Les étatistes contrôlent pratiquement l'ensemble des médias conventionnels. Ils ont des médias d'État (comme Radio-Canada) qui sont directement financés par l'argent des contribuables. La plupart des périodiques au Canada reçoivent également des subventions de «fonds d'aide» fédéraux ou provinciaux. En France, l'État finance maintenant directement les médias dans le cadre de son soutien aux industries «en crise». Les médias dits privés peuvent également compter indirectement sur l'apport financier du plus gros annonceur, l'État, avec sa publicité «sociétale» omniprésente. Et c'est sans compter l'impact considérable de toute la propagande produite par le système universitaire d'État, qui forme les journalistes et économistes interventionnistes, et la réglementation qui restreint la compétition sur les ondes.
Pour les illettrés économiques, la présence d'un joueur puissant au sein d'un marché libre constitue nécessairement une concurrence «déloyale» qu'il faut restreindre et encadrer par l'intervention de l'État. En réalité, si ce joueur est arrivé dans cette position par des moyens légitimes, en étant plus efficace et en répondant mieux aux besoins des consommateurs que les autres, il n'y a rien de déloyal dans cette compétition.
La véritable concurrence déloyale n'existe que lorsqu'un joueur obtient un avantage indu sur le marché en utilisant la fraude, la force ou le vol. C'est justement ce que font les étatistes. Ils forcent les citoyens à financer leurs médias. Nous n'avons pas le choix de le faire, que l'on soit d'accord ou non avec leur contenu. Chacun de nous est forcé de contribuer à Radio-Canada, au Devoir, à la Revue d'intervention sociale et communautaire, que l'on veuille ou non lire ou écouter ces organes de propagande étatiste. Leur domination vient du transfert massif de ressources et des privilèges dont ils jouissent grâce à l'intervention de l'État.
De l'autre côté, les médias comme le QL qui défendent la liberté individuelle et le libre marché ne peuvent compter que sur leurs propres moyens. Internet est un prodigieux moyens d'égaliser les chances et de contourner en partie les effets de cette concurrence déloyale. Mais les forces restent inégalement distribuées dans une proportion de 100 contre 1.
Pour le moment, vous ne pouvez pas vous abstenir de financer les médias étatistes. Mais si vous croyez qu'il faut leur opposer une véritable concurrence, vous avez le choix d'appuyer celle-ci. En vous «abonnant» volontairement au QL par un don annuel de 25$ (ou tout autre montant qui vous convient), vous faites un geste concret pour contrebalancer l'emprise des médias étatistes et permettre à une véritable diversité d'opinion de s'exprimer.
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Un très grand merci aux généreux donateurs du Québec, de France et d'ailleurs dans la francophonie qui nous ont appuyés durant le mois de mai.
(À lire également: Pourquoi faire un don au QL?)
Martin Masse
Gilles Guénette
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