de ce monde, il répondrait "correctement", et de manière magistrale, à ce farceur illusionniste...Disons quant à nous, que le moins que l'on pouvait attendre d'une "réflexion économique" de la part d'un socialiste, c'est au moins la catégorie de sophismes du style keynésien, quand ça ne serait pas celle du "fabuleux" phalanstère fouriériste; mais bon, nous voilà revenus au folklore...
Rédigé par: Delgado | le 18 mars 2008 à 08h49
Le keynesianisme n'est pas le remède, c'est le poison.
Rédigé par: R.David | le 19 mars 2008 à 02h32