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12 février 2010

Commentaires

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François

Article intéressant et bien travaillé.
Le film m'était apparu certes comme une fable écologique mais j'avais décelé le caractère évidemment mystique de la chose. Pour ma part, en tant que partisan de l'écologie radical, le film m'amenait à me questionner sur la relation entre écologisme, rationalisme, scientisme et mysticisme Mais je pourrais m'étaler sur le sujet une autre fois.

Je veux seulement commenter l'argument du droit de propriété.
Il m'apparaît difficile de faire transcender l'Histoire au concept de Droit de propriété dans la mesure où il est historiquement situé. Son émergence se situe à différent niveau (généralement peu après la révolution néolithique) mais surtout, il prend différente forme dépendant de l'évolution des société. En ce sens, je considère que les libertariens cités dans ton texte qui évoque des Navis défendant leur droit de propriéte nie complètement les recherches récentes de l'anthropologie économique. De plus, je rajouterai que le collectivisme (terme plutôt vague car dans le cas du film je parlerais d'impérialisme bien que le terme soit encore vague) dont tu targues les humains nient certaines caractéristiques de leurs actions et plus particulièrement du sens de leurs actions. S'ils sont motivés par un appât du gain, ils le revendiquent au nom d'une part, de leur supériorité culture et d'autre part (et surtout), au nom de la possibilité que leur offre cette supériorité de faire ''apparaître de la valeur'' du sous-sol de cette lune. Je crois que ceci réfère essentiellement à une dimension propre à la propriété capitaliste, la dimension de ''l'improvement''.

Tout cela serait évidemment à discuter car je suis convaincu que vous devez relié le concept de propriété à une définition de la nature humaine. C'est peut-être là que le débat entre libertaire et libertarien devrait se cristalliser plus que sur un débat strictement économique. Qu'en pensez-vous ?

Pierre-Yves

@François:

Intéréssants arguments sur l'origine du droit de propriété, que vous associez fort justement à la révolution néolithique. Par contre je crois qu'à partir de là, les choses peuvent être vue plus simplement.

La révolution néolithique marque la naissance du capital, c'est à dire du travail 'stocké' sous forme de commodité négociable ou ré-investissable (ex. du grain que l 'on peut soit échanger, soit re-planter).

L'émergence d'un laps temporel de plus en plus long entre la création de la commodité par le travail, et l'utilisation finale de ce travail 'mis en réserve', nécessite l'apparition d'un nouveau paradigme garantissant la priorité ou même l'exclusivité d'usage du producteur de la commodité sur cette dernière (qu'elle ait été produite directement ou acquise par échange). C'est le droit de propriété.

Dans une société primive, par exemple de chasseurs-cueuilleurs consommant immédiatement le produit de leurs activités, ce droit de propriété n'a qu'un utilité limitée, et c'est pour cette raison qu'on se dispense souvent des complications sociétales induites par sa mise en oeuvre.

tiberius

J'ai trouvé le film mauvais, le scénario est une reprise d'un scenario de western vu coté indien, un mélange entre little big man et A Man called Horse. Pour ce qui est de la propriété la question est : doit on étendre le droit à ceux qui nous sont extérieurs? Cela ne se pose plus vraiment de nos jour du moins au niveau des sociétés.

Pierre-Yves

tiberius:

"doit on étendre le droit à ceux qui nous sont extérieurs?"

Le droit de propriété n'est pas une révélation mystique du genre de la sainte trinité, ni un privilège que l'on confère à un tiers. C'est une conséquence logique du comportement de l'humain visant à planifier, anticiper, et gérer sa production, une conséquence de l'émergence de la rationalité.

À partir du moment ou on a compris ça, on cesse de s'enfarger dans les fleurs du tapis. Doit on étendre le droit de propriété à ceux qui nous sont extérieurs? C'est une question qui n'a pas de sens, même si elle permet de faire de jolis films.

Keven

Le texte est intelligent, mais je crois que c'est surtout le 3D qui a fait bouger la masse dans ce cas-ci.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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