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22 avril 2010

Commentaires

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Mathieu NV

Je trouve que Éric Duhaime est un très bon débateur, tout comme Pierre Desrochers qu'il me semble avoir vu quelques fois à TFO (car c'est évidemment plus proche de son lieu de travail habituel).

Étudiant en développement international, le terme néo-libéral est effectivement utilisé à toutes les sauces pour désigner n'importe quoi qui n'est pas étatique. En passant, est-ce que les termes néo-marxiste ou néo-socialiste sont utilisés?

Stéphane Dumas

"dépendantiste", c'est génial comme terme plus qu'un autre terme que j'avais pensé comme "gouvernmentainomane" ou encore "gouvernemenholique".

GBS

En tout cas le fait de répondre que la péréquation est un droit en vertue de la constitution canadienne comme excuse pour rabrouer le député Bernier en ajoutant que l'on se paie des programmes avec des impôts élevés (un oubli de mentionner l'endettement) ressemble un peu à un assisté social qui dit qu'il a droit au bs en vertue de la loie et qu'il se paie son écran plasma, sa caisse de bière et ses cigarettes en faisant du skiji (lire ici extorquer les passants qui paient pour ne pas faire salir leurs vitres...) et qui oublie de mentionner qu'il a loader une carte de crédit assez vite, ne fait pas ses paiements et que son loyer est toujours en retard et que si le proprio se plaint trop du bruit il menace de décarpir sans payer....

En tout cas c'est la vision que cela me donne, à grande échelle notre ""COLLECTIVITÉ"" me fait un peu penser à cela....

Pierre-Yves

@GBS

Voir les nationaleux-socialistes québécois grimper dans les rideaux pour revendiquer un soi-disant 'droit' émanant d'une constitution que le Quèbec n'a jamais signé, ça vaut quand-même son pesant de moutarde. Le droit à la mendicité transcende sans doute le droit constitutionnel...

GBS

@ Pierres-Yves

Ouais, et pendant que j'y pense, de quoi peuvent-ils être fière d'être québécois s'ils ne font que quêter, moi Duceppe me fait juste Honte... triste à dire...

Si on c'était séparé, sans l'aide de l'Alberta on aurait pe fait faillite et repartis sur des bases saines d'esprit... Comme se serait aussi le cas de Cuba s'ils ne recevaient pas d'argent venant du pétrole...

Astidastineux

Vous voulez que les québécois cessent de quémander ? La seule façon d'y arriver c'est par l'indépendance du Québec. Dites-le à vos amis ...jamais un gouvernement dit libertarien n'arrivera au pouvoir dans un Canada à 10 provinces. Vos chances d'y parvenir c'est uniquement dans un Québec indépendant. Max Bernier le sait lui qui a travaillé sous le gouvernement péquiste de Bernard Landry.

Mathieu NV

@Astidastineux:

Le problème est que cela ne fonctionne simplement pas en pratique en particulier avec le mouvement nationaliste qui compose 90% du mouvement indépendantiste. En fait, vous auriez compris que l'indépendantisme dans sa forme actuelle est uniquement un exutoire pour beaucoup de mouvements collectivismes qui utilisent l'excuse du bienfait de la nation pour encourager n'importe quelle politique collectiviste et étatique et cela dans un état centralisateur et jacobin.

C'est peut-être pour cela que la majorité des indépendantiste ne sont pas friands à l'idée d'avoir un état le plus décentralisé possible à l'image de la Suisse (et cela avec les régions qui auraient une pleine compétence en matière de culture et de langue), mais bien quelque chose de centralisateur et jacobin à l'image de la France.

http://www.quebecoislibre.org/DIR230895.htm

Hotarutomoe666

@ Astidastineux
Ah oui bien sure, parceque Madame Marois et le reste du PQ, ou de Québec Solidaire pendant qu'on y'est ne sont pas sauté au plafond contre Maxime Bernier déffendant le modèle Québecois de dépendance au gouvernement¸. Non bien sure que non c'est pas arrivé. Le PQ est un gouvernement avec une vue très Libertariste -_-
Sérieusement si y'a quelque choses qui va ariver avec l'indépendance du Québec, c'est encore plus de caffouillage et de problèmes

Pierre-Yves@hec.ca

@Matthieu NV

"En fait, vous auriez compris que l'indépendantisme dans sa forme actuelle est uniquement un exutoire pour beaucoup de mouvements collectivismes qui utilisent l'excuse du bienfait de la nation pour encourager n'importe quelle politique collectiviste et étatique et cela dans un état centralisateur et jacobin."

On ne saurait mieux dire. Sans rejeter l'argument d'Astidastineux, le mouvement indépendantiste québécois est squatté par des collectivistes et il est hors de question de faire confiance a une telle engeance. Better the devil you know, than the one you don't.

Astidastineux

Vos excuses pour ne pas adhérer à l'indépendance du Québec (donc libérés de la péréquation) ne tiennent pas la route. Le diable que vous connaissez sous les noms de conservateurs et libéraux au fédéral nous ont prouvés que lorsque au pouvoir, ils s'organisent pour se faire réélirent en augmentant la taille de l'État et en utilisant au maximum la carte de crédit.

Pearson, Trudeau, Mulroney, Chrétien, Paul Martin -dans une moindre mesure car il a pelleté son déficit dans la cour des provinces- et maintenant le très conservateur Harper ne s'est pas gêné pour ajouter un beau 56 milliards de dollars (selon une déclaration de Maxime Bernier à Jean-Luc Mongrain)à la dette du Canada.

Le Canada est trop gros pour être gouverné sous un régime libertarien, tandis qu'il serait plus facile d'en faire élire un et de gouverner dans un Québec indépendant.

Libre Entreprise

Astidastineux,

Tous les partis politiques font cela, tant au niveau fédéral que provincial, régional, local et même scolaire et ce, peu importe le parti, qu'il soit de gauche, de droite, indépendantiste ou dépendantiste.

Sous un régime libertarien il n'y aurait plus de Canada, il n'y aurait que des hommes libres et il ne pourrait pas être trop gros pour être gouverné car il ne serait pas gouverné. Chacun se gouvernerait lui-même.

Mais c'est quoi cette folie de vouloir à tout pris êtres gouvernés par une tierce partie ?

Pierre-Yves

Astidastineux

"Le Canada est trop gros pour être gouverné sous un régime libertarien"

Sophisme. Dans un système libéral libertarien, la taille n'a aucune importance.

Mathieu NV

''Le Canada est trop gros pour être gouverné sous un régime libertarien, tandis qu'il serait plus facile d'en faire élire un et de gouverner dans un Québec indépendant.''

Le problème vient que l'idée d'un régime décentralisé qu'il soit fédéré et confédéré peut amener à un régime libertarien (comme la Suisse), tout comme le fait d'avoir un état centralisateur et jacobin peut parfois mener à un état ultra-collectiviste (comme la France ou l'Italie).

Or, dans le projet nationaliste actuel, c'est évident que le problème vient que même si le Québec est loin d'être une cité-état, TOUS les politiciens ont une horreur absolue de la décentralisation car la classe politique se DOIT de considérer les individus comme des cons.

''Sous un régime libertarien il n'y aurait plus de Canada, il n'y aurait que des hommes libres et il ne pourrait pas être trop gros pour être gouverné car il ne serait pas gouverné. Chacun se gouvernerait lui-même.''

Un régime basé sur le maximum de démocratie directe et de démocratie basée sur une de proximité serait un bon début. Malheureusement, le projet indépendantiste Québécois semble tout faire décider par Québec dans une logique d'un état centralisateur serait bien pour faire avancer la notion Québécoise. C'est pour cela que le projet nationaliste Québécois est actuellement peu compatible aux idées libertariennes dans le discours de ses élites.

Pierre-Yves

@Matthieu NV

Pour renchérir sur les propos de Matthieu NV (et sur le sophisme d'Astidastineux), une grande confédération décentralisée peut-être plus 'libertarienne' qu'un petit état centralisé, parce qu'elle multiplie les contre-pouvoirs et les options pour ses citoyens.

Si vous n'êtes pas d'accord avec ce qui se passe dans une partie de la confédération, vous pouvez soit vous allier avec des gens dans une autre partie de la confédération pour vous y opposer, soit encore voter avec vos pieds et aller contribuer vos talents ailleurs, en faisant concurrence au type d'organisation sociale qui vous déplait.

C'est d'ailleurs un peu de cette manière que fonctionne déjà le Canada (coalitions et migrations inter-provinciales). Mais il faudrait que le pays deviennent encore plus décentralisé et que la taille de la bureaucratie fédérale soit sérieusement diminuée. Le seul problème du Canada tant qu'à moi, c'est un certain nationalisme canadien déplacé qui ne sert en fait que de prétexte à justifier les taxes et impôts fédéraux.

Donc vous voyez bien Astidastineux, votre argument repose sur un postulat sans substance. L'opposition fédéral-provincial n'est pas un système parfait, mais constitue néanmoins un mécanisme de 'checks and balances' ce qui est un bon début.

Astidastineux

Vous venez de me prouver que vos postulats "à l'intérieur du Canada" ne mène à rien.
Je vous le répéte, vous avez peur de perdre le contrôle de vos discours libertariens en vous faisant élire avec un programme ou une plate-forme libertarienne. Le libertarien Harper avait la chance de faire ses preuves et il ne l'a pas fait. Pourquoi pensez-vous ?

J'ai suggéré en laissant des commentaires sur le blogue de Joanne Marcotte que Québec fasse preuve d'indépendance en allant en appel d'offres international pour la construction de l'Échangeur Turcot. Peut-être les chinois pourrait le faire à moindre coût sauvant ainsi aux contribuables taxes et impôt tout en augmentant très peu la dette. J'attends toujours une réponse.

Mathieu

@Astidastineux:

Personnellement, j'ai rien contre l'indépendance mais je ne la ferai pas pour «libérer ma Nation». Je la ferai pour que les individus - m'incluant - soient plus libres, libres des décisions arbitraires des politiciens.

Un article intéressant avait été écrit par David d'Antagoniste.net sur le type d'indépendance proposé aux Québécois par nos leaders nationalistes franco-québécois.

«L’indépendance à l’africaine n’a pas pour but de briser nos chaînes, il désirait simplement changer l’identité des geôliers.»
******************

http://www.antagoniste.net/2010/01/12/lindependance-a-lafricaine/

«L’indépendance à l’africaine
Par David

Quand les États-Unis ont obtenu leur indépendance en 1776, l’objectif était de retirer des pouvoirs à l’entité coloniale pour les redonner au peuple.

Quand les pays africains ont obtenu leur indépendance dans les années 50-60, l’objectif était de retirer des pouvoirs à l’entité coloniale pour les redonner aux politiciens/gouvernements locaux.

L’indépendance américaine a fait de ce pays, dans un laps de temps relativement court, une puissance économique. Les indépendances en Afrique ont poursuivi le cycle de corruption et de pauvreté, le tyran colonial ayant seulement été remplacé par un tyran local.

Voilà pourquoi je ne suis pas souverainiste, parce que le projet qu’on nous propose (via le PQ et Québec Solitaire) n’est pas une indépendance à l’américaine, mais une indépendance à l’africaine.

Un projet indépendantiste crédible, cohérent et viable devrait viser à libérer les individus et non pas simplement remplacer la domination d’un gouvernement par celle d’un autre gouvernement.

L’indépendance à l’africaine n’a pas pour but de briser nos chaînes, il désirait simplement changer l’identité des geôliers.

Et les nationalistes mettront toujours de l’avant une indépendance à l’africaine parce qu’ils considèrent qu’aucun individu n’est plus important que la société à laquelle il appartient. Par conséquent, ce n’est pas l’émancipation des individus qui prime, mais la création d’une entité centrale forte qui se réservera le droit d’intervenir dans nos vies sous prétexte qu’il faut protéger la nation.»

J. Boulay

Je crois que le québec doit tout d'abord se sortir du trou avant de devenir indépendant. Lorsque nous serons indépendant, nous pourrons refaire des lois, et en démanteler beaucoup d'autres dans le but d'émanciper nos concitoyens. Avoir 2 palliers de gouvernements à payer au lieu de 3 nous donnerait plus d'argent dans les poches des citoyens, encore la, si le gouvernement élu en est un de droite.

Il faut faire attention au québec, car le mouvement syndicaliste, gauchiste, dépendantiste est tres présent chez les boomers qui ont connu le rapatriement a l'état de la post révolution tranquille. Aussi ils vieillissent, donc il voudront un systeme de santé plus fort pour s'occuper d'eux car ils ont payer toute leur vie pour ca sans jamais etre malade, et maintenant ils continueront de réclamer la gratuité, comme si tout cela leur était du. Ils vont avoir connu la retraite a 55 ans, le systeme de santé gratuit, profité des programme sociaux qu'ils ont travailler a réclamé au PQ ou aux Libéraux, avec des partis qui leur donne toujours aujourd'hui leurs propres intérets, maintenant qu'ils ne travaillent plus et profitent de leur pensions. Et se foutent totalement que les plus jeunes payent de plus en plus pour conserver une vision démodée et inopérable de nos jours.

Mathieu NV

@Mathieu:

Moi aussi, je dois dire que ce n'est pas le concept d'indépendance qui m'agace (et je ne suis pas contre l'indépendance de l'Alberta ou des provinces de l'Ouest ou même du Texas), mais bien celui que le mouvement a été fusionné à des mouvements d'abord collectivistes puis nationalistes, ce qui fait que ni plus, ni moins que l'indépendance dans le système Québécois est strictement quelque chose pour faire un état centralisateur et dirigiste avec une dose de nationalisme comme dans les pays d'Afrique, auquel nos élites nationalistes ont souvent étudiés dans les mêmes universités que nombre de leaders Africains.

Je méprise aussi le nationalisme Canadien, mais force est de dire que le nationalisme Québécois est strictement la même sauf le lieu de la capitale et la couleur du drapeau. Je suis certain qu'une politique liberticide du genre NEP serait apprécié aussi chez nos élites nationalistes Québécoises.

Pierre-Yves

@Matthieu NV

"Moi aussi, je dois dire que ce n'est pas le concept d'indépendance qui m'agace"

Ce qui m'agace, c'est que le concept d'independance ait ete arrime a des ideologies qui ne peuvent qu'engendrer la dependance.

Derteilzeitberliner.wordpress.com

Plus haut, quelqu'un tente de faire en lien entre la taille des pays et celles des États. Sans en faire de lien parfait, je verrais une certains corrélation: plus vous avez de population, plus vous avez des gens à taxer, plus vous avez des gens à inscrire sur la nommenklatura.

On remarquera qu'en Europe les pays où l'État est le moins présent sont les plus petits: Andorre, Monaco, St-Marin, Liechtenstein, Suisse et on ajoutera même à cette liste les pays baltes.

J'avais aussi cru que c'était la raison pour laquelle l'Islande avait un État moins tentaculaire que ses cousins. Moins, certes, mais rien à voir avec la Suisse par exemple: lors du dernier budget, on a parlé d'une réévaluation complète de chaque organisme public et chacun pourra être aboli/fusionné. Vous me direz que 80, c'est mieux que les 30 de Jean Charest, mais c'est tout de même beaucoup pour 320000 personnes!

Libre Entreprise

Mathieu NV,

Le problème que j'ai avec la démocratie directe est qu'elle ne garantit pas les libertés économiques ni le droit à la propriété privée des individus. Une grande partie de la population pourrait directement se voter des taxes et des interventions économiques au détriment des entreprises et des individus. Il faut donc limiter le pouvoir électoral par une constitution forte qui a préséance sur toute loi et tout résultat électoral.

Dans ce contexte, la constitution limite alors aussi bien le pouvoir politique que le pouvoir électoral. Les électeurs ne pouvant pas voter pour dépouiller les uns car la constitution viendrait bloquer ce projet, de même les politiciens ne pourraient pas décider de déposséder les autres car la constitution les bloqueraient aussi.

Le gros problème est que la constitution n'est qu'un bout de papier inanimé qui finalement n'a rien à dire dans l'arène politique et sociale.

Au départ, les USA se sont dotés d'une constition pour limiter et encadrer tous les pouvoirs politiques afin de garantir les droits des individus. Les autres pays, pour se donner un semblant de légitimité, se sont dotés de parodies de constitution pour imiter les USA et prétendre être une démocratie.

Si on lit la constitution Américaine, on voit les droits clairement définis et clairement inviolables. Si on lit la "constitution" canadienne, on voit que les droits sont vaguement définis et qu'ils peuvent à tout moment être révoqués par la haute majistrature. La constitution Canadienne est une farce.

Il faudrait que la constitution soit quelqu'un qui puisse parler et intervenir politiquement lorsque les différents pouvoirs politiques et électoraux empiètent sur les droits et libertés des individus.

Le gros défaut de la constitution c'est qu'elle n'est personne et qu'elle est muette, alors elle n'est pas en mesure de se faire respecter et de s'imposer dans l'arène politique.

Il faudrait un constitutionnaliste en chef qui représente l'autorité suprême et qui a le dernier mot sur toute loi et toute intervention et qui soit très sévère quand vient le temps de créer des taxes, réglementer l'économie ou créer de nouvelles lois. "OUI" ne doit pas faire partie de son vocabulaire.

La démocratie directe, sans protections constitutionnelles, c'est comme lâcher les fauves dans la foule urbaine. Il n'y a rien de pire que la démocratie pour massacrer les libertés économiques et le droit à la propriété privée.

Astidastineux

""Le Canada est trop gros pour être gouverné sous un régime libertarien""

Sophisme. Dans un système libéral libertarien, la taille n'a aucune importance.-Pierre-Yves

Que vous pouvez être de mauvaise foi Pierre-Yves, vous savez très bien que je parlais de la taille de l'État canadien, de l'appareil gouvernemental et celles de ses 10 provinces et non de sa superficie.
***
L'usage du terme sophisme revint assez souvent sur les blogues libertariens. Est-ce un mot passe-partout pour se sortir du trou ?

**********
Pour ceux qui ont peur du concept d'indépendance associé à ceci ou à cela, je persiste : même si vos chances sont plus grandes dans un Québec indépendant, vous avez peur de prendre le pouvoir avec un programme libertarien connu de tous et surtout d'avoir le courage de l'appliquer une fois rendu à la tête de l'État.

Les députés libertariens du Reform Party qui siègent actuellement dans le gouvernement Harper sont très silencieux et ne font pas de vagues à-propos du bail-out de l'industrie automobile de l'Ontario et de l'ajout de 56 milliards à la dette canadienne. Ils sont honteux comme Maxime Bernier mais se taisent car ces députés en profitent aussi de ce 56 milliards ajouté à la dette.

Libre Entreprise

Astidastineux,

Nous avons tous peur, en tant qu'individus, d'êtres encore plus dépendants de l'état dans un Québec "indépendant".

Pourquoi le Québec aurait-il le droit de se dissocier du Canada mais que les individus eux n'auraient pas le droit de se dissocier du Québec ?

Comme le Québec est à gauche, qu'il est socialiste, marxiste-léniniste, qu'il ne croit pas en la propriété privée ni en la libre entreprise, nous redoutons tous, avec raison, un Québec souverain.

Québec souverain = population esclave. NON à l'indépendance du Québec.

Rien ne me ferait plus plaisir qu'un pays Québécois libertarien, mais hélas le mouvement indépendantiste a été sabordé par un ramassis de Staliniens, Maoïstes, Trotskistes et Castristes. Non-merci, je ne veux pas de ce genre de "souveraineté" à la sauce Stalinienne.

Une chance que le Canada est là pour tempérer les compulsions totalitaro-marxistes du Québec. Et je vois d'un bon oeil le front commun conservateur-libéraux pour créer de nouveaux sièges canadiens afin de diluer l'influence politique Québécoise.

C'est plutôt le Canada qui va s'organiser pour devenir indépendant du Québec et c'est très bien. Le Québec devra apprendre à arrêter de mendier et à bien compter ses sous car il ne fera plus le poids en politique fédéral et ce sera bien fait pour lui.

Steven

Si le Québec voulait faire l'indépendance afin de promouvoir les libertés individuelles (et la responsabilité venant avec) et économiques, je voterais certainement oui. Cependant, dans le cas actuelle, un Québec indépendant voudrait devenir un pays social-démocrate à la "française". Non merci! La France est un des pays les proche du socialisme qui soit et malgré tout, sa population est largement insatisfaite de ses programmes sociaux et de ce qu'ils se font redistribuer par l'État. Une des preuves est les émeutes de 2005. Les "dépendantistes" là-bas sont sortis pour en réclamer plus. Même les immigrants illégaux ont manifesté afin de pouvoir profiter plus massivement de la redistribution de la richesse que l'État français vole à ses citoyens productifs. Pour moi, c'est un signe que c'est rendu loin! C'est comme si je m'introduisais par infraction dans la maison d'une personne et qu'une fois entré, j'exige nourriture et vêtements du propriétaire en croyant "dur comme fer" que celui-ci me les doit.

De plus, les droits humains là-bas sont devenus une vraie farce: le droit d'avoir un toît et le droit humain de voyager et faire du tourisme. Quand même! Radio-Cadenas s'est bien abstenu de mentionner ça (tourisme) dans les nouvelles.

sébas

Éric Duhaime est vraiment 'hot' depuis un certain temps...
J'espère qu'il va contribuer à former un parti libertarien au Québec.


Est-ce que quelqu'un a remarqué que Mario Dumont a dit qu'il n'y aurait pas plus de 20-25% de libertariens au Québec?

Ecoutez:
http://www.radioego.com/ego/listen/4794
(de 11:00 @ 12:30)


Comment fait-il pour savoir ça ? Un don de claivoyance?

Cela me fait penser aux gens (sur Antagoniste et ailleurs) qui pensent savoir ce que les 50 000 manifestants de Québec voulaient...

Même un chroniqueur du National Post s'est fait avoir;
---> http://network.nationalpost.com/NP/blogs/fullcomment/archive/2010/04/13/editorial-lessons-for-quebec-s-tea-party.aspx

***

Je crois vraiment que trop d'individus (même parmi les plus intelligents), se basent sur les illusions médiatiques d'ici (presque toutes étatiques), pour tirer des conclusions sur ce que pensent la majorité des Québécois...

Je suis profondement convaincu qu'ils se font berner par des illusions. Le Québécois 'moyen' n'a rien à voir avec ce que nous montent les médias d'ici. Ces médias méprisent TOUT ce qui provient de 'ce' Québécois. Ils appellent ça -avec dédain- du 'populisme'...

Et c'est probablement pour ça que le québécois 'moyen', vote de moins en moins...
---> 57% = taux de participation aux dernières élections = record historique!

sébas

@ Libre Entreprise qui écrit:

'La démocratie directe, sans protections constitutionnelles, c'est comme lâcher les fauves dans la foule urbaine. Il n'y a rien de pire que la démocratie pour massacrer les libertés économiques et le droit à la propriété privée.'

***

1)
Est-ce que nous vivons dans une démocratie en ce moment? Un vote à tous les 4-5 ans, la ligne de parti rigide, etc, est-ce que nous pouvons toujours appeler ça de la 'démocratie' ? N'est-ce pas vrai donc d'affirmer que nous vivons dans la 'tyrannie des minorités' (quelques journalistes dans médias et quelques firmes de sondages qui influencent l'opinion publique), lobbbys de tout acabit qui savent comment tirer profit du peu de réelle démocatie, etc ?

2)
Il y a 2 théories qui s'affrontent depuis... toujours:

a) La 'foule' (sic) est stupide.
b) La 'foule' est sage.

Quelle est la théorie qui est populaire parmi nos élites (depuis TOUJOURS!)?

Qui a intérêt à faire croire que la 1e théorie est plus réelle que la 2e ?
Sur quelle théorie est basée la réelle démocratie directe?

3)
Partout où la réelle démocratie directe fut appliqué, les décisions des 'foules' étaient toujours plus sages que celles de nos élites...

***

Finalement, je pourrais résumer par ceci:

Depuis toujours, les illusionnistes et les manipulateurs les plus habiles, sortent gagnants dans une fausse démocratie.


Libre Entreprise

Sébas,

Dans une "vraie" démocratie, la foule peut décider qu'elle se vote de généreux programmes sociaux et vous en tant qu'individus vous n'avez aucun droits ni aucun recours.

En ce moment, nous avons une "démocratie" parlementaire représentative, ce qui veut dire que nous votons pour des députés qui représentent nos comtés. Le chef de parti, qui devient chef d'état si son parti remporte le plus de comtés, n'est même pas élu.

Mais au fond, que la foule soit stupide ou sage, que nos dirigeants soient stupides ou sages, là n'est pas la question.

Ce qu'il faut c'est une constitution forte qui protège les libertés économiques, les libertés civiques et la propriété privée des individus.

Dans la mesure où les droits et libertés des individus sont protégés, on se fiche du système politique qui est en place. Que ce soit un dictateur, un monarque absolu, une hydre à plusieurs co-porte paroles comme Québec solidaire ou la démocratie directe, le système en place ne pourrait pas taxer ni réglementer la vie économique et privée des individus.

C'est cela qu'il faut d'abord et avant tout.

Steven

@Sébas

Mario Dumont n'a jamais affirmer que 20-22% de la population du Québec était libertarienne. Il a affirmé que ce pourcentage représente ceux qui veulent voir une diminution de l'État. Il faut faire attention, on peut ne pas être libertarien mais trouver que l'État est rendu trop gros au Québec et souhaiter sa diminution.

@Libre entreprise

Il est certain que la constitution est là afin de protéger les libertés individuelles. Mais je ne crois pas que ceci soit la solution. Les politiciens, avec l'appuie populaire de la population voulant "quelque chose en échange de rien" peut facilement nullifier une constitution bien comme il le faut! Même un "gardien de la constitution" n'est pas à l'abrie de la grogne populaire. Les politiciens peuvent voter une lois afin de l'enlever de là. Pour te dire la vérité, je ne sais honnêtement pas ce qui serait un système de protection infaillible contre les politiciens voulant gagner des votes en pillant la propriété d'autrui et la redistribuant...

Mathieu NV

Il n'existe aucune solution infaillible, mais j'ai l'impression que celle de vivre dans un gros état centralisé est un véritable cauchemar. Je crois que la solution la moins pire est de faire des structures qui sont proches des gens. Je ne parle aucunement d'une juridiction de plusieurs millions comme les indépendantistes essayent uniquement de faire un état directement contrôlé de Québec, mais bien de juridictions à l'image des cantons en Suisse.

Beaucoup de pays centralisateurs (la France en tête de liste) ne comprennent pas que donner le pouvoir aux gens n'est pas celle de vivre dans une sociale-démocrate où la capitale est le centre du monde.

Steven

@Mathieu NV

Il est certain que plus un État est décentralisé, le mieux c'est pour la cause de la liberté. Cependant, un État décentralisé n'est pas un État minarchiste. Ça fait tout simplement stimulé la compétition entre les régions afin de s'attirer plus de personnes. Par contre, j'en conviens, c'est mieux que ce que nous avons en ce moment.

Libre Entreprise

@Steven,

"Les politiciens, avec l'appuie populaire de la population voulant "quelque chose en échange de rien" peut facilement nullifier une constitution bien comme il le faut!"

Voilà pourquoi la constitution doit être une personne, doit être quelqu'un, qu'elle doit être vivante, qu'elle doit parler et qu'elle doit s'impliquer activement en politique et se faire respecter avec fermeté lorsque la constitution est bafouée.

Il faut un constitutionnaliste en chef qui a l'autorité suprême sur le gouvernement et qui le force à respecter la constitution.

Tant que la constitution ne sera qu'un bout de papier inanimé, elle ne pourra pas se défendre ni défendre les individus. Mais si un individu, très puissant, représente la constitution et représente l'autorité suprême au-dessus du gouvernement, alors il pourra faire respecter la constitution et les individus.

Libre Entreprise

@Mathieu NV,

"Il n'existe aucune solution infaillible"

NON, mais il existe une solution optimale et satisfaisante.

Mathieu NV

@Steven:

Je suis évidemment pour un état minarchiste comme beaucoup de gens ici, mais je considère évidemment qu'entre avoir le choix entre un état limité centralisé ou décentralisé, l'idée est qu'un état décentralisé est préférable.

@Libre Entreprise:

Une constitution est évidemment quelque chose d'important, pour ne pas dire primordial pour ainsi donner les libertés à une société donnée. Cependant, si on prend par exemple la réforme de la santé de l'actuel président Américain, doit-on dire que dans ce cas la constitution peut-être ''déjouée'', tout comme l'élément qu'une société qui a une ''belle'' constitution sur papier (prenez l'exemple de la constitution de l'URSS), ne donne pas du tout ces éléments dans la réalité.

Aussi, un autre élément pour parler de l'aspect judiciaire (en particulier avec le système Américain) est particulièrement le fait que les gardiens de la constitution (les juges de la cour suprême) sont nommés selon l'humeur politique du moment.

Pierre-Yves

@Libre Entreprise

"Rien ne me ferait plus plaisir qu'un pays Québécois libertarien, mais hélas le mouvement indépendantiste a été sabordé par un ramassis de Staliniens, Maoïstes, Trotskistes et Castristes. Non-merci, je ne veux pas de ce genre de "souveraineté" à la sauce Stalinienne."

Dans l'etat actuel de la "doctrine" independantiste, un Quebec souverain c'est carte blanche aux collectivistes pour reduire la population quebecoise en esclavage.

Steven

@Libre entreprise

Avoir un "constitutionaliste en chef" avec des énormes pouvoirs ne reviendrait-il pas à avoir une sorte de despote, dicateur ou roi? Oui, il y aurait une constitution écrite mais ce serait lui (ou elle) qui aurait le mot final quant à son interprétation. De plus, il lui faudrait être puissant pour tenir tête à un gouvernement ne voulant pas respecter la constitution. Aurait-il une armée? Si oui, ça en ferait un individu épeurant. De plus, puisque c'est un humain, il peut se faire acheter avec des pots de vin. Il n'aurait qu'à donner l'interprétation de la constitution voulu par la gouvernement contre une bonne somme d'argent. Par exemple, il pourrait interpréter la liberté de se faire soigner comme étant le droit de se faire soigner gratuitement (au frais des contribuables).

Steven

L'Iran a un Conseil des gardiens de la constitution et de la loi islamique. Il peut nullifier des résolution du gouvernement:

http://www.globalsecurity.org/military/world/iran/guardian.htm

Johanne

Bravo à M Duhaime.

le tout devrait être écris dans les journaux de montréal.

Libre Entreprise

@Steven,

Quelle est la différence entre avoir une personne qui décide ou 1000 personnes qui décident, cela revient toujours à une forme d'autorité. Votre hypothèse que c'est despotique quand il s'agit d'une seule personne mais acceptable quand c'est plusieurs qui décident ne fait que reprendre la lubie voulant que la démocratie soit gardienne de la vertue, de la justice et du bien. Hors l'histoire montre que c'est surtout la démocratie qui est l'ennemie de la justice. La démocratie, après-tout, est celle qui a porté Hitler au pouvoir.

Une constitution bien écrit, prosaïquement, dans les détails et avec précision n'a pas besoin d'être interprétée, ce qui est écrit est écrit et se lit et se comprend par tout le monde.

La phrase "ne pas taxer les revenus" ne demande aucune interprétation et que ce soit 1 personne ou 1000 personne qui la lisent, le fait est qu'il en faut pas taxer les revenus.

Mais ce que je propose réellement va vous paraître loufoque, mais je propose que ce soit la constitution qui s'interprète elle-même, s'il y a lieu d'interprétation.

Stéphane

http://www.radioego.com/ego/listen/4826

Une entrevue récente d'Éric Duhaime.

Bobjack

"Le gros problème est que la constitution n'est qu'un bout de papier inanimé qui finalement n'a rien à dire dans l'arène politique et sociale."

Certains pensent que le libertarianisme n'est pas possible en notre siècle, mais un jour avec les progrès de l'intelligence artificielle une telle constitution pourrait bien devenir autre chose d'un morceau inanimé. Mais encore on se demanderait qui s'occuperait de sa programmation.

On s'en sort pas, on aura toujours une solution acceptable et imparfaite.

Libre Entreprise

@Bobjack,

Une fois que la satisfaction est atteinte, il n'est nullement nécessaire de chercher la perfection.

Sébas

@ Steven qui écrit:

'Mario Dumont n'a jamais affirmer que 20-22% de la population du Québec était libertarienne. Il a affirmé que ce pourcentage représente ceux qui veulent voir une diminution de l'État. Il faut faire attention, on peut ne pas être libertarien mais trouver que l'État est rendu trop gros au Québec et souhaiter sa diminution'

*

C'est vrai.

Cependant, je crois qu'il [Dumont] ne devrait pas sous-estimer la sagesse de la population Québécoise. Je suis presque certain que les individus 'ordinaires' sont majoritairement des libertariens qui s'ignorent.

***

@ Libre Entreprise:

Hitler élu? C'est un mythe.

Pour le reste, je dis simplement que si la démocratie existait pour-de-vrai (i.e. directe), le Québec, les États-Unis et le restant de l'Occident, ne seraient pas rendus dans la 'dèche' actuelle...

Selon mes analyses, la sagesse des individus est cumulative... et c'est aussi un mythe de croire que c'est le plus petit démoninateur commun qui domine, lorsque la démocratie locale et directe, existe réellement.

Je fais beaucoup plus confiance aux décisions cumulatives(par votes directs);
-des simples travailleurs;
-des simples parents;
-des simples enseignants;
-des simples infirmières;
-des simples camionneurs;
-des simples cultivateurs;
-des simples 'etc' (mais pas simplistes),
qu'aux décisions d'une poignée 'd'experts' et politiciens (aussi bien intentionés soit-ils), pour diriger notre destinée.

Au-delà des illusions médiatiques, nous pouvons constater que depuis que le monde est monde, c'est presque toujours une petite portion des individus qui dominent/manipulent les peuples. Et nous voyons le résultat aujourd'hui (et l'histoire nous enseignent la même chose).

Lorsque des expériences de réelles démocraties furent adoptées, la paix et la croissance étaient au rendez-vous.

Finalement, et toujours selon mes analyses, la démocratie représentative est à la réelle démocratie, ce que Loto-Québec est à la redistribution de la richesse :

elle est illusoire et profite qu'à une poignée de personnes
(et/ou de corporatismes).

Sébas

Pardon:

'dénominateur commun'

'aussi bien intentionnés soient-ils'

***

Selon mon humble avis, les États-Unis avaient une constitution quasi libertarienne, mais les pères fondateurs ont oublié un élément: la démocratie directe pour protéger la dite constitution, des dérapages de petites élites successives.

Un exemple parmi tant d'autres:
les créations [successives] des banques centrales monopolistiques (de fausses monnaies), n'auraient probablement jamais passé le 'test' de votes directs...

T. Durbois

''S'cusez de péter votre balloune'', bien que je sois un petit nouveau à visiter votre forum, je me permets la présente. Pour m'introduire je dirai seulement que mon vieux père m'a léguer une approche créditiste (à ne pas confondre avec les bérets blancs svp)de l'économie et la liberté individuelle que cette pensée économique suppose, donc ceux qui parlent de l'étalon-or comme garantie à une monnaie saine me font bidonner. Ceci étant dit, j'ai remarqué que beaucoup citent l'exemple de la Suisse comme piste à suivre au niveau de la démocratie directe. Si vous cherchez un peu, vous vous rendrez compte que la participation aux référendums à répétition est en chute libre depuis plusieurs années dans ce pays. Que voulez-vous, on ne peut aspirer à être parfaitement libre de vaquer à ses affaires et en même temps de s'obliger à la chose publique surtout quand elle porte sur des sujets ennuyants pour certains.

Merci de votre attention.

P.S.: En frontispice du présent site, il est écrit : ""cette valeur fondamentale qui a permis l'émergence de la civilisation, de la prospérité, du progrès technique, de l'État de droit, de la justice; cette valeur première qui sous-tend la responsabilité, la créativité, l'entrepreneurship, la solidarité réelle: la liberté"". Si ma connaissance de l'histoire n'est pas complètement fausse, il appert que toutes les grandes civilisations anciennes comme modernes sont issues d'une centralisation des pouvoirs entre les mains de un ou quelques uns qui ont imposé aux autres une économie planifiée en vue de bâtir quelque chose. Les Pères fondateurs aux ÉU étaient eux-mêmes issue d'une structure monarchique. L'affranchissement de l'individu face au pouvoir étatique suppose un niveau de vie et de socialisation suffisant qui est impossible sans l'existence préalable d'une structure collective. La science a depuis longtemps prouvé que la ""génération spontanée"" était un mythe.

Sébas

@ T. Durbois:

Vous écrivez:

«donc ceux qui parlent de l'étalon-or comme garantie à une monnaie saine me font bidonner.»

Et pourquoi dites-vous ça? Le fait que vous vous bidonnez n'est en rien un argument qui prouve quoi ce soit...


***

Vous écrivez:

«Si vous cherchez un peu, vous vous rendrez compte que la participation aux référendums à répétition est en chute libre depuis plusieurs années dans ce pays. Que voulez-vous, on ne peut aspirer à être parfaitement libre de vaquer à ses affaires et en même temps de s'obliger à la chose publique surtout quand elle porte sur des sujets ennuyants pour certains.»

Ce n'est en rien une preuve que cela n'est pas LA seule forme de vraie démocratie...


Et même si les Suisses ne sont pas -aussi- nombreux aux urnes qu'avant, cela signifie-t-il que la démocratie directe ne peut pas servir de «garde-fou» contre les dérapages des élus? Me semble que «la seule existence de la possibilité de»... constitue un énorme frein aux folies des élus... non?

Ici, nous n'avons aucun recours -effectif- entre les élections: aucun ! Par ma compréhension du restant de vos propos, j'imagine que vous trouvez ça 'ok' et que ça va «de mieux en mieux-bien» ici?

Et pourquoi pensez-vous que la Suisse est un des pays les moins violents sur la terre et où les «droits individuels sacrés» sont les plus respectés au monde?

Coincidences?

***

Vous écrivez:

«il appert que toutes les grandes civilisations anciennes comme modernes sont issues d'une centralisation des pouvoirs entre les mains de un ou quelques uns qui ont imposé aux autres une économie planifiée en vue de bâtir quelque chose.»

Faux, et justement la Suisse en est l'exemple suprême...


***

Vous écrivez ensuite:

«Les Pères fondateurs aux ÉU étaient eux-mêmes issue d'une structure monarchique.»

Pour établir une constitution qui est l'exact opposé d'une monarchie...


***

Et finalement, vous écrivez:


«L'affranchissement de l'individu face au pouvoir étatique suppose un niveau de vie et de socialisation suffisant qui est impossible sans l'existence préalable d'une structure collective. La science a depuis longtemps prouvé que la ""génération spontanée"" était un mythe.»

Mon Dieu... une chance que les «pères fondateurs» ne pensaient pas comme vous...

Il y a d'autres «énormités» dans ce dernier passage, mais je m'arrête là pour l'instant.... pour voir votre réponse (si réponse il y a), à mes autres commentaires.

Mathieu NV

Pour la Suisse, je dois dire que l'idée du taux de participation est un faux prétexte, car on pourrait facilement donner le même paradigme pour la politique municipale, alors que c'est celle-ci qui est la plus proche de notre vie quotidienne. Force est de constater que le problème dans notre société est que l'on donne tous les pouvoirs à des législateurs qui sont plus souvent qu'autrement un cercle fermé. Soit dit, il est encore facile d'aller vivre à quelque part, où qu'il n'y a simplement pas d'élection avec seulement un parti politique.

Une monnaie saine? Or, le problème vient plutôt que les banques centrales sont responsables de la non-salubrité de notre monnaie en ayant un contrôle pour imprimer de la monnaie.

«L'affranchissement de l'individu face au pouvoir étatique suppose un niveau de vie et de socialisation suffisant qui est impossible sans l'existence préalable d'une structure collective. La science a depuis longtemps prouvé que la ""génération spontanée"" était un mythe.»

Vous savez le problème vient justement que tous les régimes totalitaires utilisent justement cet argument pour justifier n'importe quelle politique-aussi liberticide qu'elle soit. La véritable question est que les gens ne réalisent pas à quels points qu'ils prennent certaines libertés pour acquises.

Sébas

@ Mathieu NV qui écrit:

«Une monnaie saine? Or, le problème vient plutôt que les banques centrales sont responsables de la non-salubrité de notre monnaie en ayant un contrôle pour imprimer de la monnaie.»


***

Oui ce sont les banques centrales ou plus exactement la LOI SUR LES BANQUES qui est responsable de la «non-salubrité» de notre monnaie.

Par contre, environ 97% de la totalité de masse monétaire actuelle est «imprimée» (électroniquement) par l'oligopole des banques privées. C'est le princicpe de la *réserve fractionnaire* (i.e. une belle expression pour cacher la plus grande fraude de l'histoire de l'humanité): L'argent POUSSE dans les arbres. Et cet argent EST de la dette...

Si demain matin, tous voulaient repayer leurs dettes en même temps pour redevenir une société qui base sa croissance sur L'ÉPARGNE, il manquerait environ 97% de monnaie pour le faire...

***

Extraits:

«Non seulement la banque centrale crée-t-elle constamment de l'argent à partir de rien pour accroître la masse monétaire, mais le système de réserves fractionnaires permet aux institutions financières d'augmenter encore plus la quantité de crédit qui circule dans l'économie. Lorsque la création monétaire est soutenue, une bulle financière émerge qui se nourrit d'elle-même, des prix plus élevés permettant aux propriétaires de titres gonflés de dépenser et d'emprunter davantage, ce qui amène une création additionnelle de crédit, ce qui fait grimper encore plus les prix, et ainsi de suite.»

http://www.leblogueduql.org/2009/04/le-capitalisme-estil-une-fatalité.html


*

«En effet, il n'y a pas que la banque centrale qui crée de l'argent, les banques commerciales aussi le font grâce au système de réserves fractionnaires. C'est par exemple ce qui explique les crises aux États-Unis même pendant les périodes au 19e siècle où il n'y avait pas de banque centrale (on les mentionne rarement, mais il y a eu deux banques centrales avant la création de la Fed en 1913). Les crises étaient toutefois de beaucoup moins longue durée que les crises actuelles, qui sont alimentées par une création monétaire constante des banques centrales, une création monétaire qui de surcroît s'accélère pendant les périodes de krach comme en ce moment, ce qui entrave le processus de liquidation des malinvestissements et de retour à l'équilibre.

Un régime d'étalon-or ne suffit donc pas pour éliminer les cycles économiques, il faut également mettre fin aux autres types d'intervention qui permettent aux banques commerciales de créer du faux crédit et qui empêchent les réajustements de se faire lorsqu'un cycle est enclenché.»

http://www.leblogueduql.org/2009/10/linflation-et-les-cycles-économiques-dans-un-régime-détalonor.html

*

ET SURTOUT :

«Une VIDÉO de l'Institut Mises: Money, Banking and the Federal Reserve

http://www.leblogueduql.org/2008/11/une-vido-de-lin.html


T. Durbois

Je crois que @ Mathieu NV exprime très bien la perception que j'ai du bien fondé de l'étalon-or qui est une relique d'une économie basée sur la rareté qui nous colle encore dessus comme la misère sur le pauvre monde. Donc je ne m'étendrai pas trop là-dessus au risque de répéter un argumentaire déjà très valable. Pour ceux qui veulent en savoir plus je leur recommande la lecture des différents textes portant sur le crédit social. De même je conseille la lecture de l'oeuvre de Jacques Duboin. À la limite, Zeitgeist 1 et 2 exposent une idée intéressante de la réalité bancaire. Ceci étant dit, j'aimerais préciser que je pourfends ni ne défends aucunes des réflexions que la réalité historique me pousse à porter à votre connaissance. Pour ce qui est du cas Suisse, j'aimerais faire remarquer que l'histoire de Guillaume Tell aussi cliché puisse-t-elle être tend à prouver que la Suisse actuelle a un passé tout aussi tyrannique que n'importe laquelle des nations. L'indépendance et la réussite suisses sont l'une comme l'autre étroitement lié à la fonction de ""paradis bancaire"" que ce petit pays a depuis longtemps eu. Ainsi, lorsqu'on administre les grandes fortunes dues et indues du monde et qu'on prélève sa cote au passage, il est facile de comprendre que la démocratie populaire est d'avantage facile à administrer au jour le jour. Étant moi-même un indépendantiste convaincu autant pour ce qui est de l'individu que pour ce qui est des nations, j'aimerais faire remarquer que la participation directe à la démocratie que pratiquent les Suisses est en grand partie due aux dimensions du pays et à la relative petitesse de la population. Pour ce qui est des mythiques Pères fondateurs, ils étaient tous sans exception des esclavagistes et avaient fait fortune dans l'exploitation des autres. Que certains d'entre eux se soient ressaisis en fin de vie comme Franklin et Jefferson, est une chose mais les faits historiques demeurent. Ainsi a-t-il fallu attendre la guerre de sécession pour que la notion de liberté effective s'étende à tous et il faut se reporter aux années 1960 pour que ça cesse d'être seulement une notion et que certains ne soient pas ""plus égaux que d'autres"" comme le faisait dire à ses personnages George Orwell dans la ferme des animaux.

Mathieu NV

''Que certains d'entre eux se soient ressaisis en fin de vie comme Franklin et Jefferson, est une chose mais les faits historiques demeurent. Ainsi a-t-il fallu attendre la guerre de sécession pour que la notion de liberté effective s'étende à tous et il faut se reporter aux années 1960 pour que ça cesse d'être seulement une notion et que certains ne soient pas ""plus égaux que d'autres"" comme le faisait dire à ses personnages George Orwell dans la ferme des animaux.''

Ce que vous dites d'Animal Farm est probablement le meilleur qualificatif pour décrire l'état maternaliste ou bien totalitaire selon les libertariens et en faire une critique du système.

Considérant la période, les pères fondateurs étaient tout à fait en avant par rapport à leur époque, en démontrant des éléments qui étaient tout nouveaux en cette époque. Cela s'est évidemment pas fait du jour au lendemain, mais il est intéressant aujourd'hui de constater que ces éléments sont aussi valables aujourd'hui qu'au 18ième siècle.

Vous dites aussi que vous êtes indépendantiste par rapport à l'individu (dont je suis à 100%) et à l'état (dont j'y vois évidemment un bémol lorsque celui-ci est rattaché au nationalisme qui amène plus souvent qu'autrement à un ordre étatique). Or, ces mêmes pères de la Constitution Américaine ont carrément fait un élément en terme de partage de juridictions qui était carrément inconnu à l'époque. Or, pour diverses raisons et cela en particulier avec la présente administration et celles qui sont précédentes, beaucoup de gens retournent vers les écrits originaux pour essayer de voir comment le gouvernement fédéral américain est allé bien au-délà de ses pouvoirs selon la constitution.

De plus, on donne souvent l'exemple de la France comme une société supposément égalitaire. Or, à part avoir connu de la tyrannie pendant plus d'un siècle après cette supposée Révolution, le pays est maintenant plongé dans un régime tellement socialisé et jacobin à la corde que j'ai l'impression que les documents venant du système Jacobin français de cette révolution ne sont que des mots sans signification réelle dans la vie des gens.

Pierre-Yves

@Matthieu NV

"De plus, on donne souvent l'exemple de la France comme une société supposément égalitaire."

Mon cul. Comme dirait Zazie. Le communisme superposé au féodalisme, ça n'a rien à voir avec l'égalité.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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