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12 janvier 2010

Commentaires

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Mathieu

Petite note: le test en ligne n'est pas représentatif de l'examen théorique en salle.

Il est très infantilisant, vous donnant le choix que du seul qui soit logique parmi plusieurs idioties.

De ce que j'avais constaté lorsque j'y travaillais (contrat d'été pour étudiant), c'est même une raison fréquente des échecs en salle. L'aspirant conducteur ne fait que ce test, obtient 80% et plus, est très confiant, n'étudie pas, croyant que l'examen sera aussi débile que ce test puis échoue.

J'avais laissé un message à mes supérieurs à Québec, ce à quoi ils m'avaient répondu que les étudiants auraient dû être informés qu'il fallait étudier plus.

Tant qu'à mettre un test aussi stupide en ligne et qui s'assure plus nuisible qu'utile, pourquoi ne pas simplement l'enlever ?

Deux ans avant que débutent les histoires sur les accommodements raisonnables, je répondais en espagnol castillan et en anglais à des nouveaux arrivants et à un Inuit descendu au sud, ce qui m'avait valu la réprimande d'une fonctionnaire de Québec.

Dans les services publics québécois, c'est en français seulement. Point.

C'est depuis ce jour que je crois qu'il doit aussi y avoir du choix parmi nos assureurs. Si je paie pour un service, j'ai le droit d'exiger aussi mes conditions.

Mathieu NV

''Deux ans avant que débutent les histoires sur les accommodements raisonnables, je répondais en espagnol castillan et en anglais à des nouveaux arrivants et à un Inuit descendu au sud, ce qui m'avait valu la réprimande d'une fonctionnaire de Québec.''

Savais-tu qu'il était illégal de parler une autre langue que le français dans un édifice gouvernemental. C'est une blague, on aime beaucoup ceux qui ne parlent pas français au Québec, à condition qu'ils soient des touristes.

''Dans les services publics québécois, c'est en français seulement. Point.''

Il est reconnu que la fonction publique du gouvernement du Québec (et même celle de la ville de Montréal) a peu d'anglophones et de communautés culturelles comparativement au ratio de la population. Cela fait donc qu'il n'est pas faux que la fonction publique au Québec est à plus de 95% francophone et blanche et fort probablement en grande majorité unilingue.

Et encore, même aux États-Unis, on offre souvent les services gouvernementaux dans une autre langue que l'anglais.

lutopium

Bon billet. Comme vous le dites, "...Les propriétaires des routes (compagnies privées ou communautés locales) s'entendraient sans doute entre eux sur des exigences communes, comme les États le font d'ailleurs à l'échelle internationale aujourd'hui. Des organismes se feraient concurrence pour administrer ces règles..."

Ça pourrait être "moins lourd" et peut-être moins dispendieux que la méthode d'aujourd'hui... Difficile de prévoir comment certains individus se comporteraient dans un système moins règlementé avec ces bolides qui sont sur le marché aujourd'hui... Un accident arrive tellement rapidement.

Joli clip...

Louisl

Bon billet Martin,

Je vais me permettre d'ajouter un détail pour mettre du piquant à votre histoire...

Le prix du cours de conduite est réglementé par le gouvernement, un peu comme pour les logements...

Le ridicule ne tue pas...

Mathieu NV

Martin,

Dans les grandes villes au Viêtnam, il y a en fait la même situation que sur l'extrait vidéo.

On parle alors d'un pays communiste (et l'où on paye simplement pour avoir son permis) qui est libertarien sur ses rues!

Mathieu

@Mathieu NV:

L'urbaniste LBII du blogue Le Suburbain lucide a parlé de l'exemple vietnamien la semaine dernière : http://www.suburbainlucide.net/?p=1297

La réalité sur la vidéo y est plus contemporaine. ;)

Mathieu NV

@Mathieu:

La situation au Viêtnam est exactement comme celle sur le vidéo au Cambodge.

Lorsque j'y suis allé en 2007, je voyais par contre que les motocyclistes (il y a plus de 4 000 000 dans une ville comme Saigon) étaient très respectueux. Pour traverser à pied (et cela avec un nombre limité de lumières), faut traverser tranquillement et de façon constante pour que les motos nous évitent.

JC

Dans une societe libertarienne, dans le cas ou l'ivrogne au volant fauche un pieton qui deviendra handicape pour la vie et ne peu plus travailler, qui est-ce qui paye si l'ivrogne n'a pas d'argent ni d'assurance?

Volontariste

Une compagnie de financement privé le mandat reçoit le mandat d'indemniser les victimes, pendant ce temps là l'ivrogne est condamné aux travaux forcés pour pouvoir rembourser la dette, son salaire est saisi pour payer les termes de la dette. Si l'ivrogne a une maison, une voiture ou autres actifs ils sont saisis et liquidés pour rembourser la dette.

Ce serait beaucoup plus dur qu'un court séjour en prison. Quand les gens sont responsables de leurs gestes les conséquences sont terrifiantes pour les fautifs et on y pense à deux fois avant de faire le con.

Gilles Guénette

Les vidéos du Suburbain lucide me font penser à l'expérience de la patinoire de John Stossell dans son Guide to Politics: http://abcnews.go.com/Video/playerIndex?id=6062018 (avancer jusqu'à -4:00 environ). Stossel monte comment les patineurs pratiquent leur activité sans règle apparente. Et qu'aussitôt que des règles sont introduites, la cohésion se brise...

Pierre-Yves

Un couple de remarques:

1. Il est totalement faux que les intersections montrées dans les vidéos ci-dessus, au Vietnam et au Cambodge, fonctionnent 'sans règles'; elles fonctionnent toutes sur la règle dite de la 'priorité a droite - ce que vous verrez très facilement en visionnant les vidéos si vous avez jamais pratiqué ce système -, systeme toujours appliquée il me semble sur l'une des intersections les plus animées du monde occidental, la place de l'Étoile (Charles-de-Gaulle) a Paris.

Il y'a donc bien une regle, et l'absence d'accidents s'explique par le fait que dans l'immense majorité des cas, elle est respectée.

Si vous êtes passé souvent par le carrefour de l'Étoile, vous savez également que cette intersection fonctionne très efficacement jusqu'a une certaine 'charge' de traffic; après, elle bloque - totalement -; l'introduction de dispositif de controle de circulation plus contraignants n'a donc pas grand-chose a voir avec la question de l'efficacité moyenne de l'intersection, mais plutòt celle de la nécessité d'assurer la continuité du fonctionnement de cette intersection pour des charges de traffic PLUS ÉLEVÉES qu'il ne serait possible sans ladite contrainte (si vous vous reportez aux vidéo sur Hanoi et le Cambogdge, vous constaterez en effet que dans les deux cas la charge de traffic n'est pas particulierement lourde - comparez a Paris, Londres downtown ou Buenos-Aires a l'heure de pointe, surtout que les deux roues sont remplacés par des autos et des camions).

2. La remarque de Volontariste ci-dessus souligne un point important: moins vous avez de règles, plus la sanction codifiée pour les enfreindre, ou pour les conséquences associée a cette transgression, doivent être sévères; c'est ce qu'on caractérise comme l'équilibre entre dissuasion 'ex-ante' (sanction pour non-respect des régles) et dissuasion 'ex-post' (sanction pour les CONSÉQUENCES - possibles mais jamais certaines) du non respect des règles; autrement dit, dans un système ou la sanction pour avoir violé la priorité a droite est, disons, une amende de 100$, il y'aura un incitatif a 'collectiviser' les conséquences d'un accident qui se produirait malgré l'existence de cette amende; par contre dans un systeme ou cette amende n'existe pas, il est impératif de rendre le coupable du non-respect de cette règle, advenant un accident, entierement responsable des conséquences - une 'obligation probabiliste' en quelque sorte. Que le 'système' soit public ou privé ne fait aucune différence.

Le même raisonnement s'applique pour quantité d'autres libertés comportant possiblement des risques pour soi-même et pour autrui, par exemple le port d'arme: plus la règle est souple, plus la sanction associée au conséquences potentielles de l'enfreindre est lourde; également, dans un système ou l'État n'arbitre plus les conflits entre individus émanant de différents associés a ces regles, il y'aura une tendance naturelle a 'individualiser' la sanction au lieu de la collectiviser.

Pour raisonner intelligemment sur ces question il ne suffit pas de ne voir que le bon coté des choses, il faut aussi considérer le mauvais et comprendre que tout 'système' qui fonctionne est basé sur un compromis entre la liberté et les conséquences de l'exercice de celle-ci sur autrui. Dans le cas des intersections de circulation, cette conséquence est que l'intersection cesse littéralement de fonctionner passé une certaine charge de traffic; le 'trade-off' est d'instaurer des règles, qui rendent l'intersection moins efficace EN MOYENNE, mais lui permettent de rester fonctionelle EN TOUT TEMPS (ou presque, il n'y a pas de système parfait évidemment)

Pierre-Yves

P.S. Erratum: ci-dessus lire "règle de la priorité à gauche", évidemment; j'ai toujours été mal latéralisé ;-)

C'est la même règle qui est appliquée sur les ronds-points circulaires (sauf que si vous circulez a gauche, cela devient une règle de priorité "a droite").

Mathieu NV

@Pierre-Yves:

De vouloir avoir certaines règles est une chose, mais il manque beaucoup de responsabilisation de l'individu dans notre société.

Ne soyez pas surpris qu'un régime étatique comme la SAAQ a tendance a dé-responsabiliser certaines personnes.


Pierre-Yves

@Matthieu NV

"De vouloir avoir certaines règles est une chose, mais il manque beaucoup de responsabilisation de l'individu dans notre société."

Il ne sagit pas tant de "vouloir" que d'apprécier la nature du compromis à accepter entre l'aspect contraignant de la règle, et la gravité ou l'inoccuité des conséquences potentiellement associées à sa transgression; certain individus sont naturellement "risk averse", d'autres non (ou moins). Les premiers seront enclins à déresponsabiliser les individus, les seconds beaucoup moins.

Dans le cas du traffic la relation est d'autant plus facile à voir que les règles en usage ne sont pas sorties d'un chapeau; les même principes s'appliquent qu'il s'agisse de traffic routier, de dynamique des fluides (avec contraintes au limites), ou de gestion du traffic dans les réseaux de télécom.

Ces principes sont non seulement établis et démontrés depuis longtemps pour la plupart (les travaux de Bernoulli datent du 18ieme siècle, ceux d'Erlang du début du 20ieme, et la remarquable synthèse de Leonard Kleirock sur les files d'attente du milieu du 20ieme), mais leur efficacité et leur exactitude est connue depuis longtemps, que ce soit dans la conception des réseaux de télécom, des installation hydro-électriques, oui de l'ingéniérie des routes. Il n'y a pas 30 façon pour un véhicule de traverser une intersection, étant données certaines règles qui s'appliquent à une intersection: il n'y en a qu'une.

Au final, il me s'agit pas tant d'un problème de morale ou de philosophie, que de l'établissement d'un consensus d'équilibre (privé ou public) sur le compromis acceptable sur la gestion des conséquences négatives associée à l'excercice de la liberté individuelle; cette gestion est toujours nécesséssaire.

Tym Machine

"Des organismes se feraient concurrence pour administrer ces règles."

Dans le style d'une élection démocratique ou encore d'un vote des "shareholders"?

"Et qui n'a pas entendu parler de ces chauffards récidivistes qui trouvent toujours moyen de reprendre la route même après avoir provoqué des mortalités?"

Pire encore, les chauffards qui fauchent des vies et qui sont blessés reçoivent eux aussi des prestations de la SAAQ. C'est un peu comme récompenser l'imbécilité ou donner une médaille en or pour avoir conduit saoul comme une botte.

"la mère d'une mineure (ou la jeune fille elle-même) y penserait à deux fois avant de permettre à celle-ci de conduire, si c'était elle qui devait débourser d'énormes compensations en cas d'accident provoqué par sa fille."

Dans les autres provinces où il n'y a pas le no-fault, les assurances pour les jeunes conducteurs (spécialement mâles) sont tellement prohibitifs que bien des gens attendent avant de s'acheter une voiture. Ils se font assurer uniquement comme 2 ou 3e conducteur sur une voiture utilisé par papa et maman et encore là ça coûte les yeux de la tête.

"On aperçoit un policier qui semble n'avoir pas grand-chose à faire. Et pourtant, ça fonctionne!"

Au Québec, tu as de beaux petits pinketonques (des percepteurs d'impôt déguisés à fusils) qui te donne un ticket de 155$ pour un stop à l'américaine à des endroits où il n'y a AUCUN danger. Des tickets pour rouler à 70 km/h sur des routes qui devraient logiquement être à 70 km/h mais qui à cause des braillards et des ti-vieux finis qui chauffent leur char et les têtes grises qui runnent la ville, on a droit à du 50 km/h.

À Drummondville, on fera une étude sur le sujet de 105 000$ afin de se creuser le coco sur les moyens de faire ralentir les gens. Comme si avec la crise économique, on avait les moyens de produire de telles âneries. Ce sera une autre façon de récompenser les amis des élus responsables de firmes d'ingénierie.

Ça voudra dire plus de taxes indirectes et plus de cotisations à la SAAQ par le fait même (lire un beau "ticket").

Bastiat79

@ JC et volontariste

"Travaux forcés" pour les non-assurés dans une "société libertarienne"? Me semble que ça ne colle pas.

Je crois plutôt que les propriétaires de routes obligeraient l'assurance, quitte à la vendre eux-mêmes aux postes de péage. Ils pourraient d'ailleurs même réserver certaines routes pour les amateurs du no-fault, s'il y a une demande pour ça!

Volontariste

Dans une société libertarienne, quand un individu porte atteinte à l'intégrité phyisique d'un autre individu ou à l'intégrité de sa propriété privée, il se doit de restituer et réparer les dégâts.

Alors, il serait d'abord saisi de ses actifs et si cela ne suffit pas, il devrait rembourser à même son salaire jusqu'à temps que le tout soit remboursé.

Le libertarianisme, mon ami, c'est brutal. Tant et aussi longtemps qu'on respecte les autres, on est en droit de s'attendre au même respect.

Mais quiconque agresse les autres on s'attend de lui qu'il soit responsable.

Il n'y a que trois possibilités judiciaires dans un monde libertarien:
1) Acquittement
2) Restitituion
3) Peine capitale

Il n'y a pas de prison dans un monde libertarien. On paie ou on crève. Alors mieux vaut ne pas faire le con.

Libre *ET* RESPONSABLE !

Dans un monde libertarien, l'individu est libre et responsable.

Pierre-Yves

@Volontariste:

"Libre *ET* RESPONSABLE !"

En effet, il n'est pas réaliste de faire l'impasse sur le revers de la médaille, à savoir qu'assumer ses responsabilités peut couter cher lorsqu'on fait une erreur. Par exemple (Bastiat79), bien entendu il est probable qu'un propriétaire de route exige une assurance; mais quid du cas ou le prétendu assuré à trompé son prestataire de service routier, son assurance n'étant pas valide? S'il y'a accident, il n'y d'autre choix que de tenir le fautif pour entièrement responsable. Mais c'est certainement un incitatif à éviter les mauvaises décisions.

Steven

Je peux vous dire que si je conduisais un véhicule dans une société libertarienne, je voudrais une assurance qui me rembourse si je reçois des dommages et qui paie les autres si je suis responsable de leur dommage. Les compagnies d'assurances s'arrangeraient entre elles afin de réclamer leurs sommes dues. Si la partie responsable n'a pas d'assurance, ma compagnie d'assurance s'occuperait des procédures légales afin de se faire rembourser ce qu'elle m'aurait donné pour mes dommages. Comme Volontariste dit, ça pourrait aller jusqu'au travaux forcés lorsque les autres recours auraient été épuisés. En ce qui concerne les travaux forcés, ce serait la cours et la compagnie d'assurance qui déciderait d'un montant de travail nécessaire que le fautif aurait à effectuer pour la compagnie d'assurance (laver les toilettes, déneiger le stationnement l'hiver, tondre l'herbe l'été, etc.). Finalement, comme Bastiat79 le mentionne, les propriétaires de rues et d'autoroutes pourraient refuser l'entrée aux individus sans assurance s'ils le désirent. Je sais que Walter Block a écrit un livre sur des façons que le réseau routier pourrait fonctionner dans une société libertarienne. Je trouverais ça intéressant à lire...

Volontariste

@Pierre-Yves,

Dans un monde libertarien, faire une erreur ne coûte pas si cher que ça et dans la grande majorité des cas, les individus sont capables d'assûmer les coûts de leurs erreurs, réparer leurs erreurs, apprendre de leurs erreurs et repartir à long terme sur du mieux.

Mais dans un monde libertarien, il ne faut pas confondre erreur et CRIME.

Volontariste

@Steven,

"laver les toilettes"

Pitié, va falloir laver des toilettes en "maudit" pour pouvoir rembourser une voiture sport de $55,000, LOL !

Quand je disais travaux forcés, je pensais plutôt à saisie de salaire. Les véritables travaux forcés sont pour les sans-emplois responsables de dégâts matériels.

Je n'aimerais pas être le gars qui doive laver des toilettes pour rembourser une Ferrari déclarée perte totale, LOL !

Volontariste

Rien que l'idée de devoir laver des toilettes m'enlève tout à coup l'envie de conduire et d'y aller à pied, à bicyclette ou prendre les transports de masse privé (dans un monde libertarien, les transports en commun sont privatisés).

Non, je ne veux pas être un laveur de toilettes à vie pour rembourser une ferrari. No WAY !

J'ai deux jambes, je vais m'en servir, LOL ! C'est moins pire marcher que laver les toilettes jusqu'à la fin de mes jours, LOL !

Steven

@Volontariste

À te voir aller, je crois que, dans un monde libertarien, ce serait un méchant bon incitatif à bien te faire conduire. En tout cas, un bien meilleur que de cotiser un peu plus à la SAAQ!

SylvainF

Liberté n'est pas égale à "aucune règles". Le simple fait de conduire à droite est une règle. Je ne suis pas cette règle parce que j'ai un pistolet dans le dos mais bien parce qu'elle est à mon avantage. C'est l'aspect économique d'une route privée qui s'assurera d'avoir un nombre de règles optimales. Difficile à dire exactement ce qui resterait et ce qui serait enlevé.

Le nombre de routes, leurs trajets, le nombre de voies et le traffic sont des facteurs importants qui seront mieux gérés car légués au marché. L'État ne peut que se tromper en essayer d'allouer des ressources à une tâche si complexe de planification.

@Volontariste

"Il n'y a que trois possibilités judiciaires dans un monde libertarien:
1) Acquittement
2) Restitituion
3) Peine capitale

Il n'y a pas de prison dans un monde libertarien. On paie ou on crève."

Je n'irais pas si vite en limitant les options disponibles. Nous vivons dans un monde tellement étatisé qu'il est parfois difficile d'imaginer d'autres avenues. L'ostracisme par exemple est un moyen peu utilisé car l'État monopolise la justice mais pourrait être un moyen envisageable. Prison? Pourquoi pas? Pas d'une façon généralisée comme aujourd'hui mais peut être dans certains cas.

Le problème que je vois avec la peine capitale c'est l'aspect irrémédiable de celle-ci. Supposons une règle où on "met à mort toute personne qui tue volontairement une autre personne (outre légitime défense)". Cette règle s'applique aussi à ceux qui mettent à mort les coupables (on parle d'une société juste, n'est-ce pas?). Qui voudra mettre à mort quelqu'un qui a une chance d'être innocent... et donc de se retrouver coupable d'avoir tué une personne innocente (et de subir le même sort)? Il y a bien sûr des cas presqu'irréfutables mais disons que je crois que le risque refroidira les ardeurs de plusieurs pro peine capitale.

Humain51

"Je sais que Walter Block a écrit un livre sur des façons que le réseau routier pourrait fonctionner dans une société libertarienne. Je trouverais ça intéressant à lire..." (Steven, 13 janvier, 14h27)

C'est effectivement un livre très intéressant. Et il peut être consulté gratuitement: voir le lien ci-joint.

http://mises.org/books/roads_web.pdf

Pierre-Yves

@SylvainF

"Le problème que je vois avec la peine capitale c'est l'aspect irrémédiable de celle-ci."

C'est effectivement un problème "technique" indéniable; mais je pense également que dans une société libertarienne l'absurdité philosophique de la peine de mort apparaitrait plus clairement, et en particulier le fait que de mettre à mort, à froid, une personne qui ne pose aucune menace dans le futur ne sert aucun objectif sinon celui de la vengeance - un aspect que l'institutionalisation étatique de la justice masque commodément, sauf que derrière la machine, il y'a des humains. Cela ne supprime pas la nécessité de l'expiation, mais cela la recadre dans une perspective beaucoup plus personalisée.

JC

"Une compagnie de financement privé le mandat reçoit le mandat d'indemniser les victimes, pendant ce temps là l'ivrogne est condamné aux travaux forcés pour pouvoir rembourser la dette, son salaire est saisi pour payer les termes de la dette. Si l'ivrogne a une maison, une voiture ou autres actifs ils sont saisis et liquidés pour rembourser la dette."

Ca ne repond pas directement a ma question parce que tu changes les premisses. L'ivrogne n'a pas d'argent (pas d'actifs), pas d'assurance. Il ne peut donc pas couvrir les pertes de la victime. La victime a une assurance mais l'assurance ne pourra pas aller chercher compensation de l'ivrogne.

Je n'adhere pas vraiment non plus a l'idee que "ca n'arrivera pas parce que les ivrognes y penseront plus longtemps avant de prendre leur voiture". Le parrallele a faire serait avec la peine de mort, qui a bien demontree sont inneficacite a eviter la criminalite violente.

Bastiat79

Je comprends votre désir de restitution (certains diront vengeance) mais je ne crois pas que les travaux forcés puissent être conciliables avec le principe de non-agression. Je ne pense pas qu'on puisse aller plus loin que l'ostracisme. Ou dans les cas les plus graves, ostracisme + "balle perdue". Si vous ne voulez pas partager la route avec des gens insolvables, à vous de vous assurer de choisir les routes où il n'y en a pas.

Pierre-Yves

@Bastiat79

Ce qui peut déja être assez terrible... au point de souhaiter "réparer" sa faute pour en sortir. C'est comme cela que cela fonctionnait chez les anciens Celtes, ou un individu libre pouvait même devenir "esclave" d'une famille pour payer sa dette.

Tym Machine

Question comme cela, est-ce que dans un monde libertarien la faillite est une option envisageable?

Parce qu'en général, c'est ce qui arrive avec les gens qui n'ont pas d'assurance dans d'autres provinces qui ont un accident où ils sont déclarés responsables (assumons avec blessés ici).

Ils iront en cour, seront condamnés à payer, je ne sais pas moi, 100 000$ en dédommagement et feront faillite car ils seront incapable de rembourser une telle somme d'argent (travailleurs à faibles salaires, assistés sociaux, chômeurs, retraités, etc).

Évidemment, il y a peut-être matière à des accusations criminelles mais cela n'entre pas dans un recours au civil strictement parlant.

Est-ce que les choses resteraient assez semblables si les routes sont "privatisées"?

Steven

@Humain51

Merci pour la référence.

@Tym Machine

La faillite est une question intéressante. Je crois que dans un monde libertarien, tu ne pourrais pas déclarer faillite en utilisant les même lois et règlements que l'État nous impose en ce moment. Je crois qu'il pourrait y avoir un marché privé afin de se procurrer une "assurance faillite" tout comme il est facile d'imaginer une assurance chômage privée. Probablement que la compagnie d'assurance et l'assuré signerait un contrat stipulant dans quelles circonstances il est permis ce dernier de déclaré faillite.

Steven

@JC

La grande majorité du temps, si l'ivrogne conduit une voiture, c'est qu'il la possède ou la loue. S'il la possède, généralement il a de l'argent car il doit l'entretenir,payer le gaz et dans un monde libertarien, il paieraient afin d'utiliser des routes. Même chose s'il la loue quoi qu'il y aurait p-ê plus de chances qu'il soit moins en moyen. Ça pourrait également être un choix personnel de ne pas avoir de voiture. Même si tu ne veux pas qu'on le dise, la situation que tu décris serait invraissemblable.

La seule situation qui me vient en tête est celle où un ivrogne vole une voiture, s'engage sur une route privée avant que la voiture ne soit déclaré volée et que les propriétaires des autoroutes privées puissent l'intercepter lorsqu'il embarque sur la route. On s'entend, situation très rare. Dans ce cas, il serait déclaré danger public et envoyer en prison. En prison, il pourrait y avoir des ententes entre les prisons privées et des compagnies afin de fournir de la main d'oeuvre à celles-ci en échange d'un salaire pour le prisonnier. Le prisonnier serait donc forcé de travailler pour la compagnie et il verserait son salaire à la victime ou sa famille si elle est morte.

Tym Machine

@Steven,

"Je crois qu'il pourrait y avoir un marché privé afin de se procurrer une "assurance faillite""

Le problème, c'est que la plupart des gens qui déclarent faillite actuellement n'auraient pas cette assurance. Pas plus dans le monde actuel que dans un monde libertarien.

Ma perspective est à l'effet qu'il n'existe pas de système parfait. Dans toute comptabilité même dans la plus libertarienne excluant toute forme d'interventionnisme gouvernemental, il y aura toujours un poste de report de pertes. Pensons par exemple au vol. En théorie, on en veut un zéro absolu. En pratique, engagera-t-on 50 agents de sécurité par magasin pour surveiller étroitement chacun des clients qui entrent dans le magasin? Se dotera-t-on d'un scanner ultra puissant et procéderons-nous à une fouille à nue pour chaque client qui nous visite? En théorie, on pourrait et peut-être qu'on s'approcherait du zéro absolu en ce qui a trait au vol et à la fraude. En pratique, cela équivaudrait à tuer une puce avec un F-18.

Donc ma vision des choses est que oui la faillite existerait dans un système purement libertarien, dans la pratique tout de moins et cela assurances ou pas. Évidemment, le commerçant ou la compagnie de crédit se sentira floué(e) par le débiteur fautif. Cependant, c'est cela ou un système de répression totale qui poursuivra le débiteur jusqu'à sa mort.

Et s'il meure et que la succession refuse l'héritage (ne me dites pas que ce ne serait pas possible dans un monde libertarien sinon on serait moins libre que dans le système actuel), qui absorbera les répercussions de la dette? Si la personne refuse obstinément de payer? On l'envoie en prison? On le lynche sur la place publique? Il s'agit de quelque chose à ne pas prendre à la légère la faillite, cependant, ce n'est pas un crime ni une extortion d'argent en présumant de la bonne foi du débiteur dans l'impossibilité de payer. Qu'est-ce qu'on fait des propositions au créancier (ex: rembourser 10 cents dans la piastre), on laisse tomber également? Peut-être la seule différence qu'il y aurait est qu'on devrait négocier un par un avec tous les créanciers pour en venir à une entente avec chacun au lieu du système "démocratique" actuel qui force toutes les compagnies à accepter la faillite aussitôt que le 50% + 1 est atteint à l'instar d'un référendum gagnant sur la question nationale au Québec qui serait arraché par un milième de centimètre de la peau des fesses.

Les compagnies de crédit ont peut-être également une part de responsabilité dans tout cela. On a mal évalué le risque et on doit donc partager les pertes si on partage la responsabilité. Car dans un système libertarien aussi, les erreurs de jugement seraient de la partie. On est trop sévère avec les clients? On va en perdre beaucoup car les gens se parlent et acceptent mal les compagnies gratteuses avec peu d'éthique ni de côté "humain", de bonne foi et compréhensif. On est trop permissif? Plusieurs seront alors dans l'impossibilité de payer et on se retrouvera avec bon nombre de mauvais payeurs. Alors, c'est "damn if you do, damn if you don't" et les compagnies de crédit vont y perdre un peu au change d'un côté ou d'un autre. L'équilibre se situe sur la fine ligne de ces zones de gris et tout comme en marketing, rien n'est vendu d'avance et rien n'est coulé dans le béton pour personne encore moins dans un monde de soi-disant "concurrence parfaite" (ie, non biaisée par les interventions gouvernementales et les systèmes de collusions favorisés par les interventions gouvernementales).

Il reste que comme le dit le proverbe, dans un monde libertarien, aucun état ne forcerait aucune compagnie à accepter des débiteurs leur ayant déjà fait dans les mains. Comme dit le proverbe en anglais: "Fool me once, shame on you, fool me twice, shame on me." Les compagnies y penseraient deux fois avant de reprêter à des gens qui ont prouvé par la malchance, l'infortune, la paresse, la procrastination ou la piètre gestion de leurs avoirs leur incapacité à rembourser leurs dettes.

Salutations,

TM

Bastiat79

Dans une société libertarienne, rembourser ses dettes serait toujours facultatif. Les gens auraient une cote de crédit et se feraient charger un taux d'intérêt proportionnel au risque de non-remboursement. Il y a sur ce blogue de plus en plus de droitistes qui ne comprennent pas le mot "liberté".

Comme l'a dit mille fois Rothbard: only property title-transfer contracts are enforceable. Si le contrat de prêt ne spécifie aucune garantie, alors il n'y a aucune garantie, point à la ligne.

Tym Machine

@Bastiat79

"Les gens auraient une cote de crédit et se feraient charger un taux d'intérêt proportionnel au risque de non-remboursement."

C'est déjà le cas dans notre société hyper étatisée alors aucun réel changement ici.

N'est-ce pas ironique par contre de savoir que quand tu as RÉELLEMENT besoin d'argent à emprunter, on te charge des taux astronaumiques alors que quand c'est un luxe plus qu'autre chose (ex: pour récolter des miles Air Miles sur tes achats ou d'autre genre de points), on te charge presque rien.

L'endossement sera toujours fort utile dans une société libertarienne. Encore faut-il que tu aies un ami ou un parent "riche" qui te fasse confiance.

Tym Machine

@Steven,

"La seule situation qui me vient en tête est celle où un ivrogne vole une voiture, s'engage sur une route privée avant que la voiture ne soit déclaré volée et que les propriétaires des autoroutes privées puissent l'intercepter lorsqu'il embarque sur la route. On s'entend, situation très rare."

Hum, pas si sûr que ce soit si rare que cela mais je me demande qu'est-ce que ça change que le chauffeur soit saoul dans l'histoire. Un vol reste un vol à jeun ou saoul.

Le seul bogue est que la plupart du temps, le propriétaire privé n'en a rien à foutre que la personne soit en prison ou non. Tout ce qu'il veut c'est être payé en temps et lieu et barrer les "mauvais clients" de la route qui en font perdre d'autres. Alors le conducteur fautif au lieu d'aller en prison pour conduite en état d'ébriété irait polluer les autres routes jusqu'à ce qu'il soit barré à peu près partout et qu'il ne puisse pas sortir de chez lui. Un peu comme le vol d'essence qui souvent lorsque "l'essayeur" finit par payer, le commerçant ne porte pas plainte car son but est de vendre de l'essence et non d'aller perdre des journées entière en cour à essayer de faire pogner un dossier criminel à quelqu'un qui s'est "essayé" à voler de l'essence.

Steven

@Tym Machine

Je suis pas mal en accord avec ce que tu avances. Il est vrai que la plupart des gens se procurant une assurance-faillite serait vraissemblablement des individus assez responsables qui risqueraient de jamais en avoir besoin. Cependant, il y a toujours des grosses malchances qui peuvent arriver au gens.

Pour le reste, il est certain que, tout comme aujourd'hui, certaines compagnies devraient absorber des pertes surtout s'ils ne sont pas créanciers privilégiés. De plus, il est certain que le libertarianisme n'est pas un système parfait où tout le monde va prospérer, se réaliser à 100% et être riche. Je m'efforce de le rappeler aux gauchistes. Ils pensent souvent que s'ils peuvent trouver une situation imparfaite, aussi minime soit elle, que tout le système libertarien devrait prendre le bord. Le libertarianisme n'est certainement pas le paradis sur Terre. Cependant, il est bien mieux que ce que nous avons. Il est impossible de s'assurer que 100% des individus soient prospères. C'est pour ça que ça me fait bien rire lorsque le Québec croit pouvoir résoudre le problème de la pauvreté en faisant une loi "anti-pauvreté". Le gouvernement se prend vraiment pour Dieu d'une façon très naïve.

anonyme

C'est de la petite bière le vidéo de Martin Masse, regardez plutôt ceci:

http://www.youtube.com/watch?v=RjrEQaG5jPM

Portez attention au piéton à la droite vers les 30-38 secondes... impressionant.

Martin Masse

"C'est de la petite bière le vidéo de Martin Masse, regardez plutôt ceci"

En effet, j'avais déjà vu cette vidéo, délirant, de quoi me donner des cauchemars en tant que nouveau conducteur!!!

Volontariste

Ce qui est vraiment impressionant dans le vidéo d'anonyme c'est que la densité et la diversité du traffic sont encore plus immense que dans le vidéo de Martin Masse et en plus ils avancent et roulent plus vite.

Ce qui est impressionnant c'est qu'il n'y a AUCUNE règles, même pas la priorité à gauche, pas de lumière, pas de signalisation, pas de policiers. Personne n'attend au feu rouge ni ne fait de stop et pourtant aucun accident et tous s'entrecroisent rapidement, efficacement dans un ballet complexe mais taillé au couteau.

Un parfait exemple de perfection dynamique. Même les fluides dans un boyau ne circulent pas aussi parfaitement.

Comme quoi dans nos pays occidentaux, nous sommes réglementés à l'os et cela nous ralentit et cela cause des accidents et des pertes énorme de liberté et de prospérité.

Tym Machine

@Steven,

"Le libertarianisme n'est certainement pas le paradis sur Terre. Cependant, il est bien mieux que ce que nous avons. Il est impossible de s'assurer que 100% des individus soient prospères."

Disons qu'en effet c'est meilleur que le communisme où la devise est: "Puisque ce n'est pas 100% des gens qui peuvent être riche, soyons tous pauvres et forçons les gens à y demeurer."

J'aime mieux un système où tout le monde a l'opportunité de devenir riche. Évidemment, ce n'est pas toujours le travail ardu qui l'emportera même si ça met plus de chance de notre bord. Il y a le facteur chance et malchance, réceptivité du public ou non, campagne marketing qui "pogne" ou non. Des inventions nulles à chier sont devenus des best sellers parce qu'ils ont attiré l'attention du peuple qui voulaient les avoir et d'autres excellentes sont restées sur les tablettes parce que les gens n'ont pas voulu y prêter attention. Dans le marketing, des campagnes publicitaires minables ont fait vendre des tonnes de produits et service et d'autres très bonnes n'ont pas contribué positivment aux ventes d'une entreprise.

Dans un marché où les gens sont libres d'acheter où ils veulent, rien n'est jamais sûr, rien n'est coulé dans le béton. Il n'y a pas de noir ou de blanc, il n'y a que des zones de gris de gris foncé à gris pâle. Et le facteur chance, au moins, n'est pas biaisé ou orienté parce que le gouvernement décide d'influencer ou de carrément faire dérailler le marché pour atteindre ses propres fins.

Pierre-Yves

@Volontariste:

"Ce qui est impressionnant c'est qu'il n'y a AUCUNE règles"

Encore là, c'est inexact; le traffic ici ressemble pas mal à celui de Buenos-Aires, et la règle grosso-modo (quoi qu'il soit plus difficile de l'identifier car il s'agit d'une T-Junction donc simplement de virages à gauche pour l'un des flux de circulation, et à droite pour l'autre), est "priorité au plus gros" (c.a.d. bus > auto > moto), "sauf si le plus petit est suffisamment engagé qu'il devrait faire marche arrière pour laisser le passage". Ce qui serait intéréssant c'est de savoir qui est responsable des dégats en cas de collision et quel règle est référencée alors.

Bastiat79

@ Tym

"N'est-ce pas ironique par contre de savoir que quand tu as RÉELLEMENT besoin d'argent à emprunter, on te charge des taux astronaumiques alors que quand c'est un luxe plus qu'autre chose (ex: pour récolter des miles Air Miles sur tes achats ou d'autre genre de points), on te charge presque rien."

Non ce n'est pas ironique. Les gens crédit-bles sont ceux qui ont rârement besoin d'emprunter, vont toujours rembourser, et peuvent bénéficier d'un taux bas. Les gens ayant peu de crédit-bilité sont ceux qui ont toujours besoin d'emprunter, ne remboursent pas toujours, et même leur grand-mère leur chargerait un taux élevé.

Tym Machine

@Bastiat79,

"Les gens ayant peu de crédit-bilité sont ceux qui ont toujours besoin d'emprunter, ne remboursent pas toujours, et même leur grand-mère leur chargerait un taux élevé."

Je crois que le but est plutôt de créer une barrière prohibitive pour empêcher justement ces gens d'emprunter et de perpétuer leur cercle vicieux dans la m...

Un fou dans une poche, s'ils n'ont pas remboursé dans le passé avec un taux d'intérêt plus faible, comment voulez-vous qu'ils remboursent aujourd'hui avec un taux élevé. C'est en soit un non-sens (et je ne suis pas en train de faire du parti-prix, je suis simplement à l'état de constater une vérité de la Palice à l'effet que pour certains, la pente est à pique à remonter et que d'autre qui auraient les moyens de remonter cette pente facilement l'ont plutôt facile).

Bastiat79

@ Tym machine

Vous avez le lien de causalité à l'envers. Ce n'est pas le taux d'intérêt élevé qui cause la préférence temporelle élevée. C'est la préférence temporelle élevée qui cause le taux d'intérêt élevé.

Autrement dit, les gens qui l'ont "facile" sont ceux qui depuis longtemps ont appris à penser à long terme, et ceux qui ont "la pente à pique" sont ceux qui ne l'ont jamais appris. Ce n'est pas une réforme du système bancaire qui va changer cette vérité de base de l'existence humaine.

D'ailleurs, ce n'est pas pour rien qu'il y a des parents qui offrent quelques % d'intérêt par mois à leurs jeunes enfants pour leur apprendre à épargner. C'est une façon efficace (mais potentiellement ruineuse!) d'inculquer la pensée à long terme.

Tym Machine

@Bastiat79,

"Vous avez le lien de causalité à l'envers. Ce n'est pas le taux d'intérêt élevé qui cause la préférence temporelle élevée. C'est la préférence temporelle élevée qui cause le taux d'intérêt élevé."

Je n'ai jamais dit le contraire mais c'est un cercle vicieux, c'est une roue qui tourne mais en effet, tout cela a commencé alors que notre débiteur a commencé à faillir à ses obligations j'en conviens.

"Autrement dit, les gens qui l'ont "facile" sont ceux qui depuis longtemps ont appris à penser à long terme, et ceux qui ont "la pente à pique" sont ceux qui ne l'ont jamais appris. Ce n'est pas une réforme du système bancaire qui va changer cette vérité de base de l'existence humaine."

Je n'appuie aucune réforme du système bancaire en ce sens. Le maintien des taux bas ne fait qu'en général retarder l'inévitable et nous le verrons dans les années à venir, les gouvernements ne font que prolonger la crise j'en conviens.

Cependant, votre analyse semble très simplète et semble ignorer le facteur chance qui joue énormément dans un marché libre. Je conviens que généralement parlant, lorsqu'on travaille fort, on met toutes les chances de notre bord par contre, bien des individus et des compagnies ayant travaillé extrêmement fort ce sont retrouvées bien malgré elles vers l'inévitabilité de la faillite.

Cependant, il est évident que les bonnes ont appris les leçons et savent être flexibles et réorientent leur tir. Les pires continuent à travailler fort mais persistent à ignorer les signaux qu'ils se dirigent vers le précipice et répèteront les mêmes "patterns" qui les ont mené au désastre financier.

Pierre-Yves

Tombé là-dessus:

http://www.theglobeandmail.com/news/opinions/taking-the-controls-out-of-traffic/article1453823/

Je ne sais pas si quelqu'un en a déjà parlé ici mais c'est très intéréssant.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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