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09 septembre 2010

Commentaires

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Mathieu NV

Le problème avec la logique du market failure, c'est que ça ressemble à un sophisme (ou même un argument ad hominem) qui pourrait s'appliquer pour expliquer n'importe quelle chose. Or, ironiquement, on oublie que pour expliquer des situations données, ça prend des individus tout comme que les gens sans oublier que l'éducation est quelque chose de tellement centralisée et étatisée.

L'autre problème est aussi de dire que les grands spécialistes au MTQ à Québec sont très bons pour pondre des théories (sans réaliser qu'elles ont été souvent appliquées ailleurs dans le passé) et faire une vingtième commission sur l'éducation, sans réaliser que peut-être la meilleure solution (ou la moins pire), serait de décentraliser l'éducation au maximum. Par contre, je crois que ceux qui parasitent le MÉQ vont probablement utiliser tout leur pouvoir de lobbying pour détruire cette idée en disant qu'il est simpliste et irréalisable.

Aylmertarien

Dr Sanity parle souvent des mécanismes de défense, comme créer des fantaisies pour fuir une réalité déplaisante. Nous pourrions croire que toute personne rationnelle, en voyant les résultats désastreux présentés par le GRES, viendrait à la conclusion que l’intervention et la planification centrale ne fonctionne pas et qu’il serait bénéfique d’y mettre fin aussi tôt que possible. Au contraire, ces gens invoquent ‘La nécessité d'aller plus loin.’ Ils vivent dans un monde de fantaisies, et dans un état de déni profond. J’imagine qu’il peut être très difficile pour n’importe qui qui a joué un rôle important dans la mise sur pied du programme ‘Agir autrement’ d’accepter la réalité et de porter la responsabilité des effets désastreux de ce programme (décrochages, analphabétisation, et tous les effets négatifs qui en découlent.) Plutôt, ces gens continuent de vivre dans le déni et de croire qu’ils posent des actions morales et bénéfiques pour la société. Imaginez le conflit interne que doit créer l’acceptation des conséquences de leurs actes. Ces gens ont cru toute leur vie faire le bien et devraient réaliser, comme ça, à un moment qu’ils sont l’incarnation du mal absolu. Trop difficile à accepter psychologiquement… d’où la création d’un monde de fantaisies où la seule explication possible aux échecs est que nous ne sommes pas allé assez loin.

Plusieurs communistes souffrent des mêmes problèmes, ils croient que si le communisme a échoué, c’est parce qu’ils ne sont pas allé assez loin dans le communisme, qu’ils n’ont pas réussi à implémenter la dernière phase du communisme. La capacité de déni des êtres humains est sans limite.

Efgé

A la base de toute idéologie interventionniste, je pense qu'il y a l'a priori selon lequel un système d'agents laissés à eux-mêmes, i.e. sans contrôle par un agent prétendument supérieur, va systématiquement à l'échec et la destruction. La liberté n'est donc pas acceptable et doit être, au moins encadrée, au pire supprimée.
Avant F.Hayek, F.Bastiat évoque déjà cet état d'esprit dans l'introduction et le premier chapitre de ses Harmonies Économiques.

Une des caractéristiques de l'interventionnisme à l'origine de sa bonne presse, c'est qu'il crée un cercle vicieux au cours duquel toute perturbation qu'il a lui-même amenée permet de justifier de nouvelles interventions et ainsi de suite, jusqu'à l'infini -- ou à la faillite du système.

Tant qu'une majorité de personnes accepte cet a priori, l'État a toute latitude à accroître son parasitage de la société...

Steven

Parfaitement en accord avec ce texte et les commentaires ci-hauts. Dans un monde où l'éducation serait privée, si une école aurait tenté une telle expérience et aurait échoué, elle aurait perdu une part importante de sa clientèle et aurait même p-ê fermée ses portes. Cependant, dans notre monde éducatif, lorsqu'une stratégie échoue, elle affecte beaucoup plus qu'une école. De plus, les élèves sont captifs de ce système car toutes les écoles doivent adopter ce système. Finalement, au lieu de laisser la place à des gens plus compétents en déclarant faillite comme une entreprise privée, le secteur fautif du gouvernement reçoit plus d'argent! Et oui, il voit son budget et son personnel augmenter! Normalement, cette situation se produit chez un entrepreneur privé lorsqu'il a réussi à satisfaire les besoins de ses clients. Le gouvernement est vraiment la seule entitée récompensant ses propres échecs en soutirant de force l'argent des contribuables et en les obligeant à consommer son produit défaillant.

Sébas

@ MM qui écrit:

"Là où elle fut le mieux accueillie et réalisée, par rapport à ses objectifs initiaux, la stratégie a donc nui plutôt que d'aider. "

C'est exactement les mêmes résultats que nous retrouvons aux États-Unis avec leur programme "The No Child Left Behind Act of 2001" de Bush.


***

@ Steven:

Hier, j'ai tenu *exactement* les mêmes propos que vous à une personne qui me parlait de ce rapport.

J'aimerais voir les idées de Libre Penseur reconnues/appliquées:

https://www.leblogueduql.org/2010/09/le-cas-des-gars-a-lecole.html?cid=6a00d8341cb44a53ef0133f3f13108970b#comment-6a00d8341cb44a53ef0133f3f13108970b

Par contre, je trouve qu'il ne va pas assez loin lorsqu'il écrit:

"Des écoles privées beaucoup plus libres de choisir le contenu et les méthodes d'enseignements sont absolument nécessaire et ce sans un contrôle excessifs de la part des syndicats ou des syndiqués."

Le 'système' d'éducation doit être ABOLI. Toutes les structures, détruites.

***

Nos 'experts' devraient tous -au moins- regarder ce qui s'est fait en Suède:

« En 1991-1992, au moment de l’introduction de la réforme, la Suède comptait 90 écoles privées, pour les élèves de six à 19 ans. En 2006-2007, le nombre d’écoles privées était passé à 900, soit dix fois plus en une quinzaine d’années.

Aujourd’hui, les citoyens ont accès à un vaste réseau d’établissements, publics et privés, offrant des programmes et des méthodes d’enseignement très variés.

*En accordant aux écoles une très grande liberté de gestion et de définition des méthodes pédagogiques, l’État leur a permis d’aménager des programmes scolaires novateurs.

* De plus, la gratuité du privé a favorisé l’essor de nouvelles écoles plus dynamiques dans des quartiers défavorisés. »

Source:
Page 41 et 42;
https://consultations.finances.gouv.qc.ca/media/pdf/le-quebec-face-a-ses-defis-fascicule-2.pdf

***

Le corporatisme syndical est quasi inexistant en Suède, elle qui a un taux de syndicalisation quasi soviétique...

De ça, les étatistes d'ici n’en parlent JAMAIS !

B. Vallée

Ah, encore des « recommandations » émanant d'un groupe de recherche universitarte branché directement sur l'état !

Pour les étatistes, pas question de laisser les choses suivre un peu leur cours, ni de laisser les humains se débrouiller tout seuls...

Oh non ! Les étatistes ont horreur du laisser-faire. Ils ont un besoin maladif d'intervenir, de planifier, de recommander, de légiférer, « d'encadrer » : les moindres aspects de l'existence humaine ont droit à leur attention maniaque.

C'est peut-être pour ça qu'un bon nombre de gars décrochent de l'école : on peut imaginer qu'ils sont terrifiés à l'idée qu'en poursuivant leurs études, ils pourraient devenir eux aussi, un jour, des universitartes dont l'occupation principale est de péter de la broue !

Pierre-Yves

"Un nouvel institut avec des bureaucrates, des sociologues, pédagogues et autres logues patentés pour mieux planifier la prochaine expérience de laboratoire à grande échelle de l'État dans ses écoles-éprouvettes".

C'est tout à fait navrant en effet. Si je me remémore un peu ce qui m'a empêché de décrocher de l'école, ce n'est certainement pas un aréopage de bureaucrates stipendiés. Non, plutôt des facteurs comme: des professeurs géniaux, des camarades allumés, des parents exigeants, des bibliothèques bien garnies, et une intolérance à la médiocrité... Tout simplement.

Libre Entreprise

La meilleure façon de lutter contre le décrochage est de mettre fin au caractère obligatoire de l'école et de complètement privatiser l'école.

Laisser aux écoles privées la liberté d'offrir les programmes et cours qu'ils veulent et laisser aux parents et élèves la liberté de choisir ou demander les programmes et cours qu'ils veulent.

Et laisser ceux qui ne veulent pas aller à l'école le choix de travailler durement dans la vie et de retourner à l'école quand ils le voudront.

La raison principale pourquoi l'état lutte contre le décrochage c'est que le décrochage vient ternir l'image du gouvernement et vient lui enlever la légitimité en matière d'éducation. Tout ce décrochage remet en question la validité de l'implication gouvernementale dans l'éducation et celui-ci lutte contre le décrochage pour sauver la face en accusant l'élève décrocheur plutôt que d'admettre que c'est l'inflexibilité et l'intransigeance gouvernementale qui en est la cause.

Il ne faut pas lutter contre le décrochage, il faut lutter contre la coercition étatique.

Libre Entreprise

Ces expériences répétées et ces transformations répétées du système scolaire montre que le gouvernement est pointé du doigt par la population et qu'il ressent le besoin d'avoir l'air de faire quelque chose pour régler le problème.

Étant donnée que le problème n'est pas les décrochage mais l'intervention étatique, plus d'intervention va gérérer plus de problèmes qui provoqueront plus d'interventions.

Le système scolaire Québécois va s'effondrer.

FrancisDucharme


Le système d'éducation est le même qu'il y a 200 ans: Un professeur, un tableau, d'la craie pis d'la matière plate!

Pas étonnant qu'on ait à droguer les enfants pour qu'ils trouvent ca intéressant!

Libre Entreprise

@FrancisDucharme,

Le système scolaire est copié sur le système carcéral. Avec ses classes qui sont de véritables cellules communes et avec ses cloches qui signifient la fin de la récréation et le temps de retourner en prison. Avec le même manque de sécurité partout ce qui fait qu'il y a de l'intimidation et de violence comme en prison, de quoi ruiner bien des vies humaines.

Qu'ont fait les enfants pour mériter d'aller en prison ? Et puis Line Beauchamp qui veut augmenter leur sentence jusqu'à 18 ans !

C'est complètement débile. On pourrait couper le nombre de cours de moitié pour permettre aux jeunes de travailler et gagner des sous pour leur avenir.

On pourrait changer ce système autoritaire qui ne permet pas à l'esprit de se développer.

Un professeur, ça ne sert qu'au primaire pour apprendre à lire, écrire et compter. Une fois que le jeune a appris ça, un professeur est inutile. Il pourrait être remplacé par des livres, un DVD, une vidéo sur youtube etc.

Des cours interactif qui demandent l'interaction entre le professeur et chaque élève et où le professeur est extrêmement disponible pour répondre aux questions des élèves qui avancent dans leur matière serait utile.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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