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23 octobre 2009

Commentaires

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Mathieu NV

Étrangement mais généralement, lorsque quelque chose est illégal, il sera généralement plus ''légalisé'' dans les normes en-dessous de la table. C'est le phénomène du marché noir comme vous dites dans votre billet et aussi celui du travail en noir, qui est la cause directe du fait qu'un individu doit donner une somme importante de son labeur à l'état sous forme de taxes ou d'impôts qui vont en sorte dans un néant.

Reste à dire, qu'avec un état qui englobe autant de richesse, il est normal qu'avec le système actuel, chacun est bien stratégique d'aller chercher sa part en donnant des cadeaux divers au pouvoir (qui sont les partis politiques). Le fait des partis politiques en politique municipale ne fait que multiplier la donne par cent.

(Soit dit, le PQ à l'époque était principalement financé par les grandes centrales syndicales, comme pour le NPD d'aujourd'hui. Un exemple de parti qui a été presque uniquement financé par des dons d'individus pour le financement, serait plutôt le Parti Réformiste dans les années 80-90).

Stranger

Comme disait Soljenitsyne, on ne peut avoir de pouvoir sur homme que tant qu'il a quelque chose à perdre. Lorsqu'il n'a plus rien, il redevient libre.

Ils n'ont pas été sage de balancer Labonté, maintenant il n'a plus rien à perdre. La règle d'or de la politique, les politiciens se protègent entres eux, a été brimée. Le Mexican Standoff politique s'effondre. Tout le monde tire sur tout le monde.

Personnellement j'en suis très heureux.

Martin Masse

Sur le même sujet, mais au niveau fédéral cette fois, une autre nouvelle dans La Presse:

"L'ex-directeur général du Parti libéral du Canada, Benoît Corbeil, a fraudé et fait du trafic d'influence pour le Parti libéral du Canada, jamais pour lui-même, a-t-il assuré ce matin, devant la juge Suzanne Coupal, alors qu'on discutait de la peine à lui imposer.

«L'argent, c'est le nerf de la guerre», a-t-il lancé, en expliquant qu'il avait agi ainsi parce que le parti avait besoin d'argent pour gagner. C'est comme ça que ça fonctionnait, a-t-il laissé entendre. «On avait des problèmes de financement, on était régulièrement en difficulté, je devais remplir les salles pour les congrès», a-t-il dit en spécifiant qu'il fallait payer les autobus, les bénévoles...

Dans cette histoire, M. Corbeil s'est reconnu coupable d'avoir soutiré 50 000 $ à un homme d'affaires de la Montérégie, en 1997, en échange de la promesse d'une «oreille attentive à Ottawa» pour l'achat d'un terrain fédéral convoité. Il a aussi admis avoir fait six fausses factures totalisant 117 000 $ au Parti libéral. Cet argent aurait fini par aboutir entre les mains de Giuseppe Morselli, qui en menait large au parti, dit-il. L'argent aurait d'ailleurs été réinvesti dans le parti. M. Corbeil admet que Morselli lui a donné 5 000 $, à un certain momenbt, mais il assure que c'était un présent, parce que M. Corbeil allait adopter un enfant en Chine.(...)"

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/justice-et-faits-divers/200910/23/01-914420-benoit-corbeil-largent-cest-le-nerf-de-la-guerre.php

Édifiant.

Libertad

Excellent article Monsieur Masse,
Est ce que c'est ça le fameux modèle québeçois?????
Je pense que ce que nous voyons n'est que la pointe de l'iceberg, et que la corruption existe à tous les niveaux, et le pire c'est qu'ils le font avec notre argent si durement gagné.
Mais ne vous en faite pas, dans deux semaines plus personne n'en parlera.
(La mémoire collective des québeçois n'est que de deux semaines.)

p brasseur

Très bien écrit, bravo.

Malheureusement les vaches de l'état nounou Québécois sont bien trop sacrées pour espérer quelque réforme que ce soit, dans ce domaine comme dans d'autres,

On ne peut qu'assister impuissant au naufrage...


Mathieu NV

Le problème est qu'une théorie une loi qui donne du financement public aux partis politiques fait ''noble'' auprès de la population générale.

Cependant va-t-on dire (et cela dans TOUS les partis politiques au municipal, provincial ou fédéral y compris le supposé hyper démocrate Parti Québécois), que cette loi est uniquement du gaspillage de fonds publics pourvu que le financement privé se fait dans tous les partis politiques en dessous de la table?

Ce concept s'appelle en fait la loi des conséquences inattendues (ou le syndrome du Traité de Versailles). On a voulu faire une loi pour rendre le financement égal par rapport aux nombres de votes avec seulement les contributions personnelles qui sont autorisées, alors que cette loi a fait qu'amplifier le financement ''au noir''.

En fait, suite à cette histoire, le truc qui me fait le plus de la peine est que les médias s'en donnent à coeur joie pour trouver les coupables et pour pointer des gens alors qu'on ne fait rien pour savoir la véritable source du problème et comment le régler. Dans environ une à deux semaines, cela va être mis aux oubliettes lorsqu'il va y avoir quelque chose de plus intéressant à reporter.

David Gagnon

Je viens de me faire scooper un billet pour mon blogue ! Tant pis pour moi...

Je développais exactement le même point de vue:

la solution aux problème de corruption est simple: on diminue la taille et le pouvoir des gouvernements. Plus un gouvernement est gros et puissant, plus les gens auront un incitatif à le corrompre i.e. avoir un gouvernent gros et puissant de son bord, ça rapporte toujours beaucoup.

Stranger

Je veux bien diminuer les pouvoirs de l'état, mais quoi faire d'une ville de millions d'habitants? On ne peut pas diminuer le nombre de rues et de ponts.

Lorsqu'une corporation avec des milliards en capital devient corrompue, on ne suggère pas de diminuer sa taille. On la met en faillite et ensuite on place des nouveaux propriétaires aux commandes.

Les villes ne sont pas des gouvernements, mais des entreprises publiques. C'est la gouvernance qu'il faut revoir. Les contribuables doivent avoir un contrôle réel sur l'administration, ou la propriété collective doit être remplacé par une autre forme d'incorporation.

Tym Machine

@M2,

""C'est l'État qui assurerait alors l'entièreté du financement des partis (la subvention n'est aujourd'hui que partielle). C'est ce que proposent Benoit Labonté et le maire Gérard Tremblay."

On se dirigerait alors inévitablement vers un état totalitaire qui limiterait grandement la possibilité de fonder quelqu'autre parti que ce soit.

Mais parlant de partis, comment se fait-il alors que dans le marché soi-disant plus libre des USA, que ce soit les élections bi-partis qui dominent continuellement et cela pour les siècles des siècles amen?

Tym Machine

@Mathieu NV,

"Le problème est qu'une théorie une loi qui donne du financement public aux partis politiques fait ''noble'' auprès de la population générale."

Et plus fondamentalement, elle donne l'impression que le politicien moderne "fait quelque chose" pour le pauvre citoyen.

Car n'y a-t-il rien de pire pour le parti au pouvoir que l'opposition vous accuse de n'avoir "rien fait" et pourra ainsi se targuer aux prochaines élections de vouloir "en faire plus que le gouvernement actuel" (lire hausser les impôts de la classe moyenne)?

L'ami du laissez-faire

Je suis trés partagé sur la question des lois de financement des partis.

Le "laissez-faire les hommes politiques" aggrave considérablement les moyens de corruption.

Une entreprise est un nœud de contrats, tout comme elle ne paie pas d'impôts, elle ne fait pas de dons, ce sont les contractant qui le font.

Dés lors, rien n'empêche les actionnaires de donner personnellement ces sommes sans passer par les finances de la dite personne morale et son conseil d'administration.
Rien n'empêche en revanche qu'elle fasse campagne publique en faveur du financement de tel ou tel (plus souvent malheureusement pour promouvoir le protectionnisme).

Ce qui entrave la concurence, c'est plutôt la limitation des dons individuels et bien sûr tout tout ce qui appauvri les gens (et les riches en particulier) au profit du léviatant. C'est à dire l'impôt lourd et progressif.

Bertrand

@ Martin Masse

«En réalité, elles [les lois] ont d'abord pour effet de consolider la mainmise des joueurs en place [partis politiques], ceux qui disposent déjà d'une bonne organisation et d'un membership assez large. Un nouveau parti sans reconnaissance médiatique, sans figure de proue connue et qui n'a pas beaucoup de membres, mais qui pourrait avoir quelques donateurs généreux prêts à le soutenir, ne peut en effet plus utiliser le seul moyen à sa disposition lui permettant de faire une percée, soit l'argent (pour se payer des publicités, etc.). La loi est l'équivalent d'une barrière à l'entrée dans le marché politique qui protége les partis en place des nouveaux venus.» - Martin Masse

1) L’idée de s’unir est pourtant à la base de la philosophie libertarienne! Elle prône des « memberships » libres. Qui vous force à adhérer à un parti politique? Personne, un parti, c’est des gens qui se rassemblent derrière une communauté d’intérêts, c’est plutôt libertarien dans son essence!

2) L’idée de limiter les dons d’entreprises tient de la définition de la démocratie : un citoyen = un vote, et non pas un dollar = un vote. S’il existe une barrière à l’entrée efficace, c’est bien plus la disparité des moyens économiques que les lois (au plus fort la poche). La loi sur le financement des partis politique tend à restreindre cette barrière à l’entrée; vos appuis vous apportent du financement proportionnel.

3) Il existe bien une barrière à l’entrée mais elle n’est pas due à la limitation du financement : c’est plutôt l’effet intrinsèque du système uninominal à un tour qui favorise le bipartisme et défavorise les tiers partis. C’est un des débats qui ont cours : la compensation ou la proportionnelle.

4) Quelque soit le système en place, il ne peut être éternel, les failles ou les effets pervers non prévisibles ou du moins non prévus à l’origine, ne se révélant qu’à force d’utilisation. Si on devait abandonner toute invention dès qu’un problème se présente, on allumerait encore les feux en choquant deux pierres!

5) C’est facile d’accuser tout un édifice de vétusté en limitant son regard uniquement sur ce qui doit être repeint au lieu d’en faire un examen complet. Vous trouverez toujours de quoi réparer si l’édifice est utilisé!

6) La réduction draconienne de l’État (votre solution fourre-tout miracle) aura autant d’effets pervers que n’importe quel système. Elle vous apparaît idéale justement parce qu’elle n’est qu’une théorie non encore confrontée à la réalité. Où est donc cet État libertarien qui a fait ses preuves? Où sont-ils les courageux pionniers qui ont mis en application cette théorie?

6) L’analogie avec le marché noir est incomplète : il est vrai que la prohibition favorise le marché noir. Mais le «produit» ici est l’exercice du pouvoir, non le bénéfice des subventions. La corruption achète quoi au juste? Pas des subventions, pas même des contrats. Elle achète le silence, l’aveuglement et la surdité des élus.

7) Votre suggestion : moins d’État et laisser tout le monde monnayer les subventions et les contrats en échange de dons. Mais même avec un État réduit aux fonctions régaliennes, le silence, l’aveuglement et la surdité des quelques fonctionnaires seront convoités. Et le prix en sera dérisoire puisque l’État n’aura pas la stature pour compétitionner.

8) Le «mythe» du financement populaire n’a pas craqué suite aux révélations de Labonté puisque dès 2007 le DGÉQ a recommandé à l’Assemblée nationale de boucher les 2 trous (dons anonymes et prête-noms). Il me semble qu’un libertarien serait plus cohérent de dénoncé ce «mythe» en évoquant la déduction d’impôt (75% des premiers 400$) accordée aux donateurs; c’est l’État qui paye ainsi les trois quarts de ces dons, en plus du financement proportionnel au suffrage.

La politique peut se faire avec noblesse mais sa nature est d’abord d’être une convention pour l’exercice du pouvoir. C’est parce que le défait reconnaît sa défaite pour 4 ans qu’on n’est pas perpétuellement en lutte de pouvoir. C’est ça le gros avantage d’une démocratie, assurer une paix et limiter les guerres de pouvoir.

PS : J’ai vu que vous donniez des leçons de français dans un de vos précédents billets. Peut-être pourriez-vous corriger votre propre phrase ici : «(…) il y a beaucoup de monde qui ont intérêt (…)»

Garamond

Ce que je suggère : Une limite sur le total des dépenses, comme pour les référendums. Que l'argent viennent de Dino Tartino ou de madame Chapados, on s'en tape !
Le problème est justement d'empêcher le dépassement (illégal) de la limite prescrite, comme c'est arrivé en 1995, lors du référendum...

Pierre-Yves

"La réalité, de plus en plus perceptible au grand jour, c'est que c'est un système pourri permettant de distribuer à des parasites le butin volé à ceux qui travaillent, sous prétexte de faire des bonnes oeuvres."

La politique est en effet une forme légale de gangstérisme, une réalité que j'ai comprise il y'a bien longtemps grace à un père... politicien. Alors ne jetons pas la pierre aux Somaliens...

Pierre-Yves

@Stranger:

"Je veux bien diminuer les pouvoirs de l'état, mais quoi faire d'une ville de millions d'habitants? On ne peut pas diminuer le nombre de rues et de ponts."

Le gouvernement de la Ville de Montréal compte grosso-modo autant d'employés et de bureaucrates que celui de l'état de Californie. Avec pas mal moins de rues et de ponts à gérer...

Stranger

La taille de l'administration municipale est une conséquence de ses choix de dépense, ça n'a rien à voir avec ses pouvoirs, pas plus que la taille d'Hydro-Québec.

Marianne

Le #6 de Bertrand me fait sourire. Je trouve au contraire l'analogie avec le marché noir pertinente car le "produit" manquant du fait des lois sur le financement des partis politiques, c'est précisément l'argent, pas l'exercice du pouvoir. Quant à la corruption, à moins que les choses ici soient totalement différentes du reste du monde, elle implique bien sûr des silences et des pseudo-aveuglements mais à la fin c'est bel et bien là aussi d'argent qu'il s'agit. Au choix, du cash, des avantages en nature, des bénéfices pour les copains, etc. La liste des possibilités est sans fin.

Pierre-Yves

@Stranger:

"La taille de l'administration municipale est une conséquence de ses choix de dépense"

Euuh... pardon!?! La ville de Montréal dépense sur quoi exactement? Pas l'infrastructure ou les services, c'est certain. La caisse noire des cols bleus et les envelopes brunes peut-être? Évidemment, c'est "tout un choix"!

Sébas

Excellent texte !!!

Solution?

Il faut que l'état redonne le pouvoir (et la LIBERTÉ) aux INDIVIDUS !
Sinon, le(s) taux de participation(s) au(x) élection(s) va-vont encore baisser !

Ce sont eux (les individus ordinaires !!!) qui sont le mieux placés pour veiller à LEURS intérêts. Pas un "bourreaucrate" (tout expert et "éclairé" soit-il) dans un "bourreau" à l'autre bout du monde (qui est "achetable", LUI!) !

***

En passant,

L'ONU, est la représentation SUPRÊME des conséquences de ce systême... soit l'inefficacité et la collusion lobby + bureaucratie (corruption), à grande échelle.

Pour le moment, nous avons un bel exemple de ça par l'entremise de L'OMS qui gère la "dangereuse pandémie"(sic))

A lire:
http://www.leblogueduql.org/2009/10/grippe-ah1n1-eston-encore-en-train-de-crier-au-loup-.html?cid=6a00d8341cb44a53ef0120a61ad0f3970b#comment-6a00d8341cb44a53ef0120a61ad0f3970b

La corruption est un SYMPTOME -ou une conséquence- du déficit démocratique, pas la cause !

Les "tatoués" étatistes doivent RÉPÉTER 100X ce passage:

La corruption est un SYMPTOME -ou une conséquence- du déficit démocratique, pas la cause !

Cessez donc de toujours viser les effets (i.e. les faiblesses humaines constamment sollicitées par des structures mal conçues , qui permettent la corruption, justement et analysez donc les fondements (lire SYSTÊMES erronés -qui reposent sur la force ou faiblesse de quelques humains!), de vos idéologies !

*

L'ONU (ou FMI, OTAN, etc) = C'est un des plus grands danger auquel fait face l'humanité:

Des pouvoirs supranationaux (donc pouvoirs sur les lois nationales) sur lesquels les individus ont de moins en moins d'emprises (lire: de choix démocratiques).


***


*** Small IS beautiful ! ***

Et la démocratie directe et locale est une solution applicable à tous les problèmes auxquels fait face l'humanité...

La réalité?
Contrairement à la propagande actuelle -et quasi onmiprésente-, seuls des individus LIBRES et RESPONSABLES (rendus responsables par la non-intervention des fonctionnaires-qui-gèrent-nos-vies) peuvent (et vont!) "sauver la planète" (au niveau social, moral, environnemental, économique, et tutti quanti) et ce, bien mieux qu'une armée de fonctionnaires, de lois et de reglements, aussi bien intentionés soient-ils !

Pourtant, les "grands" médias et leurs experts + les fonctionnaires, nous répètent qu'il faut faire "confiance" à des "bourreaucraties"... de plus en plus éloignées des gens et de moins en moins démocratiques... et ce, pour régler des problèmes "collectifs" et-ou "mondiaux".

Et après on s'étonne de voir les gens, de moins en moins participer aux différents votes "démocratiques"(sic)... ???

Drôle d'époque en tout cas !

***

Je suggère -à tous ceux qui NE croient PAS que les structures non-démocratiques et déconnectées des gens, sont TRES DANGEREUSES pour l'avenir de l'humanité-, de lire ATLAS SHRUGGED (*) !

C'est BEAUCOUP plus qu'un roman fantaisiste !
http://en.wikipedia.org/wiki/Atlas_Shrugged

(*)
J'ai quelques critiques sur sa (i.e. celle de madame RAND) description des mystiques, mais je vais finir de le lire avant d'en faire un compte rendu -plus global (et positif).
;-)

Sébas

Petite correction:

"Seuls des individus LIBRES et RESPONSABLES
(...)
peuvent (et vont!) "sauver la planète"
(...),
et ce, bien mieux qu'une armée de fonctionnaires assurant le "bien commun" (et qui "pondent" sans cesse de nouvelles lois, taxes, reglements et "contrôles", qui nous déresponsablisent toujours un peu plus), aussi bien intentionnés soient-ils !

Mathieu NV

La fusion municipale (selon Mme Harel) a été faite par en théorie pour sauver des coûts.

Or, cette fusion a causé en fait la situation contraire, en augmentant les coûts tout en aliénant beaucoup de gens face à l'administration municipale:

-Augmentation des taxes municipales pour les plus petites municipalités sans avoir plus de services.

-Aliénation de la population face à la représentation municipale qui devient de plus hors du concept de la démocratie directe.

-Tout cela combiné à une politique des partis politiques municipaux, qui font une centralisation des services de proximité.

François 1

Bon...du point de vue libertarien, on diminue le rôle de l'État étouffant et tentaculaire et le tour est joué...on règle, du moins en partie, nos problèmes de corruption mais que fait-on de nos rues, de nos égoûts, de nos lampadaires, de nos parcs, bref, de nos infrastructures montréalaises (ou autres car je crois sincèrement que la corruption est rampante dans TOUT le Québec!)? On les privatise? Si oui, comment s'y prend-on? Le nouveau proprio fera-t-il face à une certaine compétition tout le temps? Si oui, de quelle façon? Si non, ceci n'engendrera-t-il pas une autre forme de corruption via une surfacturation et le mauvais service à la clientèle? Les clients seront-ils maintenant captifs d'une entreprise privée plutôt que de l'être d'un système public?

Bref, je me demande comment fonctionnerait un système libertarien dans les infrastructures d'une grande (ou petite) ville dont les infrastructures sont déjà du domaine public...

L'ami du laissez-faire

@François 1

L'important est que le pouvoir politique soit fragmenté. Disons à une échelle ou les administration gérant ces zones soit comparable en taille à à des entreprises moyennes.

dé lors, que ces zones soient gérées à la manière d'un kiboutz, de communes ordinaires, de copropriétés, ou d'un Disney Land, peu importe.

Si la liberté de partir est assurée, la concurence fera son œuvre pour sélectionner les modèles efficaces des autres. Chacun pourra s'installer la ou il se sent le mieux sans couts insupportables.

Stranger

Réponse à François 1:
Je vous accorde le mérite d'au moins poser la bonne question, ce que la plupart des libertariens n'arrivent toujours pas à faire.

Que faire de nos villes? Les villes, rappelons-le, sont des propriétés domaniales qui ont été expropriées et nationalisées pour mettre des politiciens comme administrateur. (En France ce processus a été réalisé à la révolution, au Canada le système seigneurial est disparue à partir de 1854.)

La question, donc, est quelle forme d'administration (de privatisation) servira le mieux les contribuables? Pour l'instant il s'agit d'une oligarchie mafieuse qui présente des candidats à des élections qu'elle contrôle. Pour changer quoi que ce soit à la constitution d'une ville, il faut passer par l'assemblée nationale. Pas l'idéal comme système.

Lorsqu'on parle d'une corporation, il y a un système d'administration en place qui protège les intérêts des actionnaires. Lorsqu'elle ne le fait plus, on dit l'entreprise corrompue. Une administration devient corrompue lorsque les actionnaires n'ont plus le contrôle des administrateurs.

Imaginer la situation d'une entreprise que nous achetons, dont le directeur décide par quel moyen on peut le remplacer, par qui on peut le remplacer, et à quel moment. On peut autant se dire dépossédé de l'entreprise. C'est pourtant exactement ce qui se passe avec les villes.

Donc pour réparer les villes, il faut non seulement définir à qui elles appartiennent, mais aussi redéfinir le système par lequel les propriétaires contrôlent les administrateurs. Et lorsque les propriétaires de villes pourront fusionner/défusionner sans obtenir la permission de l'assemblée nationale, on pourra ainsi dire qu'il existe un marché des villes.

Pierre-Yves

@Stranger

"Et lorsque les propriétaires de villes pourront fusionner/défusionner sans obtenir la permission de l'assemblée nationale, on pourra ainsi dire qu'il existe un marché des villes."

Est-ce une utopie? Je crois que non. Mais j'imagine assez bien l'alliance sacrée de tout ceux à qui le système profite, contre une telle idée.

Tym Machine

@Bertrand,

"L’idée de s’unir est pourtant à la base de la philosophie libertarienne! Elle prône des « memberships » libres. Qui vous force à adhérer à un parti politique? Personne, un parti, c’est des gens qui se rassemblent derrière une communauté d’intérêts, c’est plutôt libertarien dans son essence!"

On ne contrôle pas par contre les gens comme Acurso qui adhèrent à tous les partis et qui sont sûrs de gagner peu importe quel cheval gagne.

"état libertarien"

C'est ce qu'on appelle deux termes contradictoires. Ce serait comme dire: le carnivore végétarien ou encore le fidèle trompeur ou encore la vierge salope.

Le libertarisme pur est basé sur l'absence d'état et est régi par les lois du marché de l'offre et de la demande. Les anarchistes sont encore plus sévères dans leur jugement car en plus de tout cela, ils n'adhèrent pas au capitalisme surtout dans sa forme étatique actuelle où l'argent et sa valeur sont contrôlés par l'état.

Tym Machine

@François1,

"Si non, ceci n'engendrera-t-il pas une autre forme de corruption via une surfacturation et le mauvais service à la clientèle?"

Comme si l'état lui ne surfacturait pas et comme si règle générale, le service à la "clientèle" (lire au CONtribuable) n'était pas déjà minable sinon excécrable avec le public.

Face à tout ce constat, le privé ne peut que faire mieux. Rappelez-vous que dans un libre marché, c'est la COMPÉTITION qui est le juge ultime de TOUT. La firme ou la compagnie qui offre du mauvais service à la clientèle et qui surfacture pour s'en mettre plein les poches se fera déclasser par une firme ou une compagnie meilleure, plus efficace, innovative et qui offre un bien meilleur service à la clientèle, voilà la beauté du marché face au public que nous n'avons pas choisi, qui nous est imposé et dont on nous tord le bras pour nous forcer à les payer.

dany_lemieux

@Sebas : et ce, bien mieux qu'une armée de fonctionnaires assurant le "bien commun" (et qui "pondent" sans cesse de nouvelles lois, taxes, reglements et "contrôles", qui nous déresponsablisent toujours un peu plus)

Les fonctionnaires ne font que ce qu'on leur demande. Ce sont les élus qui décident de davantage taxer, imposer, légiférer, etc. Et c'est nous qui élisons ces clowns. Les forces vives de la société doivent se regrouper pour 4 ans et faire le ménage (enfin le vote proportionnel, financement des partis politiques, contrôle des dépenses, etc.) et former la relève qui sera de toute façon prise avec les problèmes de la dette et du vieilissement de la population.

Pierre-Yves

@dany_lemieux

La relève mon oeil. Proportionelle ou pas, l'État reste l'État. Faut de l'éradiquer complètement, on ne peut limiter son pouvoir de nuisance qu'en le confinant constitutionnellement a la portion congrue.

Bouquins usagés

Dire que les corrupteurs devraient subir un châtiment exemplaire qui découragerait ceux qui veulent les imiter est peut-être dangereux. Je sais qu'on peut tomber dans l'extrême et que la violence n'est pas la solution. Mais la vérité est que les coupables ne risquent pas grand chose à part perdre la face alors que l'appât du gain est tellement grand. On pourra faire autant de commissions et d'enquête qu'on voudra, tant que la peur ne sera pas présente on continuera de voir de la fraude partout...pendant ce temps-là des enfants continuent d'être mal nourris et mal éduqués, des malades mal soignés et des aînés maltraités.

Mathieu NV

On ne règle aucunement le problème en changeant le mode de scrutin, c'est comme peinturer de nouveau la coque d'un bateau qui coule. Le problème est bien plus profond que cela car il est dans le contenu plus que le contenant qui est le mode de scrutin.

Je suis contre le vote proportionnel car il va créer soit:

-Des circonscriptions beaucoup trop larges (proportionnelle régionale ou système de VUT)

-Deux classes de députés (soit des députés élus par circonscription ou ceux élus par liste)

Donc, autant dire que bien qu'il donne une majorité surévaluée au gagnant, notre système actuel a beaucoup d'avantages en somme du par qu'il donne à l'individu un député dans sa circonscription dont il peut s'identifier facilement. De plus, pourquoi donner la balance du pouvoir à des partis ayant des idées partagées par peu de gens comme Québec Solidaire ou le Parti Vert?

Soit dit, une bonne réforme serait de mettre plus de démocratie directe et de réduire le nombre de députés à l'Assemblée Nationale au même nombre qu'au fédéral comme l'Ontario l'a fait.

Mathieu NV

Ayant travaillé au gouvernement fédéral, ceux qui connaissent le système savent qu'il est simple à comprendre que se sont les ministres qui changent au cours du temps mais les sous-ministres ne changent pas avec les gouvernements successifs.

C'est donc eux qui prennent 90% des décisions peu importe le gouvernement, les ministres sont donc le porte-parole du ministère et particulièrement des mandarins supérieurs.

François 1

@ Tym Machine:

Vous m'avez mal compris: la question est de savoir comment, en pratique, administrerions-nous les villes dans un état libertarien?

Stranger a bien saisi l'enjeu, lui!

Martin Masse

@ François 1,

"la question est de savoir comment, en pratique, administrerions-nous les villes dans un état libertarien?"

Il y a un problème avec votre question, dans le sens où elle part de la prémisse selon laquelle les libertariens ont un plan bien défini applicable à tous les cas pour administrer les villes dans une société libertarienne. En bref, vous posez une question dans une perspective constructiviste et étatiste et vous demandez une réponse libertarienne!

La logique libertarienne est fondée sur le contrôle des propriétaires, la concurrence et la découverte de solutions par l'entremise de mécanismes de marché. Le marché est un processus, pas une solution précise mur à mur. Le point le plus important est, comme l'écrit Stranger, de créer un processus de marché par lequel on pourrait "fusionner/défusionner sans obtenir la permission de l'assemblée nationale".

Imaginez que la loi est modifiée de façon à ce que

1. n'importe quel groupe de propriétaires fonciers dont les terrains sont contigus puissent se séparer d'une municipalité et créer la leur;

2. tout citoyen puisse se retirer d'un service municipal et se faire rembourser le montant de taxe correspondant au service s'il souhaite faire plutôt appel à un service privé.

La dynamique changerait complètement. Il se créerait probablement de nombreux types de nouveaux services privés pour répondre aux besoins des citoyens insatisfaits et souhaitant des solutions de rechange. Les villes existantes se découvriraient d'ailleurs une motivation toute nouvelle à offrir de meilleures services pour prévenir un exode de leurs citoyens.

Pour ce qui est des nouvelles villes, il est impossible de dire exactement comment elles seraient administrées. Certaines pourraient prendre directement le contrôle des services et expulser toutes les entreprises privées de la gestion municipale. D'autres pourraient avoir recours à des partenariats public-privé. D'autres pourraient mettre en place des coopératives de citoyens pour gérer les services. D'autres pourraient les privatiser entièrement.

Je présume aussi que les villes peuvent se gouverner (pas seulement administrer les services) comme elles veulent. Certaines pourraient céder la gestion entière de la ville à des compagnies privées. D'autres adopter des modèles de démocratie directe et tout faire approuver par référendum.

Les citoyens pourraient ainsi non seulement avoir plus de choix en restant à la même place, mais avoir plus de choix entre différents endroits où déménager. On pourrait plus facilement comparer des modèles très différents et voir lesquels fonctionnent le mieux. Il y aurait un processus continuel d'essais et d'émulation, au lieu du processus actuel qui est bloqué et qui diffère uniquement entre grosses et petites villes, comme j'en avais parlé dans mon billet sur Stanbridge East ( http://www.leblogueduql.org/2009/08/le-comit%C3%A9-daccueil-de-stanbridge-east-nous-rend-visite.html ).

Pour conclure, il n'y a pas de réponse claire à votre question. Ce n'est pas à nous de proposer le plan parfait pour administrer les villes. La proposition libertarienne se limite à l'adoption d'un processus, pas à des solutions précises. Ça peut être vu comme une limite inhérente à notre approche par ceux qui veut des solutions toutes faites, mais en réalité c'est justement l'atout principal de la liberté: on ne sait pas ce qui va en ressortir si on laisse les gens libres d'expérimenter.

Sébas

@ Martin, tu as raison lorsque tu écris ça:

"La proposition libertarienne se limite à l'adoption d'un processus, pas à des solutions précises"

J'aurais donc du écrire ça:

"Pour ce qui est des nouvelles villes, il est impossible de dire exactement comment elles seraient administrées. Certaines pourraient prendre directement le contrôle des services et expulser toutes les entreprises privées de la gestion municipale. D'autres pourraient avoir recours à des partenariats public-privé. D'autres pourraient mettre en place des coopératives de citoyens pour gérer les services. D'autres pourraient les privatiser entièrement."

*

Par contre, j'ose définir ce processus en amont des choix (que tu donnes), et j'ose dire que la démocratie-par-référendums (inscrite dans toute 'bonne' constitution libertarienne* ?), est LE processus par lequel il nous sera permis de vivre dans une société libertarienne qui fonctionne et qui permet à tous les individus de vivre sa liberté, dans son 'milieu de vie'...

C'est seulement lorsque cet article (i.e. référendums sur demande -à tous les paliers- et ce, comme en Suisse) deviendra constitutionnel et allant de soit "pour toute société civilisée qui se respecte", que la "liberté intelligente et responsable", deviendra réalité...

Suis-je à "côté de la track"? Si oui, oublie ce commentaire...
;-)


***

p.s.

"Ça a ben d'l'air" que le taux de participation va augmenter au niveau municipal...

Beau coup des médias et des 'penseurs qui agissent dans l'ombre':

Ils auront réveillé les passions le temps d'une élection (et donnés quelques 'méchants' à faire pendre par 'l'opinion publique')... pour -encore une fois- empêcher les gens de réaliser que la démocratie (par le peuple pour le peuple), n'existe plus que sur papier et dans LEURS TÊTES !

Que c'est drôle... TOUS les régimes totalitaires utilisent cette méthode pour faire croire au 'bon peuple spectateur' que c'est de la 'démocratie en pleine action' dont il s'agit...

Le 4e pouvoir fait son travail: lisez, croyez, votez et rendormez-vous !


Tout ce qu'il (i.e. le bon peuple) aurait à faire pour faire cesser la corruption, c'est d'aller voter et tout ira bien madame la marquise. (J'appelle ça de la démocratie-par-culpabilisation, mais passons).

Et rendormez-vous jusqu'aux prochaines élections...

(bon ok, ici c'est fait avec beaucoup moins de violence, mais le processus -encore ce mot- est EXACTEMENT le même... c'est donc encore plus difficile de conscientiser les gens. Ils vraiment rusés les 'grands' penseurs de notre époque. Mais les gens vont finir par prendre conscience de vote 'game'...)

Le roi est mort, vive le roi!
;-(

Sébas

Corrections (désolé!):

Le 4e pouvoir fait son travail [et nous donne la marche à suivre]:

Lisez et écoutez les 'grands médias' !
Croyez-nous !
Allez voter !,
(la survie de notre démocratie dépand de votre simple vote -sic !)
et ensuite,
Rendormez-vous !


***

"TOUS les régimes totalitaires [qui se prétendent démocratiques]..."


***

"Ils [SONT] vraiment rusés les 'grands' penseurs de notre époque. Mais les gens vont finir par prendre conscience de votRe 'game'..."

Pierre-Yves

@Matthieu NV:

"-Deux classes de députés (soit des députés élus par circonscription ou ceux élus par liste)"

Il y'a déja deux classes de députés au Québec:

1. Ceux élus par des circonscriptions de 25,000 habitants (genre, Gaspésie), et

2. Ceux élus par des circonscriptions de 65,000 habitants (genre, Laval).

Je ne vois pas ce qui justifie de faire semblant de croire à une telle farce.

Mathieu NV

Pierre-Yves:

Je vais faire l'avocat du diable en disant que les circonscriptions en région éloignée demandent beaucoup plus à un député en termes de ressources, de temps et de distance et aussi de dire que le rôle d'un député en ville et en milieu rural n'est pas du tout le même car le gouvernement municipal/rural est souvent très primitif en milieu rural, alors que les grandes villes ont souvent des conseillers municipaux à temps plein sous une petite superficie qui font en quelque sorte le même job qu'un député. Cependant, vrai de dire que se sont les banlieues et certaines régions (Laurentides, Montérégie, Outaouais) qui sont cruellement sous-représentés.

La solution serait de réduire le nombre de députés à 75, car les circonscriptions fédérales sont sensiblement égales au point de vue de la population. Pour les deux classes de députés, le problème va être qu'il va y avoir des députés de liste qui sont imputables seulement au parti (donc ils sont quasiment impossible à ne pas élire s'ils sont en haut de la liste) et non à l'électorat d'une circonscription donnée.

Par exemple, au provincial la région de la Gaspésie/Îles-de-la-Madeleine est composé de cinq circonscriptions au provincial et de deux au fédéral.
L'Ontario a fait ce changement et je crois que le Québec devrait le faire.

Cependant, une autre solution de réforme serait de mettre un système proportionnel basé sur un nombre de sièges par région élu proportionnellement. Il y a environ 25 ans, le DGEQ a proposé un rapport semblable.

Mathieu NV

Est-ce que vous croyez que ce système politique est souhaite pour les petites municipalités?

http://en.wikipedia.org/wiki/Representative_Town_Meeting
http://en.wikipedia.org/wiki/Open_Town_Meeting

Sébas

Bon, bon, bon, je viens de lire le dépliant du Parti de Richard Bergeron (parti Projet Montréal) pour l'arrondissement de Rosemont.

Je n'en reviens pas encore....

Ils écrivent:

"Les conseils d'arrondissements à Rosement Petite Patrie ne permettent pas la consultation. La culture politique actuelle fait en sorte de décourager la participation et les revendications des citoyens. Proijet Montréal veut voir les citoyens plus nombreux et les entendre plus souvent ! Nous allons rendre les réunions du conseil plus accessibles et blabalabla...

Plus loin:

"Nous accroîtrons significativement le nombre de ruelles vertes, surtout dans le secteur de cet arrondissement qui manque CRUELLEMENT d'espaces verts"

Ailleurs dans le dépliant:

"Nous développerons le secteur Bellechasse à echelle humaine..."

***

Petite question:

Si vous êtes sincères lorsque vous dites que vous voulez voir une "plus grande participation des citoyens", pourquoi ne pas demander(par consultation po-po-po-pulaire) ce que les INDIVIDUS -qui vivent dans la Petite Patrie (arrondissement où "il manque CRUELLEMENT d'espaces verts"(sic))-, VEULENT ...

Pour ma part, moi qui vis dans ce "environnement de béton", j'irais voter pour que le SECTEUR BELLECHASSE devienne un PARC ! Le plus récent, le plus innovateur et LE beau parc de Montréal : avec des étangs, des oeuvres d'art -choisies par les citoyens (et non pas quelques personnes), des jardins publics AVEC un petite marché (où les gens peuvent échanger leur petite production artisanale, tout en développant des liens avec leurs voisins), des arbres (beaucoup d'arbres), un parc à chien... etc, etc, etc,

Et on pourrait 'rezonner' la rue Bellechasse pour permettre la construction de tours à logements AUTOUR du parc... et tout le monde serait content-content: citoyens, politiciens, et "développeurs-qui-aiment-les-politiciens"

C'est ce que j'aimerais le PLUS pour MON milieu de vie...

Voilà LA plus belle vision que j'ai pour ce terrain... !

Mais je ne veux pas imposer (ma vision) aux autres individus qui vivent dans mon arrondissement (contrairement aux 3 partis qui visent à occuper la 'maison blanche'(?) de la ville de Montréal et qui veulent IMPOSER leur vision)...

Et voilà pourquoi je trouve que le parti de Richard Bergeron ne vaut pas mieux que les 2 autres partis (encore moins portés à vouloir consulter les citoyens).

Je n'irai donc PAS voter aux érections des orgeuilleux... oups... aux élections de nos "amis-des-constructeurs-de-béton""... et re-oups; de nos gentils 'démocratiques' et 'verts' politiciens ! ('verts' et démocratiques mon oeil !)

Et merci bonsoir !

p.s.
Je me réserve quand même le droit de chialer pendant les 4 prochaines années. Et que je n'entende pas un plouc venir me dire que si je n'exerce pas mon 'droit' de vote 'démocratique'(sic), je ne peux pas chialer...
Il risque de subir un lonnnnnnnnng discours sur la VRAIE démocratie directe... direct dans ses oreilles de robot -qui répète tout ce qu'il entend dans les médias.

Capiche les prêtres-de-la-pensée de La Presse, de Radio-Blablabla et du Devoir ?
;-)

Sébas

Encore autre chose:

Tout jeune, lorsque ma famille habitait le vieux Longueuil (il à de ça plusieurs décennies et bien avant que la démocratie 'citoyenne' et les verts deviennent connus), il y avait un immense terrain vague à quelques rues de chez nous... et vous savez quoi? La ville a DEMANDÉ AUX CITOYENS CE QU'ILS VOULAIENT faire avec ce terrain et ce, par consultation populaire...

Résultat du vote:

http://maps.google.ca/?ie=UTF8&ll=45.526307,-73.502913&spn=0.001718,0.003449&t=h&z=18

;-)

Sébas

Une autre incohérence de ceux qui se disent 'verts' et pour la "démocratie citoyenne"?

Je ne suis plus capable d'entendre dire qu'il faut "densifier Montréal"...

Il y a "densifier" et "densifier".

Densifier la ville en hauteur et à long terme sur les terrains DEJA construits... c'est une chose. J'ai une belle vision pour le centre-ville (quelque chose de 100 x plus flyé et avant-gardiste que Dubaî, mais je ne suis pas payé... et -surtout- la démocratie directe n'existe pas -même pour les 'verts'-, alors je garde ça pour moi)...

Et densifier -au complet- chaque pied carré de la ville encore disponible... pendant qu'elle manque CRUELLEMENT (sic) d'espaces verts, c'est une autre chose et ce n'est PAS une attitude très 'verte'...

Est-ce que je me suis fait bien comprendre par les urbanistes et architectes 'verts' ?

;-)


***


Le problème de Montréal, c'est que le centre-ville et les arrondissements se nuisent mutuellement.

Ce sont 2 sortes de villes qu'il faut: Le centre-ville doit devenir une ville à elle seule. Le centre s'en portera beaucoup mieux car il aura toute l'attention de la mairie. Le centre pourra devenir vraiment efficace pour se développer ! Les arrondissements s'en porteront mieux aussi. C'est le centre qui cause les inefficacités, c'est le centre qui draine les ressources (lire les revenus de taxation) des citoyens des autres arrondissements. C'est le centre qui a une trop lourde bureaucratie -détachée des citoyens. C'est le centre 'centralisateur' qui rend la ville ingouvernable. Pas les arrondissements à "echelle humaine" (lire: beaucoup moins couteux en bureaucratie et en perte d'efficacité).

Slogan?

"Le centre-ville, une ville !
Tous unis pour se décentraliser pour le bien de tous!"

;-)))

Sébas

"Le centre-ville doit devenir une ville à LUI seul"

Pierre-Yves

@Mattieu NV:

"L'Ontario a fait ce changement et je crois que le Québec devrait le faire."

La réalité, c'est que le gouvernement Charest vient d'enterrer la réforme de la carte électorale qui se proposait justement de rétablir l'équilibre de façon à ce que le vote de certain Québécois ne valent plus seulement la moitié du vote d'autres Québécois.

Bref, on ne fait même plus semblant de croire à la démocratie. On peut commencer à parler d'une situation de taxation sans représentation, ou à tout le moins de taxation pour une moitié de représentation.

Une sombre blague quoi.

Tym Machine

@Sebas,

Est-ce que c'est le paquet d'arbres le projet?

Si oui, je crois que les citoyens ont pris la bonne décision. Les arbres nous permettent de respirer un air plus pur et sont le poumon vert dans les villes.

Tym Machine

@M2,

"2. tout citoyen puisse se retirer d'un service municipal et se faire rembourser le montant de taxe correspondant au service s'il souhaite faire plutôt appel à un service privé."

Admettons que ce soit le cas pour un service d'incendie. Je paye ce service avec la ville mais mon voisin, un peu immature et négligeant, décide de se retirer du service mais en contrepartie de se fourrer l'argent dans ses poches sans être assuré. Un incendie se déclare dans sa maison. Il appelle les pompiers de la ville, rien à faire, il ne paie pas de taxes pour ce service, donc pas de service. Le feu ne reconnaissant pas les droits des assurés et des non-assurés se répand jusqu'à ma maison et endommage gravement la mienne en plus de tuer ma vieille grand-mère paralysée que l'on n'a pas pu sortir à temps.

Question: Dois-je poursuivre mon voisin pour obtenir réparation?

Je me questionne également concernant les parcs municipaux. Dans un monde libertarien, ce genre de parc serait "privé" avec un coût d'entrée en plus d'un droit absolu de regard de qui entre et qui n'entre pas?

François 1

@ Tym Machine:

"tout citoyen puisse se retirer d'un service municipal et se faire rembourser le montant de taxe correspondant au service s'il souhaite faire plutôt appel à un service privé..." (sic).

Les péquistes appellent ça le "droit de retrait avec pleine compensation..."!

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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