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01 octobre 2010

Commentaires

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Pierre-Yves

Les productions canadiennes et québécoises se caractérisent par une médiocrité sur laquelle il est impossible de se méprendre: vous visonnez cinq secondes, vous avez déja reconnu les mêmes décors ou sites 100 fois revus, les thèmes archi-convenus, la même demie-douzaine d'acteurs qui semblent pointer a une kermesse paroissiale etc...

Il y'a un "parfum" définitivement canadien et québécois a ces inutilités-la, comme l'odeur de moisi qui s'attachait a la soutane des jésuites de ma jeunesse.

Évidemment tout ca n'empeche pas un génie comme Robert Lepage ou autre d'émerger de temps en temps (avez-vous vu sa mise en scène du "Chateau de Barbe-bleue a l'Opera de Montreal). Mais je soumettrais que c'est plutot "en dépit de", que "grace a".

Au-dela, c'est le désert des bonnes intentions. Nous en sommes rendus a un point ou la question n'est plus de savoir si la culture québécoise ou canadienne est trop médiocre pour etre subventionnée. La question est de réaliser, une fois pour toutes, qu'elle est médiocre PARCE QUE elle est subventionnée.

Kevin

J'ai encore fait (mon éternel) Québec-Montréal il y a peu de temps et je parlais de culture dans le lift. Évidemment, pour le conducteur, la culture doit être subventionnée sinon elle cesse d'exister. De toute manière selon lui, tous les états de toute l'histoire de l'humanité ont toujours subventionné la culture et c'est la raison pour laquelle elle existe sinon elle disparaîterait dans l'abîme de la mort et de la tristesse consommée par la flamme de la vulgarité.

Non mais sérieusement, défendre la culture "émergente" et les goûts "marginaux".... Écoute chose, moi je suis un gros fucké qui est tatoué et percé partout, j'écoute de la grosse musique choquée et ce style musical représente moins de 2% de la population. Si tu veux parler de minorité, vien icite! La convention de tatouage de Montréal se tiens à chaque année à la Gare Windsor, elle est organisée par le studio Tatoomania qui est un des plus gros studio et certainement le plus connu. Il ne reçoit aucune subvention (ou alors elles sont cachées parce qu'il n'y a aucune info là dessu) et le coût d'entrée est de 20$.

Donc une convention qui attire une clientèle extrêmement marginale (même si il y a beaucoup de curieux, je dirais que 85% des visiteurs sont lié professionnellement à ce secteur ou sont des adepte passionné comme moi), un coût d'entrée faible et une absence de subvention. C'est la preuve même que la culture n'a pas besoin d'être subventionnée. L'autre personne a ensuite déblatéré que c'est payant être tatoueur.... euh non!

Tatouer c'est 100$ de l'heure.. qu'on charge!!! C'est un prix de professionnel! Moi je suis infographe et des service d'infographie ça se vend à 75$ l'heure. En général, la moitié des revenu vont au studio et l'autre moitié est pour le tatoueur. Par contre il n'est pas constamment occupé et si il ne travaille que 2 heures par jour, ça ne fait que 100$ dans sa journée. C'est certain que si il est bon et connu, il peut demander plus cher et être plus occupé... mais c'est pas le St-Graal. Mon tatoueur lui charge 150$ l'heure (mais il travaille à une vitesse incroyable) et j'estime qu'il travaille entre 4-5 heures par jour (il y a aussi la gestion de l'entreprise qui n'est pas compté dans le temps).

Mon interlocuteur n'a JAMAIS été capable d'admettre qu'une personne devrait payer ses propres loisir elle-même et qu'il n'existe aucune justification pour catégoriser le théâtre comme loisir différent. Il relatait sans cesse ses amis qui font du théâtre et qui ont de la misère à vivre de leur art.... mais c'est certain que si personne ne va voir leurs pièces.. ça sera difficile. D'après quelle logique tordue dois-je subventionner les loisirs des autre mais payer les mien?

Soyon réaliste, Blinded by Faith ne sera jamais subventionné... pourquoi est-ce qu'on prend mon argent pour subventionner la musique des autres? Pourquoi est-ce que le festival de jazz reçoit encore du financement? Il est impossible de justifier ça rationnellement... j'aimerais bien que nos Do-Gooders de service nous justifie ça!

Dominique Raymond Poirier

Pas de subventions, ça oblige à être créatif.

Kevin

"Pas de subventions, ça oblige à être créatif. "

Voici le art fusion experiment. Démarré par Paul Booth et Philip Leu et continué avec Guy Aitchison. Le concept est simple, ce sont plusieurs toiles, plusieurs artistes qui alternent entre les toiles. Par exemple à la convention de tatouage de Montréal, c'était 5 toiles, 5 artistes, 5 min par étape. Le mélange des styles et des techniques amène beaucoup de variété et des choses surprenantes.

Dans ce vidéo, la présentation d'une toile qui a été fait avec (entre-autres) Paul Booth. C'est très près de son style, il est très démoniaque et morbide (Booth c'est le gars corpulent avec la moitié du visage tatoué)
http://www.youtube.com/watch?v=iO01W2qEo6I

Ici c'est le premier vidéo qu'ils ont fait pour le fusion art experiment, l'idée de base c'était de mélanger les artistes sur un tatouage et ils l'ont poussé sur la toile par la suite.
http://www.youtube.com/watch?v=pL9OgFHz6hM

ÇA j'ai du respect pour ça! De l'art réellement libre!

DeadlyPredator

Les subventions à la culture doivent être abolie. Premièrement ces subventions violent le libre marché et favorise ainsi les "choisis" du gouvernement. Le gouvernement obtient donc le contrôle de la culture, ce qui est très dangereux et les artistes en deviennent dépendant. Le fait que ce soit de l'argent publique va donner une moins bonne gestion car anyway l'argent publique est supposément infini et on va assister à une dégénérescence de la culture. Là on se trouve à payer en double nos produits culturel car non-seulement ils chargent pour le produit mais en plus ils sont subventionner à même nos taxes et nos impôts. Si quelque chose est populaire, qu'il y a une demande pour les gens vont payer. Si il n'y a pas assez de gens qui aime ça pour que ce soit rentable, comme le cinéma d'auteur ben just too bad, ils évolueront afin d'attirer du monde.

Minarchiste

Excellent billet!

Autre question sur le même thème: la culture peut-elle survivre sans protection de la propriété intellectuelle?


http://minarchiste.wordpress.com/2010/05/31/de-la-propriete-intellectuelle-partie-3/

Gilles Guénette

@ Minarchiste

Oui. Comme vous l'écrivez dans votre billet: «Les lois sur la propriété intellectuelle protègent davantage l’activité commerciale plutôt que la créativité des artistes. Cette protection préserve certaines formes de corporations, menacées par les développements technologiques. Ces innovations ne nuisent pas aux artistes, elles ne nuisent qu’à l’étanchéité du monopole étatique dont bénéficient ces grosses corporations.»

Sur le même thème:
http://www.quebecoislibre.org/04/040615-4.htm
http://www.quebecoislibre.org/021221-4.htm
http://www.quebecoislibre.org/010512-4.htm

David Gagnon

Jean-François Revel à propos des subventions à la culture:

« Exception ou diversité culturelles sont en Europe et surtout en France, des noms de code désignant les aides et les quotas. Seriner que "les biens culturels ne sont pas de simples marchandises", c’est se vautrer dans la platitude. Qui a jamais prétendu qu’ils le fussent? Mais ils ne sont pas non plus de simples produits du financement de l’État ou alors la peinture soviétique aurait été la plus belle du monde.

Les avocats du protectionnisme et du subventionnisme se contredisent. Ils font tout ce tintamarre, disent-ils, contre l’argent. Et, en même temps, ils plaident que la création est conditionnée par l’argent à condition qu’il s’agisse d’argent public. Or, si le talent a parfois besoin d’aide, l’aide ne fait pas le talent. "Regardez le cinéma italien, nous explique-t-on. Faute d’aides, il a quasiment disparu. Mais dans les années d’après-guerre, la cause de son éclat ne s’appelait pas subvention : elle s’appelait Rossellini et De Sica, Blasetti et Castellani, Visconti et Fellini". C’est également à l’imagination des créateurs et non aux chèques des ministres que le cinéma espagnol doit son essor des années 1980. Et si le cinéma français a reconquis en 2001 la première part du marché dans ses frontières et des succès au dehors, ce n’est pas pour avoir été plus subventionné que naguère, c’est pour avoir produit une poignée de films dont la qualité est perceptible par le public, et pas seulement par les auteurs. »

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L’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa au sujet du protectionnisme culturel:

« La chose la plus importante que j’ai apprise est que les cultures n’ont pas besoin d’être protégées par les bureaucrates et les forces de police, ou placées derrière des barreaux, ou isolées du reste du monde par des barrières douanières pour survivre et rester vigoureuses. Elles doivent vivre à l’air libre, être exposées aux comparaisons constantes avec d’autres cultures qui les renouvellent et les enrichissent, leur permettant de se développer et de s’adapter au flot constant de la vie. La menace qui pèse sur Flaubert et Debussy ne vient pas des dinosaures de Jurassic Park mais de la bande de petits démagogues et chauvinistes qui parlent de la culture française comme s’il s’agissait d’une momie qui ne peut être retirée de sa chambre parce que l’exposition à l’air frais la ferait se désintégrer. »

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Prenons les coupures des subventions à la culture des conservateurs. Pas une fois Harper est sorti dans les médias pour dire que moins de subventions signifiaient plus d'argent dans les poches des contribuables. Personne n'a expliqué qu'en laissant cet argent dans les poches des contribuables, on leur donnait une nouvelle liberté. Au lieu d'avoir un fonctionnaire décidant ce qui est bon et ce qui ne l'est pas, les gens sont désormais libres de donner aux organismes culturels de leur choix. Personne n'a dit qu'avec cette mesure, la culture n'était plus la propriété de l'État mais celle des individus. Pas une seule fois Harper à oser dire que couper les subventions à la culture ce n'était pas être contre les artistes, mais c'était plutôt leur rendre service en favorisant leur enracinement dans les communautés.

Harper a plutôt préféré le chemin de la facilité en disant que d'autres programmes de subventions ont été bonifiés pour remplacer ceux qui avaient été coupés…

David Gagnon

Mario Vargas Llosa (l'auteur d'une des citations dans mon commentaire précédant) a gagné le Nobel de littérature aujourd'hui !

Martin

Parlant de culture, connaissez-vous les Fan Edit? Si seulement Hollywood pouvait engager ces gars là ou distribuer leurs travaux au lieu de les traquer comme de vulgaires bandits, ils feraient encore plus d'argent et leurs films n'auraient pas le choix d'être meilleurs...

http://en.wikipedia.org/wiki/Fan_edit

Démocratiser la culture au lieu de la protéger et de la subventionner.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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