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11 avril 2010

Commentaires

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Mathieu NV

Pour les individus, il est évident que chaque individu dans le monde qui meurt dans un accident est un événement très triste qu'il soit mineur, entrepreneur, économiste ou président.

Cependant, il est évident que les chefs étatiques forment un circle fermé, un espèce d'insider's club. L'exemple de Ted Kennedy est malheureusement frappant d'une personne qui a malheureusement uniquement contribué à un cercle ultra-fermé pendant la majeure partie de sa vie, tout en ayant parfois des idéologies politiques qui sont souvent bien différentes de ses réelles convictions personnelles (et Kennedy avait évidemment beaucoup de squelettes dans son placard).

Bertrand

Vraiment, Martin, quel fiel constructif!

J'abonde. La couverture médiatique à la mort d'un chef d'État enlève de l'espace pour couvrir des sujets plus importants :
- le retour de Tiger Wood;
- l'arithmétique propre au hockey qui fait qu'un club qui perd en prolongation gagne néanmoins un point qui lui permet une participation aux séries;
- l'exil du gouvernement du Kirghizistan;
- les manifestations en Thaïlande;
- les entourloupettes de monseigneurs de l'Église qui ont un peu trop aimé la chair fraîche;
- la parité des dollars CA et US.

Non mais ça doit être épuisant de vivre toujours à la recherche de ce qui vous fait grimper au plafond.

Stéphane Dumas

Est-ce que certains artistes et membres du show-business pourrait être dans le même groupe? Je pense à la mort de Malcolm McLaren, qui était impliqué dans le groupe punk The Sex Pistols http://www.canoe.com/divertissement/musique/nouvelles/2010/04/08/13517611-bum.html
Quoique certains artistes n'ont pas tous le même genre de couverture médiatique.

Pierre-Yves

"et il faut tous verser une larme et compatir avec les pauvres Polonais qui viennent de perdre quelques-uns de leurs parasites étatiques."

I love it. Et ça me fait exactement le même effet. Attention là! J'ai un préjugé favorable à envers n'importe quel Polonais: parce qu'il font de la bonne vodka; parce que j'ai des cousins polonais; parce que j'en ai (censuré) quelque-unes (che bellissima!) et en ai gardé un souvenir trrrès ému; parce qu'un bataillon de polonais a sauvé les fesses de mon paternel et de son régiment à la bataille de Monte-Cassino. Parce que Frédéric Chopin était pas un twit. Parce que Cracovie est une merveille. Etc, etc.

Bref, j'ai toute sortes de raison d'adorer la Pologne et les Polonais. Mais que leurs bureaucrates en chef aient péri tragiquement parce qu'un pilote russe était complètement bourré, c'est triste pour leurs familles, mais en quelque part c'est un bon débarras. Je suis juste désolé pour les citoyens ordinaires et productifs qui on péri dans la catastrophe. Pas pour les $$?%#!! de parasites!

Marianne

Tout à fait d'accord sur les parasites étatiques en général et leur capacité à s'entre-congratuler et à s'entre-pleurer. Toutefois, je crois qu'il y a une composante supplémentaire dans ce chœur de lamentations. Les médias savent que le bon peuple aime avoir la démonstration que les grands, les riches, les puissants ont aussi des malheurs, qu'ils sont égaux aux autres devant la mort. La sainte horreur qui envahit tout le monde est secrètement teintée de revanche secrète. C'était un peu la même chose avec la mort de Lady Di.

Anne-Marie Provost

"que leurs bureaucrates en chef aient péri tragiquement parce qu'un pilote russe était complètement bourré, c'est triste pour leurs familles, mais en quelque part c'est un bon débarras"

Je ne pense pas qu'on doit se réjouir de la mort de bureaucrates. Les gens peuvent mourir, mais les positions qu'ils occupaient restent là et seront remplies par d'autres personnes. Le problème demeure entier. On devrait se réjouir de l'abolition de postes, pas de la mort de personnes. La mort d'une personne est souvent une tragédie.

Pierre-Yves

@Anne-Marie Provost

" On devrait se réjouir de l'abolition de postes, pas de la mort de personnes. La mort d'une personne est souvent une tragédie."

Je ne vois vraiment pas pourquoi je pleureurais ces crevures.

Nicolas

@Pierre-Yves

Parce que ce sont des êtres humains?

Pierre-Yves

@Nicolas

La qualité d'être humain est un privilège; pas une excuse.

Martin Masse

Les personnes qui méritent de mourir sont les tueurs ou les agresseurs violents. Il y a des politiciens, militaires et bureaucrates dans le monde qui sont responsables de la mort d'innocents et je n'aurais aucune inhibition à me réjouir de leur mort dans un accident ou autrement.

Les politiciens et fonctionnaires, de par leur fonction même, participent à un acte systématique d'agression, l'État étant une institution fondée sur l'agression et la menace d'agression et ne pouvant exister autrement. Mais la presque totalité d'entre eux n'ont certainement rien fait pour mériter de mourir. Ils méritent d'être vilipendés, dénoncés, de perdre leur emploi, de recevoir des coups de pied dans le cul pour s'enlever de notre chemin, mais pas de mourir.

J'ai travaillé avec des politiciens et des fonctionnaires à Ottawa, et je ne souhaite la mort d'aucun d'entre eux. La plupart sont de bonnes personnes, même s'ils sont intellectuellement et moralement corrompus à divers degrés. Mais ne le sommes-nous pas un peu tous? Nous cautionnons tous d'une certaine façon ce système d'agression en y participant. Nous ne sommes qu'une poignée (même sur ce blogue) d'anarcho-capitalistes qui rejettent par principe toute forme d'agression organisée (même les libertariens minarchistes acceptent la légitimité d'une certaine quantité d'agression, pour des objectifs qu'ils prétendent indispensables au maintien de l'ordre social).

Nos parasites étatiques polonais ne méritaient sans doute pas de mourir. La question ici est plutôt de savoir s'ils méritent que le monde entier pleure leur disparition et qu'on leur consacre de gigantesques ressources médiatiques. Certainement pas. Ils méritent un entrefilets, c'est tout. Nos médias ont plus parlé de cet accident en deux jours que de l'économie, la culture, ou la société polonaises (des réalités beaucoup plus pertinentes) au cours des dix dernières années. C'est franchement absurde et déplacé.

Il est vrai que les vedettes sportives, célébrités et autres Lady Di suscitent également parfois des manifestations extrêmes d'hystérie collective lorsqu'ils meurent, entretenues par des médias qui cherchent à vendre du papier et du temps d'antenne. Ça ne m'intéresse pas plus, mais ça correspond au moins à une réaction réelle d'une certaine partie de la population qui n'a qu'une vie émotive plutôt pauvre et qui pense vivre des choses intéressantes par procuration en suivant les potins des gens riches et célèbres.

Dans le cas de ces apparatchiks polonais, dont on ne connaissait rien il y a deux jours, la "tristesse" de la planète est une pure fabrication. Le monde entier se contrefout de leur mort. Il meurt des milliers de personnes dans des circonstances accidentelles, de maladie, de meurtre et dans d'autres types de tragédies tous les jours dans le monde. On ne peut pas verser une larme pour chacune d'elles, et il n'y a aucune raison de verser une larme pour un président polonais, son état-major, son banquier central et ses autres bureaucrates, simplement parce qu'ils ont fait les nouvelles. La seule raison qui explique cette vague de fausses émotions, c'est le culte de l'État et des hommes de l'État, et c'est pourquoi il faut dénoncer cette connerie.

Pierre-Yves

" La seule raison qui explique cette vague de fausses émotions, c'est le culte de l'État et des hommes de l'État, et c'est pourquoi il faut dénoncer cette connerie."

Ditto. La religion est un parasite de l'esprit et doit être traquée sans merci ou qu'elle se trouve.

Mathieu NV

" La seule raison qui explique cette vague de fausses émotions, c'est le culte de l'État et des hommes de l'État, et c'est pourquoi il faut dénoncer cette connerie."

L'idée est qu'on associe souvent les structures étatiques à celles d'une société entière car l'humain aime cela parfois simplifier le plus possible. Idem, pour Lady Di ou Ted Kennedy.

Derteilzeitberliner.wordpress.com

Surtout que, si "la Pologne" est en deuil, c'est une chose mais que les médias y aillent de "World grieves for Poland" c'est une fausse prémisse: en dehors des communautés polonaises, les seuls commentaires de deuil que l'on a entendu étaient des formules diplomatiques.

Néanmoins, on peut effectivement se demander si la mort de 96 personnes "ordinaires" dans l'écrasement d'un charter de LOT en route pour Moscou auraient suscité autant de tristesse dans le pays. Non.

Mais, d'un autre côté, ça ne fait que refléter combien l'influence des politiciens sur nos vies est plus forte que l'on croit: on les veille quand ils meurent comme s'ils étaient nos proches.

Pour ma part, je déplore que l'on ait pas parlé de la mort d'Anna Walentynowicz, parmi les fondateur de Solidarité. Une femme qui s'est battue contre le communisme.

Gilles Guénette

«...ça ne fait que refléter combien l'influence des politiciens sur nos vies est plus forte que l'on croit: on les veille quand ils meurent comme s'ils étaient nos proches.»

C'est quand même étrange parce qu'année après année, les sondages nous rappellent que les politiciens sont (avec les journalistes) complètement au bas de la liste des métiers les plus respectés...

Stéphane Dumas

Pour renchérir un peu sur les célébrités artistiques, il arrive parfois qu'une vedette vole la vedette à une autre star. Je pense à autre au décès de Michael Jackson qui a éclipsé presque complétement celle de Farrah Fawcett.

Aussi, des cas un peu similaires sont arrivés dans le passé quand en 1914, le naufrage du navire l'Empress of Ireland http://fr.wikipedia.org/wiki/Empress_of_Ireland fit plus de décès que le naufrage du Titanic mais qui fut vite éclipsé par l'assasinat de l'archiduc d'Autriche François-Ferdinand à Sarajevo qui a été l'élément déclancheur de la première guerre mondiale.

Finalement, le site Liberaux.org a aussi une bonne discussion sur Kaczynski
http://www.liberaux.org/index.php?showtopic=44572

Daniel

Il y a deux choses que je remarque chez les libertariens:

1) la confiance dans le marché. Confiance que le libre marché est le meilleur système pour répondre aux besoins subjectifs de chacun.

2) la méfiance envers les médias conventionnels d'information. Il est souvent question de manipulation voir de conspiration. C'est frappant à quel point les libertariens et les gauchistes se ressemblent la dessus. Les gauchistes ont depuis toujours eu à faire face au problème suivant, si les masses se font avoir par le capitalisme alors pourquoi ne se révoltent-elles pas? De cette question est jaillie une pléthore de théories comme le fétichisme de la marchandise et la théorie de l'aliénation chez Marx. Tant qu'à moi, ces théories sont des défaites qu'on se donne. J'ai une théorie A. Je sais que A implique B. Or, on n'observe pas B. Donc on crée une nouvelle théorie C qui dit que A est vraie et qu'on observe pas B parce que l'expression de B est inhibée par un autre facteur... Des défaites je vous dis.

Je pense que 1) et 2) sont incompatibles. Entendez-moi bien, quelqu'un qui adhère à 1) peut être critique face aux médias de masse, peut penser que 99% de ce qui s'y dit est inexact ou inintéressant mais il ne peut pas penser que ce qui y est écrit n'intéresse pas les gens. Les journaux cherchent à vendre du papier pour faire de l'argent. Ce processus n'est ni moral ni immoral. Il n'est pas guidé par des intentions caché d'influencer la pensée des masses, à moins que cela soit un but pour atteindre l'objectif premier qui est de faire de l'argent. Les gens de la Gazette ont titré avec l'histoire de l'écrasement d'avion pour faire vendre de la copie. Et oui, ça intéresse les gens. Si un journal écrit pleins de choses qui n'intéresse pas les gens alors il disparaîtra. Bon, loin de moi l'idée de faire un argumentum ad hominem mais je pense que si Martin Masse, ou toute autre personne, pense qu'il sait mieux que les rédacteurs de la Gazette ce qui intéresse les gens alors je l'invite à se partir un quotidien payant et à mettre la Gazette en faillite.

Martin Masse

@ Daniel,

"Si un journal écrit pleins de choses qui n'intéresse pas les gens alors il disparaîtra. Bon, loin de moi l'idée de faire un argumentum ad hominem mais je pense que si Martin Masse, ou toute autre personne, pense qu'il sait mieux que les rédacteurs de la Gazette ce qui intéresse les gens alors je l'invite à se partir un quotidien payant et à mettre la Gazette en faillite."

C'est exactement ce que j'ai fait en créant le QL et le Blogue du QL. Pas fonder un quotidien sur support de bois mort, ce qui ne m'intéresse pas et que je n'ai pas les moyens de faire. Mais offrir une alternative plus pertinente avec les moyens que j'ai. Nous sommes d'ailleurs des millions à le faire.

Et ça marche. Les journaux conventionnels perdent leur lectorat à une vitesse vertigineuse et sont tous plus ou moins en faillite. Plusieurs disparaissent chaque année et ils en sont rendus à demander des subventions à leurs protecteurs étatiques. (voir "Pathétiques journaux", http://www.leblogueduql.org/2009/05/path%C3%A9tiques-journaux.html )

Votre argument prouve le contraire de ce que vous affirmez: Si ce qu'ils font est censé être populaire et que ça vise à faire de l'argent, eh bien, que doit-on penser de leur faillite accélérée?!!!

Les journalistes conventionnels sont déconnectés de la réalité, ont été formés par les mêmes crétins étatistes dans les mêmes universités et ont pratiquement tous la même perspective gauchiste bien-pensante sur ce qui se passe dans le monde. (Voir "La concentration de la presse vs la clique journalistique", http://www.quebecoislibre.org/010217-2.htm ) Ils ont peur des nouvelles technologies de l'information, qui menacent leur quasi monopole sur l'information, et ne les adoptent qu'à reculons, parce qu'ils sont forcés de le faire. C'est pour ça qu'ils font des manchettes qui prétendent que le monde entier pleure avec la Pologne, pas parce que c'est vrai et que ça intéresse leurs lecteurs.

Daniel

Je cite Martin Masse me citan "je l'invite à se partir un quotidien PAYANT"

Payant parce que pour vérifier l'effet d'un facteur il faut fixer les autres et faire varier celui qui nous intéresse (ceteris paribus). Il y a deux facteurs qui ont variés dans ce que vous dites: la gratuité et le message.

Je réitère mes propos.

Martin Masse

@ Daniel,

Ce n'est pas parce que vous êtes dans un cul-de-sac logique que je suis obligé de vous y suivre pour prouver mon point. Les quotidiens payants sont un support technologique dépassée et en voie de disparition, et je n'ai aucune intention d'en fonder un, certainement pas pour "vérifier l'effet d'un facteur" dans le but de vous convaincre de quoi que ce soit.

Vous prétendez que ce qu'ils font est rentable et que je parle à travers mon chapeau en les dénonçant. C'est faux, ce qu'ils font les mène à la faillite, alors que le Web est foissonnant d'alternatives gratuites comme le QL. L'objectif n'est pas de faire de l'argent, c'est de transmettre des idées et des informations pertinentes, et sur ce point c'est nous qui avons le vent dans les voiles, pas les médias conventionnels.

Répondez à mes objections au lieu de m'imposer un cadre absurde pour pouvoir discuter de cette question (comme si je ne pouvais rien dire sur le sujet avant d'avoir fondé mon propre quotidien payant, démontré que je pouvais ou non le rendre rentable, pour pouvoir ensuite revenir critiquer légitimement ou non The Gazette - vous pensez vraiment que vous allez me coincer avec ce genre de rhétorique débile?).

Mathieu NV

M. Masse,

Pour être honnête avec vous (et j'en ai connu plus sur vous avec votre entrevue sur Radio Shalom et sur votre premier livre), l'idée est de dire que vous avez eu zéro subvention étatique pour partir votre périodique, qui a duré bien plus longtemps que 90% des cyber-revues et des blogues tant étatiques que non-étatiques. Comment de subventions ont les journaux traditionnels directement et indirectement?

Or, le problème avec les journaux papier généralistes, c'est à force de vouloir prendre leur clientèle pour acquise (et je dois dire que les journaux gratuits ont une niche de gens que les journaux généralistes ne savent pas reconnaître), il vont probablement demander un bailout comme toute structure parasitante tout comme la télévision généraliste d'ailleurs qui va mourir d'ici quelques années.

P.S: Le comble de l'ironie est que The Gazette serait morte aujourd'hui si cela n'aurait pas été de la fin du Montreal Star.

Derteilzeitberliner.wordpress.com

Sans oublier que, lors d'un deuil proclamé par l'État, la Pologne au complet est forcément obligée de se recueillir: magasins, théâtres, cinémas fermées, émissions de divertissement retirées de la grille à la radio et télévision, etc.

Rien à voir avec la marche funèbre de RDI quand c'était Trudeau ou Maurice Richard!

Mathieu NV

''Sans oublier que, lors d'un deuil proclamé par l'État, la Pologne au complet est forcément obligée de se recueillir: magasins, théâtres, cinémas fermées, émissions de divertissement retirées de la grille à la radio et télévision, etc.

Rien à voir avec la marche funèbre de RDI quand c'était Trudeau ou Maurice Richard!''

Font-il jouer de la musique funèbre 24 heures par jour?

Steven

@Daniel et Martin Masse

J'ai aimé cet échange. Daniel a quand même une bonne idée de ce qu'est d'être gauchiste. J'ai apprécié le fait qu'il ait invité Martin Masse à créer un meilleur produit que la Gazette au lieu de lui faire la morale à la "gauchiste traditionelle". Il a ammené Martin Masse sur le terrain d'un capitaliste cherchant à satisfaire le plus grand nombre de consommateurs.

Cependant, Martin a bien su se défendre en vantant les mérites de son produit autant sur le point de vu qualitatif que quantitatif. Martin Masse et Gilles Guénette ont un produit gratuit, de haute qualité et rejoignant un nombre croissant de consommateurs.

Bravo et merci. Mon éducation économique et philosophique s'est grandement enrichit depuis que j'ai trouvé le QL (et LVMI après).

Matt

Malgré la grande tristesse de l'événement, a-t-on le droit de douter de toutes les nouvelles où on nous dit que la Pologne est paralysée sans ses leaders? Peut-on légitimement croire que cela relève de l'exagération?

La palme revient à Radio-Canada où on entendait un interlocuteur dire que «le pays doit maintenant se reconstruire» et l'ambassadeur de Pologne qui nous disait qu'il s'agit de la pire catastrophe qu'il soit arrivé au pays.

Pour quiconque connaissant l'histoire polonaise, c'est bien vite oublié le passé...

Martin

Selon lui, c'est pas moi qui va le pleurer. Aucun respect pour un ennemi de la propriété privée et un raciste anti-américain primaire.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/national/201004/13/01-4269874-deces-de-michel-chartrand.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

Regardez la dérape médiatique qui va débuter bientôt LOL

Gilles Laplante

L'annonce du crash m'a fait sourire. Ça apprendra peut-être aux politiciens a arrêter de voyager sur le bras du contribuable. De toutes façons, il vont en avoir toute un floppée pour remplacer ceux qui sont mort. À la manifestation de dimanche, j'ai demandé à des manifestants "si ce qui c'est produit pour les politiciens polonais était arrivé à Charest pis sa gang, seriez-vous venu déposer des fleurs ici et manifester votre détresse?". La réponse que j'ai eu : "Es-tu fou!".

B. Vallée

Je ne peux pas me réjouir de la mort de ces personnes. Mais, en même temps, je ne vois pas ce que leur disparition a de si dramatique pour les Polonais en tant qu'INDIVIDUS... J'oserais même affirmer que la disparition d'une partie de l'élite politico-militaire de Pologne ne change probablement rien à la vie quotidienne des Polonais... Aucune de ces personnes, aussi honorables soient-elles, n'était irremplaçable ni indispensable... Quant à l'ambassadeur de Pologne, sa réaction démontre assez bien le nombrilisme de la classe politique : pour lui, cette catastrophe aérienne semble bien plus grave que tout ce que son pays a subi pendant la deuxième guerre mondiale, incluant l'extermination de la population juive... Consternant.

Quant à la mort de Michel Chartrand, disons que je me garderai une petite gêne. Le bonhomme avait 93 ans et il a certainement été, dans sa vie privée, un individu aussi respectable qu'un autre. Mais le personnage public était carrément exécrable et ne mérite guère le respect, car Michel Chartrand représentait bien ce que le syndicalisme québécois avait de plus démagogique et de plus haineux... Le bonhomme a déjà déclaré ceci :

«tout le monde devrait faire de la politique. En démocratie, c'est un devoir. Assumer des responsabilités à son niveau; voir à ce que le monde s'épanouisse. »

Faire de la politique, pour Chartrand, était donc un « devoir », et une façon de voir à ce « que le monde s'épanouisse ». Belle recette de masochisme partagé, digne d'un univers de cauchemar où les moindres aspects de l'existence deviennent « politiques » et objets d'un « débat public ». En même temps, Chartrand se trouve à confirmer indirectement le jugement de Martin Masse pour qui « la démocratie, c'est le socialisme ». Oubliez l'initiative individuelle, et l’entreprise privée. Oubliez l'idée, à la base de toute société vivable selon moi, que « l'épanouissement » de chacun est d'abord une affaire personnelle : tout ça, c'était de la « marde » pour Chartrand. Mais ça va bien avec le personnage public Michel Chartrand, qui a vogué toute sa vie sur des « idées » à saveur de fascisme convenable.

Pierre-Yves

@Matt:

"a-t-on le droit de douter de toutes les nouvelles où on nous dit que la Pologne est paralysée sans ses leaders?"

On a non seulement le droit, mais le devoir d'en douter; en fait les leaders de la Pologne n'ont jamais été particulièrement à la hauteur. Ce qui a permis à ce pays de survivre, c'est que ses habitants comprennent l'importance de cultiver le talent, et qu'ils ont des couilles - il n'y a pas de substitut pour ça.

Mathieu NV

En fait, la vie continue en Pologne. J'ai même l'impression que les Polonais ont déjà vécu des événements plus difficiles dans l'histoire (l'insurrection à Varsovie, la loi martiale dans les années 80).

"a-t-on le droit de douter de toutes les nouvelles où on nous dit que la Pologne est paralysée sans ses leaders?"

On donne cette impression, mais force est de dire que la vie continue, comme après le 11 septembre à New York ou après l'assassinat de JFK.

Stéphane Dumas

Le magazine Reason a aussi un article sur le sujet http://reason.com/archives/2010/04/17/after-tragedy-can-russia-and-p mentionnait aussi que la Russie essaie d'avoir une certaine ouverture envers la Pologne à cause de la découverte de nouveaux gisements de gaz en Pologne mais ça c'est une autre histoire.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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