par Gilles Guénette
On apprend ce matin que les députés se la coulent douce à l’Assemblée «nationale». En 2007-2008, ils ont travaillé 455 heures de moins en Chambre et dans les commissions parlementaires que l’année précédente. C’est presque 30% de moins que l’an dernier. Le nombre d’heures de travail au Parlement est le plus bas depuis au moins 10, voire 20 ans. Le rapport d’activité de l’Assemblée nationale, rendu public cette semaine, confirme ce que toute la colline parlementaire percevait depuis un moment déjà. Le menu législatif proposé par le gouvernement est léger, et les députés ont peu de pain sur la planche à Québec. Ce qui fait dire au leader parlementaire du Parti québécois, François Gendron, «Je n’ai jamais vu ça! On assiste à une réduction très forte du travail législatif. Et un parlementaire qui ne légifère plus perd une de ses fonctions les plus importantes.»
C’est vrai qu’un parlementaire qui n’oeuvre pas à trouver (et à mettre en place) de nouvelles façons de nous taxer et de restreindre nos libertés individuelles ne doit pas avoir l’impression de faire grand-chose. Cela doit le troubler profondément et miner son moral. Qu’à cela ne tienne, les députés ont beau travailler moins en Chambre, ça nous coûte plus cher! En effet, les dépenses de l’Assemblée nationale ont grimpé d’environ 7%, passant de 114 millions $ à 122 millions $ en 2007-2008. Allez comprendre quelque chose…



Les dépenses en question, c'est l'ensemble des dépenses de l'Assemblée et des députés?
Si oui, ca s'explique parce qu'un député backbencher coute pas cher à faire vivre comparé à un député qui a du temps libre pour se promener et faire autre chose avec notre argent.
Rédigé par : Jean-François Grenier | 12 juin 2008 à 10h20
8 millions pour ne pas me faire pourir la vie avec des lois et règlements stupides, je trouve que ce n'est pas trop cher payé. Si on diminuait de 7% le nombre de comtés on pourrait peut-être récupérer notre argent.
Rédigé par : Gilles Laplante | 12 juin 2008 à 10h35
@ Jean-François Grenier
L’histoire ne le dit pas. Il s’agit d’un encadré dans La Presse de ce matin. Il va comme suit: « Les dépenses de l’Assemblée nationale ont grimpé d’environ 7%, passant de 114 millions $ à 122 millions $ en 2007-2008. Quelque 2,6 millions ont dû être versés en indemnités de départ à des employés de 56 députés qui ont été battus le 26 mars 2007. À la suite d’une étude actuarielle du Conseil du Trésor, l’État a dû augmenter sa contribution au régime de retraite des députés, un débours additionnel de 3,8 millions. Les députés ont également touché une hausse de salaire de 2%.»
Rédigé par : Gilles Guénette | 12 juin 2008 à 10h47
Encore une autre preuve que le système parlementaire est dysfonctionel. 125 députés pour 7,2 millions de personnes. Les parlementaires sont souvent des backbenchers qui font juste lever une main une fois par trimestre, that it.
Cocktails payés, prime d'éloignement, gaz payé, repas payés, est -ce qu'un député vous a déjà aidé concrètement?
Si on abolit pas le parlement est-ce qu'on peut au moins faire ce que l'Ontario a fait sous Mike Harris, sois de calquer les comptés sur ceux de la juridiction fédérale (on passerait de 125 bs de luxe à 75 et ça serait déja un bon point).
De toute façon, ce sont les maisons de sondages, les divers lobbies et la CSN qui run le Québec alors je vois pas pourquoi faudrait investir plus de millions dans cette galère et je ne vois pas comment une réforme pourrait changer (d'ailleurs les rapports dans ce cas party et show payé par les contribuables) comment on a payé pour le rapport Bédard sur l'étude de la réforme électorale?
Rédigé par : Math G | 12 juin 2008 à 13h40
D'un certain côté, je me demande si ce n'est pas un mal pour un bien: moins 'ils' légiféreront, moins ils feront de conneries. Peut-être même devrait on ne les payer qu'à la condition expresse qu'ils ne fassent rien, strictement rien, un peu comme les médecins de la cour impériale de Chine qui n'étaient rémunérés que tant que leur patient restait en bonne santé: une potiche causera toujours moins de dégâts qu'un politicien en quête de votes faciles.
Rédigé par : Pierre-Yves | 12 juin 2008 à 19h34
?!?!?! Je comprend ton point de vue Pierre-Yves mais c'est un peu weird. C'est sur que c'est mieux de ne pas se faire encadrer par des loi jusque dans les toilettes mais... de là à dire que c'est un mal pour un bien.
Tant qu'à ça tu pourras aller voir une fille violée pour lui dire qu'au moins elle n'a pas été tuée aussi..
Tout le processus politique est anormalement gros, le fait de savoir qu'ils ne font rien est pas réconfortant ou enrageant. Ce qui est enrageant c'est qu'ils existent tout court!! Le rôle de l'état c'est le respect des droits de propriété et la protection de la population contre les agressions (qui revient au même puisque notre corps est notre propriété). Qu'il soit aussi gros me répugne puisque je n'ai pas le choix.. sauf ceux qui me disent "oui, tu peux aller ailleur...". Quelle belle société..
Rédigé par : Kevin | 12 juin 2008 à 19h52
Population de l'Ontario : Plus de 12 millions d'habitants
http://www.gov.on.ca/ont/portal/!ut/p/.cmd/cs/.ce/7_0_A/.s/7_0_252/_s.7_0_A/7_0_252/_l/fr?docid=FC001035
Nombre de députés : 107 http://www.ontla.on.ca/web/members/members_current.do?locale=fr
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Population du Québec : un peu moins de 8 millions d'habitants
Nombre de députés : 125
TROUVEZ L'ERREUR!!!
Rédigé par : Hugo | 12 juin 2008 à 22h12
En plus d'être nombreux c'est quoi au fond leur activités et les services qu'ils nous offrent(ils sont supposés être nos employés(ou ées) donc nous aimerions savoir ce qu,ils font pour nous servir.
Question de même, êst-ce que quelqu,un pourrait me parler de démocratie à économie de libre marché qui n'ont pas de partis politiques et qui sont plus fonctionels.Il serait intérésant d'étudier ces modèles au liue de modèles éculés de partis politiques, de leur prostitution9au sens figuré) pour des votes, au show des même cinq -six larrons(toujours les mêmes faces qu'ont voit),.
Rédigé par : Math G | 13 juin 2008 à 12h26
Personnellement, entre deux maux, je préfère des députés qui coûtent plus cher mais qui ne légifèrent pas à des députés qui coûtent moins cher mais qui passent leur temps à tenter d'inventer un bon modèle de société.
C'est encore La Presse ce matin qui blâmait les conservateurs de présenter moins de projets de loi que chacun des trois partis d'opposition ( http://www.cyberpresse.ca/article/20080616/CPPRESSE/80615160/1025/CPACTUALITES ). Allô? Qui a dit qu'il fallait absolument présenter des projets de loi pour faire un bon gouvernement? Misère, misère...
Rédigé par : Planète Québec | 16 juin 2008 à 20h27
C'est un problème organisationnel classique, quand tu mesures la performance selon une mauvaise métrique, t'as un mauvais résultat.
Rédigé par : Jean-François Grenier | 17 juin 2008 à 00h48
@Gilles Guénette:
"C’est vrai qu’un parlementaire qui n’oeuvre pas à trouver (et à mettre en place) de nouvelles façons de nous taxer et de restreindre nos libertés individuelles ne doit pas avoir l’impression de faire grand-chose."
Finalement, regardons les choses du côté positif avec un oeil rafraichi. Peut-être est-ce une bonne chose en effet que les députés qui gèrent nos vies se la coule douce. Car les zélés qui travaillent forts sont comme les policiers zélés qui nous donnent des tickets (des taxes indirectes) pour un oui ou pour un non, ils nous coûtent cher et on aurait souhaité eux aussi qu'ils prennent ça relax et prennent une couple de journées off de plus.
Le seul inconvénient majeur est que ces députés vont recommencer à travailler le jour où ils vont découvrir qu'il n'y a plus de biscuits dans la jarre à biscuits collective pour appaiser leur gourmandise, dans le fond le jour où comme un adéquiste échevelé, ils vont se rendre compte que la marge de manoeuvre financière du Québec est inexistante, que la marge de crédit est bustée et rappelée depuis belle lurette.
Et ça d'avoir à se creuser les méninges pour trouver d'autres subterfuges pour nous taxer en hypocrite, ça va les faire royalement chier. Ils se sont fait élire député justement pour NE PAS avoir à travailler.
Rédigé par : Tym Machine | 18 juin 2008 à 21h48
@ Tym Machine
"Car les zélés qui travaillent forts sont comme les policiers zélés qui nous donnent des tickets (des taxes indirectes) pour un oui ou pour un non, ils nous coûtent cher et on aurait souhaité eux aussi qu'ils prennent ça relax et prennent une couple de journées off de plus. "
Ce parrallèlle me rappelle ce que Walter Block écrivait dans son excellent "Defending the Undefendable" au sujet des policiers honnêtes et des "corrompus"; de ceux qui suivent aveuglément le règlement et ceux qui savent s'en détacher quand c'est moralement supérieur. http://mises.org/books/defending.pdf
Rédigé par : Gabrielle LD | 23 juin 2008 à 14h34