par Martin Masse
La Grande Dépression, comme toutes les récessions moins importantes, a d'abord été causée par l'accumulation des malinvestissements et l'effondrement du crédit qui a suivi un boom inflationniste. Mais si elle s'est prolongée pendant si longtemps, c'est parce que les gouvernements ont tout fait pour empêcher les réajustements de se produire en adoptant une série de mesures qui ont carrément cassé les jambes à l'économie privée: barrières protectionnistes, augmentation draconienne des impôts, contrôle des prix et salaires, réglementation accrue des marchés financiers, transferts massifs de ressources vers des travaux publics sans valeur, destruction de l'étalon-or, cartellisation des secteurs de production, etc.
L'une des premières mesures atroces de la Grande Dépression est la signature par le président Hoover (un interventionniste à tout crin comme Roosevelt, malgré ce que continuent d'affirmer ceux qui ignorent tout de l'histoire) de la loi Smoot-Hawley en juin 1930. Cette loi a augmenté les tarifs douaniers à des niveaux record sur 20 000 produits importés aux États-Unis, ce qui a entraîné des mesures de représailles similaires de la part de plusieurs autres pays (la logique habituelle des politiciens: si les autres se tirent dans le pied, nous aussi on va se tirer dans le pied!). À cause de cette surenchère protectionniste, le commerce aurait diminué des deux tiers à l'échelle mondiale entre 1929 et 1934, ce qui a été l'une des causes majeures de l'effondrement économique.
Va-t-on répéter les mêmes erreurs aujourd'hui? Les imbéciles qui nous gouvernent disent que non, mais nous sommes sur la bonne voie sur à ce chapitre aussi, pas seulement en ce qui concerne les politiques inflationnistes et les plans de relance gigantesques. Le Washington Post rapporte aujourd'hui que:
Only a few weeks after world leaders vowed at a Washington summit to reject trade protectionism and adhere to free-market principles as they combat the global financial crisis, a host of nations are already breaking that promise.
Moving to shield battered domestic manufacturers from foreign imports, Indonesia is slapping restrictions on at least 500 products this month, demanding special licenses and new fees on imports. Russia is hiking tariffs on imported cars, poultry and pork. France is launching a state fund to protect French companies from foreign takeovers. Officials in Argentina and Brazil are seeking to raise tariffs on products from imported wine and textiles to leather goods and peaches, according to the World Trade Organization.
The list of countries making access to their markets harder potentially includes the United States, where critics are calling the White House's $17.4 billion bailout of the U. S. auto industry an unfair government subsidy that would put foreign competitors at a disadvantage.
Though still relatively narrow in scope, the moves, observers warn, in the coming months may grow into a broader wave of protectionism. That could worsen the global financial crisis by further choking world trade, which is already facing its first decline since 1982 as the world economy sharply slows and demand dries up.
In hard times, analysts say, nations are more inclined to take steps that inhibit trade, often with dire consequences. Trade restrictions imposed by countries trying to protect domestic industries in the 1930s, for instance, escalated into a global trade war that deepened and prolonged the Great Depression.



Monsieur Masse, pourriez-vous préciser votre pensée lorsque vous dites: « transferts massifs de ressources vers des travaux publics sans valeur » s'il vous plaît?
Est-ce que vous voulez dire que les travaux publics (exemple la réfection de viaducs) est sans valeur?
Est-ce que vous voulez dire que les travaux publics en question, ceux de l'époque, était sans valeur?
Car il me semble bien que les travaux publics ont de la valeur...
Welsh
M.H.
2008
Rédigé par : M. Mathieu Hubert | 28 décembre 2008 à 01h52
@Mathieu Hubert
Dans ce paragraphe, M. Masse parle des travaux publics de la Grande Dépression. À cette époque, les autorités publiques faisaient travailler des gens pour le simple fait de les faire travailler. P.E, il y avait des travailleurs qui ne faisaient que creuser des trous et les remplir. D'autres travailleurs ont bâtis des ponts inutiles dont plusieurs sont aujourd'hui détruits ou fermés à la circulation car ils n'ont pas été rénovés faute de circulation suffisante. C'est ce qu'il entend par des travaux publics sans valeur.
Il est certain que certains travaux publics UTILES ont de la valeur. Cependant, il faut ce dire que si ceux-ci sont fait far le secteur public, l'échéancier sera presque toujours plus long et les coûts plus élevés comme dans le cas du métro se rendant à Laval.
Rédigé par : Steven | 29 décembre 2008 à 09h27