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10 mars 2009

Commentaires

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François 1

...et que vont-ils faire ces enfoirés d'interventionistes et centralisateurs: envoyer une mise en demeure au monde entier?

Jean-François Grenier

Beaucoup plus simple de mettre un firewall aux frontières réseaux de la province. La Chine pourrait même les aider à mettre en place un tel système.
Tu peux pas contrôler un secteur sans préalablement le couper du reste du monde.

Mathieu

Ça vous paraîtra étrange mais le gouvernement fédéral a voulu agir en pionnier avec le Programme d'Accès Communautaire à Internet.

On voulait donner un accès public à Internet dans tous les milieux. Aujourd'hui, quasi-tout le monde a un ordinateur et Internet à la maison mais des fonctionnaires sont toujours payés pour maintenir artificiellement ce programme et les centres créés dans les années 1990. Ils s'assurent aussi que de nouveaux ordinateurs soient achetés et des formateurs soient employés à l'occasion même s'il n'y a pratiquement aucune fréquentation de ces lieux dans la grande majorité des cas.

Au provincial, le bon guide qu'est l'État fait tout aussi mieux.
Il distribue des subventions pour brancher les communautés rurales ou isolées à Internet. Encore là, dans la majorité des lieux où ils octroient des subventions, de petits fournisseurs offrent déjà l'Internet haute vitesse par WiFi ou WiMax.

Mais l'État est là pour appuyer tout projet important. Pourquoi pas mettre des kilomètres de fibres optiques et d'équipements de plusieurs millions de $ pour brancher moins de 1 000 personnes vivant à des kilomètres de distance si ça peut rapporter électoralement ?
Les gens vont voir plus concrètement qu'on leur a posé du câblage puis des grosses boîtes...

Même chose pour les commissions scolaires, universités et collèges que l'on a encouragé à se brancher pour plus cher qu'avant avec le RISQ ou que l'on a subventionné pour brancher leurs écoles éparpillées sur leur territoire en bâtissant leurs propres réseaux dédiés en fibre optique.

Le plus triste de cela, c'est que les habitants qui vivent près des écoles ou même des fournisseurs Internet (qui voudraient bien revendre le service) n'ont pas accès aux équipements des CS qui ne sont utilisés que la moitié de l'année (quand les écoles sont ouvertes).
Ça serait pourtant là une occasion de payer une partie du coût de l'installation de la fibre tout en donnant un accès haut débit à Internet dans les quartiers et villages branchés où le service haut débit n'est pas offert...

La Grande Noirceur qui étouffait la politique québécoise ne s'est qu'amplifiée avec la Révolution tranquille... Vive nos bons guides...

Thaddé

# «Si on veut réellement profiter de l'internet, il faut savoir où on s'en va.» Quelle phrase creuse. Pourquoi avons-nous besoin d’une «vision nationale d'ensemble»? Pourquoi faut-il que quelqu'un prenne l'initiative «et guide le développement de l'économie numérique au Québec»? Elle peut très bien le faire toute seule. #

Faut vraiment ne pas connaître Internet pour affirmer de telles bêtises. Il faut faire la distinction entre l’utilisation personnelle d’Internet et l’encadrement minimal de l’industrie numérique. La notion de cybersécurité ne vous dit rien ? Le piratage industriel ? Les tenants de l’industrie numérique ont besoin d’avoir une assurance nationale de protection, tout comme les marchés financiers (pour éviter les tragédies comme Norbourg), etc. Dans les deux cas, il y a des milliards en jeu, donc, faut pas niaiser avec ça ! D’ailleurs, avec un tel encadrement, les Québécois seront sûrement moins frileux d’utiliser ce grand outil commercial qu’est Internet, ça urge !

Pierre-Etienne Fiset

Il y'a le maire d'un village en Gaspésie qui a bravé l'interdit en se branchant sur le réseau de fibre optique de l'école et en l'allongeant jusqu'à l'hotel de ville.De là il a fait installé une antenne satellite et tout le village et les environs on internet haute vitesse, marrant.

ceci étant dit, des phrases comme "Plusieurs veulent une plus grande implication du gouvernement" ça fait peur, internet est une création non gouvernemental, c'est pourquoi elle est efficace, et c'est un des derniers rempart de la vrai liberté d'expression, vous direz que ça na pas de rapport avec l'économie mais une fois que le gouvernement s'ingère dans quelque chose il essaie immanquablement de tout contrôler, ça fait froid dans le dos surtout que s'est dit avec beaucoup de légèreté.

Gilles Guénette

@ Thaddé

«Il faut faire la distinction entre l’utilisation personnelle d’Internet et l’encadrement minimal de l’industrie numérique. La notion de cybersécurité ne vous dit rien ?»

Le marché peut très bien s'occuper de tout ça. Pas besoin que le gouvernement s'en mêle.

FrancisD


@Thaddé

"Les tenants de l’industrie numérique ont besoin d’avoir une assurance nationale de protection, tout comme les marchés financiers (pour éviter les tragédies comme Norbourg), etc"

HA HA. C'est exactement pourquoi les grosses financières se sont laissé aller dans ce foutoir; parce qu'elles avaient une assurance nationale ie: backé par les payeurs de taxes. Et vous me dites que ca prend ca aussi pour les TIs ?

B. Vallée

Laisser Internet se développer « au petit bonheur la chance », au gré des intérêts individuels ? Vous n'y pensez pas !
On sait bien que les individus laissés à eux-mêmes sur le Web en arrivent vite à écrire et penser n'importe quoi, généralement des horreurs « de droite », des insanités « populistes » et « démagogiques ». Ils se laissent aller à leurs « plus bas instincts », comme dirait le grand Gérald Larose. Une utilisation trop « individualiste » du Web est socialement néfaste. Il faut étendre les pouvoirs de l'État sur le Web afin d'y imposer des « valeurs communes » et d'y faire respecter « notre » culture...

Mon Dieu, comme je ferais un bon commissaire au CRTC ! Ou un député bloquiste !
J'ai déjà tout le discours convenu...

James

L'internet n'est pas controlable... ils peuvent essayer, mais c'est tout a fait impossible, meme le "great fire wall of China" ne marche pas pour vrai, il faut juste savoir comment le contourner, et beaucoup des adeptes d'internet chinois font exactement ca.

Pierre-Yves

L'Internet n'a pas grand chose à voir là-dans, la question est plutôt la game des subventions.

Comme vous le savez la plupart des 'startups' quécoises ne font pas d'argent, d'ailleurs le but n'est pas d'en faire, mais de collecter quelques bonne subventions par l'intermédiaires de connections bien placées, puis de déclarer faillite, et de recommencer. Je connais des soi-disant 'entrepreneurs' qui écrèment le trésor public de cette façon depuis une décennies (trois compagnie par décennie en moyenne).

Il s'agit donc tout simplement de pondre quelques règles bidons, un 'checklikst' qui permettra de continuer à accorder des subventions à des business dont le plan d'affaire est plein de trous... un genre de parc d'amusement pour ratés, financé par les contribuables.

Francis St-Pierre

Au moins on en est encore à la question "Le CRTC doit-il intervenir ou pas?". Bientôt il va y avoir un shift vers une dichotomie bidon, comme tous les "problèmes de société". Le CRTC doit-il subventionner directement les artisans du web ou forcer les FAIs à percevoir une redevance à leurs abonnés? Contenu canadien minimum sur les sites .ca seulement ou sur tous les sites?

Comme pour le financement public des artistes, une belle unanimité va bientôt s'installer.

Ce qu'il nous faudrait c'est un regroupement (genre Ligue des Contribuables mais qui a vraiment de la visibilité) qui se concentrerait à focuser le débat sur réglementation ou non, avant que ça ne dégénère.

Jean-Luc Proulx

La journée même où le CRTC ou son pendant blogosphérique, Onlineguardian, va m'obliger à écrire en fonction de son idéologie gau-gauchiste totalitaro-étatiste rétrograde à la chinoise, je mettrai la clé dans la porte de mon blogue, comme il l'ont fait avec mon premier blogue, et ce, SANS MON CONSENTEMENT.

Je refuse de bloguer dans ces conditions. Je tiens à ma liberté d'écrire ce que je veux et quand je veux. Compris Frankenstein?

Abolissons le CRTC et Onlineguardian à la place! Mieux que ça, abolissons l'État! Il n'y a pas plus totalitaire que l'étatisme exacerbé culbécois et KKKanadian. Jamais on accepterait ça aux États-Unis.

Yvan Vincent

Tu résumes bien toute ma philosophie politique installée dans mes pensées depuis quelques temps déjà. Pas besoin d'ajouter de sel pour ma part, ça risquerait d'envenimer la sauce si bien concoctée Jean-Luc.

FrancisD


@Jean-Luc Proulx

Totalement d'accord. Petit bémol; ils ont "accepté" pire aux US dans plusieurs autres secteurs, comme ici ont a "accepté" pire dans d'autres.

Tym Machine

"Comme si l’État – de concert avec les syndicats, les universitaires et les entrepreneurs patentés – pouvait faire mieux que tous les acteurs présentement à l’oeuvre dans ce domaine."

Au nom des intérêts "nationaux" et de la nation à tout prix, on est prêt à sacrifier le peu de libertés qu'il nous reste.

Je croyais qu'on avait compris l'essence des discours guerriers d'Adolf Hitler et plus récemment de Georges W Bush pour comprendre que les soi-disants "intérêts nationaux" ne constituent dans les faits que de la manipulation de masse et cela peu importe qui le dit (parti de gauche, de centre, de droite, démocratie ou régime totalitaire). L'humanité m'étonnera toujours dans sa facilité d'oublier les leçons de l'histoire passée.

On peut m'enlever bien des libertés mais si on enlève la liberté individuelle sur Internet, c'est tout un pan de mur qui tombera et ce qui restera de la maison des libertés sera un tas de ruine.

Ça ressemble drôlement à de la dictature et du totalitarisme et c'est loin de sentir bon.

Mathieu

Une vidéo à voir: https://www.dailymotion.com/playlist/xw8ju_LeRationnel_liberalisme/video/x5ypg3_questce-que-le-liberalisme-y-social_news

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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