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19 février 2010

Commentaires

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Mathieu NV

Vous savez, je me demande bien si le problème vient plus du contenant que du contenu. Oui, Mme Jean cadre bien dans l'emploi en n'étant pas quelqu'un qui n'était en fait pas beaucoup dans la politique partisane, mais je dois dire que la job de GG est le signe le plus débile de ce que nos amis anglophones appellent, un sinecure appointment.

Or, (et je considère le GG comme le président de pays comme l'Inde ou de l'Irlande dans une logique de chef d'état et des forces armées ayant une fonction protocolaire soit les différences entre les deux sont minimales), doit-on dire que le problème vient plutôt du fait qu'on a tendance à nommer soit des journalistes d'une institution étatique comme CBC/Radio-Canada (Clarkson, Jean) ou des amis du parti au pouvoir (Sauvé, Hnatyshyn, Leblanc).

Conclusion, je dois dire cependant que le problème vient que la job de gouverneur général est un peu comme celle de juge à la cour suprême, soit une job où les règles établies tant dans la nomination que dans le protocole relèvent davantage du domaine de l'ésotérique qu'autre chose.

serge rouleau

C'est toujours avec beaucoup de plaisir que je lis tes textes.
Quoique que cela ne modifie en rien la justesse de tes propos, mais à moins que je ne me trompe, Michaëlle Jean a été nommé par Paul Martin dans un effort ultime pour acheter les votes des allophones?

Martin Masse

@ Serge,

Effectivement, vérification faite, elle a été nommée par Paul Martin quelques mois avant l'élection des conservateurs, et non par Stephen Harper. Comme quoi tout finit par se mélanger dans notre esprit avec les années qui passent...! J'ai ajusté le texte, merci pour la correction.

Bob

> ce que nos amis anglophones appellent, un sinecure appointment.

Il me semble que sinécure est aussi un mot français…

Tym Machine

Ces socialistes de merde qui brainwash nos jeunes.

Lénine avait un nom pour cela, il les appelait les idiots utiles (useful idiots).

Quoi de mieux que de bourrer le crâne de jeunes qui ne connaissent rien, n'ont rien vécu de la vie et de leur modeler l'esprit pour en faire de futurs esclaves du système qui se battront à mort pour sauver le cul de la reine?

Obama fait la même cristi d'affaire aux USA en passant par les programmes scolaires où l'on incite des jeunes qui ne connaissent rien de la vie à tenter de convaincre leurs parents que leur révolution est merdique et qu'ils devraient se conformer comme des robots et "voter du bon bord".

On en connait des de même au Québec, un pis un autre... Comme disait Falardeau pour les "Grattons", il en meure un, dix autres sont là pour prendre sa place.

Tym Machine

"Pourquoi, lorsque son mandat devra être renouvelé dans quelques mois, ne pas renvoyer Michaëlle Jean à ses micros et nommer plutôt une personne ayant accompli quelque chose de pertinent dans sa vie, qui pourra remplir dignement et sobrement"

Shippez là à V pour qu'elle ait à se battre pour les cotes d'écoutes sinon se faire vulgairement flusher si elle est trop plate ou trop poche.

À Radcan et à TéléQuébec, on est bien de trop péteux et au dessus de la mêlé pour s'abaisser à tenter d'attirer le petit peuple bien de trop attiré par les 3S. Alors qu'on diffuse pour une personne ou 2000, à la télé d'état, on s'en sacre comme dans l'an 40.

Je suis tannée de cette péteuterie gau-gauche caviar qui ont le culot et le front de nous dire comment penser et se servent de notre argent pour tenter de gérer nos vies. Ils gèrent des milliards de dollars alors que la vaste majorité des entrepreneurs (ceux avec au moins la moitié d'un cerveau à 95%) auraient de sérieuses réticences à leur laisser les clés d'un dépanneur-station-service. Allez voir vous autres...

Mathieu NV

''On en connait des de même au Québec, un pis un autre... Comme disait Falardeau pour les "Grattons", il en meure un, dix autres sont là pour prendre sa place.''

Ironiquement, on pourrait associer ce paradigme a n'importe quelle idéologie politique qui est moindrement populaire et cela avec leur bande de ''suiveux'' qui ne font que répéter certains mantras de leurs ''gourous''. Or, vous serez surpris de voir comment notre société et nos bons médias font un exercice constant qui font que la population n'est pas capable de penser pour elle-même.

Pensez par exemple au climategate, au supposé Virus H1N1...

Pierre-Yves

Michaelle Jean est une femme remarquable à bien des égards, un échantillon de "ce qui se fait de mieux" dans la Caraibe. Alors au fond ce que je trouve le plus triste dans son histoire c'est qu'elle illustre la maxime qu'il n'y a rien de plus efficace pour tuer une homme (une femme), en tout cas moralement et intellectuellement, que de le (la) payer à ne rien faire.

La cage est peut-être dorée, mais vu d'ou elle vient, c'est un retour à une forme d'esclavage. Décevant quand on connait la dose de ténacité, d'indépendance d'esprit et (dans le cas d'Haiti par exemple) de pur héroisme dont ont du et doivent encore faire preuve tant de noirs antillais pour se libérer de leur condition de colonisés - y compris de colonisés intellectuels.

Dans chaque plantation il y'avait un "nègre blanchi", un mulâtre instruit qui jouait le rôle de factotum et d'administrateur pour aider le maître à garder le contrôle sur son cheptel de nègres. Michaelle Jean joue ce rôle pour les Canadiens noirs francophones.

B. Vallée

Je suis déçu : madame Jean a oublié de citer Chomsky...

Plus sérieusement, je dirais que cette charmante dame (car il faut bien avouer qu'elle est charmante !) nous livre un extraordinaire échantillon de cette bien-pensance à saveur de collectivisme renouvelé qu'on trouve partout dans les grands syndicats, les universités, le milieu culturel et une certaine frange des médias (au Devoir, par exemple). Ces milieux où l'économie de marché est devenue synonyme d’irresponsabilité, d'injustice et d'aliénation... Dans son discours pétri d’abstractions toutes plus positives les unes que les autres, madame Jean ne cache pas sa nette préférence pour cette « sphère publique » soi-disant si « altruiste » où l'individu devient trop souvent quantité négligeable. Notre gouverneur-générale représente à merveille cet « empire du bien » (pour reprendre les mots du regretté Philippe Muray) que les belles âmes socialistes veulent à tout prix nous imposer. Son discours n’est rien d’autre, finalement, qu’une gentille déclaration de guerre à l’humanité réelle, c’est-à-dire à l’homme du commun, à l’individu anonyme qui n’est jamais assez altruiste, assez généreux, assez désintéressé, assez engagé, assez sensible, assez « humain » en somme, aux yeux de l’élite « politisée ». Elle nous livre un discours si convenu, si plein de bonnes intentions qu’on ne peut, à toute fin pratique, le contester sans passer pour un réactionnaire ou un égoïste. Tout cela dégage, comme dirait l’essayiste français Pierre-André Taguieff, « un agréable parfum moral ». Et pourtant, c’est le genre de discours éthéré dont pourraient bien, à terme, s’autoriser les pires tyrannies.

Le courant d’idées soutenu si passionnément par madame Jean correspond assez bien, je crois, à ce que Pierre-André Taguieff appelle le « néo-communisme ». Je le cite :
«L’effondrement du communisme soviétique, en 1990-1991, a paradoxalement ouvert une période où l’utopisme révolutionnaire n’a plus de témoins gênants, en Europe tout au moins. Les preuves les plus visibles de la nocivité des fantasmes révolutionnaires ont disparu. Les dictatures communistes d’Europe de l’Est avaient jusque-là fonctionné comme repoussoirs et garde-fous. Elles contenaient le déploiement et la dissémination de l’illusion communiste-révolutionnaire.
Depuis le milieu des années 1990, une vague de néo-communisme, hors des vieux appareils construits sur le modèle soviétique, s’étend dans les pays occidentaux. Les visages du néo-communisme sont multiples, mais tendent à se regrouper autour du mouvement anti-mondialisation (dirigé contre la « mondialisation néo-libérale ») : l’alter-mondialisme semble porter l’avenir du communisme, ou de ce qu’il en reste dans les passions protestataires.»
(http://www.nouveau-reac.org/textes/pierre-andre-taguieff-laltermondialisme-pourrait-bien-etre-lavenir-du-communisme/)

Voilà qui résume, et SITUE, merveilleusement le discours de madame Jean.

À Mathieu NV
L'allusion au (peu) regretté Falardeau me semble inappropriée dans les circonstances. Si Falardeau détestait madame Jean, et la traitait de tous les noms (avec sa subtilité coutumière) c’est parce qu’elle s’était, selon lui, « vendue » aux « oppresseurs du peuple québécois ». Mais sur le fonds des choses, le courant dominant, à l’intérieur du mouvement nationaliste québécois, pense exactement comme madame Jean. On peut très bien imaginer un Bernard Landry, par exemple, livrer sensiblement le même discours, en le mâtinant de quelques allusions flatteuses à l’état-nation comme « rempart » face aux « dérives » de la mondialisation… À quoi j’ajouterais que l’état ultra-interventionniste et keynésien, peu importe sa couleur « nationale », n’a évidemment rien à craindre des altermondialistes : pour ces derniers, l’état n’est jamais ASSEZ interventionniste…

Dans son discours, madame Jean pose une importante et sérieuse question : « Comment redonner vie aux principes universels de fraternité, de dignité humaine, de compassion, de justice et de liberté? »

J’ai une réponse toute simple pour elle : en faisant un peu plus confiance aux humains comme INDIVIDUS !

JEAN-CLAUDE MICHAUD

S'il y a des fonctions qui sont occupées par des parasites, c'est bien celles des lieutenants-gouverneurs provinciaux et de Gouverneur Général du Canada ainsi que les sénateurs nommés par l'État fédéral bien que certains sénateurs sont des personnes honorables. Les premiers amendements à faire à la constitution canadienne devrait être pour transférer les fonctions des lieutentants-gouverneurs et du gouverneur général aux présidents des assemblées qui pourraient bien signer les lois et remettre les médaille et abolir le sénat canadien. Ensuite on abolit la péréquation et une bonne partie des autres transferts et on transfére des points d'impôts pour permettre aux provinces une autonomie fiscale des revenus et une transition harmonieuse. Par la suite, ce sera aux premiers ministres provinciaux d'assumer leurs dépenses et de baisser ou d'augmenter les taxes des contribuables en étant responsable devant leurs électeurs. Cela mettera fin à bien des chicanes sur le partage des compétences en plus d'éviter la perte de temps à calculer et négocier les méthodes de calcul de la péréquation que seul les fonctionnaires comprennent. Dans un tel système, les citoyens seront libres de se déplacer vers la province qui offre le genre de services et de taxes qui leurs plaisent. C'est la seul façon de maintenir la liberté de circulation pan-canadienne. Pour ce qui est des discours de Madame Jean, l'humanisme, c'est très bien mais je crois que c'est le travail du premier ministre de faire des discours sur les valeurs universelles etc.

Mathieu NV

@B. Vallée:

C'est en fait Tym Machine qui a parlé de l'exemple de Falardeau et non moi!

La notion même du néo-communisme est justement pour cela que je trouve le mouvement nationaliste au Québec (et au Canada) carrément pitoyable car il se base sur du contenant au lieu du contenu en ayant simplement un emballage différent avec le même message.

Or, lorsque que le nationaliste Québécois moyen commence moindrement à parler d'économie ou du rôle de l'état, je vois qu'il veut en fait faire une indépendance à l'africaine. J'ai pourtant jamais vu Falardeau venter le libre marché et je suis certain qu'il était incapable d'avoir un discours où qu'il allait au-délà de sa vision marxisante de l'histoire. Ironiquement, la grande majorité des nationalistes critiquent Trudeau, alors que lui et plusieurs figures du mouvement nationaliste (comme Parizeau ou Landry) ont tout en commun avec les idées de ce type, à part le lieu de la capitale nationale.

En passant, je me demande ce sont qui les réactionnaires modernes de nos jours?

Pierre-Yves

@Mathieu Nv

'Ironiquement, la grande majorité des nationalistes critiquent Trudeau, alors que lui et plusieurs figures du mouvement nationaliste (comme Parizeau ou Landry) ont tout en commun avec les idées de ce type, à part le lieu de la capitale nationale.'

Absolument exact.

@B.Vallée: très belle analyse tout de même.

@JEAN-CLAUDE MICHAUD: ben voyons; comme si changer la langue maternelle des incompétents allait régler quoi que ce soit! On vit actuellement grace aux J.O. une belle démonstration de nationalisme canadien débile, mais ça ne rend pas le nationalisme québécois plus digeste pour autant.

Si un parti indépendantiste veut avoir les votes des Québécois, qu'il promette donc de crisser dehors la moitié de la fonction publique dès son arrivée aux affaires, comme ça ce monde là devra se trouve de vraies jobs et les finances publiques pourront se rétablir.

Asteure cette fonction publique est devenue un terrain de stationnement pour potiches mono-parentales, soutenues par quelques token-males au statut incertain vu qu'il faut bien que quelqu'un se tape le maigre boulot, j'imagine que c'est supposé compenser pour la pénurie de place en CPE.

Un cirque et un cauchemar à la fois.

Marianne

A B. Vallée
Merci pour avoir si bien resitué la vraie nature du supposé "altermondialisme", autrement dit un nouveau masque pour l'idéologie communisante dans ce qu'elle a de pire. Il n'y a qu'à voir le pedigree de nombre de ses représentants les plus éminents.
Merci aussi pour la référence à ce cher Ph. Muray ... comme toujours tellement d'actualité.

Tym Machine

@B. Vallée,

"L'allusion au (peu) regretté Falardeau me semble inappropriée dans les circonstances"

L'allusion à Falardeau n'était pas pour son point de vue personnel sur la GG du Canada mais bien plutôt par rapport au proverbe "il en meure un, il y en a 10 pour le (la) remplacer." et dans ce cas-ci, je parlais en effet des socialistes étatistes.

Désolé pour la confusion engendrée.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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