« Le lait, produit avec fierté (et subventions) | Accueil | Intérêts privés versus intérêt public »

27 novembre 2010

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Mathieu NV

Martin vous êtes en feu! Vous avez plus de temps libre?

Honnêtement, le problème est que justement, on tente de mettre des termes épouvantails ce que les pseudo-journalistes font de façon très abusive. Honnêtement, lorsque je lis cela, je me dis que c'est soit entre un journaliste qui est un faiseur de sophisme (du genre que George W Bush a supposément déréglementé l'économie alors que n'importe quel donnée nous dit le contraire) ou quelqu'un qui est uniquement un perroquet car il est tellement dans une bulle qui croit n'importe quoi. Je ne suis pas un adepte des théories du complot, mais honnêtement ça semble être beaucoup trop débile pour être vrai.

Et encore, si on prend l'exemple de l'Islande, c'est ironique de voir que le gouvernement de coalition social-démocrate-Gauche Vert (un genre de QS local) n'a pas changé les réformes faites pour réduire le rôle de l'état, tout comme le fait que la classe politique en Islande n'était pas vraiment un exemple de gens prônant un état limité car ils jamais réduit la taille de l'état. Force de cause, la classe politique Islandaise n'a pas vraiment réduit les budgets dans grand chose avant la crise, ce qui porte à dire que la seule chose qu'elle a faite c'est que la classe politique s'est prostituée dans le monétarisme.

Puis en passant, qui a inventé le terme néo-libéralisme qui me semble être probablement le terme le plus malhonnête jamais conçu? Or, est-il possible de remettre en question ce terme, car il met les Keynésiens, les Monétaristes et les adeptes de l'École Autrichienne dans le même bateau. Et encore, ce terme me semble être un exemple de Newspeak pour ceux qui ont lu 1984.

Mais encore, je ne veux pas critiquer les gens qui veulent faire du bon travail dans le milieu journalistique, mais cela démontre vraiment la petitesse de cette classe journalistique.

l'engagé

Que de candeur...

« Sauf qu'au lieu d'avoir à payer en cachette, sans protection ni possibilité de recours, on le ferait ouvertement, en suivant les règles habituelles des marchés ouverts. Il n'y aurait pas non plus de privilèges arbitrairement donnés à ceux qui ont les bons contacts au sein du système.

De plus, libérée de la gestion bureaucratique et politisée d'un système public, l'offre s'ajusterait à la demande et il n'y aurait pas de pénurie. La concurrence et l'innovation feraient en sorte de réduire les coûts. Les pauvres auraient accès à de meilleurs soins, même offerts par des organisations charitables, que c'est le cas dans le système actuel. »

Donc on se ramasserait à devoir payer une assurance privée et notre degré de couverture serait cette fois liée à l'arbitraire, à la contingence : tu nais dans un milieu pauvre, et tes chances d'avoir d'être en bonne santé sont plus faible ou il te suffit d'être victime de quelques syndromes pour devenir tout à coup moins facilement assurable ou pour faire monter tes primes, ou tu nais simplement en mauvaise santé et te voilà justement victime d'un arbitraire, or les conditions économiques et l'éducation ont des impacts énormes pour la santé des gens.

Vous venez donc de substituer un arbitraire par un autre, mes félicitations. On dirait que ce qui vous dérange c'est que les privilégiés, c'est-à-dire les fortunés ne puissent justement s'offrir de privilèges et qu'ils soient, dans notre système de santé, obligés de faire comme tout le monde.

Mais cela ne me surprend pas, parce que dans la première partie de votre billet, vous insistiez sur une contradiction :

«Dans un paragraphe, on dénonce le fait que le gouvernement irlandais fonctionne "main dans la main" avec des banques et un groupe restreint de promoteurs. Dans l'autre, on fait de l'ironie sur le fait que cela survient "dans un contexte de dérégulation totale inspirée d'une philosophie de libéralisme économique qui montre aujourd'hui ses limites". Ce qui laisse entendre que la solution serait... plus d'interventionnisme étatique et de contrôle sur l'économie de la part de ces mêmes politiciens et bureaucrates qui couchent avec les banquiers et les promoteurs!

Ce n'est pas de l'ironie, c'est de la stupidité. Il faudrait se brancher: ou bien on est pour l'interventionnisme étatique, ou bien on est contre.»


Vous montrez là aussi vos propres limites, l'intervention du privé décriée par une certaine presse est justement l'ouverture au marché de services qui étaient autrefois exclusivement publics, justement parce que le but de ces derniers étaient d'offrir des services aux citoyens, lesquels étaient trop essentiels pour être correctement administrés par le privé. Les différentes dérèglementation avaient pour but de faciliter la recherche de profit et le déversement des externalités négatives sur l'ensemble de la société, ce qui pouvait rendre les entreprises et certains investissements plus efficaces (sans pour autant que le grand public en bénéficie). C'est dans la protection du public et des aspects non négociables qui circonscrivent le bien commun et la recherche de transparence que nous nous attendons à ce que l'état soit interventionniste. Inversement, le copinage de l'état avec de grandes institutions financières pour que ce dernier les renfloue justement nous irrite parce que les gouvernements qui ont justement laisser une bride trop relâchée en adhérant trop rapidement aux postulats néolibéraux ont causé les problèmes que nous connaissons.

Le problème n'est donc pas l'intervention de l'État, mais bien l'assujettissement de l'intérêt public aux intérêts privés, lesquels ne s'embarrassant pas du bien commun, ont sacrifié ce dernier pour maximiser leur gains. Vouloir l'interventionnisme dans certains secteurs, croire en l'État, et décrier le copinage n'est donc pas une attitude contradictoire, mais bien une position critique cohérente dont les dénominateurs communs sont les notions de bien commun et d'intérêt public.

Et en toute dernière analyse, la charité de saurait remplacer une solidarité sociale plus institutionnelle. Certaines personnes naissent pauvres dans des société injustes et doivent alors à la charité une certaine ascension sociale. N'est-ce pas totalement arbitraire? N'est-ce pas préférable de chercher à faire des société plus justes? La charité peut avoir quelque chose de pervers en ce sens que celui qui donne peut augmenter son prestige sur le dos de l'humilité de celui reçoit. Le bénéficiaire est en quelque sorte l'obligé de son bienfaiteur alors qu'à priori, rien ne justifie que les humains doivent commencer à vivre autrement qu'avec un sentiment de parité avec leur semblable.

Et ou s'arrêtera votre système? Une famille pauvre finira par se lier par contrat avec une entreprise pour que cette dernière paye pour disons les soins de santé liés à l'accouchement? Dans une société libertarienne, rien n'interdira jusqu'à une forme d'esclavage en échange de certains services que les citoyens ne pourraient autrement se payer. Quel beau monde vous nou promettez!

Vous trouvez que j'exagère, en quoi suis-je plus farfelu que vous qui croyez que : «De plus, libérée de la gestion bureaucratique et politisée d'un système public, l'offre s'ajusterait à la demande et il n'y aurait pas de pénurie. La concurrence et l'innovation feraient en sorte de réduire les coûts.» Quel angélisme! Parce que vous croyez que la publicité et la soumission à la logique de marché n'engendrera pas elle aussi d'énormes couts sans doute équivalents à la bureaucratisation et à la politisation des soins de santé? De toute façon, c'est la rentabilité, le profit qui importe dans un système privé, la qualité du service est accessoire. Alors comment garantira-t-on la qualité des soins?

David Gagnon

@ l'engagé

Quand l'État se met a parler de bien commun, la finalité inéluctable c'est justement le copinage entre l'État et les "amis de l'État".

L'enfer est pavé de bonnes intentions et le chemin vers cet enfers est justement pavé par "le bien commun".

« Necessity is the plea for every infringement of human freedom. It is the argument of tyrants; it is the creed of slaves. »
-William Pitt

« The Liberals, who pretend – and often quite honestly believe – that they are hot for liberty. They never really are.

If a law were passed tomorrow taking away the property of a large group of presumably well-to-do persons – say, the bond-holders of the railroads – without compensation and even without colorable reason, they would not oppose it; they would be in favor of it.

The liberty to have and to hold property is not one that they recognize. They believe only in the liberty to envy, hate and loot the man who has it. »
-H. L. Mencken

Mathieu NV

Je recommande le texte de Pierre Simard à ce sujet: https://pierresimard.blogspot.com/2010/11/parlons-mafia-le-journal-de-quebec-26.html?spref=fb

Mathieu NV

Par rapport au privé en santé, il est ironique de voir la réaction de la «gauche» aux hôpitaux privés au Danemark.

https://derteilzeitberliner.wordpress.com/2010/11/26/meme-de-gauche-les-danois-aiment-les-hopitaux-prives/

Derteilzeitberliner.wordpress.com

Une petite recherche sur Fintan O'Toole nous amène ceci sur Wikipedia:

"O'Toole has criticised what he sees as negative attitudes towards immigration in Ireland, the state of Ireland's public services, growing inequality during Ireland's economic boom, the Iraq War and the US military's use of Shannon Airport, among many other issues. "

Habituellement, un tel pedigree laisse présager des conclusions comme celles qu'il a partagé avec La Presse. La Presse qui, comme vous dites, n'a pas trouvé bon de le contredire.

On nous a déjà fait le coup quand Radio-Canada a envoyé Betrand Hall à Reykjavik et qu'il est revenu avec un reportage où un écrivain et un professeur de littérature dénonçaient le néo-libéralisme de l'ère David Oddson!

https://derteilzeitberliner.wordpress.com/2010/06/22/efnahagskreppan-a-islandi-i-sjonvarpsfrettum-fail/

Simon Leduc

Très bon papier, le système de santé québécois est en faillite car c'est un monopole public. Quand le gouvernement contrôle à 100% un secteur de la société, c'est toujours un désastre. Et la santé en est un bon exemple.

Les médias traditionnels sont clairement d'allégeance gauchiste et leur couverture médiatique le prouve bien. Les journalistes dénoncent toujours le secteur privé de tous les maux de la société comme vous le dites dans votre articles. Il y a seulement Québécor qui ouvre ses journaux à des gens de droite comme Nathalie Elgrably et Éric Duhaime. L'arrivée de la chaîne de télévision Sun TV News va être une bonne nouvelle pour la droite car en ce moment, la gauche est plus représenté dans la presse traditionnelle que la droite au Québec.

Sébas

@ Simon Leduc:

La droite peut être aussi totalitaire que la gauche. Pour le reste de votre discours, je suis d'accord.

Pierre-Yves

"'It's systemic'. Privatization fosters black market, physician says"

Exactement le genre de crétineries ahurissantes qui amèneraient n'importe qui a se "radicaliser", non? Le plus effrayant étant la journaliste en question n'est pas une idiote au contraire, pas plus que le médecin d'ailleurs. Quand des gens normalement intelligents répètent systématiquement de telles stupidités comme des perroquets, il est temps de faire sa valise.

Pierre-Yves

@l'engagé:

Et dans la série "crétinerie de la semaine", je décerne le titre a notre ami l'engagé pour cette petite merveille:

"Le problème n'est donc pas l'intervention de l'État, mais bien l'assujettissement de l'intérêt public aux intérêts privés"

Oui en effet mon cher, un système entièrement ou même majoritairement contrôlé par l'État est TOUJOURS assujetti a un intérêt privé, ou une collusion d'intérêts privés. C'est inévitable.

Contrôler, même partiellement, les leviers de l'autorité de l'État procure un tel avantage concurrentiel a ceux qui s'en emparent, par la concentration des bénéfices et la socialisation des coûts, que cet objectif justife tous les investissements et toutes les trahisons.

Si l'État était moins puissant, il y'aurait beaucoup moins d'intérêt a faire du lobbying pour détourner son autorité. Vous identifiez comme la source du problème ce qui n'en est que le symptome.

Francis Ducharme


@l'engagé

"Vous montrez là aussi vos propres limites, l'intervention du privé décriée par une certaine presse est justement l'ouverture au marché de services qui étaient autrefois exclusivement publics, justement parce que le but de ces derniers étaient d'offrir des services aux citoyens, lesquels étaient trop essentiels pour être correctement administrés par le privé"

J'ai peine à comprendre en quoi cette réplique répond à la contradiction étalée par Martin Masse.

Vous n'expliquez toujours pas pourquoi on devrait donner plus de pouvoir à ceux qui sont déjà "main dans la main" avec des gens que vous n'aimez point.

"Le problème n'est donc pas l'intervention de l'État, mais bien l'assujettissement de l'intérêt public aux intérêts privés"

Les individus contrôlant l'État sont des êtres "privés" répondant aux mêmes incitatifs que les autres humains. Je ne vois pas la nécessité de créer deux catégories comme vous le faites.

Ca doit être compliqué dans votre tête, tellement que vous n'en êtes peut-être même pas conscient...

Bastiat79

@l'engagé

Premièrement, naître pauvre n'est pas un arbitraire, c'est (habituellement) le choix délibéré de parents qui, eux, se croient assez riches pour enfanter, quoi que vous en pensiez.

Deuxièmement, le risque de naître en mauvaise santé est un risque assurable. Il existe des solutions mutualistes à cela si vous n'aimez pas l'entreprise à but lucratif.

Troisièmement, il n'y a pas de "privilégiés" dans une société sans état. Le privilège est le fruit de toutes ces réglementations pointilleuses que vous supportez aveuglément au nom du concept indéfinissable de "bien commun"

Quatrièmement, oui ça nous dérange qu'on "oblige" (violence implicite) d'attendre à ceux qui ont travaillé dur pour avoir les moyens de ne pas attendre. Qu'on laisse l'attente à ces non-travailleurs qui sont "riches" de leur temps.

Cinquièmement, s'il existait des services trop essentiels pour être administrés par le privé, ça ferait longtemps que l'agriculture serait administrée par le public. Oups, ça a déjà été essayé et quelques centaines de millions sont morts.

Tout ce qu'on demande, c'est le droit de ne pas être associé à la RAMQ, une vaste entreprise de redistribution de la richesse de ceux qui prennent soin de leur santé vers ceux qui n'en prennent pas soin, et des épargnants prudents vers les sur-consommateurs imprudents. Entreprise qui sert des intérêts nécessairement "privés", ne serait-ce que la glorification de vos propres jugements de valeur.

Anne-Marie Provost

@l'engagé

"Alors comment garantira-t-on la qualité des soins?"

Je suis parfaitement d'accord avec vous. La seule manière de garantir la qualité des soins est un système entièrement public, comme en Corée du Nord ou à Cuba. Il n'existe aucune autre manière... aucune! Merci, vous m'avez ouvert les yeux.

D'ailleurs, ce n'est pas comme si les gens qui se font faire des chirurgies esthétiques tentent de trouver le chirurgien qui offre le meilleur service...

Sébas

@ Bastiat79 qui écrit:

"Cinquièmement, s'il existait des services trop essentiels pour être administrés par le privé, ça ferait longtemps que l'agriculture serait administrée par le public. Oups, ça a déjà été essayé et quelques centaines de millions sont morts."

*

Ouais:
Je ne comprends vraiment pas pourquoi les collectivistes ne "voient" pas ça! La "bouffe", c'est un besoin de base pas mal plus essentiel que des soins de santé...

Mais ils évitent d'en parler? Pourquoi ne veulent-ils pas collectiviser les supermarchés (IGA, METRO, etc)? Hummm...

De toute façon, si -par exemple- l'état n'était pas impliqué dans les soins aux États-Unis, les coûts seraient peut-être 4-5 x moins chers que maintenant. Mais ça, les collectivistes n'en PARLENT JAMAIS. Et ils ne disent JAMAIS que des milliers de "charities" aident les pauvres qui tombent malades...

Ils aiment mieux que tout le monde soit égal dans la médiocrité, accroché aux mamelles de l'état et... sur des listes d'attentes.

PITOYABLES COLLECTIVISTES.

***

Pour s'amuser:

*

"Donc on se ramasserait à devoir payer POUR SE NOURRIR et notre ALIMENTATION serait cette fois liée à l'arbitraire, à la contingence : tu nais dans un milieu pauvre, et tes chances d'avoir de MANGER À TA FAIM sont plus faibles ou il te suffit d'être victime de quelques MALCHANCES pour devenir tout à coup moins CAPABLE DE TE NOURRIR, ou tu nais simplement PAUVRE et te voilà justement victime d'un arbitraire, or les conditions économiques et l'éducation ont des impacts énormes pour L'ALIMENTATION des gens."

Encore?

D'accord:

"Et en toute dernière analyse, la CHARITÉ (dans le domaine alimentaire) PEUT remplacer une solidarité sociale plus institutionnelle. Certaines personnes naissent pauvres dans des société injustes et doivent alors à la charité POUR SURVIVRE. N'est-ce pas totalement arbitraire?"

"La charité peut avoir quelque chose de pervers en ce sens que celui qui donne peut augmenter son prestige sur le dos de l'humilité de celui reçoit. Le bénéficiaire est en quelque sorte l'obligé de son bienfaiteur alors qu'à priori, rien ne justifie que les humains doivent commencer à vivre autrement qu'avec un sentiment de parité avec leur semblable."


-Dixit MAO...

= celui qui a nationalisé l'agriculture et l'alimentation en Chine... pour que les chinois "ne souffrent plus de l'humiliation de la charité"(sic)... et celui qui a TUÉ plusieurs MILLIONS de personnes à cause de ça.

p.s.

Pour tous les "Engagés"/collectivistes de ce monde:

https://www.dailymotion.com/video/xfniwy_delsol-cameron-obama-et-l-idee-de-responsabilite_news#from=embed

p.p.s
Des coops de santé, avec des assurances "mutualisées" = ça fonctionne, c'est égalitaire et C'EST DU PRIVÉ, aussi...
:-)

Anne-Marie Provost

@ l'engagé

"tu nais dans un milieu pauvre, et tes chances d'avoir d'être en bonne santé sont plus faible"

Je trouve ironique que les communistes utilisent toujours l'exemple des pauvres pour vendre l'interventionnisme puisque l'État est en grande partie responsable de l’appauvrissement générale.

Vous oubliez également les œuvres de charité mentionnées par Martin Masse.

Anne-Marie Provost

@l'engagé

"solidarité sociale plus institutionnelle"

Qui serait chargé de définir cette solidarité sociale?

Pierre-Yves

@Anne-Marie Provost:

"Qui serait chargé de définir cette solidarité sociale?"

C'est a dire, qui serait en charge de décider qui doit être sacrifié a qui? Ce qui aberrant avec les gauchistes, c'est que leur discours fait sans complexe abstraction de soixante-dix-ans de catastrophiques experiences collectivistes. Au moins les gens d'extrême-droite ont aujourd'hui l'astuce de se référer aux principes de liberté individuelle. Mais le socialiste moyen se comporte exactement comme si le reste de la planète ne savait ni lire ni écrire, en plus de posséder le Q.I. d'une courgette bouillie et la curiosité d'un bovin du Yorkshire.

Sébas

"Au moins les gens d'extrême-droite ont aujourd'hui l'astuce de se référer aux principes de liberté individuelle."

De Quossé ?

Pierre-Yves

@Sébas:

"De Quossé ?"

Ben oui, Nietzsche fait un "come-back", vous n'étiez pas au courant? Plus près de nous, voir le Tea-Party.

Sébas

@ Pierre-Yves:

Laissez faire, je crois que j'ai compris (genre, les individus ouvertement racistes qui veulent qu'on respecte leurs droits individuels?).

@ l'engagé :

En passant, pourquoi les coûts de l'assurance médicaments ont explosé après la nationalisation/collectivisation de ce secteur (pour les non-assurés)? Et pourquoi le consommation [de médicaments] est en train de virer en sur-consommation, depuis que c'est "gratuit" ?

C'est uniquement la faute à "big pharma" ?

Bien sûr...

Sébas

@ P-Y

"voir le Tea-Party."

Ah non, pas vous aussi?
Snif: la propagande fait une victime de plus.
;-)

C'est vrai, mais pour une petite minorité seulement!
Et je suis un "expert" en tea party, stie.
;-)

***


"Nietzsche fait un "come-back", vous n'étiez pas au courant?"

Non, parlez, parlez. J'aime bien votre façon de vous exprimez:

"le Q.I. d'une courgette bouillie et la curiosité d'un bovin du Yorkshire."

Mais là, avec vos réponses "minimalistes", je suis "pârdu".

Anne-Marie Provost

@ Pierre-Yves

"Ce qui aberrant avec les gauchistes, c'est que leur discours fait sans complexe abstraction de soixante-dix-ans de catastrophiques expériences collectivistes."

Why isn't socialism dead?
[...]
It may well be that socialism isn't dead because socialism cannot die. As Sorel argued, the revolutionary myth may, like religion, continue to thrive in "the profounder regions of our mental life," in those realms unreachable by mere reason and argument, where even a hundred proofs of failure are insufficient to wean us from those primordial illusions that we so badly wish to be true. Who doesn't want to see the wicked and the arrogant put in their place? Who among the downtrodden and the dispossessed can fail to be stirred by the promise of a world in which all men are equal, and each has what he needs?

Quant à moi, le socialisme est une dysfonction mentale. Aussi, pourquoi les socialistes sont-ils obsédés par l'égalité monétaire seulement? Il existe une panoplie d'autres inégalités qui ne pourront jamais être fixées... même dans un monde socialiste utopique. Pourquoi cette obsession en particulier?

Pierre-Yves

@Sébas:

Pour développer un peu: le collectivisme n'est pas particulìèrement une valeur de gauche. C'est plutôt une valeur de lâche, et il n'y a pas plus agressif que des couards, en bande.

Et donc on retrouve ce collectivisme a droite comme a gauche. A gauche, il sera invoqué pour expédier les "riches" et les "bourgeois" en camp de travail, devant le peloton d'exécution... et leur piquer leur fric. A droite, il sera invoqué pour lapider, poursuivre, emprisonner les "déviants" moraux (adultères, polygames, homosexuels, anti-féministes etc.). Mais c'est la même affaire.

Dans le Tea-Party on retrouve bien entendu d'authentiques liberatariens, mais aussi pas mal de supporter de la "droite morale" (genre Sarah qui-vous-savez) qui a mon avis n'hésiteraient pas une seconde a imposer une dictature des moeurs si on leur en donnait l'occasion. Et pour instaurer ce genre de répression, ça prend un état omniprésent - même s'il est théocratique.

Sauf qu'ils comprennent aussi, aujourd'hui, que ce programme la n'est plus très vendeur et préfèrent donc s'arrimer aux basques des minarchistes qui leur servent en fait de cache-sexe. Je ne pense pas que cela reflète une intelligence tactique supérieure de la part des idéologues de droite, mais simplement le fait qu'a gauche on a atteint le fond du fond de la décomposition intellectuelle et que les idées socialisantes sont trop pourries pour même faire une bonne soupe.

l'engagé

La synthèse des arguments que vous me proposez tient au fait que l'État est toujours inféodé par des intérêts privés qui cherchent à utiliser la richesse, les énergies mises en commun et les mécanismes du pouvoir pour leur propre fin.

C'est pourquoi du centre à la gauche on s'inquiète généralement des excès de cette promiscuité et qu'on cherche à établir des mécanismes transparents pour assujettir à la fois les intérêts privés et les politiques à la notion de l'intérêt public. Quelqu'un écrit, à juste titre :« mais qui définira les modalités de cet intérêt public?». Bienvenue dans la démocratie, les «du centre vers la gauche» qui désirent généralement que la démocratie soit autre chose qu'une dictature interchangeable aux quatre ans, mais plutôt un ensemble d'institutions plus décentralisées.

Cette tendance par contre à ce que les plus forts cherchent la mainmise de l'état semble votre leitmotiv, vous supposez que parce que l'état sera moins fort, le pouvoir de ces groupes sera plus faible.

J'en doute. Par exemple, Monsanto a réussit à se tailler des espaces de libertés assez grands et à faire autoriser fallacieusement des substances qui auraient dû être examinées si elles avaient été produite par l'industrie chimique et voilà qu'elle a réussi, simplement avec le système légal à faire interdire la réutilisation des semences. Comme Monsanto se sert de contrat et du droit, elle arrive à faire plier les petits agriculteurs et les étouffe légalement par des poursuites et a les moyens de faire des enquête pour trouver comment les contraindre à signer des ententes qui les désavantages. Les petits fermiers ne peuvent même pas témoigner de ce chantage.

À la lumière de ce cas, je vous demande d'examiner fermement vos principes. Je comprends que dans le monde idéal libertarien, le comportement de Monsanto serait répréhensible, mais pour arriver à cet état idéal de saine concurrence ont ne peut simplement dissoudre tout les structures sociales et partir de zéro.

Vous hurleriez chers libertariens si une autorité disait : «nous voulons vivre dans un monde désormais libertarien, ce faisant comme les richesses passée ont été gagnées trop souvent avec la complicité des états (lequel a tous les problèmes que vous invoquez) tout sera confisqué et tous recommenceront à vivre (comme un jeu de monopoly) avec la même somme et ensuite nous laisserons naturellement le marché s'organiser. Même si le but poursuivi serait noble, une telle entreprise serait étatiste, donc décriée par vous.


La seule façon d'atteindre votre idéal passe donc par des réformes, des assouplissement de plus en plus progressifs, mais comment pourrez-vous aussi les cautionner? Regardez la crise financière : la dérèglementation financière (genre de trucs que vous aimez) a permis au banques et aux institutions de frauder littéralement et de provoquer un chute des valeurs dans l'immobilier dont seuls quelques uns ont profité, les autres se faisant saisir leur maison ou perdant leur emploi.

On doit donc convenir que la rapacité semble le trait symptomatique qui corrompt nos organisations sociales, quelles qu'elles soient et non l'organisation étatique comme telle, laquelle se fait rapidement capturer par des forces malveillantes aussitôt qu'elle existe.

Je comprends donc que vous vous opposez au pouvoir de l'état, et ce faisant vous préférez la liberté de l'électron libre. Toutefois, ne vous retrouverez-vous pas isolés? Et les forces malveillantes que nous avons identifiés (en suivant vos théories) ne continueront-elles pas à cherchez à assujettir les individus? Comment ces derniers se défendront-ils lorsqu'ils seront désormais atomisés, isolés.

Dans l'état actuel, ces derniers (reprenons l'exemple des fermiers) peuvent toujours s'organiser politiquement et peuvent par leur militantisme et leur action faire plier le gouvernement (même inféodé aux lobbys) et remporter une victoire politique permettant la suppression ou l'ajout d'une loi qui les protègera par après ou leur permettra de gagner des batailles judiciaires.

Par contre, avec un état inexistant ou minimal, ce n'est plus du ressort de l'État, les citoyens doivent se débrouiller par eux-mêmes. Comme il n'y a pas cette «remise à zéro» dont j'ai parlé. Les forces sont déséquilibrés entre d'une part d'énorme multinationale et de l'autre des citoyens isolés. En supprimant l'intermédiaire de l'État (lequel pouvait malgré tout être un arbitre), on enlève un levier pour les citoyens.

Il ne leur restera que le marché, mais comme vous l'avez vous-mêmes dit, il est profondément déséquilibré.

Pour que les citoyens soient profondément libres, ils doivent bénéficier de moyens similaires, les disparités de condition, les déterminismes sociaux ou culturels rendent la partie inégale. Quelqu'un a affirmé que c'est la faute aux parent qui font un enfant sans en avoir les moyens. Il a raison, mais est-ce une raison pour se désintéresser du sort de l'enfant? Ne pouvons-nous pas être solidaire de son sort et lui offrir une chance que ces parent ne lui donneront jamais.

Notre système actuel permet une certaine égalité des chances que des réformes libertariennes viendront grugées de plus en plus. Il y aura peut-être une augmentation du nombre de «gagnants» mais il y aura aussi des «perdants» lesquels seront mal pris sans solidarité ou sécurité sociale, mais un tel état crée une insécurité sociale si profonde qu'il faut durcir la loi et l'ordre parce que l'inégalité génère de la criminalité et de l'insécurité. Nous devrons donc trouver une façon d'augmenter les couts de sécurités et la fracture sociale sera manifestement de plus en plus grande.

Nous perdons donc un peu de liberté (SAAQ, RAMQ, Assurance-chômage, Assurance-médicament) pour nous garantir une sécurité évidente, laquelle nous redonne une certaine liberté, du moins, nous n'avons pas à nous emmurer dans des ghettos de riches ni mettre des barreaux à nos fenêtres pour protéger nos biens.

Cette paix civile et sociale nous coute cher, mais le jeu n'en vaut-il pas la chandelle? Chaque diminution des services publics au profit du privé gruge malheureusement des fragments de ce progrès social. Et comme cela ne fera pas advenir votre monde idéalisé libertarien (à cause de l'atomisation et du capital accumulé par les grandes entreprises, générant un équilibre inégal) puisque les réformes ne peuvent que créer des déséquilibre encore plus grand, nous devons reconnaitre que vos idées sont peut-être bonnes, mais qu'elles sont utopiques.

La transition d'un monde comme le nôtre à un monde libertarien est impossible, par contre l'état intermédiaire peut être catastrophique.

B. Vallée

à l'engagé

« La charité peut avoir quelque chose de pervers en ce sens que celui qui donne peut augmenter son prestige sur le dos de l'humilité de celui reçoit. »

Bien sûr, il est beaucoup moins « pervers » de soumettre tous les individus aux diktats d’une bureaucratie socialiste… En la réduisant à un bénéfice narcissique pour le donateur et à une humiliation pour celui qui reçoit, vous présentez une vision pour le moins étriquée et mesquine de la charité. Mais j'oubliais que pour les grandes âmes socialistes, les vertus privées ne valent pas grand-chose face aux impératifs sociaux du « bien commun » et de « l'intérêt public ». Bien entendu, ces belles âmes socialistes n'ont, elles-mêmes, aucun intérêt particulier à défendre. Elles sont bien au-dessus de l'intérêt privé, du profit personnel qui font agir le reste du genre humain. Vous-même semblez bien faire partie de ces « socio-vertueux » qui ont la prétention d'ériger des qualités morales individuelles en programme de société IMPOSÉ. D'ailleurs, le simple fait d'utiliser un pseudonyme aussi ronflant que « L'engagé » a déjà quelque chose d'assez révélateur.

Et puis, quant à parler de narcissisme, je vous dirais simplement que la pire bouffissure narcissique, aujourd'hui, est bien l'activisme écolo-socialiste dont les acteurs parlent comme s'ils représentaient ce que l'humanité a de mieux à offrir. C'est évidemment la plus insupportable des poses... Une pose entretenue, comme il se doit, par des médias pressés d'offrir une tribune aux chevaliers du bien commun. La propension à la manifestation, à la « mobilisation citoyenne » et au « débat public » témoigne de cette volonté de se montrer meilleur que l'individu apolitique et « non engagé » que les forcenés du bien commun qualifieront volontiers « d'inconscient », « d'égoïste » et de « nonchalant » pour le culpabiliser.

Martin Masse a évoqué la corruption rampante dans les sociétés social-démocrates. Et je vous dirais que j'y vois quelque chose de parfaitement normal et prévisible. La corruption est, en quelque sorte, la revanche des humains réels, dans un « modèle de société » qui prétend évacuer, par la seule vertu d'une « politisation » correcte, les faiblesses et les défauts inhérents à l'humanité. Il ne s'agit pas de revenir à une soi-disant « loi de la jungle » qui n'existe que dans les fantasmes anti-libéraux de la gauche socialisante. Il s'agit uniquement de comprendre que le socialisme, et son corrolaire inévitable, la politisation de l'existence, doivent avoir des limites.

Pierre-Yves

@B.Vallée

"Martin Masse a évoqué la corruption rampante dans les sociétés social-démocrates. Et je vous dirais que j'y vois quelque chose de parfaitement normal et prévisible. La corruption est, en quelque sorte, la revanche des humains réels, dans un « modèle de société » qui prétend évacuer, par la seule vertu d'une « politisation » correcte, les faiblesses et les défauts inhérents à l'humanité."

Il est d'autant plus surprenant d'avoir a expliquer ces évidences a un marxiste, que la faiblesse et la corruption des gouvernements socialistes ou socio-démocrates (telle qu'on l'a vue se déployer en France pendant le mitterandisme, telle qu'on la voit aujourd'hui au Québec) font partie des constantes stratégiques prises en compte par la théorie révolutionnaire communiste. Cette théorie, échafaudée par Lénine lui-même, expose sans ambiguité que les communistes doivent aider tout glissement politique vers la gauche des régimes qu'il cherchent a renverser, et toujours favoriser l'arrivée au pouvoir de gouvernements faibles et corrompus. Car c'est de la chute de ces mêmes gouvernements que le pouvoir leur tombera tout cuit dans les mains.

Évidemment Lénine ne connaissait ni Hitler, ni Franco. Sinon il aurait prévu que l'évolution révolutionnaire de la période Kérensky n'avait été possible qu'a cause de l'état de délabrement de l'armée russe. La réalité, c'est que d'autres facteurs sont a l'oeuvre que la corruption de l'appareil étatique, simple reflet de la corruption intrinsèque de la pensée socialiste, et qu'a moins d'un sursaut de bon sens citoyen - cristalisé autour de la défense de la liberté individuelle -, la social-démocratie mène soit au communisme, soit au fascisme. Et s'il semble improbable que la France ou l'Italie sombrent dans la dictature, Berlusconi et Sarkozy font davantage penser a Benito Mussolini qu'a de Gaulle, Churchill ou Garibaldi.

Mais c'est tout de même curieux d'avoir a "expliquer" ça a un marxiste, dont tout l'engagement est en principe fondé sur cette évolution dialectique. Une des raisons je pense, c'est que 99% de nos gauchistes de salon québécois et canadiens n'ont aucune réelle compréhension du marxisme, n'ont jamais vécu ne serait-ce que deux semaine dans un pays communiste,n'ont jamais personnellement souffert des horreurs de ces régimes, et pètent de la broue en pérorant sur des sujets dont ils n'ont aucune expérience pratique et personnelle.

Pierre-Yves

@l'engagé

"Nous perdons donc un peu de liberté (SAAQ, RAMQ, Assurance-chômage, Assurance-médicament) pour nous garantir une sécurité évidente, laquelle nous redonne une certaine liberté, du moins, nous n'avons pas à nous emmurer dans des ghettos de riches ni mettre des barreaux à nos fenêtres pour protéger nos biens."

Il n'y aucune liberté a être "forcé" d'adhérer a la SAAQ, la RAMQ ou l'assurance médicament, qu'est-ce-que c'est encore que ce sophisme? Vous allez nous raconter que l'eau est "un peu" mouillée maintenant? Prétendre "libérer" le monde en l'asservissant, il faut vraiment avoir le cerveau sérieusement intoxiqué pour débiter des contre-sens pareils.

Il y'aurait liberté si l'adhésion a ces institutions était un choix libre. Ce qui d'ailleurs auraient pour conséquence de les soumettre a une certaine concurrence et donc d'améliorer leur efficacité. Mais en l'état des choses il n'y a aucune liberté.

Je ne nie pas que l'État puisse jouer le role d'assureur, quoiqu'il s'agisse certainement d'une concurrence déloyale puisque ce joueur la dispose pour se capitaliser des ressources de l'impot. Mais enfin laissant de coté cet aspect éthique, a la rigueur on pourrait admette l'idée si la prime était concurrentielle et l'indemnisation efficace. Sauf que ce n'est pas le cas, et ce n'est jamais le cas parce que les bureaucraties sont sous-performantes par nature. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que lorsque l'État investit un champ d'activité, il s'empresse d'y rendre illégale la concurrence privée (société des alcools par exemple), sous des prétextes aussi vertueux qu'hypocrites.

Et c'est a ce moment précis que la recherche du "bien public" engendre inévitablement la coercision et l'oppression.

Mathieu NV

«Regardez la crise financière : la dérèglementation financière (genre de trucs que vous aimez) a permis au banques et aux institutions de frauder littéralement et de provoquer un chute des valeurs dans l'immobilier dont seuls quelques uns ont profité, les autres se faisant saisir leur maison ou perdant leur emploi.»

Ah oui, les États-Unis étaient tellement un état déréglementé...tellement que des organismes étatiques garantissaient les prêts et que les lois garantissaient des prêts à quasiment tout le monde sous une base d'anti-discrimination!

Et encore, croyez-vous vraiment qu'une supposée déréglementation de l'économie s'est produite?

Lorsque je vois la Fed en mener long et large avec le rôle de Freddie Mac et Fannie May, autant dire que je crois que c'est plutôt le contraire. Mais attendez, la Fed, Freddie Mac et Fannie May veulent le «bien commun».

Sur ce, cela ne veut pas dire qu'une demi-vérité est répétée 10 000 fois qu'elle devient une vérité.

@Pierre-Yves:

Parlez aux gens qui ont vécu dans l'ex-Union Soviétique ou ses états satellites ou qui ont connu le Grand Bon en avant ou la Révolution Culturelle. Autant dire que leurs histoires portent à réflexion comme vous dites.

Mathieu NV

«Il n'y aucune liberté a être "forcé" d'adhérer a la SAAQ, la RAMQ ou l'assurance médicament, qu'est-ce-que c'est encore que ce sophisme? Vous allez nous raconter que l'eau est "un peu" mouillée maintenant? Prétendre "libérer" le monde en l'asservissant, il faut vraiment avoir le cerveau sérieusement intoxiqué pour débiter des contre-sens pareils.»

On voit ainsi le côté contradictoire, le fait qu'un programme soit obligatoire soit bon avec la coercition étatique du fait que les «bien pensants» disent qu'un tel programme est valable pour assurer le «bien commun». Or, vu que l'alimentation est quelque chose d'important, pourquoi alors ne pas nationaliser toutes les épiceries, les restaurants et les supermarchés, comme cela l'état pourrait choisir quoi manger pour notre «bien commun». Or, je prédis ainsi que 15 minutes plus tard, un marché noir va apparaître.

Honnêtement, avec cette même logique, on pourrait nationaliser tout et inventer des nouveaux programmes à chaque jour. Mais encore, comment expliquer que d'autres juridictions qui vivent très bien n'ont pas ces programmes? Or, mais encore, ne me dites pas qu'un programme mur-à-mur est la meilleure solution pour aider les moins nantis.

Sur ce de créer une société constructiviste, c'est simple, il va arriver au point où qui va manquer de fonds pour assurer de tels programmes surtout que tu as 60% qui paye pour l'autre 40% alors que cela n'est aucunement le cas dans les Pays Scandinaves par exemple où que chaque individu paye. Surtout qu'il est évident que les raisons qui expliquent des trucs comme l'évasion fiscale (et celle-ci est tellement monnaie courante) ne sont pas des choses qui sont inexplicables au fait que l'état ne donne pas un rapport qualité/prix très intéressant pour le contribuable moyen.

Puis même là, honnêtement, la santé et l'éducation sont loin d'être une panacée car le système est évidemment gangrené par une ensemble de technocrates et d'administrateurs.

Azedarac

Au sujet de Monsato:
Si Monsato est en mesure d'utiliser le système légal pour arriver à ses fins c'est bien avec la complicité de l'état. En effet la propriété intellectuelle n'existe que parce qu'elle est imposée par les gouvernements. De ce fait Monsato a la possibilité de breveter les modifications génétiques qu'il effectue dans ses laboratoires sur différents types de plants. Quand ces plants génétiquement modifiés ensemencent, porter par le vent, les plants similaires des fermiers voisins Monsato n'a qu'à invoquer la propriété intellectuelle pour poursuivre ses voisins malgré que ces derniers n'y sont pour rien.

La position libertarienne au sujet de la propriété intellectuelle est que cette dernière est inutile et ne devrait pas exister donc Monsato ne pourrait utiliser ce type d'argument légal.

Pierre Desrochers au sujet des brevets:
https://www.quebecoislibre.org/990403-3.htm

Aussi le bouquin (gratuit) de S. Kinsella "Against Intellectual Property":
https://mises.org/journals/jls/15_2/15_2_1.pdf

et "Against Intellectual Monopoly" (également gratuit):
https://levine.sscnet.ucla.edu/general/intellectual/against.htm


l'engagé

Je ne vois pas la contradiction que vous me prêtez : j'ai admis que nous sacrifions notre liberté pour les régimes tels que la Ramq, mais j'ai ajouté que ce genre de concession m'évitait de mettre des barreaux à mes fenêtres ou de vivre emmuré dans une ghetto.

Pourquoi un tel amalgame? Parce que le tout privé que vous souhaitez est générateur inégalités sociales et que cette dernière est la mère de la criminalité. Pour l'enrayer, vous devez payer un impôt pour garantir votre sécurité. Une diminution des services sociaux ou des subsides pour l'éducation pousse un frange de la population vers le crime, surtout si la société exhibe des exemples de réussite.

Donc même si votre idéal permettait à une quantité plus grande d'individus de vivre en étant plus à l'aise, une ponction de déshérité se retrouverait encore plus démunis. Je ne fais donc pas référence à ces derniers par humanisme, mais bien au nom d'un intérêt égoïste, les grilles, les murs, les flics m'énervent, ce sont pour moi de véritables représentations d'un pouvoir coercitif, je leur préfère les centres des loisirs, les clsc et les travailleurs sociaux.

J'apprécie l'idée de me promener en ville, la nuit, sans craindre pour ma vie. N'est-ce pas une forme de liberté? Je ne vois pas comment vous pourrez faire advenir votre univers libertarien sans passer par ce genre de transition, celle d'un état hyper-sécurisé pour compenser une fracture sociale énorme.

Ensuite, vous avez la liberté de militer contre la Ramq et les autres institutions d'État, vous avez la possibilité de participer à la politique pour changer nos institutions. Ces moyens sont donc le produit d'un consensus démocratique certain, donc «la violence» de l'obligation de l'adhésion est plutôt celle de la démocratie en général, mais le commerce n'est pas possible sans un minimum d'état, un état démocratique n'est-il pas plus libre que d'autres type d'organisation?


Enfin, je ne comprends toujours pas comment vous pensez faire pour faire advenir votre idéal sans que l'état intermédiaire entre l'État actuel et le monde libertarien ne soit un bordel : la dérèglementation progressive de certains secteurs, au détriment des autres, va créer des inégalités, et révolutionner d'un coup (pas d'État demain matin) donnerait un avantage indu à ceux qui se sont enrichis à l'aide de l'État, les nouveaux riches russes me semblent des exemples probants de ce genre de dérive, ce sont d'anciens fonctionnaires du KGB et dignitaires russes qui se sont appropriés les richesses du pays.


La bureaucratie est-elle trop lourde? Oui. Peut-on moderniser l'état? Certainement. Y a-t-il de la corruption? Évidemment. Mais prétendre que ces vices proviennent directement à l'existence même de l'État est fallacieux puisque vous lui opposez un idéal qui n'a pour ainsi dire jamais existé. Dans votre rêve, le marché est parfait, compétitif et efficace, équilibré
Un peu comme une ile paradisiaque du Sud et vous la comparez, cette ile fictive, à notre réalité, un froid pays nordique, un état obèse et étouffant.

Je crois de mon côté qu'avec une population alerte et impliquée, il est possible de traquer les incohérences de notre état et exiger de la transparence, qu'il ne s'agit pas d'un problème d'État, mais de gouvernance. Car la rentabilité que l'on voit dans le privé, c'est toujours une rentabilité comptable, l'entreprise ayant déversé le plus possible les couts et les problèmes en les déchargeant ses externalités négatives dans la société et quand je vois des entreprises qui mentent et qui méprisent les populations, je m'inquiète de voir leur emprise grandir. Le privé par définition m'interdit un droit de regard là où le public doit me l'autoriser. Si on avait à compter tout ce que l'on paye comme citoyen pour qu'une entreprise fasse ses profits, je me demande si le bilan serait aussi positif qu'on le prétend.

En dernière analyse, dans un monde libertarien, on a toujours besoin de l'armée et les dépenses militaires sont autorisées (puisque cela permet de défendre la liberté et la propriété des citoyens), mais ne s'agit-il pas d'un déséquilibre qui va à l'encontre-même des autres principes? Une entreprise qui a pour client l'État, pour lui vendre des tanks, des armes n'aura-t-elle pas un avantage sur les autres secteurs et étant forcément plus assurée de revenus, n'attirera-t-elle pas plus d'investisseur et par là ne pourra-t-elle pas se développer dans d'autres secteur en utilisant sa puissance d'une manière indue quoique légale? Voyez avec ce simple exemple qu'il faut toujours corriger le marché, qu'un marché idéal, parfaitement équilibré n'existe pas.

Et enfin, dans un monde libertarien, qui autorisera les médicaments et réglementera les produits chimiques, la recherche nucléaire? L'état ou l'entreprise qui offrira l'expertise la moins chère? Comment pourrons-nous nous prémunir du copinage et des conflits d'intérêt? Ne vont-ils pas se déplacer? Mais dans un monde où tout sera un marché, nous aurons perdu le pouvoir suprême de voter et de nous mêler nous-même de l'administration de la société, nous n'aurons que la liberté d'acheter ou de boycotter pour certains services, mais en aurons-nous véritablement les moyens? Qui aujourd'hui peut se passer du téléphone ou d'internet. Qui empêchera un cartel lorsque le CRTC n'existera plus? Ha? Dans un monde libertarien, écraser un adversaire avec un cartel est interdit? Qui dit que les entreprises respecteront les principes libertariens?

Pierre-Yves

@l'engagé

Vous soulevez dans votre dernier "post" un cetain nombre de problèmes tout a fait pertinents. Je suis certain que beaucoup ici apprécieront. Mais asteure, pas mal trop fatiqué pour vous répondre fa-queu, on se reprend.

l'engagé

En fait l'essentiel de mes commentaires cherch à relativiser «la position hypocrite » autour des interventions d'état dénoncée par le billet original.

La position qui me semble la plus logique pour simplifier mes raisonnements est la suivante : d'après les libertariens (et j'amalgame, je ne connais pas les nuances entre toutes les écoles), un monde dénué d'interventions étatiques en économie permet plus facilement d'atteindre l'idéal où tous les marchés sont équilibrés et où tous les acteurs ont toute l'information disponible pour faire des choix éclairés. La concurrence régit alors les échanges, à l'avantage des consommateurs, des usagers qui voient les services et les biens s'améliorer en contant de moins en moins cher.

Ce qui m'embête, c'est que c'est l'idéal et les libertariens, pour le faire advenir suppose que la variable indépendante, le «x», concerne l'intervention de l'état et que plus on abaissera ce «x», plus on sera prêt de l'horizon du marché parfaitement équilibré.

Or, il n'est pas du tout évident que de moins en moins d'intervention nous rapproche de cette situation. Par exemple, les États-Unis n'ont pas besoin de beaucoup d'interventions pour favoriser leur industries culturelles, avec leur victoire lors de la 2e Guerre Mondiale et le plan Marshall, Hollywood et «les majors» ont gagné un avantage historique incroyable et écrasent littéralement toute concurrence. En fait, une fois qu'un film est rentable en salle aux État-Unis, il est possible de faire du Dumping dans les autres pays et par là, chaque blockbuster contribue à l'effritement d'une compétition cinématographique internationale.

Abroger les aides à la création nationale, dans les petits marchés, n'aidera certainement pas les cinémas nationaux à perdurer, or n'est-ce pas eux, la véritable concurrence au cinéma américain? Hollywood n'est-il pas un cartel contre lequel se défende plein de petites industries cinématographiques nationales? Or l'idéologie libertarienne voudrait que l'on coupe ce genre d'intervention, mais ça serait simplement à l'avantage des «majors».

Le cinéma n'est pas comme l'eau en bouteille, tous les films ne s'équivalent pas...


Ainsi je dirais que votre idéal consiste à une île paradisiaque au milieu du pacifique : ce n'est pas parce qu'on s'en approche qu'on est arrivé. Si je suis bloqué à 5 kilomètre de la côte, je ne suis toujours pas arrivé et je peux lutter contre des courants fort et être dans une difficulté extrême.

Ainsi, il n'est pas vrai que de moins en moins d'intervention correspond nécessairement à de plus en plus de marché équilibré : comme tout en économie, ÇA DÉPEND...

Azedarac

@l'engagé: Vous sembles avoir un préjugé négatif à l'endroit d'Hollywood. Je présume donc que vous n'allez pas voir, ou peu, les productions hollywoodiennes. Si la majorité des gens feraient comme vous alors l'hégémonie d'Hollywood que vous décriez n'existerait pas. De toute évidence des gens, beaucoup de gens, aiment le genre de film qui sont produits par ces studios. Ultimement le marché c'est cela. Hollywood n'existe que parce que des gens acceptent volontairement de payer pour voir ces productions. S'ils ne le feraient pas on ne parlerais pas, ou pas mal moins, d'Hollywood. Je n'y vois pas de cartel. Mais il semble qu'Hollywood bénéficie d'avantage fiscaux de l'état de la Californie.
https://articles.latimes.com/2010/may/05/business/la-fi-ct-onlocation-20100505
Il y en a probablement d'autres.

Mathieu NV

Bollywood produit plus de films qu'Hollywood depuis 30 ans.

Et encore, allez un peu partout en Asie et vous aller voir que Bollywood est partout.

Sébas

@ l'engagé qui écrit :

"Enfin, je ne comprends toujours pas comment vous pensez faire pour faire advenir votre idéal sans que l'état intermédiaire entre l'État actuel et le monde libertarien ne soit un bordel : la dérèglementation progressive de certains secteurs, au détriment des autres, va créer des inégalités, et révolutionner d'un coup (pas d'État demain matin) ***donnerait un avantage indu à ceux qui se sont enrichis à l'aide de l'État***, les nouveaux riches russes me semblent des exemples probants de ce genre de dérive, ce sont d'anciens fonctionnaires du KGB et dignitaires russes qui se sont appropriés les richesses du pays."

*

Oui l'engagé, vous avez probablement raison ici...

ET C'EST TOUJOURS CE GENRE DE QUESTION QUI CAUSE LE PLUS DE PEURS AUX "SOCIALISTES".

Et je les comprends d'avoir peurs.

C'est la plus grande lacune de beaucoup d'économistes (ou "réformateurs de droite" ou "lucides", etc) d'ici, car ils sont des keynésiens (i.e. des étatistes "de droite"). Même que certains libertariens n'essayent pas de répondre à ce genre de question, et je trouve que c'est leur plus grande lacune.

Mais si vous vous demandez;

-D'où proviennent ces grandes inégalités (ou quels sont *tous* les éléments qui permettent -à la base- ces grandes inégalités).
-Ou pourquoi les inégalités (entre -par exemple- les salariés et les patrons), s'accroissent autant...
-Ou pourquoi les grands "accumulateurs de richesse" ont si peu de compétition...
-Ou pourquoi les prix montent plus vite que le taux officiel d'inflation (environ 2% /an, alors que le véritable % se situe autour de 6-7 /an).
-Ou pourquoi le pétrole -et autres commodités- sont OBLIGATOIREMENT vendus en dollar US sur la marchés mondiaux = ce qui cause la plupart des hausses et des baisses des prix dans ces domaines (et non pas -dans le cas du pétrole- le "cartel des pétrolières").
-Etc.

Vous allez avoir la "CLEF" pour savoir par où commencer et pour pouvoir "faire advenir votre idéal"(sic), et vous allez enfin comprendre ce qu'est la philosophie libertarienne.

Pour l'instant, trop de québécois sont des illettrés philosophiques/politiques/économiques = ils sont vraiment mélangés à propos de ce qu'est le libertarianisme (et de ce qui se passe réellement en politique), car le "brouillard" médiatique et la *DIALECTIQUE HÉGÉLIENNE* (1) droite-gauche, SONT omniprésents.

En passant, plusieurs libertariens étaient des socialistes/étatistes/etc, avant... dont moi.
:-)

En tout cas, presque personne ose répondre à ce genre de questions (ils deviennent mêmes TRÈS émotifs et/ou irrationnels !), quelle que soit leur allégeance politique/idéologique.

Dommage, car LA réalité n'est pas de droite ou de gauche, du nord ou du sud, etc, elle EST.


(1)
La *DIALECTIQUE HÉGÉLIENNE* est, en somme, le processus critique par lequel l’élite dirigeante crée un problème, anticipant à l’avance la réaction que la population aura face à la crise, et la conditionne ainsi afin qu’elle accepte le fait qu’un changement est nécessaire. Lorsque la population est correctement conditionnée, le plan souhaité par l’élite dirigeante est présenté comme la solution. La solution n’est pas destinée à résoudre le problème, mais plutôt à servir de base pour un nouveau problème ou aggraver celui qui existe déjà.

Derteilzeitberliner.wordpress.com

Hollywood bénéficie non seulement d'avantages fiscaux en Californie, mais les syndicats des métiers du cinéma doivent certainement être main dans la main avec les majors afin de favoriser leurs belles jobs au détriment d'une "diversité" du milieu.

J'ai un souvenir vague de protestations auprès de CBS parce que Flash Point est produite à Toronto en collaboration avec CTV.

Ceci dit, sortez de l'Occident et le cinéma américain est noyé par Bollywood et les autres.

Mathieu NV

@Derteil:

Or, si on lit un peu sur les campagnes électorales en Californie, on voit que les subventions et le corporatisme basé sur l'industrie du cinéma reviennent comme thème de campagne de façon régulière.

Du fait, c'est un lobby très fort après tout!

B. Vallée

à l'engagé

je vous cite :

« Abroger les aides à la création nationale, dans les petits marchés, n'aidera certainement pas les cinémas nationaux à perdurer, or n'est-ce pas eux, la véritable concurrence au cinéma américain? Hollywood n'est-il pas un cartel contre lequel se défende plein de petites industries cinématographiques nationales? »

Oh, mon Dieu, voir disparaître les « cinémas nationaux », quelle tragédie ! Rien que d'y penser, je n'en dormirai pas de la nuit !

Je suis sans doute très cynique (ça m'arrive) mais là-dessus, je n'arrive pas à vous prendre au sérieux. Pour moi c'est de la verbouille ronflante, votre affaire, verbouille typique de l'arrogance des cervelles politisées...

Marianne

Une fois de plus : ou bien un film plait au public et celui-ci va le voir, ou il ne plait pas et c'est normal qu'il disparaisse des écrans. Dans le premier cas, pas besoin de subventions. Dans le deuxième cas non plus, surtout pas. Bref, il n'y a aucune raison de subventionnner le "cinéma natinal" sous prétexte qu'il est national. Tout ce qui compte, c'est qu'il soit bon. Dans ce cas les spectateurs trouvent leur chemin facilement.

Charles Gill

Petite digression sur le cinéma et l'art (vous comprendrez le lien avec l'idéologie libertarienne). Les commentaires récents montrent indubitablement que les partisans de l'idéologie libertarienne ne tienne pas compte des réserves de leurs adversaires idéologiques, une bonne occasion pourtant de les convaincre. Plutôt que me dire que mes craintes sont fondées sur une mauvaise conception ou en m'expliquant autrement certains effets pervers des interventions étatiques, certains contributeurs préfèrent mépriser un pan important de la culture et des arts. Vous consolidez de cette manière le jugement de vos opposant qui considèrent simplement que votre désir de changement tient à un accroissement personnel du richesse, au plan mercantile, plutôt qu'à une véritable réflexion sur ce que constitue la richesse d'une nation.

C'est le fonctionnement des «majors» et des manières d'imposer leurs volontés au distributeurs qui m'incite à utiliser cet exemple, lorsqu'une salle négocie pour avoir film qui aura de fortes entrées, cette dernière doit payer pour une ribambelle de films, souvent des navets. Puisque ces films sont achetés, aussi bien les faire jouer, c'est ainsi qu'il y a moins de place pour le cinéma d'auteur, qu'il soit québécois ou étranger.

Par ailleurs pour puisque je montre que je m'inquiète pour la culture et l'art dans un monde libertarien, je ne trouve pas que "Azedarac" me rassure, n'écrit-il pas que «De toute évidence des gens, beaucoup de gens, aiment le genre de film qui sont produits par ces studios. [Hollywood] Ultimement le marché c'est cela».

Voilà donc comment, dans une idéologie libertarienne, l'efficacité et la performance d'un marché, pour ainsi dire son fonctionnement « au plan technique » prévalent sur des considérations esthétiques ou artistiques.

Je ne veux pas faire de débat sur le cinéma d'auteur vs le cinéma commercial, je veux simplement souligner que l'on ne peut assujettir le cinéma d'auteur aux mêmes impératifs de rentabilité que le cinéma commercial. Idéalement si un film d'auteur fais ses frais, tant mieux, mais il doit surtout se démarquer au plan artistique, formel, les gens doivent prendre des risques, c'est ce qui fait avancer l'art. Ultimement, c'est le cinéma commercial qui en bénéficie, qui récupère les techniques voire les propos. Si vous voulez, vous pouvez voir le cinéma d'auteur ou l'art en général comme le labo, l'expérimentation, la recherche de pointe en matière de divertissement.
omme vous vous en doutez, si vous voulez des inventions, des innovations ou des nouveaux produits et services, vous devez encourager les initiatives en science et la créativité de manière générale. Trop circonscrire la recherche la rend aveugle. C'est quand il y a des faisceaux dynamiques d'idées que la moisson la plus riche peut subvenir et dans cette moisson, les gens de l'industrie et du commerce peuvent trouver des applications aux découvertes. Mais vous ne pouvez seulement chercher l'objet rentable, vous devez encourager la recherche en général, ce sont souvent des liens inusités qui permettent l'application concrète de découvertes a priori inutiles qui révolutionnent parfois nos vies.


C'est vrai en sciences humaines et l'art participe à sa manière à l'avancement de la société en permettant à des idées souvent très particulières, bizarres, obscures, de se frayer un chemin dans les consciences, l'art sert à la représentation et renvoie à la société une myriades d'images dont elle n'avait pas nécessairement conscience.

Charles Gill

Suite...

Cette fonction de représentation, le cinéma commercial ne le joue que très peu (ce n'est pas une critique, c'est un constat, ce n'est pas sa fonction). Il y a justement tellement de risques financiers que l'on cherche à minimiser les autres risques, ainsi on soumet le scénario, le montage à des tests où ce sont souvent des «panels» et des «focus group» d'adolescents qui déterminent le montage, de manière à ce que rien ne soit laisser au hasard. Les exigences d'un ado ne sont malheureusement pas les mêmes qu'un adulte relativement instruit. Ce n'est pas vraiment important dans le contexte actuel, que l'industrie commerciale fasse des films commerciaux et les artistes, à l'aide de l'État feront du cinéma d'auteur.

Certains objecteront, par exemple avec «Millenium» ou «Harry Potter», que les artistes, les écrivains et les réalisateurs ont juste à faire de bonnes oeuvres et l'affaire sera dans le sac, le commentaire classique : «pourquoi est-ce que je devrais soutenir avec mes impôts l'oeuvre d'un quelconque créateur?». Question légitime, mais qui traduit une méconnaissance du travail de création, pour qu'il y ait de bonnes oeuvres, il doit y avoir beaucoup de navets. Un peu comme pour les entreprises, seules quelques une survivent, mais une création doit pouvoir sortir de la tête du créateur pour être évaluée, elle ne doit pas restée sous forme d'idée ou de plan, d'où la nécessité de les faire advenir sous leur forme concrète : film, livre, exposition, danse, théâtre, etc. Maintenant quand une oeuvre existe (surtout si elle est reconnue), elle enrichit le patrimoine de l'humanité de manière intangible, mais c'est un don. Que serait le monde sans la musique des Beatles, sans Beethoven, sans Picasso, sans le spleen de Baudelaire, sans «les simpsons»... Il me semble normal que nous encouragions donc ceux qui se consacrent à l'enrichissement de notre univers cognitif, dramatique, imaginatif.

Pour qu'il y ait une bonne oeuvre, il doit y en voir des milliers d'autres, et des champs spécialisés, que souvent les libertariens trouvent inutiles, comme les sciences littéraires, humaines, la philo ou l'histoire de l'art qui permettent aux créations d'être meilleures, plus denses. Les créateurs ont besoin de matériel, de la psychanalyse à la dernière théorie anthropologique.

Tout ces domaines ne sont pas a priori rentables, mais ce sont des investissements qui nous enrichissent tous. Prenez par exemple «The Lord of the rings», (exemple de rentabilité par excellence) si JRR Tolkien a pu l'écrire, c'est parce qu'il bénéficiait d'un poste de philologue à Harvard, sa connaissance des langues anciennes, des légendes lui a permis d'inventer tout un monde, sa correspondance avec d'autres spécialistes aussi. Si son histoire a germé de sa tête, elle est en même temps le fruit d'une collaboration et d'une filiation permettant d'étudier le folklore et les légendes nordiques (viking, saxons, normands, etc.) voire des travaux en linguistiques sur d'autres langues. Tolkien était très intrigué par la langue, tellement qu'il en a inventé une.


Aujourd'hui, pourrait-on trouver un exemple plus inutile, d'un point de vue de «libre-marché» que les études de Tolkien? N'entend-on pas les tenants de cette option prétendre que les étudiants qui étudient dans ce genre de domaine non-rentable devraient le payer de leurs poches et non utiliser les ressources des contribuables pour des études aussi inutiles?. Pourtant on voit bien qu'elles ont des effets extraordinaires, pensons à tout l'univers qui a découlé des créations de Tolkien, des histoires «fantasy» aux jeux de rôle. C'est devenu une source de richesse pour la Nouvelle-Zélande, voilà une manifestation totalement imprévue.

l'engagé

suite (3e partie)

Couper le financement pour la recherche en sciences humaines, pour la création, la diffusion en arts, abolir les institutions qui les valorisent me semble tuer la poule aux oeufs d'or.

C'est pourquoi j'ai comparé le cinéma d'Hollywood au cinéma d'auteur, même si le cinéma d'Hollywood est rentable et est un marché relativement bien équilibré (ce dont je doute, mais passons), il ne remplit pas la fonction du cinéma d'auteur. Je vois difficilement comment vous pourriez assujettir le cinéma d'auteur à une logique de libre-marché dans un système libertarien. Mais vous ne pouvez pas dire que le cinéma d'auteur n'est pas important puisqu'il ne saurait survivre de lui-même. Même si vous dites « que vous n'allez pas voir ces films-là et que vous ne voyez pas pourquoi vous devriez les encourager », vous bénéficiez indirectement de l'existence de ce cinéma (et des autres arts et d'un paquet de «recherches inutiles») c'est juste que vous ne le voyez pas.

Les externalités positives d'une société qui encourage les sciences (pures et humaines), les arts et la culture qui crée des institutions pour les diffuser encourage la production d'une foison d'externalité positive, sauf que c'est si complexe que c'est impossible à calculer. Il y a un retour sur l'investissement énorme, mais il ne se traduit pas en monnaie sonnante et trébuchante dans nos poches (quoi qu'il finit par y arriver après des suites de transformations impossible à retracer).


En dernière analyse, constatons qu'en dehors du papier par exemple nécessaire à la production d'un livre, encourager un auteur à écrire (par le biais d'une subvention) lui permet d'utiliser le réservoir conscient et inconscient d'idées dans la culture et de le transformer en quelque chose de neuf. N'est-ce pas fascinant de voir que les créateurs font apparaitre des oeuvres sans transformer ou presque de matières premières? N'est-ce pas de la véritable création de richesse?

C'était ma façon d'expliquer aussi la réalité... Et cette part de la réalité, je la vois difficilement sans un minimum d'état. Et puiser dans le réservoir des idées permet justement de ne pas ramener la liste de Sebas à une cause unique ou à un remède unique... plus de transparence et d'implication de la société civile pourrait apporter autant de «rentabilité» pour nos sociétés.

Charles Gill

Coquille sur Tolkien, son poste était à Oxford, ça m'a échappé...

Désolé pour ces longs textes, mais les objections les exigeaient.

Derteilzeitberliner.wordpress.com

En opposant "cinéma commercial" à "cinéma national" et "cinéma d'auteur", vous faites l'erreur de prétendre que seul Hollywood produit des films populaires, où la valeur commerciale serait supérieure à l'intellectuelle.

Les "Keinohrhasen", "Mr Bjarnfredarson" et, je ne sais pas, "Bienvenue chez les Ch'tis" ne passeront surement pas à l'histoire comme étant du cinéma d'auteur. Ce sont des succès commerciaux, point. Dans le cas de Mr Bjarnfredarson, 60000 Islandais se sont déplacés pour le voir. 60000 sur 310000, battant même le blockbuster hollywoodien du moment: Avatar.

Un film bourré de vedettes, une comédie qui est la suite d'une série de trois sitcoms qui ont été un immense succès.

Absolument rien à voir avec un film d'auteur. Et pourtant, non, ce n'est pas du tout un produit américain.

Marianne

Pardonnez-moi si j'ai raté ue marche mais, pour autant que je sache, J-R Tolkien n'a JAMAIS été subventionné. Il se trouvait être professeur de philologie, cela l'a surement aidé à écrire, mais et alors ? Avant tout, ce qu'il a écrit était BON. C'est pour cela qu'il a trouvé des lecteurs. Doit-on assurer un poste de professeur à tout aspirant écrivain ? J-K Rowlings était plus ou moins au chômage quand elle a commencé à écrire Harry Potter.

Je trouve que ces très longues considérations sur le cinéma et la littérature reviennent toujours au même raisonnement, très bref en réalité : il faut subventionner les "créateurs", la culture n'est pas un "produit" comme les autres, et blah et blah. Eh bien non, je ne le pense pas. Libre aux créateurs de se trouver des protecteurs personnels, le monde ne manque pas de mécènes potentiels, mais pas l'argent du contribuable, par pitié.

En outre, la majeure partie de la production subventionnée, cinématographique par exemple, que je connais est de la bouillie. Un certain cinéma d'auteur français n'est qu'un ramassis d'œuvres pour la plupart insignifiantes, propagandistes, ou nombrislistes. Je prends l'exemple du cinéma français mais il n'est pas le seul. Encore une fois, les spectateurs ne s'y trompent pas : ils ne vont pas voir ces films. Inversement, je suis impressionnée par la grande qualité de nombre de séries TV américaines depuis quelques années : scénarios soignés, acteurs excellents, décors, dialogues, tou y est très recherché. Et pourtant - quelle horreur - ce n'est pas du "cinéma d'auteur" et c'est évidemment non subventionné, c'est même tout le contraire puisque cela obéit à la logique commerciale la plus simple : bonne série = spectateurs = ça continue. Mauvaise série = ça s'arrête.

Je n'insisterai pas sur un autre aspect : qui décide en amont de ce qui mérite d'être subventionné. Là on entre dans ce qui fâche du point de vue libertarien. Qui sont les aréopages éclairés qui décident en amont et à la place du spectateur ce qui est bon pour l'avenir, ou pour le Peuple, ou pour la Morale ou Dieu sait quoi ? Comme d'habitude des bureaucrates, ou des copains de copains (en général les deux). Les magouilles au sein des studios hollywoodiens ou des circuits de distribution n'ont rien à envier à celles de ces circuits. Qui peut croire une seconde que ce monde fonctionne selon les règles de la vertu ou simplement soit réellement qualifié pour déceler des pépites de créativité ?

l'engagé

Je ne vois pas exactement l'opposition que vous me reprochez, pour découvrir Mr Bjarnfredarson, vous avez il me semble besoin de festivals comme le FFM et on ne sort toujours pas du soutient de l'État. J'ai fait un amalgame entre cinéma national et cinéma d'auteur parce qu'effectivement, un film d'auteur étranger sera nécessairement vu comme l'expression d'un cinéma national, avec de surcroit une vision singuliaire. Mais on peut difficilement découvrir même les succès populaires étrangers si chaque pays doit vaincre Hollywood et son dumping sur son propre terrain. S'il n'y pas de financement pour un cinéma différent, dont le but premier n'est pas d'être rentable, mais de présenter quelque chose de novateur, d'esthétiquement risqué, ce type de film va disparaitre.

L'année où on a décerné un prix à M.J. Croze pour les Invasions barbares a été une année particulièrement faste, mais on ne peut pas toujours remporter une palme, mais en définitive quels films les profs projetteront-ils dans les écoles, quels films deviendront du répertoire, Resident Evil 4 ou Incendie?

Si on ne suit que la logique de marché, ce sera Resident Evil 4.

Donc je ne comprends pas encore trop bien votre remarque, Derteilzeitberliner, mais je pense que pour qu'une nation fasse un film d'auteur voire un film commercial qui connaisse un succès international pour des raisons esthétiques ou pour son propos, il faut qu'il y ait une tradition assez forte de cinéma et donc d'audace chez ladite nation et qu'elle compte un public qui sache apprécier ladite audace et je ne vois pas comment les petites nations qui sont des petits marchés peuvent y arriver sans soutien. Ce n'est pas parce qu'ils ne seraient pas rentables autrement, donc parce qu'ils ne cadrent pas dans l'idéologie libertarienne qu'il faut les condamner ou que ces films ne doivent pas voir le jour.

Peut-être qu'il faudrait simplement arrêté d'être dogmatique et de généraliser que les principes libertariens ne sont pas une panacée universelle.

Il faudrait peut-être reconnaitre que la solution de diminuer l'influence de l'État ne peut-être la panacée pour tout. Certaines sphères gagneraient à voir l'influence de l'état diminuée, je pense à une agriculture locale qui peine par exemple à lutter contre encore une fois le véritable dumping des industries subventionnées, et d'autres mériteraient parfois une intervention accrue.

Il me semble que l'on ne peut ériger un principe économique unique et penser l'appliquer à toutes les sphères où les contextes sont différents, les individus sont différents et les où produits sont différents.

Reconnaitre de votre part ce genre de constat pour la culture, ou du moins vous entendre reconnaitre une certaine ignorance quant aux manières d'appliquer vos théories nous aiderait, nous qui sommes a priori réfractaire, à comprendre votre point de vue.

C'est un peu comme les transports collectifs, les services doivent parfois être regroupés, on voit difficilement 2 métros pour la même ville. Au final, quelque soit votre système économique, creuser les tunnels en double serait un gaspillage que la population paierait indirectement, d'où l'administration publique de certains services (il n'y a pas 2 autoroutes 20 côte à côte non plus), parfois donc les libertariens chialent en disant qu'ils ne veulent pas payer pour les bus, les bixi, les métros, mais admettent-ils que dans un monde totalement libertarien, les agressions contre d'autres pays pour voler leur ressources devraient cesser et que ce serait d'ailleurs au consommateur de payer la note? Admettent-ils, ces libertariens, qu'une application stricte des principes libertariens pourrait conduire à une augmentation vertigineuse du prix de certains biens et de certains services qu'on prend présentement pour acquis? Si la violence d'état, puisque c'est une intervention, contre certains travailleurs cessait, peut-être certains produits pourtant essentiels pour notre économie cesserait d'être bon marchés?



J'espère également que les libertariens sur ce site sont antimilitaristes, parce que s'il est une industrie qui nous fait gaspiller des milliards et qui provoque des couts et des souffrances inutiles, il s'agit bien des forces armées, par ailleurs le complexe militaro-industriel devrait être le produit de ce que vous exécrez... Pourtant, je vois souvent le symbole libertarien chez les partisans du Tea Party qui soutiennent à leurs tours les Républicains. Cette incohérence ne mérite-t-elle pas une dénonciation égale à celle de ce billet?

l'engagé

Pour Marianne

Le poste de Tolkien est celui d'une discipline dont on remet aujourd'hui le financement en question et l'excellence de ses recherches est liée à la qualité de l'institution dans laquelle il a pu les réaliser et à la tradition de cette dernière qui privilégiait le savoir et la qualité de la transmission avant les exigences comptables. De l'aveu même de Tolkien, à lire dans sa biographie, ce sont les considérations linguistiques qui ont nourri son imagination. Vous ne pouvez pas désolidariser la création de la nécessité d'une transmission, la culture se transmet et de l'aveu même des créateurs les plus illustres, «ils sont assis sur des épaules de géants». Les efforts à investir dans le long terme pour garantir cette transmission ne peuvent être assujettis à une logique comptable sans perdre justement leur valeur. Rowling's est absolument tributaire de Tolkien, de Caroll, de Lewiss, Harry Potter utilise un réservoir de culture, il faut bien s'assurer de la pérennité de ce dernier.

La culture est effectivement quelque chose de différent, Aristote lui-même la définit comme ce qui nous distingue des animaux, la culture est gratuite, vous ne payez pas de redevance quand vous l'utilisez, il y a certes la notion de propriété intellectuelle temporaire, mais vous pouvez par exemple me parler d'une scène d'un film pour m'expliquer quelque chose ou faire référence à un tableau. C'est un apport à la réalité, un ajout sur ce qui n'existait pas. Cependant, la culture, le nom le dit, doit être cultivée...

Quant à l'exemple des séries télé, ne sont-elle pas encore une fois produite aux États-Unis? N'ont-elles pas fais leur frais en matière de publicité pour les premiers auditeurs? N'oubliez pas que vous achetez ou louez une série à rabais, les premiers téléspectateurs ont payé pour vous la pub qu'on vous épargne, et n'est-ce pas encore une forme de dumping? Pourquoi ne pas accepter que les petits marchés ont peut-être besoin d'un peu de soutient?

Par exemple, aux États-Unis, les «Majors» bénéficient de l'aide de l'armée car lorsqu'ils font des films qui la représente, cela aide l'image des EU et l'image de l'armée. Ce faisant, ces boites qui détiennent également des médias peuvent produire les séries dont vous parlez en profitant d'infrastructures acquises et payées grâce aux contribuables. Les séries américaines me semblent un bel exemple de cette convergence qui est quelque part minée par les interventions de l'État (cie qui produit, qui appartient à un conglomérat qui lui faire affaire avec l'État, etc.).

L'excellent livre de Kristina Borjenson «Black List» vous en apprendrait sur le sujet...

Sébas

@ l'engagé qui écrit:

"Et puiser dans le réservoir des idées permet justement de ne pas ramener la liste de Sebas à une cause unique ou à un remède unique... plus de transparence et d'implication de la société civile pourrait apporter autant de «rentabilité» pour nos sociétés."

Justement, si vous commenciez par répondre à ces questions:

https://www.leblogueduql.org/2010/11/la-perversion-journalistique.html?cid=6a00d8341cb44a53ef0147e03dc85f970b#comment-6a00d8341cb44a53ef0147e03dc85f970b

... vous constateriez qu'Hollywood ne ferait pas long feu et que TOUS les artistes/créateurs/penseurs pourraient jouer sur le même pied.

Mais -comme tant d'artistes- vont aimez mieux dépendre de l'état et défendre leurs subventions, que de revenir les 2 pieds sur terre, pour comprendre 1 ou 2 trucs par rapport à LA réalité (dont LA réalité par rapport à la nature humaine).

***

Mieux encore, presque toutes les grandes inventions, presque toutes les grandes oeuvres, presque tous les grands philosophes ou grands penseurs, etc, n'étaient PAS subventionnés par l'état (cela A rapport avec LA nature humaine... que tant de collectivistes 'oublient').

J'ai lu votre long discours archi garni d'idées reçues (et ce n'est pas parce que 10 000 "créateurs" -il faut le dire vite- ou 10 000 "grands" penseurs modernes -presque tous subventionnés, d'une façon ou d'une autre- répètent la même bouillie pour les chats, que cela la rend plus vraie), et de belles intentions, mais presque rien n'est ancré dans la réalité.

La créativité, la vraie créativité, ne se retrouve que très rarement dans les grandes entreprises (là, je sais que vous êtes d'accord avec moi), ou dans les carcans étatiques (Un carcan social est un milieu social replié sur lui-même, où il est difficile d'introduire des idées nouvelles.).

Donc, il faut prendre presque tout ce que vous dites, et arriver aux conclusions contraires.

D'ailleurs, la plupart des libertariens ne sont pas subventionnés pour leurs recherches, leurs sites, etc, et c'est ce qui fait notre force.

Sébas

Pour ça:

"C'est un peu comme les transports collectifs, les services doivent parfois être regroupés, on voit difficilement 2 métros pour la même ville. Au final, quelque soit votre système économique, creuser les tunnels en double serait un gaspillage que la population paierait indirectement, d'où l'administration publique de certains services (il n'y a pas 2 autoroutes 20 côte à côte non plus)"

*

Dans un système de démocratie directe, on passe au vote les désirs de la population (autoroute en tunnel, ligne de métro, etc), et c'est le secteur privé qui fait le reste.

Même en l'absence de la démocratie directe, il est possible pour les autorités de permettre ceci:

-En Suède ils donnent souvent la gestion du transport collectif, entièrement au privé.

-En France, des autoroutes sont construites et gérées à 100% par le secteur privé.

Etc.

J'ai d'ailleurs écrit ceci:

"Bon, je vais peut-être encore me faire garrocher des tomates par les pro et les anti autos, mais je me lance quand même..."

Suite:
https://www.leblogueduql.org/2010/09/journee-sans-ma-voiture-le-festival-anti-voiture-arrive-en-ville.html?cid=6a00d8341cb44a53ef0133f46ff5ae970b#comment-6a00d8341cb44a53ef0133f46ff5ae970b

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

Visitez le QL

Ma Photo

À propos du Blogue du QL

Faites une recherche


Groupe Facebook