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12 novembre 2008

Commentaires

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Jules Olivier

Tramin Assem... ce bon vieux collaborateur européen. Lol.

Bobjack

Intéressant de constater que comme ce texte a été publié sur le QL, il est facile de comprendre qu'il s'agit d'ironie. Par contre, c'est en même temps assez subtile pour imaginer que si on publiait ce texte sur une blog de gauche, il passerait pour un texte sérieux.

Bon, je ne comprends toujours pas que certains puissent prétendre que grâce à l'UE, l'Europe se libéralise. N'IMPORTE QUOI. La tendance semble aller à L'État sur l'État sur l'État etc ... Franchement encore une fois, c'est difficile d'être optimiste pour l'avenir.

MartinD

Putain de merde....je parierais qu'on est soumis aux mêmes genres d'imbécillités au Québec avec notre valeureuse UPA. Si quelqu'un en connaît un peu plus à ce sujet ça serait intéressant de voir où l'oppression bureaucratique québécoise en est rendu dans ce domaine.

Martin Masse

@ MartinD,

La réglementation québécoise prescrit que les fruits et légumes "doivent être de bonne qualité et présenter la forme, le développement et la coloration typiques de la variété." Le "calibrage", les exigences de qualité, la présentation, etc., sont décrits en détail (voir http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/P_29/P29R3.HTM ).

Je ne sais pas dans quelle mesure c'est appliqué de façon stricte mais il ne semble pas y avoir de restrictions aussi draconiennes au Québec concernant les fruits et légumes difformes, en tout cas ce n'est pas décrit explicitement.

Il ne faut toutefois pas en conclure que la réglementation ne va pas dans le détail de façon absurde. Imaginez l'inspecteur avec sa loupe qui a la tâche d'appliquer ce règlement par exemple:

"Les marques causées par la grêle peuvent couvrir une étendue totale d'au plus 1/2 pouce. Le nombre de piqûres d'insectes est limité à 3 et aucune ne peut être plus profonde que 3/8 de pouce ni toucher une étendue de plus d'un huitième de pouce de diamètre. Une marque laissée par un frottement de branche ne peut couvrir une étendue de plus d'un demi-pouce de diamètre. La tavelure admise à l'exclusion de la tavelure en pointe d'épingle est limitée à une étendue d'au plus 1/8 de pouce de diamètre. L'épiderme ne doit porter qu'une perforation et celle-ci est limitée à 3/16 de pouce de diamètre."

Marco Lapalme

Je vous rassure sur le MAPAQ, un bon ami à moi y a travaillé quelques années comme inspecteur.

Il va vous dire que, malgré toute la réglementation adoptée par le gouvernement et le ministère, il n'y a qu'une infime fraction qui est surveillée dans la réalité.

Il vous dira aussi que la majorité des inspecteurs sont des incompétents. Beaucoup sont des pseudo-intellectuels urbains, de gauche, qui ont décidé d'aller en agronomie par défaut, qui ont déniché un emploi au MAPAQ, et qui sont TOTALEMENT déconnectés de la réalité rurale et du monde de la production et de la transformation agroalimentaire.

Il vous dira aussi que les lois manquent de flexibilité et ne sont pas toutes adaptées aux réalités du cas par cas.
Mais lorsqu'on surveille, les fonctionnaires à l'inspection ne prennent pas en compte les diverses variables du milieu ou de la production: les lois sont les lois, elles doivent être appliquées à la lettre.

Eugen Gestillet

Surprenant de voir que M. Masse a permis la publication de ce texte. Il doit être en train de revoir ses positions ou il se sent généreux…

@ Martin D

Le Canada n’est pas allé aussi loin que l’UE. Dans La Presse de ce matin, on pouvait lire que selon la présidente de la Fédération des producteurs maraîchers du Québec, seuls les légumes frais de catégorie «Canada numéro un» trouvent leur chemin vers les tablettes. Les légumes imparfaits sont donnés à des organismes de charité, ou à des animaux, ou ils sont laissés à pourrir dans les champs. Et ce n’est pas à cause d’une quelconque réglementation mais à cause de la loi du marché qui conseille aux marchands de bouder les produits non conformes – il serait trop compliqué d’offrir les deux catégories de légumes, les parfaits et les imparfaits. Comme le remarque un agronome, «les acheteurs nord-américains sont très orientés vers l’esthétisme». Ils n’achèteraient pas des légumes tout croches.

Francis St-Pierre

@ "Eugen"

En effet, un autre exemple qui illustre que la réglementation est toujours néfaste. Soit elle n'est pas nécessaire, alors on paie des fonctionnaires pour rien. Soit elle est trop stricte, et on empêche les acteurs économiques d'agir dans leur meilleur intérêt commun.

Ils pourraient réguler les acteurs porno aussi. Ceux-ci devront "être de bonne qualité et présenter la forme, le développement et la coloration typiques de la variété." Les pâlottes et difformes devront aller à la charité!

Jean-Claude Küng Suisse

C'est une autre manière de laisser les producteurs déjà largement subventionnés à ne plus se donner la peine voulue pour la qualité. Un nivellement pas le bas.
On dira: quelles belles formes !!!
NUL !!!
Démantèlement de l'Etat: c'est déjà fait avec l'Europe "unifiée".
L'arrosoir des subventions a quelques trous bouchés, c'est tout.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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