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18 août 2010

Commentaires

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Libre Entreprise

Une chance qu'ils ne se sont pas associés à l'UDA, on assisterait alors à des monstruosités du type "Quotas de coupes de cheveux" et si on veut pouvoir couper plus de cheveux, il faut acheter des quotas supplémentaires.

Imaginez qu'on doive débourser $1,000,000 pour s'acheter des quotas de barbier.

Une chance qu'ils ne se sont pas associés au syndicat des chauffeurs de taxis car alors il faudrait un permis de barbier qui coûterait des centaines de milliers de dollars. LOL !!!

C'est incroyable, voilà pourquoi je me coupe moi-même les cheveux avec mon "clipper" électrique. Ça ne prend que 5 minutes, je n'ai pas besoin de me battre avec le peigne et le tour est joué.

Les barbiers peuvent corporatiser et syndicaliser tant qu'ils veulent, je coupe moi-même mes propres cheveux.

Mac

Et bien moi aussis je me rase le coco avec mon clipper, il a coûté 130$ il y a 15 ans et il fonctionne toujours. Je me rase la tête au moins un fois par mois.

Pierre-Yves

Kafkaïen.

Marianne

Ce sont des mœurs de l'Ancien Régime. Il y avait le même genre de règlementations en France, et sans doute en Nouvelle-France, avant la révolution. Des finasseries à n'en plus finir dans les corporations dans le but d'en restreindre l'accès et de privilégier les membres en place. Dans le même esprit il y avait aussi l'impôt sur les fenêtres. A l'école, les professeurs aimaient citer ces exemples pour bien montrer ce qu'étaient les privilèges et l'obscurantisme de l'Ancien régime et souligner combien nous avions progressé socialement. C'est d'autant plus drôle de voir perdurer ces pratiques à notre époque. Et encore, regardez ce qui se passe avec les ordres professionnels ... Tout compte fait, est-ce si différent ? En tout cas le but est exactement le même.

Steven

@Gilles Guénette

Bon article Gilles. Habitant le région 07 (Outaouais), je me renseignerai sur le comité paritaire en question auprès d'une coiffeuse la prochaine fois que j'irai me faire couper les cheveux. Je te dirai si c'est un comité actif ou non.

Aussi, mon dernier emploi que j'ai occupé à Montréal au sein du gouvernement fédéral était pour le "programme des travailleurs étrangers temporaires". C'est un véritable programme protectioniste du marché du travail. Le tout était fait conjointement avec le gouvernement du Québec. Essentiellement, je donnais la permission à un employeur d'embaucher un travailleur étranger temporaire. Je devais vérifier tout avant de dire oui ou non. Cependant, lorsqu'il y avait un comité paritaire, un conseil sectorielle, un ordre professionnel, un syndicat ou la "sainte CCQ", je devais demander la permission de ces organismes.

Je peux te dire qu'il y a beaucoup moins de comités paritaires maintenant. Cependant, les comités sectorielles sont très nombreux. Vous pouvez lire ce que c'est à ce lien: http://emploiquebec.net/publications/pdf/enmain.pdf Ça l'a beaucoup à voir avec l'intervention de l'État dans le marché du travail avec l'aide des grands acteurs du milieux.

David Gendron

C'est encore pire que je ne le croyais. Je vais me coucher moins niaiseux ce soir, merci!

Gilles Guénette

Merci pour le lien vers SE PRENDRE EN MAIN - POLITIQUE D'INTERVENTION SECTORIELLE, Steven. Ça commence bien:

«À l'unanimité, les membres du conseil d'administration de la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre adoptaient le 26 octobre 1995 une politique d'intervention sectorielle. Cette politique arrive à point. Tout d'abord parce que le Québec fait face à des changements importants qui bouleversent en profondeur ses façons de faire. Les changements technologiques et l'accélération de la concurrence mondiale, pour ne nommer que ceux-ci, questionnent la capacité de réponse des entreprises à ces changements.»

Quoi, le reste du monde ne fait pas face «à des changements importants qui bouleversent en profondeur ses façons de faire»!? Ils se sont sans doute voté des politiques d'intervention sectorielle eux aussi ;-)

PS: tiens-nous au courant de ton enquête sur le terrain.

Mathieu NV

Est-ce que cela a un lien avec le 30 octobre 1995?

Martin Masse

@ Marianne,

"Ce sont des mœurs de l'Ancien Régime. Il y avait le même genre de règlementations en France, et sans doute en Nouvelle-France, avant la révolution."

Il est vrai que c'est le même genre de réglementation qu'imposaient les corporations médiévales en France, mais dans ce cas-ci, l'influence la plus directe est plutôt américaine, comme dans la plupart des questions touchant au travail (syndicalisme, etc.) au Canada.

C'est le genre d'intervention typique de la période "progressiste" (1890-1920) quand on voulait "civiliser" l'économie, et des années 1930, quand tout ce qui bougeait a été réglementé par le président fasciste Roosevelt.

Dans le "land of the free" (il va vraiment falloir qu'ils changent leur hymne nationale, ça devient une vraie joke), il y a en fait des comités de ce genre dans tous les États je pense (voir la liste nationale des "barber boards" à http://www.nationalbarberboards.com/STATE_BARBER_BOARDS_10_08.pdf ). Il y a une National Association of Barber Boards of America ( http://www.nationalbarberboards.com/index.htm ) de même qu'un National-Interstate Council of State Boards of Cosmetology ( http://www.nictesting.org/ ).

Toutes les pratiques sont réglementées. Vous devez suivre le cours obligatoire, passer les tests, obtenir la licence, payer la cotisation, etc., pour pouvoir pratiquer non seulement la coupe de cheveux, mais le maquillage, la manicure, etc. Tiens, pour Pierre-Yves qui trouve ça kafkaïen, regarde le site du District of Columbia Board of Barber and Cosmetology, dans la "capital of the free world": http://www.pearsonvue.com/dc/barbers_cosmo/ .

Martin Masse

Tiens, pour ceux qui aiment les folies bureaucratiques à la sauce américaine, ça donne des débats intéressants comme de savoir si les salons spécialisés dans les tresses ("hair braiding", une mode surtout chez les femmes noires) devraient avoir une license de "cosmetologist", devraient être exemptés ou devraient avoir leur propre licenses à eux, et est-ce que c'est une attaque contre l'art corporel des noirs américains.

http://www.foxnews.com/story/0,2933,214547,00.html
http://blogs.hairboutique.com/index.php/2010/03/27/professional-hair-braiding-bill-passes-in-illinois-after-racial-slur/


Mathieu NV

@Martin Masse:

Cela me fait penser aux programmes culturels subventionnés du programme Federal One du WPA ou aux trous qu'on faisait creuser.

Au moins, à cette époque, le Canada n'a pas trop entré dans ces trucs.

Marianne

A Martin Masse. Je ne voulais pas dire que cette règlementation était directement héritée de l'Ancien régime français, mais seulement qu'on y revenait en fin de compte. J'aurais dû mettre "dignes de l'ancien régime". Des décennies de " progrès" et d'efforts pour "civiliser l'économie", comme vous dîtes, et on en revient aux mêmes idioties.

Derteilzeitberliner.wordpress.com

Dernièrement, je lisais dans les journaux allemands que les boulangers y accusent les supermarchés de concurrence déloyale en s'appropriant leur métier.

Il faut dire qu'il leur fut longtemps illégal de travailler la nuit, la loi interdisant même de livrer le pain frais avant 5:45...

http://de.wikipedia.org/wiki/Nachtbackverbot

Kevin

Bin voyon donc.......... hey je vais m'amuser à raconter des joke à propos de ça avant de dire aux gens que ce n'est pas une joke...

Non mais sérieux... un comité paritaire de coiffure... écoute.. jtrouve même pas quelquechose de plus pitoyable pour éxagérer la situation. Non jai beau chercher, ya pas une profession au monde qui serait plus ridicule pour un "comité paritaire"

Derteilzeitberliner.wordpress.com

Est-ce que vous savez pourquoi ça a été démantelé ailleurs mais pas en Outaouais?

Libre Entreprise

@Kevin,

"... un comité paritaire de coiffure... ya pas une profession au monde qui serait plus ridicule pour un "comité paritaire""

Le comité paritaire des femmes et des hommes sandwich ?

Mathieu NV

@Derteil:

La raison est simple, Ottawa.

À Ottawa, c'est véritablement le libre marché. Le gars qui me coupe les chevaux à Chinatown le fait pour 12,00$ avec shampooing. Il est même possible de trouver certains salon de barbier pour un coupe style années 50 à 10,00$ si on va à Vanier ou à Overbrook par exemple. Par contre, il existe un salon de barbier, où cela n'a pas changé depuis 1954! Ils vont même des rasages avec le rasoir manuel!

Libre Entreprise

"Ils vont même des rasages avec le rasoir manuel!"

Un rasoir manuel ? Comme dans pas électrique ? Ça doit être long raser les cheveux avec ça ?

Le mieux serait d'inventer un produit qui peut stopper la pousse de cheveux et que si on veut continuer à faire pousser les cheveux on prend l'antidote.

C'est comme le gazon, une fois qu'il est coupé à la bonne hauteur on devrait pouvoir épandre une sorte d'engrais qui fait qu'il reste à cette hauteur pour le reste de l'été.

Je me demande s'il y a un comité paritaire pour les tondeurs de gazon ?

GBS

Tout à fait typique des gouvernements, ils inventent un cours bidons obligatoire pour faire une job simple, tous ceux qui ont des années d'expérience ne veulent pas le suivre, se retrouvent au chômage aux frais de l'état, qui par la suite va payer des chômeur le cours et les payer en plus pour suivre le cours.... tout un gaspillage....

Libre Entreprise

"tous ceux qui ont des années d'expérience ne veulent pas le suivre, se retrouvent au chômage aux frais de l'état"

Pire, tous ceux qui ont plein d'années d'expérience et une longue liste de clients satisfaits, qui ne veulent pas suivre le cours mais qui continuent quand même de pratiquer leur métier deviennent du jour au lendemain de MÉCHANTS CRIMINELS qu'il faut arrêter et emprisonner.

On appelle cela des lois qui criminalisent des comportements sans victimes.

Pierre-Yves

@Libre Entreprise

"On appelle cela des lois qui criminalisent des comportements sans victimes."

De plus en plus populaire dans notre monde de plus en plus parfait. J'ai récemment découvert qu'il existe en Ontario un "certificat d'organisateur de volontaires" (Certified volunteer organizer). Chutombésulku: ça consiste en UN cours complètement bidon, mais qui coute 750$ et qui donne le droit d'acheter un beau diplôme bidon pareil pour 500 piasses. Après quoi, on peu appliquer pour organiser les tites madames au bingo le dimanche aprés-midi, sinon sans ledit certificat c'est un délit. Serait à se rouler à terre si ça n'était pas si c...!!!

Libre Entreprise

@Pierre-Yves,

À moment donné ça va prendre un cours, un certificat, une license et un permis juste pour marcher dans la rue entre telle heure et telle heure dans tel sens et selon un pas cadencé etc. Sinon c'est la prison et une amende et une évaluation psychiatrique pendant 30 jours etc.

Je commence à en avoir assez de toutes les lois qui criminalisent les comportements sans victimes.

Si tu n'est pas en train de violenter ou de voler quelqu'un et bien ça ne devrait pas être un crime, point final.

Le common law devrait être suffisant et cela n'était que 8 lois de droit commun. D'où le common sense.

Le gros bon sens n'existe plus.

Le résultat de la stupidité du certified volunteer organizer va faire en sorte que des bénévoles ne vont pas payer $1200 en plus de donner de leur temps. Ce qui va se passer c'est plein de vieilles tites madames vont rester toutes seules dans leur solitude et leur merde parceque personne de sensé avec un minimum de respect de soi ne va embarquer dans ces conneries là.

Après cela, des statisticiens et des lologues du gouvernement vont se plaindre qu'on laisser le vieux s'encroûter tous seuls dans leur coin. Ils en comprendront pas que la raison pour laquelle on laisse le vieux pourrir dans leur coin c'est que l'état impose des frais et des pénalités à quiconque ose essayer de leur venir en aide.

Ça va faire les conneries.

Libre Entreprise

@Pierre-Yves,

Je commence à penser que l'école primaire, secondaire, collégiale et universitaire aussi consistent en pleins de cours bidons juste pour avoir des diplômes bidons juste pour avoir le droit de se présenter sur le marché du travail.

On devrait abolir le salaire minimum et laisser les gens apprendre sur le tas. On devrait laisser les entreprises privées et les écoles privées offrir les cours de leur choix. On devrait laisser les parents et les étudiants s'acheter les cours de leurs choix.

Vous pouvez être certain que je n'aurais pas pris de cours de morale ni de cours de religion ni de cours d'éducation physique ni de cours d'économie familiale etc.

J'aurais pris des cours de maths et d'informatique et je serais vite allé sur le marché du travail. Avec l'argent économisé, plus tard je me serais payé des cours du soir dans d'autres domaines.

Je commence à croire que toute notre ministère de l'éducation du Québec est bidon et forme des générations bidonnes de cancres.

Pierre-Yves

@Libre Enteprise:

"Je commence à croire que toute notre ministère de l'éducation du Québec est bidon et forme des générations bidonnes de cancres."

À Philadelphie, deux élus municipaux proposent de taxer les blogueurs: celà signifierait qu'ils devront soit verser 50 dollars par an, soit obtenir une licence à vie, de 300 dollars. C'est délirant, mais bon le point est que ce genre de chose n'est pas particulier au Québec. Ce qui l'est, c'est l'échelle économique réduite d'une petite société, de surcroit isolée linguistiquement, et ou par conséquent la suppression de la compétition due au protectionisme engendre nécéssairement une certaine médiocrité - d'autant plus que les meilleurs éléments sont de ce fait incités à s'exiler.

Mathieu NV

@Pierre-Yves:

D'un point de vue philosophique, je dois dire qu'un système d'éducation comme celui au Québec (et dans d'autres juridictions étatisées) n'a que pour but de faire des expériences dont les supposés «experts» socio-constructivistes aiment faire avec leurs théories qui sont mêmes très contestées dans leur champ d'étude comme avec les compétences transversales dont même les experts sont incapables de s'entendre à ce sujet. C'est pour cela que je considère que la meilleure solution serait peut-être de décentraliser au maximum l'éducation, car dans le cas du Québec le ministère de l'éducation vivent dans de véritables tours d'ivoires bureaucratisées à Québec (et j'exagère à peine).

Prenez le cas de la réforme, plusieurs systèmes d'éducation dans le monde avaient essayé cette méthode dès la fin des années 80 et le début des années 90 avec cependant le fait qu'ils ont dans la plupart du temps fait de gros changements structurels en cours de route ou qu'ils ont simplement dû la mettre aux poubelles. Pourtant, cela a même discuté dans un article de L'Actualité datant de...1999!

Cependant, je considère évidemment que d'un point de vue davantage micro-structurel, la réforme scolaire est plus ou moins appliquée, du fait que chaque enseignant enseigne d'une façon différente. Un autre problème dans le système au Québec est le fait qu'un tente de considérer tous les élèves comme égaux, lorsque la réalité est toute autre et que l'enseignement secondaire devrait davantage se baser sur l'après-secondaire et non la notion que tous les étudiants sont égaux et ont tous les mêmes capacités et intérêts.

Pour moi cependant, le système d'éducation primaire devrait avoir uniquement certains objectifs bien précis comme d'apprendre à bien lire, à écrire et à compter tout en faisant de l'éducation physique et en ayant certaines connaissances de base. On oublie souvent que dans le système c'est souvent la base qui manque le plus ce qui n'aide aucunement pour l'avenir. En rendant le système davantage complexe avec des théories dont même les experts dans ce domaine se contredisent, on s'éloigne de plus en plus de la «base» de l'éducation de base.

Pierre-Yves

@Mathieu NV

"Pour moi cependant, le système d'éducation primaire devrait avoir uniquement certains objectifs bien précis comme d'apprendre à bien lire, à écrire et à compter tout en faisant de l'éducation physique et en ayant certaines connaissances de base."

Et je pense que le Québec comme société minoritaire n'a pas le luxe de se concentrer sur autre-chose. C'est en fait le seul argument logique en faveur de l'indépendance: le dos au mur, le Québec n'aurait pas d'autre-choix que de couper dans le gras et se concentrer sur l'essentiel, et l'excellence.

Sauf que la nomenklatura policienne et syndicale qui le vampirise depuis longtemps serait sans doute tellement difficile à déloger que ça prendrait probablement une guerre civile.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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