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10 janvier 2010

Commentaires

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Volontariste

Je vous envie messieurs de vivre dans un tel coin de paradis loin de la folie furieuse de la ville.

Vous êtes au paradis et je suis en enfer. Avoir les moyens financiers, je m'établirais moi aussi à Stanbridge East et j'y ferais du ski de fond l'hiver, du 4 roues l'été, j'aurais un grand terrain et la paix. Je pourrais cultiver mes propres légûmes. Imaginez courrir avec son chien dans un tel grand champ. Loin des policiers cruels, de leur arrogance et de leurs constats d'infraction à n'en plus finir. Loin des publi-sacs, du bruit, de la pollution et des assauts collectivistes de toutes parts.

Je suis convaincu que Montréal est la fosse septique du Québec où s'accumule tous les éléments indésirables de la société. On y meurt à petit feu d'une longue agonie pestilentielle dépourvue de liberté et dignité.

Il y a un vieil adage catholique au Québec qui veut que Dieu a créé la campagne et le diable a créé la ville. Et bien je confirme.

Quelle magnifique montagne, le spectacle est encore plus beau en hiver qu'en été on dirait.

Un jour, si je survit à la ville et que j'épargne assez d'argent, je me retirerai en campagne moi aussi.

Félicitations messieurs pour avoir réussi à vous sortir du calvaire urbain.

lutopium

La pluie verglaçante que vous avez reçue dernièrement a créé un spectacle magnifique. Jolie photo.

Volontariste

Jeanne Émard, a.k.a. lutopium,

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours cru que vous étiez un homme. Je croyais que nous avions affaire à un monsieur lutopium. Je n'avais jamais imaginé que vous étiez une suffragette.

Ceci explique tout. Pour des raisons émotionnelles et irrationnelles, le vote féminin est statistiquement beaucoup plus à gauche, beaucoup plus socialiste, féministe et étatique que le vote masculin.

Peut-être est-ce que historiquement, ce sont les hommes qui devaient gagner la croûte et les femmes qui étaient habituées à sa faire vivre par le travail des autres.

La plupart des programmes sociaux interventionnistes qui saignent les finances publiques et qui saignent les contribuables sont des programmes d'aide à la famille, donc pratiquement tous attribuables aux femmes.

Les "assurances" parentales, médicaments, les allocations familiales, le BS sont pas mal des inventions féministes.

J'entends encore beaucoup de femmes plaider pour que l'état paie un salaire aux femmes à la maison pour qu'elles élèvent leurs enfants.

On dirait que la réalité économique et que la création de la richesse sont des domaines qui échappent aux femmes. On retrouve plus d'hommes en comptabilité et dans le domaine des finances, des sciences et des technologies, encore de nos jours malgré la propagande gouvernementale pour intégrer de force les femmes dans les domaines traditionnellement masculins.

Peut-être que si les femmes gagnent moins cher que les hommes, c'est que les charges sociales imposées par le gouvernement aux employeurs sont plus élevées pour les femmes que pour les hommes et alors les employeurs ripostent en payant un salaire moins élevé aux femmes.

Je connais bon nombre d'hommes qui ne veulent rien savoir des femmes ni ne veulent pas draguer des femmes de peur de se faire faussement accuser d'harcèlement ou de peur de se voir obliger de donner la moitié de leur patrimoine aux femmes.

Il y a même une écervelée qui veut changer la loi pour que même les conjoints de faits ou les copines se voient attribuer la moitié des actifs de leurs mâles même si elles ne sont pas mariées avec lui.

Au Québec, cela ne vaut pas la peine de se marier ni même de fréquenter une fille car elle peut se revirer de bord et réclamer la moitié de la valeur financière de leur homme. C'est loin de la pension alimentaire ça.

Je suis fier d'être célibataire et sans enfants. Peut-être que les féministes y sont pour quelque chose si on assiste à une montée de l'homosexualité au Québec.

Marianne

Volontariste, vous dîtes là un tas de c... qui ne font pas progresser la cause libertarienne. Au lieu de bâtir des théories fumeuses, partez donc de l'idée simple qu'il y a à peu près autant d'abrutis parmi les hommes et parmi les femmes, mais aussi à peu près autant de gens bien dans les deux groupes. Vous verrez, c'est une pensée très libératrice qui permet de réfléchir aux choses vraiment sérieuses.

Volontariste

@Marianne,

Je suis d'accord avec vous, fallait que les hommes soient abrutis et pas à peu près pour donner le droit de vote aux suffragettes de gauche.

Et puis, les statistiques ne mentent pas, c'est vrai que les femmes ont plus tendance que les hommes à voter à gauche, à être socialistes et étatistes et à vouloir se faire vivre aux dépens des autres.

Le vote féminin y est pour beaucoup dans l'élection de députés bloquistes et libéraux au Canada.

Si les femmes n'avaient pas le droit de vote, le Canada serait plus conservateur et plus responsable en matière de fiscalité.

Ne vous en déplaise madame, les femmes votent plus à gauche et plus socialistement que les hommes. Assûmez-vous donc plutôt que de vouloir cacher ce fait.

David Gendron

Mon cher pseudo Volontariste, là vous vous calez complètement! C'est ridicule!

Ce n'est pas le vote des femmes qu'il faut abolir, c'est le vote tout court, du moins dans un contexte de système étatique médiocratique pseudo-représentatif.

Vous trahissez l'héritage même du volontarisme anarcho-capitaliste. Même si je ne suis pas entièrement d'accord avec leur idéologie, ils sont généralement en désaccord avec vous là-dessus.

Volontariste

@David Gendron,

"Ce n'est pas le vote des femmes qu'il faut abolir, c'est le vote tout court, du moins dans un contexte de système étatique médiocratique pseudo-représentatif."

Je suis 100% d'accord avec vous. Comme ça les femmes ne pourraient plus nous imposer leur gauchisme, leur étatisme, leur socialisme, leur féminisme ni leur totalitarisme communiste.

David Gendron

Alors, ne laissez pas sous-entendre que le vote des femmes est problématique!

David Gendron

En passant, Lutopium est un homme, même si ça n'a aucune importance.

B. Vallée

À David Gendron

Vous adressant à « Volontariste », vous affirmez :
« Vous trahissez l'héritage même du volontarisme anarcho-capitaliste. »

Wow ! On peut dire que vous avez le don de la formule pompière. Certes, « Volontariste » déraille quand il décrit les femmes comme des créatures « émotives », incapables de « rationalité ». En 2010, je conviens avec vous (et avec Marianne) qu'il est surprenant de lire encore de telles énormités. Mais, selon moi, l'énormité, comme le non-sens, est un droit fondamental...

Cependant, « Volontariste » ne « trahit » rien, à proprement parler. Et certainement pas un soi-disant « héritage ». En effet, on ne doit aucune allégeance, aucune fidélité à quelque « mouvement », à quelque « idée » que ce soit. Je ne vois pas pourquoi on devrait respecter les idées, ni leur accorder une sorte de contrat d'exclusivité, comme si on les avait épousées. Même chose pour un « mouvement » d'idées, ou le soi-disant « héritage » d'un mouvement d'idées. Y aurait-t-il, désormais, une sorte de « ligne de parti » fidèle à « l'héritage même du volontarisme anarcho-capitaliste », « ligne de parti » dont il ne faudrait pas déroger quand on intervient sur ce blogue ? Faudrait-il, comme dirait l'autre, « taper sur les doigts » de « Volontariste » ?

J'irais même plus loin, en disant que les idées (ou ce qui en tient lieu) sont faites pour être déconstruites, retournées, récupérées, raillées, détournées, déformées, même. « Trahies », si l'on veut... À moins, bien sûr, de les considérer comme sacrées...

En accusant un autre blogueur, aussi maladroit soit-il, de trahir « l'héritage même du volontarisme anarcho-capitaliste», vous jouez, en quelque sorte, à l'arbitre des convenances intellectuelles. Vous parlez pour les autres, en somme... Ce qui me semble pour le moins très curieux de la part d'un « anarchiste »...

Mathieu NV

@B. Vallée:

Vous avez parfaitement raison. Il n'existe aucune ligne de parti face aux opinions libertariennes, anarcho-capitalistes ou minarchiques.

@M. Gendron:

J'ai rien contre vous mais en fait, vos positions à soutenir les positions des partis nationalistes étatiques et collectivistes comme le PQ et le Bloc pourrait vous faire d'un traître à la supposée cause anarcho-capitaliste. Cependant, pourquoi aller dans des accusations de bas étage?

Gilles Laplante

Pour alimenter le débat. Dans le gouvernement Charest, quel ministre propose les interventions les plus irrationnels, sont-ce des hommes ou des femmes?

Pierre-Yves

@Gille Laplante:

"Dans le gouvernement Charest, quel ministre propose les interventions les plus irrationnels, sont-ce des hommes ou des femmes?"

Entre des hurluberlu(-e)s tel(-le)s que Claude Béchard, Michelle Courchesne, ou Christine St-Pierre, ça va vraiment prendre une photo pour départager. Juste ces trois ministres là, c'est l'exemple parfait du politicien que ça ne dérange pas de proposer vraiment n'importe quoi et son contraire.

Volontariste

En termes de stupide et d'abject, c'est très dur de battre Michelle Courchesne ou Christine St-Pierre. Quoi que Claude Béchard avec sa loi sur la "clarté" des prix à la pompe, très dur de battre cette stupidité là.

Je dirais que ni les unes ni les uns ne sont plus ou moins cons que les autres.

Parlant de Claude Béchard et de la fermeture de la raffinerie Shell, j'ai hâte au jour où les pétrolières refuseront tout simplement de vendre leur pétrole aux Québécois.

Tout est trop contrôlé et taxé au Québec, alors moi, avoir une entreprise pétrolière, je plierait baggage et je n'offrirait pas mon pétrole sur le marché Québécois.

Bien des entreprises pharmaceutiques et même agro-alimentaires refusent de vendre au Québec en raison de notre soviétisation.

On va finir dans la disette au Québec.

David Gendron

Aucun véritable volontariste ne peut appuyer de tels propos machistes et homophobes. Ce commentateur a le droit à ses opinions, mais il n'est pas un volontariste.

"J'ai rien contre vous mais en fait, vos positions à soutenir les positions des partis nationalistes étatiques et collectivistes comme le PQ et le Bloc pourrait vous faire d'un traître à la supposée cause anarcho-capitaliste. Cependant, pourquoi aller dans des accusations de bas étage? "

La seule position que j'appuie dans ces partis, tout en sachant que les autres partis sont vachement étatistes eux aussi, est la séparation du Québec. De plus, je ne suis pas anarcho-capitaliste, même si je suis un anarchiste. Je vous suggère de (re?) lire ceci:


http://anarchopragmatisme.wordpress.com/vive-la-separation-du-quebec/

Sébas

Oui de très belles photos... qui font rêver !
;-)

***

Mausus de dérapage ici. Je devrais dormir en ce moment, mais je dois faire quelques nuances, avant que cette discussion dérape encore plus...


Voici donc très sommairement (à mon goût en tout cas), ma vision -partielle- de tout ça:

Les femmes -en général- qui plus est les mères, avaient -et ont toujours, mais dans une moindre mesure- un côté 'maternant-protecteur' plutôt émotif 'one on one' (donc plus attentionnées côté besoins humains affectifs, santé, etc) qui est en partie biologique-innée (et en plus, la plupart portent un/des enfant(s) en elles, avec qui elles développent une relation très étroite... cela a un 'fort' impact -tout de même), et culturel/sociologique... et cela depuis que le monde est monde.

Les hommes -en général (encore un fois)- ont un côté 'paternant-protecteur' tout aussi émotif, mais camouflé, car ils étaient -et ils le sont encore, mais dans une moindre mesure (encore une fois)- plus orientés dans 'l'action sécuritaire', alimentaire, guerrière, etc, donc, ils ne pouvaient -sans risquer de mettre le groupe en péril- se permettre de manifester ce côté [émotif].

[en passant, je pourrais développer et/ou nuancer ces analyses... et toutes les autres qui suivent]


Ce n'est que tout dernièrement, que la technologie -et l'évolution sociétale que cela a permis: pour le meilleur et pour le pire- nous permet de nous libérer de nos rôles traditionnels -très 'stricts'.

Autrefois, les spécificités biologiques des femmes et les hommes étaient (sur)exploitées -souvent- par nécessité (i.e. pour assurer notre survie face aux éléments naturels et face aux agressions -souvent pour une question de survie- entre groupes/tribus/etc humains). Plus précisément, nos différences biologiques étaient hyper amplifiées (et souvent surexploitées, pour les femmes ET les hommes), et ce, par des cadres juridiques/sociologiques/religieux/etc.

De nos jours, et avec les connaissances accumulées;
-en psychologie des personnes/des masses;
-en marketing;
-en propagande (domaine qui constitue presque un jumeaux du marketing, mais passons);
-etc
... certains idéologues (étatistes/collectivistes) et propagandistes manipulateurs, tirent profit de ces réalités biologiques et des 'restants' des différences sexuelles -ancrées- dans le 'culturel'...

***
Petite Parenthèse ici:
Parlons plus spécifiquement des idéologues féministes (souvent des hommes): pour établir une panoplie de politiques ‘pro-femmes’, ils ont beaucoup exploités la dimension ‘chevalier-protecteur’ des uns, et le côté ‘maternant-protecteur’ des 'unes'. Pire encore, tout en exploitant ‘l’élan protecteur masculin’, le révisionnisme idéologique féministe, nie les côtés positifs de l'homme protecteur ‘patriarcal’ et place toujours la femme comme étant une victime de ce système -certes- patriarcal, mais qui était axé sur l’exploitation des forces des hommes, au profit des besoins des « rois » et des besoins « des femmes et des enfants d'abord ». Autre chose : ce révisionnisme haineux détruit dans l’imaginaire des femmes et des hommes, tous les ‘beaux’ côtés de nos ancêtres masculins, dévalorisent l’inconscient masculin, victimise et déresponsabilise l’inconscient féminin et enveniment encore plus la ‘guerre’ des sexes…
Merci « féminisme », qui est –par essence- du révisionnisme haineux anti homme ET anti femme..

***

Bon, voici mes commentaires qui répondent avec plus de précisions, aux 'gentillesses' de notre ‘cher’ Volontariste.
(En passant, connaissez-vous Marcel Chlaman et Vie Privée, qui écrivaient sur ce blogue? ;-) ):

Les femmes -à 60-65%?- (et/ou les hommes plus 'roses' ou progressistes), vont effectivement être plus enclines à se faire manipuler par leurs désirs de 'prendre soin de l'autre au niveau personnel' (ou one on one), et vont donc être plus facilement amenées à considérer l'état comme une extension de leur moi et/ou surmoi, sur CE plan...

Les hommes -à environ 65%?- (et/ou les femmes plus 'tomboy' ou conservatrices), vont effectivement être plus enclins à se faire manipuler dans leurs désirs de 'prendre soin ou sécuriser la communauté', et vont être facilement incités à considérer l'armée, les lois du genre "loi et ordre", etc, comme une extension de leur moi et/ou surmoi, , sur CE plan..

Ma conclusion:
Les femmes ET les hommes peuvent se faire exploiter/manipuler par leurs émotions... mais étant donné qu'ils sont -en général- différents, tant biologiquement et encore -en partie- culturellement, les manipulateurs étatiques vont adapter leurs discours, pour parvenir à leurs fins: soit notre soumission à leurs plans collectivistes.

____________________________________________________________________________________________

D'autres faits, qui j'espère, ne donneront pas de munitions à une stupide 'guéguerre' hommes vs femmes, mais bel et bien à une 'guerre' de libertariens vs étatistes ou encore; à une 'guerre' entre ceux qui recherchent la réalité en tout (sans haine ou ressentiment) vs ceux qui prennent des raccourcis intellectuels, pour répandre leur fiel et leurs frustrations.

***
En passant, juste avant la chute de l'Ex-URSS, les femmes étaient majoritaires dans presque tous les domaines universitaires (et -par exemple- les médecins étaient presque tous des femmes!); la 'lutte au patriarcat' était TRES forte; les programmes pour -femmes uniquement- pullulaient; les CPE où les enfants étaient 'parkés' dès 6 mois-1 an... pour 'libérer' les mères 'de son bourgeois de mari', étaient la norme; la mentalité socioconstructiviste avait infestée toute la société, y compris l'éducation; les hommes et pères se sentaient de plus en plus exclus de cette société; etc, etc, etc. Si vous faites un lien (même un petit lien) avec ce qui se passe ici, 'vous êtes débile' -dixit un progressiste.
:-)

***

1)
Si globalement les femmes gagnent environ 70% du salaire des hommes, c'est qu'elles travaillent globalement aussi environ 70% du temps des hommes. Côté revenus totaux (ce qui n'est pas la même chose que le salaire), l'état -avec ses multiples programmes, déductions, etc, donnent BEAUCOUP plus aux femmes et mères... et c'est -souvent- en utilisant le '70%' ci-dessus (mais en 'oubliant' d'inclure le facteur temps travaillé), que les progressistes justifient(justifièrent), tous ces programmes et autres 'équité salariale'... car "*les* femmes -toutes les femmes- vivent(vivaient) une injustice"(sic).

2)
*À l'heure*, les Québécoises, gagnent aujourd'hui un salaire plus élevé que les hommes. Oui, vous avez bien lu.

3)
Depuis quelques années, il y a légèrement plus d'hommes sur le 'bs', que de femmes (et il y a des 'tonnes' de programmes pour aider les mères 'monos' et les femmes sans travail, mais AUCUN programme pour aider les hommes, spécifiquement).

4)
Il y a beaucoup plus d'hommes pauvres DANS LA RUE, que de femmes pauvres (Encore ici, aucun programme spécifique pour les hommes pauvres).

5)
Les femmes célibataires en bas de 30 ans, gagnent beaucoup plus que les hommes du même âge. C'est lorsqu'elles deviennent mères, que -globalement- leurs salaires baissent, PAR CHOIX. Souvent en travaillant moins d'heures, toujours par choix. En plus, elles bénéficient des revenus/patrimoine de l'homme, et même après une séparation ou un divorce, divers lois les aident. Etc.

6)
Les femmes sont beaucoup moins 'au chômage' (de courte ou longue durée)

7)
Le taux d'activité -des jeunes femmes- est plus élevé que celui des jeunes hommes.

8) etc, etc, etc


À NOTER: Je peux appuyer tous ces faits par des statistiques 'officielles'.

Question: Qui doit-on blâmer, si certains blâmes sont appropriés ? L'état, *les* femmes, *les* hommes, une idéologie, les socioconstructivistes, les néo-marxistes, etc ? Qui?

Bon, je dois me faire violence.

Mais je continue un peu encore:

J'ai déjà été un activiste anti *IDÉOLOGIE* féministe (ne pas confondre avec activiste 'anti-femmes'... ce que trop de simplistes font), mais aujourd'hui, ce genre de discussion, me lève vraiment l'coeur...
(je le fais, car je trouve que c'est important de le faire aujourd'hui et ICI)

J'ai même fondé un groupe qui se voulait 'neutre' par rapport à la guerre hommes femmes (ou féministe vs masculiniste) et ce, pour essayer de 'calmer le jeu'. Par contre aujourd'hui, même si -plus que jamais- j'en ai ras-le-bol de cette lutte idéologique (qui vire trop souvent en guerre des sexes)- et que cela ne vient plus me 'chercher' comme avant, je regrette quand même mon choix par rapport au nom d'ce groupe. Il laisse sous-entendre que je suis pour ‘l'égalitarisme-de-fait’ (donc uniformité des sexes), alors que je suis -et que j'ai toujours été- pour l'égalité de droit ET pour la préservation de nos différences. Différences qui, devraient jamais devenir un prétexte pour se 'bitcher' ou se penser meilleurs que 'l'autre'- mais au contraire, devraient nous enrichir, mutuellement.

Et pour ceux qui voudraient savoir pourquoi j'ai cessé de trouver les failles de l'idéologie féministe (en par le fait d'en avoir fait une 'overdose'): j'ai réalisé que les dérives idéologiques féministes, ne constituent qu'une des dérives idéologiques 'modernes'... parmi une dizaine d'autres que vivent nos sociétés dites 'rationnelles' et 'éclairées'. Et toutes ces dérives ont -selon moi- la même source: le collectivisation et l'étatisation de nos vies. Sans ça, toutes ces dérives deviennent quasi impossibles à implanter. Me voilà donc libertarien. La suite, un autre jour...

J'espère que vous avez aimés... (malgré les fautes, la longueur et les précisions/nuances manquantes)

Bon, là c'est vrai, je vais faire dodo...
;-)

Martin Masse

Bon, on dirait que la règle qu'il faut s'en tenir au sujet du billet a pas mal foutu le camp (prière de vous y conformer dans la mesure du possible!), mais puisque le dérapage est déjà bien enclenché, j'ajoute mon grain de sel.

Je pense aussi que l'étatisme de gauche, le maternage et l'infantilisation de notre gouvernemaman, c'est surtout une affaire de femmes ou d'hommes moumounisés (David va avoir de la difficulté à me traiter d'homophobe...!). C'est essentiellement ce que j'écrivais dans un édito il y a dix ans dans "La marche des femmelettes" http://www.quebecoislibre.org/001014-2.htm.

Volontariste a raison, le vote des femmes au 20e siècle a été un facteur crucial dans la croissance de l'État. L'économiste libertarien John Lott a étudié ce phénomène (voir par exemple cet article: http://johnrlott.tripod.com/op-eds/WashTimesWomensSuff112707.html ).

Ce n'est pas un hasard si ce sont des "bitchs maternantes", comme le disait André Arthur, qui dominent une bonne partie des débats publics dans notre social-démocratie, ou si les femmes ont maintenant de meilleures conditions dans à peu près tous les domaines, comme le souligne Sébastien, grâce aux programmes de l'État. Ni si le Québec est l'un des endroits au monde où l'idéologie féministe s'est le plus répandue.

D'autre part, comme l'écrit aussi Sébas, le pendant mâle de cette étatisme, c'est le côté sécuritaire, militariste, impérialiste, violent, fasciste, exploiteur, qui s'est si souvent exprimé dans l'histoire humaine et qui est responsable de tant de guerres et de destruction. Les crétins sans cervelle mais avec trop de testostérone ont causé beaucoup plus de tort à l'humanité jusqu'ici que les femmelettes, mais aujourd'hui, ce sont ces dernières qui dominent au Québec.

Bref, en tant que libertariens, nous visons un ordre social pacifique et sans violence ni exploitation, ce qui nous distingue des étatistes de droite, mais aussi sans maternage et infantilisation, ce qui nous distingue des étatistes de gauche. Ce n'est pas une question d'être contre les hommes ou les femmes mais contre une exacerbation de certains des traits de caractère qui font partie de leur héritage biologique. Et on devrait pouvoir parler de ça sans rectitude politique et sans se lancer des épithètes.

Mathieu NV

@M. Masse,

Vous savez, le Québec a été l'un des états les plus réfractaires étatiquement dans le droit des femmes. Or, je suis certain que cet état y est pour quelque chose et autant dire que je n'aime pas qu'un état se mêle là-dedans. Ironiquement, dans le G-8, la première femme chef du gouvernement (et qui a resté plus de 11 ans au pouvoir avec 3 victoires majoritaires) a été une femme qui n'était pas du tout à gauche.

''c'est surtout une affaire de femmes ou d'hommes moumounisés (David va avoir de la difficulté à me traiter d'homophobe...!)''

La majorité des libertariens ne sont pas homophobes car je considère que l'institution la plus homophobe avec le temps a été l'état.

Pour revenir à cela, les vraies féministes étaient autrefois pour l'égalité. Aujourd'hui elles ne sont plus pour l'égalité, car elles ont souvent et malheureusement une haine viscérale envers les hommes et c'est pour cela que beaucoup de femmes qui ont une certaine rationalité comme il y a 40 ans ne veulent plus faire partie du mouvement. En fait, pourquoi y'a-t-il en fait une section d'études féministes dans pratiquement toutes les grandes universités? Pourquoi pas des études masculinises?

Par contre, avec le temps et à coups de Passe-Partout, notre société s'est infantilisée, au point où je connais des gens de 35-40 ans qui parlent à des adultes comme s'ils étaient des enfants de 5 ans. Justement, beaucoup de ses féministes d'aujourd'hui font preuve d'une grand sentiment d'infantilisation envers ceux qu'elles considèrent inférieurs.

Volontariste

@Martin Masse,

Merci,

Pour continuer dans le sens de votre intervention, concernant l'artcle du Washinton Times sur le vote des femmes:

"Some women may well vote for Mrs. Clinton, even if they disagree with her policies, simply because she is a woman."

Dans une démocratie directe, le droit de vote est dangereux car quiconque le veut peut voter pour un candidat ou une politique qui propose de taxer et d'enrégimenter les individus et/ou les entreprises. La démocratie comme tout le monde l'entend est une horreur abjecte qui soumet l'individu et les libertés économiques aux diktats de la plèbe.

Mais les USA se voulaient au départ une république représentative constitutionnelle. Ce qui veut dire que les libertés individuelles, les libertés économiques et la propriété privée sont protégées et garanties par la constitution et le processus de vote n'a que très peu d'importance car peu importe pour qui on vote ou pourquoi on vote le résultat reste le même. Les libertés sont protégées par la constitution.

Le problème c'est que la politique Américaine a trahie la constitution Américaine au point où elle ne veut plus rien dire de nos jours. La constitution Américaine est devenue une sinistre farce dérisoire, une sorte de novlangue Orwellien où la guerre c'est la paix et la pauvreté c'est la richesse et l'esclavage c'est la liberté.

Les USA sont maintenant une démocratie directe où les électeurs peuvent même voter sur des politiques et des décisions du gouvernement. Comme le collège électoral se réserve le droit d'outre passer le vote populaire, on a assisté à la nomination de George Bush malgré le fait qu'Al-Gore était majoritaire.

Comme les pouvoirs sont séparés en trois entités aux USA: Maison Blanche, Cour Suprême et Congrès-sénat, il arrive aussi que des décisions impopulaires et partisannes soient prises directement par les congressistes et les sénateurs sans tenir compte de la volonté de leurs électeurs.

Bref, la politique Américaine est directe quand ça fait l'affaire de tout le monde, elle est judiciaire quand il y a une controverse comme l'affaire Bush-Gore, elle relève du congrès et du sénat quand un président ne veut pas perdre la face et veut quand même imposer sa volonté malgré la grogne populaire.

Le système de checks and balance, qui devait marcher dans un cadre constitutionnel pour limiter le pouvoir de chacune des parties est devenu un véritable imbroglio rempli de passes-droits et de failles en raison du fait que la constitution n'est plus la loi suprême des USA. Cet imbroglio anti-constitutionnel donne maintenant les pleins pouvoirs aux chefs d'état. Le président peut maintenant outrepasser le congrès pour déclarer la guerre et il peut imposer sa volonté avec des Executive Orders.

La dernière fois qu'un pays occidental accorda autant de pouvoir à si peu de chefs s'était en 1933 en Allemagne et nous connaissons la suite. Même si la constitution dit quelque chose, ce sont les humains qui l'exécutent et si personne ne veut suivre la constitution et bien elle ne vaut rien. Les constitutionnels comme Ron Paul et Bob Barr sont considérés comme des marginaux et ils sont ridiculisés.

Aux USA, le vote des femmes, tout comme le vote des hommes ne veut plus rien dire, le mal est fait et il est maintenant complet. Les hommes ont complètement militarisé l'état et les femmes l'ont complètement maternisé. Le point de non-retour est atteint. La machine politique est détraquée et les changements vers plus de liberté ne pourront plus se faire politiquement. La politique Américaine est devenue un véritable champ de bataille où se déroule la guerre de tous contre tous, ironiquement c'est exactement ce que l'état prétendait prévenir par son existence.

À voir ce qu'est devenue la civilization, il est de mon avis que nous aurions été mieux de rester à l'état de nature.

Mathieu NV

M. Masse,

En passant, depuis votre déménagement, est-ce que vous allez plus souvent chez votre voisin du sud à cause de la proximité?

Je dois dire que beaucoup de livres d'auteurs libertariens qui sont introuvables au Canada, le sont facilement à Burlington.

Steven

@Sébas

Merci du bon commentaire. Au début, je ne voulais pas le lire car j'étais découragé de la longueur. Cependant, je trouve maintenant que c'est une très bonne synthèse d'un sujet complexe et vaste.

Mathieu NV

@Volontariste:

Je considère le système en Suisse et en Allemagne comme un système optimal dans le cadre de la fédéralité, l'un pour sa démocratie directe et l'autre pour sa chambre haute qui est nommée par chacun des états avec une présidence qui reste en tant que médiateur. J'aime peu un système uniquement présidentiel ou sans division claire entre le chef d'état et le leader de la législature car cela amène tôt ou tard à une certaine tyrannie basé sur un culte d'un individu.

Le problème est que lorsque c'est le même parti qui contrôle la Maison Blanche et les deux législatures, cela fait que la législature devient une sorte de législature du genre rubber stamp et surtout cela combiné à un système bi-partisan qui fait que le mouvement d'électeur d'un parti à l'autre est minimal ce qui rend le système trop divisible et uniquement basé sur l'affiliation partisane.

Cependant, si on regarde de plus prêt les structures politiques de plusieurs états Américains, on voit bien que ça ressemble beaucoup plus à l'image des pères fondateurs.

''Bref, la politique Américaine est directe quand ça fait l'affaire de tout le monde, elle est judiciaire quand il y a une controverse comme l'affaire Bush-Gore, elle relève du congrès et du sénat quand un président ne veut pas perdre la face et veut quand même imposer sa volonté malgré la grogne populaire.''

Oui, pour le fédéral mais ça dépend pour les états.

Je vois cela de cette manière:

-L'exécutif est simplement basé sur un culte d'un individu qui a une main de vie et de mort sur son cabinet qui est souvent non-impotable.

-Le judiciaire devient un cirque où que l'on tente de nommer des gens qui pensent comme ceux du parti au pouvoir.

-Le législatif est un simple cirque partisan, où que l'orateur (le président) de la chambre contrôle tout sous peine de ne pas respecter le bon sens.

Martin Masse

@ Mathieu NV,

"En passant, depuis votre déménagement, est-ce que vous allez plus souvent chez votre voisin du sud à cause de la proximité?

Je dois dire que beaucoup de livres d'auteurs libertariens qui sont introuvables au Canada, le sont facilement à Burlington."

J'achète tous mes livres sur Amazon, dont pas besoin d'aller dans une librairie.

Nous avons visité le Vermont à quelques reprises, qui est très similaire à Brome-Missisquoi et que j'aime beaucoup. Burlington est à la même distance de chez nous que Montréal (une heure de voiture). C'est la "métropole" de l'État, en plus d'être une charmante petite ville universitaire où il se passe beaucoup de choses.

Nous y sommes allés pour un concert avant les fêtes. Et j'ai pris l'avion à l'aéroport de Burlington pour aller à NY à l'automne. C'est petit et dix fois plus rapide et convivial que Dorval. Ils font de la pub dans les journaux régionaux de la région et des efforts pour s'adapter à leur clientèle québécoise très nombreuse. Personne n'y parle français parmi les employés, mais les annonces sont dans les deux langues.

Dans un monde plus libre, il n'y aurait pas cette frontière artificielle tracée par les hommes de l'État entre nos deux régions. Le Vermont serait probablement un petit pays pacifique au lieu de faire partie de l'empire et les relations entre les populations des deux régions seraient beaucoup plus intenses, comme au 19e siècle où les gens se foutaient de la frontière.

J'ai toujours trouvé absurde qu'on en sache plus sur ce qui se passe à l'autre bout du continent, en C-B et Alberta, qu'à quelques km d'ici au Vermont. D'ailleurs, les Vermontois (dont environ le tiers sont de descendance canadienne-française) sont beaucoup plus conscients de se qui se passe au Québec que l'inverse.

lutopium

Martin, je ne voulais que vous féliciter pour de belles photos et j'en ressors avec une nouvelle étiquette - homme moumounisé. Wow. Vous en avez fumé du bon.

Martin Masse

@ lutopium,

"je ne voulais que vous féliciter pour de belles photos et j'en ressors avec une nouvelle étiquette - homme moumounisé. Wow. Vous en avez fumé du bon."

C'est ça qui arrive quand on ne s'en tient pas au sujet du billet et que ça dérape! Voilà pourquoi je vais devoir réaffirmer mon autorité et imposer la loi et l'ordre sur ce blogue!!!

Et merci pour le compliment sur les photos.

Mathieu NV

M. Masse,

Malgré qu'ils ont été démocrates aux dernières présidentielles, les États de la Nouvelle-Angleterre ont un fort sentiment d'indépendance et de liberté.

''J'ai toujours trouvé absurde qu'on en sache plus sur ce qui se passe à l'autre bout du continent, en C-B et Alberta, qu'à quelques km d'ici au Vermont. D'ailleurs, les Vermontois (dont environ le tiers sont de descendance canadienne-française) sont beaucoup plus conscients de se qui se passe au Québec que l'inverse.''

L'Estrie est simplement une continuation de la Nouvelle-Angleterre d'un point de vue géographique régional même qu'on parle relativement français dans quelques villes (Woonsocket, Lewiston, Lowell, Manchester) et dans le comté d'Arrostook au Maine. Même que plusieurs linguistes disent que l'accent en français de Sherbrooke ressemble à l'accent de Boston d'un point de vue phonétique. Le service de câble télé à Lowell et à Burlington a même SRC.

Je connais beaucoup plus la situation dans l'État de New York (qui est à 45 minutes de chez moi) qu'au Vermont mais je sais cependant qu'ils ont un tiers parti relativement fort tout en ayant un gouverneur républicain qui est relativement populaire. Montpelier est aussi une beau petit centre gouvernemental.

Soit dit, parlant de quelqu'un qui était libertarien sans le savoir, un franco-américain très connu de Lowell qu'étant Jack Kérouac.

http://archives.radio-canada.ca/arts_culture/litterature/clips/126/

Volontariste

@Mathieu NV,

"-Le judiciaire devient un cirque où que l'on tente de nommer des gens qui pensent comme ceux du parti au pouvoir."

J'ai toujours pensé que la loi se devait d'être objective, scientifique et immunisée aux philosophies et affinités des juges, lecteurs et exécutants de la loi.

Si la loi peut changer en fonction des inclinaisons politiques ou partisannes d'un juge, et bien il y a lieu de se questionner fortement sur les fondements de cette supposée loi.

La loi c'est la loi et ça devrait rester la même loi peu importe ce qu'en pensent les juges, avocats, ministres, citoyens, policiers etc.

Si la loi peut changer selon les humeurs et caprices des juges et des politiciens, et bien ce n'est plus la loi, c'est la barbarie.

La "loi" n'est plus alors qu'une sinistre arme dans les mains des tyrans pour accuser de "criminel" quiconque refuse de se plier à leur joug.

Volontariste

"J'ai toujours trouvé absurde qu'on en sache plus sur ce qui se passe à l'autre bout du continent, en C-B et Alberta, qu'à quelques km d'ici au Vermont."

Nos médias Québécois, ayant un parti pris pour la gauche et l'étatisme national, ne vont certainement pas nous renseigner sur les velléités de liberté et de libre marché Vermontois ou du New Hampshire.

Alors ils préfèreront nous montrer les jeux olympiques de la C-B plutôt que de nous montrer un plaidoyer de libre marché provenant du Vermont.

Les médias Québécois cherchent activement à nous cacher qu'il existe ailleurs des gens libres qui aiment et veulent la liberté.

David Gendron

En effet, je sais fort bien que les libertariens ne sont pas homophobes mais Volontariste l'est clairement en affirmant ceci:

"Peut-être que les féministes y sont pour quelque chose si on assiste à une montée de l'homosexualité au Québec."

David Gendron

"Je considère le système en Suisse et en Allemagne comme un système optimal dans le cadre de la fédéralité, l'un pour sa démocratie directe et l'autre pour sa chambre haute qui est nommée par chacun des états avec une présidence qui reste en tant que médiateur."

En principe, du côté de la Suisse, c'est intéressant, mais l'abus de référendums laisse place à des mesures racistes comme l'abolition des minarets en Suisse.

David Gendron

"Aux USA, le vote des femmes, tout comme le vote des hommes ne veut plus rien dire, le mal est fait et il est maintenant complet. Les hommes ont complètement militarisé l'état et les femmes l'ont complètement maternisé. Le point de non-retour est atteint. La machine politique est détraquée et les changements vers plus de liberté ne pourront plus se faire politiquement. La politique Américaine est devenue un véritable champ de bataille où se déroule la guerre de tous contre tous, ironiquement c'est exactement ce que l'état prétendait prévenir par son existence."

Là, Volontariste se reprend! Je suis d'accord! C'est exactement ce que je dis depuis le début: le problème est le vote, pas le vote des femmes. S'il avait précisé cela dès le début, j'aurais appuyé!

"Ce n'est pas un hasard si ce sont des "bitchs maternantes", comme le disait André Arthur, qui dominent une bonne partie des débats publics dans notre social-démocratie, ou si les femmes ont maintenant de meilleures conditions dans à peu près tous les domaines, comme le souligne Sébastien, grâce aux programmes de l'État. Ni si le Québec est l'un des endroits au monde où l'idéologie féministe s'est le plus répandue.

D'autre part, comme l'écrit aussi Sébas, le pendant mâle de cette étatisme, c'est le côté sécuritaire, militariste, impérialiste, violent, fasciste, exploiteur, qui s'est si souvent exprimé dans l'histoire humaine et qui est responsable de tant de guerres et de destruction. Les crétins sans cervelle mais avec trop de testostérone ont causé beaucoup plus de tort à l'humanité jusqu'ici que les femmelettes, mais aujourd'hui, ce sont ces dernières qui dominent au Québec.

Bref, en tant que libertariens, nous visons un ordre social pacifique et sans violence ni exploitation, ce qui nous distingue des étatistes de droite, mais aussi sans maternage et infantilisation, ce qui nous distingue des étatistes de gauche. Ce n'est pas une question d'être contre les hommes ou les femmes mais contre une exacerbation de certains des traits de caractère qui font partie de leur héritage biologique. Et on devrait pouvoir parler de ça sans rectitude politique et sans se lancer des épithètes. "

D'accord avec Martin là-dessus.

David Gendron

"Je suis d'accord avec vous, fallait que les hommes soient abrutis et pas à peu près pour donner le droit de vote aux suffragettes de gauche."

Là où Volontariste a dérapé au départ. Mais au moins, il s'est repris!

Volontariste

@David Gendron et compagnie,

"Là où Volontariste a dérapé au départ. Mais au moins, il s'est repris!"

Dérapé ? J'espère que vous compreniez-tous que je n'étais pas sérieux à 100% et que je faisais de la provocation et un peu de moquerie.

Il faudrait vraiment être con pour penser que l'étatisme c'est la seule faute des femmes. Après-tout la société humaine occidentale a été patriarcale pendant près de 5500 ans, ce sont les hommes qui ont inventé et répandu l'état.

La progression patriarcale de l'état part de la fin de la préhistoire, en 3500 avant Jésus-Christ jusqu'à 1945 la fin de la 2e guerre mondiale.

Avant 3500BC, les sociétés étaient matriarcales pour deux raisons particulières: les hommes partaient à la chasse et étaient rarement présents au foyer et au village, donc la société grégaire était largement composée de femmes discutant entre-elles, s'occupant des enfants, cueillant et faisant de l'agriculture sauvage et commune. Donc les femmes s'occupaient d'administrer le patrimoine pendant que les hommes étaient éparpillés à chasser et à se battre. C'est pour ça d'ailleurs que les femmes ont des aptitudes sociales plus développées que les hommes.

Aussi, les hommes ne savaient pas comment les enfants se faisaient, certaines tribus vouaient un culte de la femme, les prenant pour des déesses qui donnent la vie. Après le néolitique vers 3500BC, avec l'invention de l'écriture, la sédentarité et l'agriculture-propriétaire, les hommes ont cessé d'être nomades et ont pris une place dominante dans la société. C'est là que les sociétés sont devenues patriarcales.

En 1945, les hommes sont allés jusqu'au bout de leur version de l'étatisme. En 1945, le monde était militarisé, sécurisé, contrôlé, policé et moralisé au maximum de ce qui est scientifiquement possible.

Sans jetter le blâme aux femmes, si les femmes n'avaient pas eu le droit de vote généralisé après la 2e guerre mondiale, la progression de l'étatisme aurait stagné. Les hommes ne pouvant pas imaginer d'autres sphères où faire progresser l'état.

Les femmes ont repris le flambeau et ont continué là où les hommes ne pouvaient pas l'imaginer.

Le féminisme, les lois anti-tabac, la protection de l'enfance, les mesures familiales, les lois maternantes, le progressivisme, l'état dans notre assiette etc. Sont majoritairement des mesures féminines.

Bien entendu, les hommes se fort bien accomodé d'allocation familiale ou de primes parentale mais depuis 1945, la progression de l'étatisme est de plus en plus des initiatives féminines et ce grâce à leur droit de vote.

Les femmes ont réussi en 65 ans à faire ce que les hommes ont pris 5500 à faire. En seulement 65 ans, les femmes se sont rendues au bout de ce qui est "fémininement" possible de faire en matière de progression de l'étatisme.

De nos jours, l'état est complet, on ne peut plus aller plus loin et ce sont seulement les perfectionnements technologiques qui sont possibles tels les appareils de mise à nu virtuels.

L'état est complet et partout et on ne pourra pas faire marche arrière par la politique au moyen du vote.

En fait, voter ne veut plus rien dire de nos jours ni pour les hommes ni pour les femmes.

Nous sommes maintenants à la fois contrôlés et maternés, nous sommes dans le "warfare-welfare state" L'état guerrier-nounou, c'est à la fois absurde, ridicule et sinistre.

Ça donne des choses bizarres comme Bush qui envoyait à la fois des bombes et de l'aide alimentaire en Afghanistan, souvant ridiculisé par des carricatures dans "l'aut journal", un journal de gauche.

Ça donne des choses bizarres comme une "guerre de reconstruction pacifique antiterroriste" en Irak et en Afghanistan.

Ça donne un Jean-Charest qui ne peut rien faire, les deux mains attachés à un volant coincé car les forces progressistes et conservatrices s'équivalent. On ne veut ni couper les services ni augmenter les taxes. On ne veut ni réduire ni augmenter l'état.

Nous sommes tous pris dans ce bourbier.

Je crois que seule l'intelligence artificielle, les nouvelles technologies de communication, les nouveaux moyens de paiement de transactions, les progrès technologiques peuvent nous sortir de cette torpeur politique et libérer à la fois les hommes et les femmes du carcan étatique.

Quand la fusion nucléaire nous donnera de l'énergie propre en abondance, quand l'intelligence artificielle nous dispensera des soins médicaux de qualité à prix abordables pour tous et ce sans primes d'assurances et sans taxes, le monde sera libéré d'un joug étatique qui aura sombré dans la désuétude.

Seule l'innovation technologique et les gains de productivité qui en découleront pourront libérer les hommes.

Il était écrit sur les camps de concentration nazis "Le travail rend libre". C'est plutôt "La productivité rend libre" car la productivité demande moins de travail. Le keynésianisme veut tous nous faire travailler plus pour rien alors que l'économie autrichienne cherche à se libérer du travail en trouvant comment faire plus avec moins.

Et malgré un état omniprésent et omnipotent, seuls les individus et les entreprises privées ont l'avenir en leurs mains. Les gains de productivité sont du domaine du privé et ils seront tellemement prodigieux dans les décénnies à venir qu'ils vont outre-passer l'état et remettre sérieusement en question sa légitimité et sa nécessité.

Je crois que les folies interventionnistes des états du monde entier sont plutôt le symptôme d'une bête coincée en état de survie qui sait que sa dernière heure approche et qui panique, ne sachant plus quoi faire pour survivre.

La fin de l'étatisme ne passera pas par la politique ni par le haut, elle passera rapidement par des individus et des entreprises privées qui utiliseront les nouvelles technologies pour se libérer des contraintes du travail et pour produire plus avec moins.

Quand plus personne n'aura besoin de travail fort pour avoir tout ce dont il a besoin et quand le commerce sera de moins en moins nécessaire car tout sera à la portée de chacun, il n'y aura presque plus d'activité économique à taxer ou à réglementer, l'état va disparaître dans la désuétude sans qu'il soit nécessaire de faire une révolution armée.

Et on devrait assister à tout cela dans les 20 à 30 prochaines années. Certains lecteurs de ce blogue verront cette libération de l'homme de leur vivant.

Volontariste

Un exemple de progression étatique féminine contemporaine face à la stagnation étatique masculine.

Le fameux problème de l'alcool au volant. Les hommes veulent en général des peines plus sévères pour les fautifs et les récidivistes. Cette solution là n'entraîne pas de perte de liberté pour les conducteurs actuels et tant qu'on ne roule pas en état d'ébriété, on reste libre.

Les femmes, surtout avec l'entremise de leur association MADD, Mothers Against Drunk Driving, proposent de rendre obligatoire des appareils de détection d'alcoolémie dans toutes les nouvelles voitures et ce pour tout le monde, pas juste pour les chauffards.

Donc, ceci est un exemple de progression étatique féminine.

David Gendron

Bon, ça va, je ne vous accuserai plus de machisme, certainement pas si vous continuez sur cette bonne voie.

Par contre, tant que le vote existera, tous les adultes doivent y avoir le droit.

Volontariste

@David Gendron,

Le problème avec le vote c'est que des décisions individuelles ne concernant que des individus sont reprises par la démocraties et décidées collectivement.

Par exemple, prendre de la drogue, fûmer du pot. Cette activité relève de l'individu et ce sont les individus qui doivent choisir si oui ou non ils veulent fûmer du pot et dans l'affirmative ils doivent en assûmer seuls les conséquences si ils développent une dépendance ou une maladie.

Le gros problème c'est que dès qu'un individu au Québec veut faire une activité personnelle et individuelle comme fûmer un joint de pot, les adultes (hommes et femmes) décident de porter cela au vote à savoir si oui ou non les individus doivent avoir le droit de fûmer du pot.

C'est un non sens, même chose pour l'épargne, la retraite, les congés de maternité et de parternité.

Doit-on oui ou non imposer une cotisation de rentes (taxe) pour la retraite ?

C'est un non sens, qu'on laisse les individus toucher leur plein chèque de paie et épargner eux-mêmes pour leurs vieux jours.

Le problème au Québec c'est qu'on veut tout collectiviser, même les comportements individuels, ça n'a aucun sens.

Je pourrais à la limite comprendre qu'on passe au voter pour quelque chose comme un pont, une autoroute, une guerre etc. Les choses qui touchent tout le monde.

Mais des choses comme la drogue, les sacs de plastique, l'épargne, wo minute là. Il faudrait qu'on laisse des choix aux individus aussi.

Mathieu NV

@Volontariste:

Je crois simplement que quelqu'un qui prend des drogues fait simplement mal à lui-même. Devrait-t-on punir ceux qui se font mal à eux-mêmes? Je ne crois pas car on devrait davantage à s'attarder à ceux qui font mal à d'autres personnes.

Par contre, je suis certain que dans un système comme au Québec la légalisation des drogues ne rendrait non pas l'individu imputable à ses propres choix comme la philosophie libertarienne a raison de mentionner mais ferait en sorte simplement créer une nouvelle classe de victimes dont l'état serait obligée de prendre en charge dans son instinct de pseudo-justice sociale. Un peu à l'image des casinos.

N

"Par contre, tant que le vote existera, tous les adultes doivent y avoir le droit."

Non. Quiconque travaille et paie de l'impôt et des taxes devraient avoir le droit de vote. À 14 ans comme à 30. De même, ceux qui ne paient pas ne devraient pas avoir de droit de regard sur le comment cet argent est dépensé. Et l'assurance emploi que je paie, je ne suis pas éligible en tant qu'étudiant à temps plein. Je me demande qui a pensé au système où on pait pour un service où l'on n'est pas éligible... Mais puisqu'on ne vote pas, who cares?

David Gendron

@Volontariste

Même si on ne s'entend pas sur les moyens, je suis d'accord avec votre dernier commentaire.

@Mathieu NV

"Par contre, je suis certain que dans un système comme au Québec la légalisation des drogues ne rendrait non pas l'individu imputable à ses propres choix comme la philosophie libertarienne a raison de mentionner mais ferait en sorte simplement créer une nouvelle classe de victimes dont l'état serait obligée de prendre en charge dans son instinct de pseudo-justice sociale. Un peu à l'image des casinos."

Fort probablement, mais ce serait moins désastreux que la prohibition. Tout de même, la remarque est pertinente.

@N

J'espère que d'autres libertariens réfuteront votre position.

David Gendron

" Et l'assurance emploi que je paie, je ne suis pas éligible en tant qu'étudiant à temps plein."

Oui, en effet, c'est une autre incongruité de ce profond délire bourreaucratique qu'est l'assurance-emploi. Je compatis avec vous sur ce point.

Volontariste

@David Gendron,

"Pour un marché libre mais anti-capitaliste"

Un marché ne peut pas être à la fois libre et anti-capitaliste.

Le capitalisme c'est la capital et le capital c'est la propriété. Pour avoir un libre marché, il faut qu'il soit capitaliste. Il faut que les gens puissent avoir le droit de garder leur plein salaire, leurs pleins profits, leur propriété privée et de l'échanger librement sur le marché.

Le capitalisme, ce n'est pas un méchant homme d'affaires sans scrupules qui vole ses investisseurs.

Le capitalisme c'est une mère de famille qui va au magasin s'acheter une pinthe de lait et qui paie avec de l'argent comptant.

Soit on est pour le libre marché, soit on est contre.

David Gendron

Intéressant. Je devrais peut-être écrire là-dessus dans mon blogue. Votre commentaire mérite d'être répondu avec soin, et je n'ai pas le temps présentement.

Mais je suggère tout de même de lire ceci:

http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/01/07/capitalisme-marche/
http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/06/25/libre-marche-trois-concepts-anti-capitaliste/
http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/03/02/le-profit/
http://anarchopragmatisme.wordpress.com/2009/09/17/anarcho-capitalisme-distinguer-son-discours-nefaste-de-sa-pratique-pas-si-nefaste/

Ça va répondre en partie, évidemment je ne m'attends pas à ce que vous soyez d'accord et c'est correct comme ça.

De plus, quand j'écris le terme "capitalisme", j'utilise une définition étatiste plus courante dans l'usage et selon cette définition, vous ne me semblez pas si "capitaliste" que ça.

Martin Masse

Volontariste ne répondra pas, pour un bout de temps en tout cas, puisque je viens de bloquer son adresse IP après qu'il ait posté un commentaire débile sur un autre fil.

Je présume que tout le monde avait reconnu notre "fou" habituel, alias Marcel Chlaman, Vie Privée, etc., qui fait des commentaires très pertinents pendant un bout de temps mais qui semble obsédé par l'homosexualité et qui finit immanquablement par péter un fusible. Dans le cas présent, c'est la citation d'Épicure faisant référence aux pratiques pédérastiques grecques dans mon discours sur les racines épicuriennes du libéralisme qui l'a fait freaker ( http://www.leblogueduql.org/2010/01/les-racines-epicuriennes-de-certains-concepts-liberaux-classiques-et-misesiens.html ).

Je trouve ça tout de même triste, cette personne est de toute évidence très intelligente et renseignée sur de nombreux sujets et sur la théorie libertarienne et est capable de faire des interventions très pertinentes. Mais il nous a déjà dit avoir subi des traumatismes dans son enfance et il perd manifestement le contrôle de ses émotions et de ses actions de façon régulière, peut-être quand il oublie de prendre un médicament, je n'en sais rien.

Au cours des derniers mois, Gilles et moi avions décidé de le bloquer systématiquement dès que nous le reconnaissons, ce qui ne prend pas beaucoup de temps (les adresses IP changent régulièrement, il n'est pas bloqué en permanence). Je l'avais laissé s'exprimer cette fois, parce qu'il semblait plus en contrôle de lui-même. On verra pour l'avenir.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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