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23 avril 2009

Commentaires

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Bobjack

C'est sûrement l'article le plus cohérent que j'ai pu lire, malheureusement si je le montres a quelqu'un d'autre on va me mettre au coin pour paranoïa ou pour folie qui croit les préceptes d'un illuminé.

Bon j'essaie de faire réfléchir les gens autour, mais même si Dieu en personne débarquait contredire les dogmes habituels, ça ne suffirait pas.

La raison, c'est être masochiste, pas surprenant que la plupart flanche si rapidement.

Humain51

Excellent texte. Il me semble que cette explication est tellement logique et sensée: comment des gens intelligents peuvent-ils ne pas y adhérer ? Probablement que l'idéologie et les intérêts particuliers faussent le jugement.

Pierre-Yves

Et oui, c'est l'évidence même. Infatiguable le Martin Masse.

Mateo

Excellent article!

Par contre, ne faudrait-il pas également expliquer pourquoi les flux de (fausse) monnaie et de (faux) crédit ont été dirigé vers les secteurs de l'immobilier et de la finance?

Rapidement, car les lecteurs de ton blog doivent bien connaître tout ça: bulle immobilière due à la restriction artificielle de l'offre par les pouvoirs publics (lois de zonage ou autre) ne pouvant donc plus s'adapter à la demande (due à la croissance, au crédit artificiellement bon marché etc.), incitation forte faites aux banques de prêter à des personnes insolvables (CRA, Freddy Mac et Fannie Mae sous la tutelle du HUD etc.) modèle américain du crédit (éclaté et où personne n'est responsable), réglementations financières donnant l'illusion de faire disparaître le risque etc. etc.

Mattiew

"ajoutera à nos vies une nouvelle couche de structures bureaucratiques et de restrictions de toutes sortes qui demanderont peut-être des décennies à déconstruire."

Hmm, je ne sais pas si c'est de l'optimisme debridé mais j'ai tendance à penser qu'on est en train d'atteindre l'apogée de l'interventionisme étatique avant son effondrement.

Ca me fait dire qu'il est bien possible que l'on voit les gouvernements s'effondrer sous le poids de leur propre bêtise, ce qui aurait pour conséquence possible de voir ceux-ci incapable d'imposer leur volonté par manque de moyens et de ressources.

Quand ce n'est pas de la possibilité de rebellion de la part de la population (pour de bonnes ou mauvaises raisons), après tout, le gouvernement américain avait une peur bleu de voir une revolution avec plus de 20% de la population au chomage!

J'ai tort ou raison :) ?

Justin Bertrand

On ne peut pas "refonder" le capitalisme tout comme on ne peut pas "refonder" la loi de la gravitation ou les principes mathématiques.

Le capitalisme est une loi économique naturelle et n'a rien à voir avec la politique. Chacun pour soi cherche le meilleur profit, le meilleur rendement et la seule façon pour que le capitalisme soit le plus efficace possible c'est qu'on le laisse tranquille sans taxes ni règlements ni interventions.

Toute intervention doit nécessairement puiser ses ressources à même le capitalisme et donc ne peut pas lui redonner la totalité des ressources puisées et en plus ces ressources seront toujours moins bien dirigées que si elles avaient été laissées au capitalisme.

Ce sont les gouvernements qui faussent les résultats et causent des instabilités.

Il faudrait trouver un système pour protéger le capitalisme contre les gouvernements et les groupes de pression.

Justin Bertrand

Les injections monétaires n'injectent que du papier, elles n'injectes ni biens ni services.

On ne sera pas plus riches après toutes ces injections, la même quantité de biens et de service sera en circulation. Tout ce que cela va faire c'est de l'inflation et cela appauvrira plus de monde encore.

Il faudrait plutôt faire une destruction d'argent.

Justin Bertrand

"Le capitalisme, loin d'être un système instable et sujet à des crises cycliques, se définit au contraire par un ensemble de mécanismes autorégulateurs qui assurent sa stabilité. "

Mais il manque cruellement au capitalisme un système de défense contre le parasitisme et le dirigisme de l'état et des groupe sociaux.

On devrait mettre au point un système de défense qui protège les transactions contre les taxes et les règlements et qui parle au nom du capitalisme et du libre marché pour en faire la promotion comme étant le seul système qui crée la richesse.

Un peu comme ebay mais encrypté et le gouvernement ne pourrait pas savoir ni contrôler ce qui s'y passe.

Justin Bertrand

@Martin Masse,

Je commence à penser qu'avec les nouvelles restrictions qui s'en viennent et les hausses de taxes qui s'en viennent, la seule façon qu'on aura de faire le capitalisme sera de se tourner vers l'économie clandestine.

La seule manière de protéger le capitalisme serait de le clandestiniser avec des moyens technologiques qui font qu'il est impossible de suivre, de mesurer et de contrôler toutes les transactions. Il faut contourner le gouvernement avec des moyens sophistiqués et à la portée de tous.

La prohibition de l'alcool et de la drogue n'ont pas fonctionné et bien maintenant c'est toute l'économie capitaliste qui devient prohibée. Les ampoules normales par exemple seront interdites. C'est le capitalisme même qui sera prohibé et bien cela ouvre la porte à des systèmes technologiques de contournement des lois et règlements et des systèmes d'évasion fiscale.

Il faut qu'on résiste.

" Mais si nous voulons sortir de ce cercle vicieux et retrouver une prospérité stable et durable, seul le capitalisme pourra nous y mener. "

Steven

@Martin Masse

Très bonne synthèse Martin. La grande majorité des gens non-économistes seraient en mesure d'au moins comprendre les grandes lignes même si presque personne ne connaît le système fractionnaire. As-tu pensé publié ce texte ailleurs? Dans un magazine avec un plus haut taux de tirage qu'Argument? Je dois t'avouer que je n'avais jamais entendu parler de ce magazine.

Jean-Luc Proulx

Excellent texte, monsieur Masse!

Pourquoi est-ce que dans nos cours d'économie, on ne nous parle jamais de l'École autrichienne. On nous dit toujours que Keynes a réinventé l'économie et que Friedman était un dangereux démagogue de droite, parce qu'il voulait libéraliser à grandeur et détruire l'économie, alors que ces deux-là sont deux étatistes, l'un plus à droite que l'autre, mais sans plus.

Monsieur Masse, c'est vous qui devriez prendre la place de Gérald Fillion à Radio-Poubelle-Cadenas.

Mateo

@ Jean-Luc Proulx

N'exagérons rien, hormis sur les questions monétaires, Friedman était assez libéral et assez peu étatiste.

Martin Masse

@ Steven,

"As-tu pensé publié ce texte ailleurs? Dans un magazine avec un plus haut taux de tirage qu'Argument?"

En fait ce n'était pas mon idée de publier dans Argument, ce sont eux qui m'ont contacté pour me demander de produire un texte sur ce thème auquel ils voulaient consacrer un numéro. Pour une rare fois qu'une équipe éditoriale (d'un magazine qui n'a tout de même aucune affiliation avec le mouvement libertarien) a suffisamment d'ouverture d'esprit pour souhaiter inclure une position comme la mienne, j'ai été très heureux de leur fournir un texte, qu'ils aient ou non un grand tirage. Ça rejoint un groupe de lecteurs qui n'a sans doute pas l'habitude de nous lire.

Pour ce qui est de publier ailleurs, non, je n'y ai pas vraiment pensé. Il y a très peu de magazines, sinon aucun au Québec, qui accepteraient de publier ce genre de texte, et d'une telle longueur en plus. Et je ne perds plus mon temps à essayer de percer le mur d'ignorance et de rejet des médias conventionnels. Quand ils viennent me solliciter, tant mieux, sinon je préfère me consacrer à rendre le QL incontournable.

Jean-Luc Proulx

@ Mateo.

Quelqu'un qui ne veut pas libéraliser la monnaie, tout en voulant moins d'État, n'est pas libertarien pour moi, mais plutôt étatiste de droite.

B. Vallée

Le capitalisme n'est pas, à proprement parler, un « système ». C'est une forme d’organisation sociale qui, par sa relative souplesse, est la plus apte à maintenir l’équilibre des forces résultant d'un niveau avancé de développement économique et technique, ainsi que d'une urbanisation très poussée. C’est aussi la plus favorable au progrès sous toutes ses formes, et aux libertés individuelles. Les sociétés planifiées sont toujours, d’une façon ou d’une autre, régressives. Les soi-disant « avancées sociales » y sont imposées d'en haut, donc artificielles. Autrement dit, le capitalisme, au vrai sens du terme, est impossible dans une société agraire. C'est sans doute pour cela, d'ailleurs, que les altermondialistes ont une telle dévotion pour la « simplicité volontaire », le dénuement et les petites communautés proches de la terre. N’en déplaise aux belles âmes socialistes, qui y voient une « monstruosité inhumaine » (j’aimerais parfois qu’elles définissent plus clairement ce qu’elles entendent par « humain »), le capitalisme représente sans doute l'état de développement historique le plus favorable pour les humains.

Ce que j'apprécie du capitalisme, c'est qu'il n'a pas la prétention de créer une « meilleure » humanité, une « meilleure » société. Autrement dit, il ne véhicule pas les lourdes prétentions de réingénierie sociale et culturelle des sociétés communistes. Dans une société capitaliste, au vrai sens du terme, la politique ne sert qu'à protéger le droit de propriété et les libertés individuelles. J'irais même jusqu'à dire qu'il n'y a de vie privée que dans une société capitaliste…

Le capitalisme est-il une fatalité ? Malheureusement, non. Mais les « alternatives » au capitalisme sont toujours régressives, répressives et, surtout, contraires aux intérêts individuels qu'elles considèrent négligeables, leur préférant, comme il se doit, le soi-disant « intérêt collectif »...

Sébas

Excellent texte Martin (encore une fois!)

3 pousses en l'air! ("3 thumbs up!")

J'aime bien cette précision:

"J'utilise ici le terme «capitalisme» de manière interchangeable avec «économie de marché» ou «libéralisme économique», c'est-à-dire un système caractérisé par la propriété privée, la liberté d'entreprendre et de commercer, et une intervention minimale de l'État dans l'économie."

Ce qui m'amène à (re)poser cette question à tous:

Ok, un capitalisme qui n'est pas basé sur une monnaie étatique/banque centrale, est-ce que cela a déjà existé/peut exister ?

D'AUTRES QUESTIONS:

Et quelle serait le rythme de croissance sans cette monnaie fictive dans notre système capitaliste moderne ??

Est-ce que notre monde serait pareil, ou -encore- avec de la 'techno' du 19e siècle?

Est-ce que la culture du HEMP serait légalisé et exploité en occident et ce, pour remplacer -à meilleurs coûts- une flopée de produits chimiques et l'éthanol à base de blé d'inde (pour ne nommer que ces 2 utilisations)?

Peut-on penser que les groupes écologistes auraient peu ou prou de raisons de 'chialer'... car la compétition serait 10 x plus intense... et plus "écologique' (voir 2 exemples en haut) ?

Serions-nous encore dépendants du CARTEL du pétrole, ou bedon les oligopoles -qui ont supprimé les technologies alternatives- existeraient encore sous leur forme actuelle ?

(pour ceux qui connaissent l'histoire des actions des cartels/lobbys anti énergie alternative ou anti hemp, ils sauront que je ne parle pas d'une conspiration non-prouvée, mais bel et bien de faits historiques).

MA THÉORIE:

Ma théorie est que sans CE capitalisme à base d'argent 'débile' (tout en ayant tous les autres attributs mentionnés par Martin), les monopoles/oligopoles/cartels n'existeraient pas ou prou, car aucune banque (qui invente de l'argent à partir de rien)pourrait favoriser quelques amis et ce, au détriment de tous les 'ptits' qui se font une réelle compétition, dans un véritable libre marché... à base d'argent RÉEL.

p.s.
Désolé de revenir constamment la-dessus, mais ce sujet est une passion dans mon cas. Quelqu'un connait un traitement pour que je cesse de voir, que la plupart de nos problèmes économiques proviennent de l'objet de mes passions?

A part une douche froide bien sûr. ;-)

Sébas

p.s.

et dans cette phrase, j'ose rajouter le bout entre ( ) :

"Quelqu'un connait un traitement pour que je cesse de voir, que la plupart de nos problèmes économiques (ET ÉCOLOGIQUES) proviennent de l'objet de mes passions?"


Imaginez-vous si nous pouvions PROUVER aux 'verts' de ce monde, qu'un monde libertarien serait 100X moins polluer...

Je sais, je sais, ils sont des étatistes/marxistes en puissance qui utilisent la cause environnementale pour nous imposer des gouvernements de plus en plus socialistes//interventionnistes...

Mais sait-on jamais...

Si quelques 'verts' intelligents finissent pas comprendre... les autres suivront peut-être?

Bastiat79

@ Sébas

Je dirais plutôt que c'est de permettre (ou non) à chaque INDIVIDU de défendre sa propriété privée (à commencer par l'intérieur de ses propres poumons) contre la pollution qui détermine le degré de pollution, bien plus que l'avancement technologique ou le système monétaire.

Du point de vue théorique autrichien, un cartel volontaire du pétrole est acceptable car il permet de mieux gérer la ressource à long terme. On ne peut pas affirmer à la fois que le pétrole est trop cher (théorie du cartel néfaste) et pas assez cher (théorie du complot pour écraser les alternatives).

Sur la base, vous avez par contre bien raison, sans les monopoles de la monnaie, des brevets etc. la société aurait eu le temps de bien mieux avancer au 20e siècle, et nous n'aurions pas les mêmes problèmes qu'aujourd'hui.

Par contre, éliminer la banque centrale sans éliminer l'état tentaculaire n'avancerait pas grand-chose. Si les monopolistes ne peuvent plus demander l'aide de leurs amis banquiers pour survivre, ils n'auront qu'à demander l'aide de leurs amis politiciens.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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