« No need to lament the demise of Mario Dumont | Accueil | Money? There's plenty in Zimbabwe! »

10 décembre 2008

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

jacques barrette

Pour désétatiser le Québec on a le mur syndical à franchir. Pour le moment je ne vois pas de bon leader pour changer les choses. Un autre mur à franchir et pas le moindre: les haut fonctionnaires, ceux qu'on ne vois pas c'est ceux la qui ont la job de penser comment trouver un nouveau moyen de nous taxer et qui peuvent même prédire au gouvernement le temps de chialage que cela va causer.

Ça fait du monde à convertir même avec une crise économique majeure ils n'ont rien compris, les syndicats vont revendiquer encore des avantages, les fonctionnaires vont nous inventer des règles de toute sorte et nos élus vont aprouver. C'est bien beau la social démocracie mais le talon de paye commence à être long en maudit. Mais je me console, dans l'histoire de l'humanité tous les empires se sont effondrés et ont ne fera pas exception à la règle, en espérant qu'ils ne feront pas les mêmes erreurs dans l'avenir. Mais y a toujours des événements qui peuvent changer les choses et cela de façon radicale.

Martin Masse

Dans Le Devoir de ce matin:

"Le 8 décembre, le Parti libéral n'a guère fait mieux que son score médiocre de 2007, soit 50 000 votes de plus. Le Parti québécois n'a que 15 000 voix de plus que le désastreux résultat de 2007. Le vote adéquiste, lui, a chuté de 700 000, soit de 60 %. On peut en déduire que bon nombre de ceux qui ont voté pour l'ADQ en 2007 ne se sont pas rendus voter en 2008. «C'est comme si nous avions été capables de les convaincre que les autres options n'étaient pas valables sans pouvoir les convaincre que cela valait la peine de voter pour nous», juge Mario Dumont. Le potentiel adéquiste, il est là."

Un éclair de lucidité traversera-t-il l'esprit des adéquistes? Comme je le dis dans l'entrevue, un parti qui tire dans toutes les directions et cherche à occuper toutes les niches se retrouve avec pas de niches du tout et des supporters démotivés. Depuis un an et demi, l'ADQ a jeté toute cohérence par-dessus bord et est devenu un parti aussi en faveur de l'interventionnisme que les autres. Combien parmi ces 700 000 abstentionnistes auraient voté pour un parti promettant plus clairement et de manière cohérente de réduire la taille de l'État?

Philippe Texier

@ MM
Lors de l'entrevue avec JF, il parle sans cesse d'un gouvernement de droite.
Pourtant je ne crois pas que les libertariens soient de droite.
Pourquoi n'avez-vous pas soulevé cette distinction.
Phil

Martin Masse

@ Philippe,

"Pourquoi n'avez-vous pas soulevé cette distinction"

Si mes souvenirs sont bons, je l'ai déjà fait dans une autre entrevue avec lui, où j'expliquais que les étatistes de droite (Bush etc.) gèrent aussi mal la crise que les étatistes de gauche. C'est l'une de ces clarifications qu'il faut faire pratiquement à chaque fois qu'on discute de ces positionnements idéologiques et qui prennent des années avant de bien rentrer dans la tête des gens... Je le fais quand je considère que ça s'insère bien dans la discussion, mais cette fois je n'en ai pas eu l'occasion.

Pierre-Yves

@Philippe Texier

La droite et la gauche sont aussi etatistes l'une que l'autre. La droite, au nom d'une morale mystique qui preche le sacrifice de soi a la gloire de Dieu, et la confusion entre les valeurs religieuses et celles de l'Etat; la gauche, au nom d'une morale socialiste ou vous remplacez "Dieu" par "le prolétariat", et "valeurs religieuses" par "valeurs prolétariennes" (= anti-bourgeoises), "alter-mondialistes", "anti-capitalistes" etc...

Quelle différence? Aucune tant qu'à moi. La gauche n'existe que parce que la droite existe, et se définit par rapport à elle.

Comment en est-on arrivé là? Peut-être le socialisme ne pouvait-il s'édifier que sur les ressorts de la morale soi-disant altruiste héritée de la religion, en négatif en quelque sorte? Quoi qu'il en soit, c'est à cette morale-là qu'il faut s'attaquer, pour faire primer les droits de l'individu souverain, qui sont incompatibles avec les "droits" fallacieux de quelque groupe que ce soit.

Et malheureusement, au Québec cette morale altruiste, qui n'est qu'une escroquerie, elle est encore toute puissante; il n'y a qu'à constater la facilité avec laquelle les dirigeants syndicaux ont remplace les curés. Prétendre représenter "un groupe opprimé" semble vous donner en retour le droit d'opprimer tout le monde.

MartinD

@MM

Je comprends parfaitement que dans les entrevues avec Jeff Filion vous n'ayez pas le temps d'expliquer ce qu'est un libertarien mais néanmoins vous devriez toujours lui dire que vous n'êtes pas de droite et bien libertarien. Ça prend 5 secondes et s'il veut en savoir plus il le demandera. Vous avez régulièrement des entrevues avec lui et il a quand même une bonne cote d'écoute, les gens auront tendance à croire que libertarien=droite. Je crois qu'il représente une bonne opportunité pour inciter les gens curieux l'écoutant à faire leur propre recherche. Pour provoquer cette curiosité vous devez simplement spécifier que droite n'est pas libertarien et c'est tout.

B. Vallée

à Martin Masse :

Dans un texte consternant publié vendredi dernier dans le journal de Québec/Montréal, l’Impayable Marie-France Bazzo a salué les récents succès électoraux de la « gauche », et plus particulièrement l’élection de l’androïde Khadir. La marquise de Bazzo y voit en effet un « retour de l’espoir », pour tous les « citoyens responsables », après trente ans de « néo-libéralisme débridé». .. Sans commentaire.

Qu’une soi-disant « intellectuelle », aux yeux du grand public, se laisse aller à écrire de telles énormités dans un journal à grand tirage donne une bonne idée de la pente énorme qu’ont à remonter les idées libérales (au vrai sens du terme) dans les cerveaux constamment lessivés par la bonne pensée écolo-socialiste.

Le plus drôle, c’est que dans le même texte, Bazzo admettait que cet « espoir » (espoir en quoi, au fait ? une société communiste ?) allait fort probablement être déçu, mais qu’il fallait quand même y croire. Autrement dit : la croyance au salut collectif est absurde, mais croyez-y tout de même, il y va de votre « humanité ». Les belles âmes de « gauche » voient bien (elles l'admettent même) que le socialisme est un idéal niaiseux, mais pour elles c'est encore mieux que pas d'idéal du tout. Pénible...

M. Mathieu Hubert

Mes félicitations monsieur Masse pour votre entrevue.

Je l'ai écouté attentivement et j'ai apprécié particulièrement la partie où vous parlez des champs et des types d'actions civiles que vous proposez aux libertariens. C'est « rafraîchissant ».

Par contre, une question demeure dans mon esprit.

Robert Nozick, ce philosophe libertarien américain, proposait un Etat ultra-minimal. Malgré tout, dans une nation libertarienne basée sur les vues de Nozick, l'Etat continuerait d'administrer un système de justice (ce qui inclut une diplomatie).

Alors, pourquoi ne pas inviter les libertariens à se préoccuper du système de justice, voire à y occuper le plus d'emplois possibles?

Je comprends que votre énumération d'actions civiles ne représente pas une liste exhaustive d'actes possibles en société pour un libertarien...

Cependant, comme vous parliez de la politique publique, j'aurais pensé vous entendre mettre l'emphase sur les missions légitimes de l'Etat dans une pespective libertarienne, et du rôle que les libertariens peuvent jouer dans le cadre de ces mêmes missions.

Salutations distinguées,

Welsh
M.H.
2008

Martin Masse

@ Mathieu,

"Alors, pourquoi ne pas inviter les libertariens à se préoccuper du système de justice, voire à y occuper le plus d'emplois possibles?"

Je ne vois pas quel intérêt nous aurions à nous préoccuper aujourd'hui de bien faire fonctionner un État minimal. Nous sommes bien loin de ça. La priorité pour les libertariens à ce stade-ci devrait être d'empêcher un État gigantesque de grossir encore plus. Et surtout de diffuser les idées qui permettront peut-être un jour de le réduire. Pas de chercher à devenir des employés de l'État et un autre lobby au sein du système!

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

Visitez le QL

Ma Photo

À propos du Blogue du QL

Faites une recherche


Groupe Facebook