par Martin Masse
L'une des activités les plus faciles et les plus agréables à la campagne est bien sûr l'observation des oiseaux. Pas besoin de les attirer en été, il y en a des dizaines qui se tiennent autour de notre maison et qui nous réveillent dès les premières lueurs de l'aube avec leurs chants assourdissants. En hiver, ils se font plus rares, et c'est pourquoi j'ai installé des mangeoires dans le jardin derrière la maison, d'où je peux les observer de mon bureau de travail. J'ai pu jusqu'à maintenant identifier une douzaine d'espèces différentes. (Cliquez pour voir les photos plus grandes.)
Les geais bleus viennent presque tous les jours et sont particulièrement agressifs.
Les mésanges à tête noire sont les plus sociables. Lorsque je vais remplir les mangeoires, elles sont les seules qui continuent de venir tout près de moi.
Avec les geais bleus, les cardinaux mâles d'un rouge éclatant sont les plus spectaculaires.
Un vacher à tête brune digère son repas (à droite, une mésange). Il retourne normalement au sud en hiver.
Cette mignonne mésange bicolore n'est que rarement observée chez nous en hiver, dans le sud du Québec seulement.
Si je ne me trompe, il s'agit là de deux espèces de pic très similaires. Le premier (un mâle avec une tache rouge sur la tête) est un pic mineur, plus petit et avec un bec plus court. Le second est un pic chevelu femelle.
Un junco ardoisé préfère manger les graines jetées sur le sol par les autres oiseaux.
Les bruants hudsoniens sont parmi les visiteurs les plus fréquents.
Une tourterelle triste se prélasse au soleil, pendant qu'un bruant fait sa toilette.
J'avais d'abord installé une seule mangeoire accrochée à la tonnelle, puis j'en en acheté une autre ainsi que ce support pour les mettre toutes les deux. On aperçoit une mésange à tête noire, une mésange bicolore et un junco ardoisé qui affrontent une tempête à la fin décembre.
Cet étourneau sansonnet (accompagné d'un bruant à droite), presque tout noir en été, a revêtu son plumage hivernal moucheté.
J'ai eu la surprise d'apercevoir ce gros dindon sauvage au fond de la cour récemment. Cette espèce très chassée pour son attrait culinaire pendant la période coloniale avait disparu du Canada il y a cent ans. Mais leur nombre est en hausse aux États-Unis et on en voit maintenant de plus en plus dans les champs le long de la frontière.
Enfin, je n'ai pas réussi à identifier cet oiseau à la gorge jaune, qui ressemble à une paruline (il y en a trois douzaines d'espèces juste au Québec). (MISE À JOUR: un lecteur m'indique qu'il s'agit de chardonnerets jaunes - voir dans les commentaires ci-dessous.)



Martin, je pense que vous avez inversé les légendes de la photo des geais et de celle des mésanges.
Rédigé par : Pierre-Yves | 31 janvier 2010 à 14h50
@ Pierre-Yves,
Les légendes sont au-dessus de chaque photo, pas en dessous. J'ai rajouté des espaces pour que ce soit plus évident.
Rédigé par : Martin Masse | 31 janvier 2010 à 14h58
Poète, monsieur Masse ! Et sans la moindre subvention. Bravo ! Et les belles âmes socialistes viendront dire, après ça, que les partisans du libre marché sont des brutes sans coeur !
Parlant d'oiseaux, voici une petite anecdote : il y a quelques années, dans le New Hampshire, j'ai fait le « contrôleur de la circulation » pendant qu'un groupe de dindons sauvages traversaient une route. Croyez-moi, j'ai eu l'air d'un méchant clown !
Quant aux oiseaux jaunes, sur la dernière photo, ce sont probablement des chardonnerets...
Rédigé par : B. Vallée | 31 janvier 2010 à 15h31
@ B. Vallée,
"j'ai fait le « contrôleur de la circulation » pendant qu'un groupe de dindons sauvages traversaient une route. Croyez-moi, j'ai eu l'air d'un méchant clown !"
Ah ah! Quand ils sont en groupe, comme on les a vus à quelques reprises dans les environs, c'est assez impressionnant en effet!
"Quant aux oiseaux jaunes, sur la dernière photo, ce sont probablement des chardonnerets..."
Oui!! Merci. Je les reconnaissais cet été avec leur plumage jaune éclatant, mais ils sont vraiment différents en hiver, je n'aurais jamais soupçonné que c'était le même oiseau.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chardonneret_jaune
Rédigé par : Martin Masse | 31 janvier 2010 à 15h42
@B. Vallée
"j'ai fait le « contrôleur de la circulation » pendant qu'un groupe de dindons sauvages traversaient une route. Croyez-moi, j'ai eu l'air d'un méchant clown !"
Il faudrait mettre cette expérience à profit avec les dindes de l'assemblée nationale.
Rédigé par : Pierre-Yves | 31 janvier 2010 à 16h02
à Pierre-Yves
« Il faudrait mettre cette expérience à profit avec les dindes de l'assemblée nationale. »
Pour ces « dindes » là, je ne me donnerais pas cette peine...
Rédigé par : B. Vallée | 02 février 2010 à 19h15