« Copenhague et l’inutilité de la plupart des technologies vertes | Accueil | 3e édition des oscars québécois du gaspillage - Une année catastrophique »

19 janvier 2010

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Mathieu NV

''En conclusion, la prochaine fois qu'un militant antimondialisation (ce que représente leur «alternative»)''

Vous savez étant dans le domaine du développement international, les altermondialistes sont pour la plupart soit des étatistes démagogiques blâmant l'entreprise privée tout en valorisant l'état ou bien des néo-marxistes qui se sont recyclé lorsque le mur est tombé.

En fait, mis à part ceux qui prônent un état hyper-interventionniste, les solutions des alter-mondialistes sont souvent floues. Je déteste les pseudo-théories qui font appel aux sentiments au lieu qu'aux faits.

Pierre-Yves

La société indienne me fascine en ce sens qu'on y retrouve les racines de tant de bibittes occidentales... de la hiérarchie sociale hyper-complexe au besoin pathologique de déguiser les rapports de domination qui en découlent sous le vernis de justifications spirituelles toutes plus tordues les unes que les autres. Vous traversez l'Himalaya, vers la Chine, et vous retrouvez une organisation sociale ou les choses sont claires: j'ai le gros bout du bâton, je commande, tu obéis; c'est logique. Par contre en Inde, comme en Europe et de plus en plus en Amérique, il importe de se donner bonne conscience, de justifier ses privilèges aussi absurdes soient-ils par l'opération d'une cosmogonie à la mords-moi-le-noeud.

Autant je trouve cela facile de communiquer avec la plupart des Indiens, autant sur le plan éthique cette société me parait aussi hypocrite que la nôtre. Je me demande au fond si la culture chinoise est soluble dans le socialisme, ce qui expliquerait peut-être que le parti ne puisse s'y maintenir au pouvoir que par l'ultra-violence, au contraire de la culture indienne qui elle s'y moule parfaitement. Le confucianisme et le collectivisme sont à mon avis incompatibles.

B. Vallée

à Pierre-Yves

« Le confucianisme et le collectivisme sont à mon avis incompatibles. »

Voilà une phrase intriguante. Pourriez-vous élaborer ? On parlait récemment de la philosophie individualiste (au sens positif) d'Épicure. Je connais peu la pensée chinoise. Y aurait-il des liens à faire entre la pensée d'Épicure et celle de Confucius, en opposition au totalitarisme à saveur élitiste de Platon ?

Louisl

Et tant qu'à y être pourquoi ne pas mesurer le revenu par habitant du Quobec sans le national-syndicosocialisme....

Pierre-Yves

B.Vallée:

' Y aurait-il des liens à faire entre la pensée d'Épicure et celle de Confucius, en opposition au totalitarisme à saveur élitiste de Platon ?'

Pour vous dire franchement, je suis ignare en matiére de philosophie; a l'époque ou j'ai abordé le sujet, Emmanuel Kant était au programme du Bac et cela m'a dégouté de l'affaire pour longtemps.

Cependant, oui je percois le Confucianisme comme une philosophie individualiste, et hédoniste - visant le bien-être de l'individu dans un contexte assumé comme non-parfait.

Et donc je formule en effet l'hypothese que la brutalité du collectivisme chinois est une conséquence de l'aversion naturelle de la culture traditionnelle de l'empire du mileu pour les solutions collectivistes; le Chinois de base est avant tout un etre rationnel.

Steven

@B. Vallée et Pierre-Yves

Voici un article de Murray Rothbard sur la philosophie chinoise et le libertarianisme. Selon lui, c'est plutôt le Taoïsme et non la philosphie de Confucius qui serait la plus près du libertarianisme.

http://mises.org/daily/1967

Pierre-Yves

@Steven:

"Selon lui, c'est plutôt le Taoïsme et non la philosphie de Confucius"

Merci, c'est probablement le cas, Lao-Tseu - comme je vous l'ai dit je suis ignare en philosophie. Mais c'est bien de cet aspect de la culture Chinoise qu'intuitivement je voulais parler:

"Government, in sum, must be limited to the smallest possible minimum; "inaction" was the proper function of government, since only inaction can permit the individual to flourish and achieve happiness."

Je vois pas que la société indienne ait jamais été très réceptive à ce genre de principe, privilégiant au contraire un hiérarchie sociale complexe et corporatiste, ou chaque classe parasite celle du dessous, et est à son tour parasitée par la classe au-dessus.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

Visitez le QL

Ma Photo

À propos du Blogue du QL

Faites une recherche



Contribuez

  • Donate

Groupe Facebook

Devenir Fan

La dette du Québec