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17 février 2010

Commentaires

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D.J

Un jour les libraires se plaindront de n'avoir pas su négocier le virage du support numérique. Il demanderont encore à l'état de se démerder à leur place, pour continuer à vivre de leurs commerce.

D.J

https://leblogdjetliberte.blog.tdg.ch/

Tym Machine

"Ça fait des décennies que les gens du milieu veulent avoir un prix unique comme leurs cousins français en ont un depuis le début des années 1980."

Depuis l'avénement d'Internet, le livre français a dû mangé une maudite volée si cette façon de faire archaïque est encore aujourd'hui appliqué.

Parce qu'aujourd'hui avec les Amazon, E-bay et cie, le marché du livre est MONDIAL et que leur livre à prix unique (ie, trop cher) peut-être acheté à prix réduit sur Internet.

Certains libraires français doivent manger leurs bas pour souper si tel est toujours le cas aujourd'hui. Eux qui croyaient protéger leur marché se font baiser par ce dernier.

Bien fourré qui croyait fourrer pas vrai?

Derteilzeitberliner.wordpress.com

Ma première raison pour m'y opposer est justement la conclusion #3 de l'étude: qu'il soit moins cher ou non, l'avantage de la grande surface est que j'y suis déjà. Si on oppose Archambault/Renault-Bray aux "petites librairies indépendantes", bien les premières sont plus souvent dans les centres commerciaux que les autres donc encore une fois ça n'indique pas que les deuxièmes - pour lesquelles la mesure est pensée - en bénéficieront car les consommateurs sont déjà à deux pas.

Tym nous parle d'Amazon, bien si je peux permettre: à taux de change éga, comment peuvent-ils vendre le même livre plus cher sur .ca que .com? Ça, vraiment, ça me dépasse. Je ne commencerai même pas sur l'injustice commise envers les consommateurs dans l'ALÉNA - pourquoi il y a-t-il, malgré le libre-échange - encore des droits de douane avec les USA?

Gilles Guénette

@ Tym Machine

Oui, cette façon de faire archaïque est encore appliquée aujourd'hui. Même que la France est rendu à débattre de l'inclusion ou non du livre numérique dans la portée de la loi.

Mais selon un avis de l’Autorité de la concurrence rendu public en janvier, il faut «une période d’observation d’un à deux ans, sans dispositif spécifique». Selon l'organisme: «Au regard du caractère encore embryonnaire du marché du livre numérique, l’Autorité est d’avis qu’il serait prématuré de mettre en place un cadre qui pourrait se révéler trop rigide ou rapidement obsolète et qui risquerait au final de ralentir le développement du marché».

On avoue que l'imposition du prix unique pourrait ralentir le développement du marché numérique, mais on se garde bien de voir qu'elle pourrait avoir les mêmes effets négatifs sur l'actuel marché du livre papier...

Louisl

Bon je vais me coucher moins niaiseux, moi qui pensait que renaud bray et Archambaud étaient des petites librairies indépendante....

Depuis le temps que je ne lis pas de livre ne français et que je commande tout sur amazon en anglais de toute façon.... Rendu ou on est et pour la prochaine génération qui de toute façon va tout lire de manière électronique... Quelle bande de has been looser....

Sylvain

Effectivement, en France la loi du prix unique dite "loi Lang" existe toujours. Seule est autorisée une remise de 5 % sur le prix décidé par l'éditeur.
Et cette loi n'a certes pas empêché le nombre de librairies indépendantes de diminuer. J'ai l'impression d'ailleurs que les livres sont de plus en plus présents dans les grandes surfaces. L'une des causes en est sans doute que les marges peuvent atteindre ou dépasser les 30% ce qui n'est pas le cas de tous les produits.

B. Vallée

Quoi ? Les grandes surfaces, ces temples de la consommation effrénée, osent vendre des livres. Des best-sellers, vous me direz, mais des livres quand même ! Et ces capitalistes sauvages ont le culot, par surcroît, de vendre les livres à meilleur prix que dans les « vraies » librairies ! Mais c’est un scandale ! L’état doit intervenir, de toute urgence, pour mettre fin à cette situation inéquitable et dangereuse ! Il y va de l’avenir des « vraies » librairies, et de la « vraie » littérature ». Où irions-nous si les écrivains, ces créatures éthérées, ne trouvaient plus de « vraies » librairies où diffuser leurs œuvres si originales, si audacieuses, toutes pétries de bien-pensance écolo-socialiste ? Ce serait, assurément, le retour à la barbarie ! Qu’on se le dise : la « culture » n’est pas une marchandise ! Mais nous ne disons pas non à quelques mesures protectionnistes, tout de même…

(Je sais, je sais, c'est du cabotimage éhonté, mais dieu que ça fait du bien, parfois, de railler un peu le milieu culturel !)

Pasquinel

Il est intéressant de noter que ce ne sont ni les auteurs (UNEQ), ni les éditeurs (ANEL), ni même les libraires (ALQ) qui revendiquent actuellement pour le « prix unique », mais bien les diffuseurs (ADELF). C'est un point qui mérite d'être souligné.

Dans la chaine de diffusion du livre (je simplifie), les diffuseurs (ADELF) sont en fait les « grossistes », ceux qui gèrent les entrepôts, l'emballage, l'étiquetage et le transport. Ce sont eux qui négocient avec les libraires pour établir les conditions de vente et le « prix de gros » des livres. Devant les petits libraires, ils ont le gros bout du bâton, mais devant les Costco, Chapters et Walmart, ils doivent plier, et ça les écoeure.

L'ADELF ne compte que 24 membres, et les cinq plus gros parmi ceux-ci contrôlent la majorité du marché du livre au Québec.
https://www.adelf.qc.ca/membres/membres.html

Ce n'est donc pas un combat entre David et Goliath, comme l'écrit sottement l'éditorialiste, mais bien une querelle entre deux Goliath. Une querelle où l'un des protagonistes essaie de soudoyer l'arbitre.

Pierre-Yves

@Pasquinel:

"Ce n'est donc pas un combat entre David et Goliath, comme l'écrit sottement l'éditorialiste, mais bien une querelle entre deux Goliath. Une querelle où l'un des protagonistes essaie de soudoyer l'arbitre."

Excellente métaphore.

Laurence Tilmant-Rousseau

J'ai déjà lu à maintes reprises sur ce blogue des critiques sur la lutte aux cartels et aux oligopoles mené par les gouvernements allant jusqu'à affirmé que les cartels ne sont que des entrepreneurs qui s'associent dans un marché libre.

Or, s'il y a formation de cartel entre les différends intervenants de l'industrie du livre (UNEQ, ANEL, ALQ, ADELF et détaillants) et que ces associations fixent un prix unique, les effets néfastes décris dans ce billet demeuraient et le gouvernement n'aura pas intervevu.

À quoi bon dénoncé les concéquences néfastes d'un prix unique si celui-ci peut survenir dans un marché libre?

Pierre-Yves

@Laurence Tilmant-Rousseau:

"Or, s'il y a formation de cartel entre les différends intervenants de l'industrie du livre (UNEQ, ANEL, ALQ, ADELF et détaillants) et que ces associations fixent un prix unique, les effets néfastes décris dans ce billet demeuraient et le gouvernement n'aura pas intervevu."

La question est qu'une entente de ce genre ne peut se maintenir que si le gouvernement intervient pour rendre ce prix unique obligatoire, sinon l'un deux va tôt ou tard (et plutôt tôt que tard) en décrocher et les prix reviendront à l'équilibre offre-demande.

Que des acteurs du marché s'entendent entre eux, c'est une chose, que l'État interdise à tout autre acteur d'agir indépendamment de ces ententes, c'en est évidemment une autre.

Matt

«Or, s'il y a formation de cartel entre les différends intervenants de l'industrie du livre (UNEQ, ANEL, ALQ, ADELF et détaillants) et que ces associations fixent un prix unique, les effets néfastes décris dans ce billet demeuraient et le gouvernement n'aura pas intervevu.

À quoi bon dénoncé les concéquences néfastes d'un prix unique si celui-ci peut survenir dans un marché libre?»

Devant un livre fixé artificiellement à 30$ au Québec et décidé que par les divers groupes de pression, le consommateur qui en veut pour son argent peut bien prendre le même livre à 8,99$ sur Amazon ou sur un autre site Web de ventes en ligne.
Tu peux difficilement contraindre celui qui ne veut pas suivre le mouvement.

Comme pour le vin, les bières ou les achats sans taxes, il est probable que les gens à proximité des frontières québécoises sortiront du territoire québécois pour aller dans une province ou un État où ils peuvent retrouver le même produit à une fraction du prix.

Face aux pertes possibles en décidant arbitrairement de vendre plus cher qu'ailleurs, je ne crois pas que toutes les associations voudront accepter une telle règle allant contre le libre-marché et la concurrence.

De toute façon, c'est le livre fait et écrit au Québec qui en subirait les conséquences.

Entre un best-seller étranger et un livre québécois dans la même catégorie mais plus cher, là encore, je crois que le consommateur en librairie, dans un marché grande surface ou sur Internet optera pour l'option la moins chère et la plus reconnue.

Garamond

Un prix unique, c'est bien beau mais qui fixera ce prix ? Un roman de Marie Laberge à 12$ chez Costco se vendra très bien mais à 12$ à la petite librairie du coin ? faillite assurée pour ce commerçant qui se prend, d'habitude, un bon 20$ de profit...!

Bastiat79

@ Laurence Tilmant-Rousseau

J'ajouterais deux points aux autres réponses.

Les cartels volontaires sont moins "néfastes" de la même façon que le BDSM volontaire est moins "néfaste" que le viol, même si l'"effet" observable est le même.

Si par hypothèse le gouvernement n'intervient pas, ce qui exclut le droit d'auteur, les gens pourront copier le livre à leur guise de toute façon.

Mathieu NV

Le problème (soit qu'il est une bénédiction pour les consommateurs) vient que le marché du livre est un marché flexible depuis environ une dizaine d'années. Oui, les grandes surfaces comme Chapters ont changé la donne mais force est de constater que le déclin des petites librairies (mis à part dans les plus petites villes) est quelque chose d'inévitable avec le fait que Amazon et cie permet d'avoir notre livre préférée dans notre boîte aux lettres.

Par contre, une chose qui me donne des frissons (et cela m'étonnerait guère), serait que le gouvernement sur pression d'un lobbying mettrait une taxe supplémentaire sur les livres d'occasion ou ceux achetés sur l'internet. Donc, autant dire que la Loi Lang est malheureusement preuve que le gouvernement essaie de reprendre des secteurs dont l'efficacité du libre marché va trop loin pour qu'il aie un contrôle sur le consommateur.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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