« Cachez cette cigarette que je ne saurais voir | Accueil | Fécondation in vitro: préparez-vous à payer encore plus! »

13 juillet 2010

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

David Gendron

Parlant de TGV, il faudrait qu'on m'explique comment cela peut être efficace au Canada si ça ne fonctionne pas du tout aux États-Unis!

Je ne vous demande pas de me répondre, je fais juste réfléchir tout haut! ;)

L'État tue la concurrence et la variété nécessaires à l'essor touristique.

Steven

@David Gendron

Je n'avais pas réalisé que les USA avait un TGV! Je sais que Barack Obama en parlait avec les États du Nord-Est et les provinces de l'Ontario et du Québec. J'ai lu l'histoire d'Amtrack depuis la nationalisation. C'est une entreprise déficiente et déficitaire comme Via Rail au Canada.

De toutes manières, j'imagine que le tourisme a baissé avec la crise financière. J'avoue bien aimé les petits pamphlets touristiques produits par les États du nord-est américain. Cependant, ce n'est pas obligé que ce soit le gouvernement qui les produise avec l'argent des contribuables. Les propriétaires d'entreprise pourraient se regrouper et publier ce même pamphlet à leur frais.

Mathieu NV

@Gilles:

Je pensais justement en parler sur le blogue.

Le problème est justement sur plusieurs fronts:

-Trop d'acteurs et une trop grande centralisation. Or, pourquoi Tourisme Québec fait le travail des associations régionales touristiques (ou même de certaines chambres de commerce) dont les entreprises dans le domaine du tourisme se doivent de souvent payer une cotisation. Justement, dans le secteur le ministère du touriste a toujours eu une réputation un peu étrange. Cependant, nous avons la même manie qu'est de dire dans une administration Québécoise jacobine et centralisée au maximum.

-Je dois dire que le marché touristique est une constante évolution et le problème vient surtout que l'appareil touristique (et je parle pas d'un appareil étatique) est souvent mal organisé au tourisme non-francophone hors de l'axe Montréal-Québec et encore que de dire que le touriste Européen va ailleurs. En fait, à part les croisières, le Québec plus profond à mon humble avis a été sur-évolué par rapport à son attrait à la clientèle étrangère.

-Je considère visiblement qu'au lieu de toujours blâmer l'état, les entreprises du secteur devraient plutôt comprendre que dans un monde compétitif qu'est le monde du touriste, tu dois avoir quelque chose que les autres n'ont pas! Évidemment, que lorsque ton attraction est un casino, un personne n'est souvent pas obligé de faire des milliers de kilomètres pour en trouver.

-Et en somme, il y a aussi le fait du passeport obligatoire(surtout pour les Américains) et du fait que le nord de la frontière n'est pas vraiment aborable en soi rapport qualité/prix tant pour un Américain, un Asiatique ou un Européen.

@Steven:

Disons que Amtrak est un bon sujet à part à l'américain moyen suivant la scène politique pour voir son côté libertarien. 'Nuff Said.

''J'avoue bien aimé les petits pamphlets touristiques produits par les États du nord-est américain.''

L'organisation de l'industrie du tourisme aux États-Unis est très différente au reste du monde occidental:

-D'un côté, un acteur principal sont les états surtout pour les touristes motorisés.

-De l'autre côté, cela est fait sur le plan local par des organisation plus commerciales ou volontaires (Bureau local du tourisme et des congrès, Chambres de commerce). Par contre, il est ironique de voir le degré d'étatisation de l'état par la concentralisation de son réseau d'offices du tourisme, j'ai l'impression que plus le pays est étatisé (mettons la France et les Pays-Bas avec le Québec comme des réseaux Jacobin d'office du tourisme), plus que son réseau est centralisé et uniforme (malgré que le concept d'office du touriste dans le sens que l'on entend est quasiment inconnu dans les pays communistes où ce terme signifie simplement des agences étatiques de voyage, sauf peut-être dans une ville comme Shanghai où la municipalité a des offices du touristes dans le sens contemporain).

Mathieu NV

''Ou qu’on ferme de plus en plus la ville aux automobiles – et qu’on les force par le fait même à utiliser les transports en commun pour se déplacer.''

On veut se faire penser à Paris (qui a rappelons-le une petite superficie relative) avec une ville à l'image de Chicago ou de Boston en terme de superficie. Reste que dans le cadre du transport en commun, même que le métro qui était ultra-moderne dans les années 70, fait passer celui de Calcutta comme le Ritz-Carlton.

Mathieu NV

''Les propriétaires d'entreprise pourraient se regrouper et publier ce même pamphlet à leur frais.''

Il est ironique de voir que le rôle des chambres de commerce dans le domaine touristique est à néant au Québec et cela au contraire de tous ses voisins géographiques. Va à Plattsburgh ou à Cornwall et l'office du touriste sera à la chambre de commerce ou bien une filiale directe.

Derteilzeitberliner.wordpress.com

De nombreuses PME sont très contentes que l'État fasse leur job à leur place.

Et, bon, on récolte ce que l'on sème: à trop miser sur la clientèle québécoise, on passe à côté de ceux qui dépensent vraiment.

Étant dans le domaine, je sens néanmoins une volonté de changement de la part de plusieurs. Vous comprendrez qu'en région, on finit par se débrouiller tout seul quand on voit que les yeux ne sont que sur les grands centres.

Pierre-Yves

"Ils n’ont pas cessé de venir parce qu’ils en ont assez de nos festivals du n’importe quoi. Ou que nos routes leur rappellent trop celles de Beyrouth après un bombardement. Ou qu’on ferme de plus en plus la ville aux automobiles – et qu’on les force par le fait même à utiliser les transports en commun pour se déplacer. Ou qu’on ne peut plus fumer nulle part dans les endroits «publics». Ou que les taxes touristiques ne cessent de s’empiler sur leur facture d’hôtel. Ou que la grande région de Montréal a toujours l’air d’un vaste chantier de construction/réfection durant l’été. Ou que de grands pans de la rue Sainte-Catherine (la plus importante rue commerciale de Montréal) ont l’air de zones désaffectées. Ou qu’ils ne peuvent pas faire un pas sans qu’un mendiant leur tende la main."

À part l'interdiction de fumer (j'hais l'odeur de la cigarette), très exactement les raisons pour lesquelles un vieux Montréalais comme moi a fini par se résigner à quitter la métropole, écoeuré à l'os de payer de plus en plus de taxes pour de plus en plus d'emmerdements et de moins en moins de "services".

Et par "services", je n'entends pas évidemment les élucubrations d'aliénés que nous pondent méthodiquement les fonctionnaires (service "d'aide" à ceci, de "consultation" pour cela, "d'alphabétisation" des orignaux, ou d'interruption de grossesse pour les vaches beauceronnes monoparentales, pour apprendre à nouer ses lacets etc.).

Non, par "service" j'entend: des routes bien entretenues; des services de polices qui s'occupent d'attraper les cambrioleurs et les violeurs; un éclairage public en bon état; des canalisation d'eau qui ne pètent pas chaque hiver; et des égoûts qui ne débordent pas à la première averse; cétoute. Mais tout en embauchant à tour de bras des "intervenants" pour "offrir" (à nos frais) toutes les niaiseries mentionnées au paragraphe précédent, les gouvernements sont évidemment incapables de livrer la marchandise sur l'essentiel.

Il y'a un quart de siècle, vivre à Montréal c'était un peu comme vivre à Amsterdam, Boston au SFO: une expérience urbaine branchée, sécuritaire et décontractée - parce que la ville attirait des gens qui aimaient ça de même. Aujourd'hui, après que plusieurs générations de bureaucrates se soient acharnés à réinventer l'eau chaude pour fournir des chèques de paie aux innombrables tiques qui constituent les groupes de pressions que nous connaissons, qui veulent notre bien et qui l'ont eu, c'est l'enfer! Un parc d'amusement pour les ploucs, une incessante ronde de bastringues, de saletés et de baraques à frites.

Montréal concentre aujourd'hui ce que le Québec peut offrir de plus "cheap", de plus insignifiant, et de plus vulgaire. Qu'un amuseur public subventionné comme Gilbert Rozon envisage d'en devenir maire montre bien à quel point cette ville est devenue un simple décor de cirque.

Alors je suis bien content d'avoir pris mes cliques et mes claques pour me réfugier loin, très loin, fuyant toutes ces bonne choses que les gouvernements ont faites pour moi...

Libre Entreprise

Les Jeux Olympiques sont toujours un immense succès en matière de tourisme, mais est-ce rentable ?

Qu'est-ce que ça donne d'attirer des millions de touristes si au bout du compte la facture est salée et ça coûte plutôt que ça rapporte.

Et puis, il se pourrait que les réglementations du passeport y soient pour quelque chose, c'est devenu compliqué de passer la frontière et les Américains préfèrent rester chez eux.

Il se peut aussi que l'antiaméricanisme gauchiste sauvage du Québec fasse peur aux touristes Américains.

Mathieu NV

''Il se peut aussi que l'antiaméricanisme gauchiste sauvage du Québec fasse peur aux touristes Américains.''

J'ai parlé à des Américains qui ont vécu à Montréal et autant dire qu'ils trouvaient cela cute au tout début, ils ont fini par sacrer leur camp très vite pour plusieurs raisons. Le truc qui revient qui revient le plus souvent est curieusement la mentalité générale des gens qui fait un peu loser sans généraliser non plus.

Or, à moyen-long terme, le problème avec Montréal c'est qu'il existe des alternatives, tant dans la Couronne Nord et Sud (car les lieux de travail sont de plus en plus en ville de banlieue) ou avec des villes qui sont dans un rayon proche (soit Ottawa, Québec, Toronto ou même Boston). Même la blague est qu'il est quasiment rendu à ce point pour quelqu'un habitant la Rive-Sud qu'il est beaucoup plus avantageux tant en temps que pour le porte-feuille d'aller magasiner à Burlington ou à Plattsburgh même pour s'acheter des trucs de la vie quotidienne.

@Derteil:

Soyons réaliste, le touriste interne Québécois du moins hors des sentiers battus est un mythe, surtout que le marché est limité avec 7 millions de personnes. Or, je suis allé dans des offices du tourisme dans des bouts franchement reculés et il m'arrivait souvent pendant la saison touristique de pointe après avoir discuté avec le préposé d'être le seul a y avoir été pendant toute la journée! Donc, en somme, c'est vrai de dire que j'ai tendance moi-même à plus dépenser lorsque je vais outre-mer que lorsque je vais une fin de semaine à quel part.

Mathieu NV

''Il y'a un quart de siècle, vivre à Montréal c'était un peu comme vivre à Amsterdam, Boston au SFO: une expérience urbaine branchée, sécuritaire et décontractée - parce que la ville attirait des gens qui aimaient ça de même. Aujourd'hui, après que plusieurs générations de bureaucrates se soient acharnés à réinventer l'eau chaude pour fournir des chèques de paie aux innombrables tiques qui constituent les groupes de pressions que nous connaissons, qui veulent notre bien et qui l'ont eu, c'est l'enfer! Un parc d'amusement pour les ploucs, une incessante ronde de bastringues, de saletés et de baraques à frites.''

Le problème est évident, après avoir connu son heure de gloire dans les années 60-70, Montréal est rendu une ville qui est malheureusement riche en parasites de toutes sortes, mais pauvre en gens qui veulent réellement innover. Or, pendant ce temps, à la même époque, des villes comme New York City et Toronto ont eu une attitude visionnaire (et cela pas seulement du point de vue étatique du tout) en disant qu'une ville saine n'est pas uniquement une ville de festivals. Or, c'est bien beau d'avoir des manifestations culturelles, mais les gens voient une véritable ville de calibre mondial par sa vision d'ensemble dans tous les domaines.

Pierre-Yves

@Matthieu NV:

"J'ai parlé à des Américains qui ont vécu à Montréal et autant dire qu'ils trouvaient cela cute au tout début"

On a tous trouvé ça "cute". Au tout début.

J'imagine que les jeunesses hitlériennes, certains trouvaient ça cute pareil.

Carl-S. Huot

Bof, c'est loin d'être aussi pire que l'on dit: le problème est qu'en 2008/2009 on est sensés avoir eu une récession, ce qui a amené une baisse de 5% des touristes et de 1,5% des dépenses pendant à peu près un an selon StatCan. Alors nos zélotes du tourisme veulent récupérer leurs pertes, s'il y a lieu, en utilisant les données de 2008-2009 pour cela,(les données du premier trimestre 2010 sont publiées) alors que tout semble à peu près rentré dans l'ordre depuis 2 ou 3 trimestres...

Derteilzeitberliner.wordpress.com

De toute façon, ça finit comme partout ailleurs au Québec: le tourisme est étatisé, donc tout est de la faute du Planificateur en Chef :P D'ailleurs, ce que je vois dans le milieu, c'est de la frustration à l'égard du système...croisons les doigts qu'on pourra catalyser le tout pour changer.

Est-ce qu'on focus pas trop, par nationalisme comme toujours, sur les marchés franco? En 2008, Québec a fait plein de pub en France sur le 400ième. Pendant ce temps, Berlin était pancartée de pub sur l'Alberta.

Fort heureusement, et je le constate au travail, la majeure partie des touristes viennent par eux-mêmes.

Mais enfin, je trouve tellement qu'il y a des incompétents dans ces bureaux-là (je parle d'administrateurs)... ils peuvent bien pas m'embaucher quand je leur dis en entrevue "il faut savoir se positionner, en 2010, des vacances, ça se passe partout".

@Mathieu

Je n'ai pas parlé d'aller bien loin. Je mentionnais seulement que le premier marché de bien des trucs touristiques, c'est le monde à côté qui ne sortent pas. Or, c'est un flop total car ce n'est pas vrai! Même si certains de mon entourage ne sont pas aussi mobiles que moi, je ne connais personne qui, contrairement à nos bons médias régionaux, a honte de traverser la 175.

Cependant, je le vois moi-même, voyager au Québec c'est cher et ça joue contre l'industrie.

M'enfin, c'est un autre sujet sur lequel des claques se perdent...

Tym Machine

Pour les interdictions de fumer, c'est un phénomène mondial. Je pensais par contre que les festivals extérieurs existaient justement pour le contraire, pour se donner un endroit entre fumeurs pour fumer en toute (relative) liberté.

Vous seriez surpris d'aller à bien des spectacles en plein air aux USA où la cigarette et tout ce qui se fume est 100% interdit sur place et des villes où il est défendu de fumer et/ou encore d'écraser son mégot de cigarette sur le trottoir. Oui, oui chez les amerloques, eux si friant de libertés individuelle.

Peut-être se sont-ils rendus compte que la liberté des uns s'arrêtait où commence celle des autres, simple suggestion.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

Visitez le QL

Ma Photo

À propos du Blogue du QL

Faites une recherche



Groupe Facebook

La dette du Québec