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21 novembre 2010

Commentaires

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Simon Leduc

Très bon texte. Selon ces groupes de pression et le gouvernement, les gens ordinaires sont des ignorants et il faut les éduquer avec des campagnes de sensibilisation. Le gouvernement donne annuellement des centaines de millions de dollars à des groupes de pression pour qu'elles fassent des campagnes de sensiblisation. C'est du gaspillage de fonds publics. Laisser les gens vivent en paix.

Steven

Je dois avouer que je n'ai rien contre la sensibilisation telle quelle. Le QL et les Libertariens n'essayent-ils pas de "sensibiliser" la population face aux abus de gouvernement et de ses parasites? Ou encore, n'essayons-nous pas de "sensibiliser" la population face au bienfait du libre-marché qui n'existe presque plus aujourd'hui?

Je suis en accord que la majorité des campagnes de sensibilisation sont superficielles et cherchent plus à contrôler les gens ou les éduquer sur des sujets relevant du gros bons sens (p.e pas de plongée en eau peu profonde). La plupart du temps, des fonds publiques sont gaspillés afin de sensibiliser les gens face à des évidences ou des conneries.

Marianne

Surtout, le QL ne nous "sensibilise" pas avec l'argent du contribuable ...

bobjack

@Steven>

En gros, la question ici est, "sensibiliser" mais faite le avec VOS moyens. Tous le monde fait de la "sensibilisation" en partageant ses connaissances, les bienfaits de tout ça n'est pas contesté.

Mais, sa finit toujours pas virer en demande de règlement etc ...

Sébas

C'est ce que j'allais répondre à Steven:

"Surtout, le QL ne nous "sensibilise" pas avec l'argent du contribuable ..."

Et ça aussi c'est pas mal vrai (mais de moins en moins vrai, dieu merci):

"Mais, sa finit toujours pas virer en demande de règlement etc ..."

***

Au Québec: si presque tout n'était pas collectivisé ou contrôlé ou subventionné par l'état (pourtant certains étatistes persistent à dire/penser que nous vivons dans un libre marché, mais passons)... et bien seules les campagnes efficaces (ou vraiment utiles) seraient faites... par des organismes et cies 100% privées.

Mais OH non, le "méchant" privé (une coop ou un organisme à but non-lucratif, c'est du privé, en passant), eurk, le démon...

Gilles Guénette

@ Steven

Moi un sensibilisateur?! Please. Le QL met de l'avant des idées. Vous en faites ce que vous voulez.

Sébas

@ Gilles Guénette:

-J'aimerais bien que le QL distribue des dépliants partout (surtout à l'UQAM et dans le métro).
-J'aimerais bien entendre des pubs du QL à la radio.
-J'aimerais bien voir des affiches du QL dans les CLSC, dans les écoles et dans les officines de la santé publique.
-Etc.

Please... faites une sympathique campagne de levée de fonds (et aller chercher des subventions!).

"Nos taxes à l'œuvre"
Haha !
;-)

bobjack

Sans compter que les sensibilisateurs sont a peu près toujours des socio-constructivistes. Si on passait moins de temps à l'école a sensibiliser a tout et a rien et plus a enseigner ...

PS : Une belle phrase que j'ai trouvé sur Wikipedia :

"Tout projet de société collectiviste, toute tentative de gestion rationnelle et globale de la société ne tient nécessairement pas compte de l'autonomie des personnes et de l'imprévisibilité de leurs actes, et est vouée à l'échec. "

Steven

@Gilles et cie

Je dénonce certainement l'argent du public dans les campagnes de sensibilisation. Je sais également que ces groupes visent à éventuellement contraindre la population à suivre leurs idées avec la coercition étatique.

Cependant, je ne suis pas convaincu que le QL ne fait pas de la sensibilisation. Il n'y a pas d'argent des contribuables et on ne vise pas utiliser de la coercition étatique mais la sensibilisation ne se limite pas à ces 2 caractéristiques.

Je crois que nous propageons des idées (comme Gilles le dit) dans le but de faire comprendre à la population les bienfaits de vivre dans un système de libre-marché avec le moins (ou pas) d'intervention gouvernementale possible. Pourquoi est-ce que ça ne serait pas de la sensibilisation?

Marianne

C'est un exemple de la confiscation des mots par l'idéologie dominante. "Sensibilisation" a maintenant la coloration que Gilles stigmatise, c-à-d un prêchi-prêcha pour les foules considérées a priori comme débiles, orchestré par le gouvernement et/ou des groupes de pression normalisants, volontiers maternants, et presque toujours subventionnés par l'argent du contribuable, dont la finalité est toujours en opposition avec les libertés individuelles. Il est difficile aujourd'hui d'employer le mot "sensibiliser" sans être suspect. Oui, au sens propre non dévoyé, on peut dire que le QL contribue à sensibiliser en ce qu'il éclaire, explique, décortique, mais là s'arrête la comparaison et je fais partie de ceux qui pensent qu'il ne faut pas employer les mots de l'ennemi. Donc tant pis pour "sensibilisation", que je laisse aux âmes ... sensibles. Je préfère dire que le QL fait un véritable enseignement.

Dans le même esprit, en France du moins - mais j'ai l'impression que le phénomène est à l'œuvre ici aussi même si c'est sur d'autres mots - les termes "précarité", ou "social" ont été annexés par un certain discours de gauche. La précarité est désormais presque obligatoirement synonyme d'itinérance ou de sans-abri, alors qu'au sens propre cet état peut caractériser aussi bien des cadres d'entreprises ou des petits patrons qui ne savent pas si leur entreprise ne va pas s'effondrer dans les prochains mois et dont la vie actuelle peut complètement chavirer. Corollaire : contrairement à l'itinérant, le petit patron au bord de la mort ne mérite pas de pitié, il reste bon à taxer encore et encore

Dans le cas de "social", c'est encore pire. Il a fallu inventer l'atroce adjectif "sociétal" pour parler de ce qui a rapport avec la société en général car "social" est définitivement marqué "revendications sociales", "mouvements sociaux" (grèves), "avantages sociaux", etc. "Sociétal" fleure bon la sociologie universitaire. Une autre façon de mettre hors-normes (hors société ?) ceux qui ne sont pas grévistes/syndicalistes, ou qui ne se reconnaissent pas dans les catégories de la sociologie marxisante.

B. Vallée

Bien sûr, il est facile de voir venir les « sensibilisateurs », avec leurs gros sabots.

D'abord, il y a l'étape « bourrage de crânes », menée par des groupes de pression plus ou moins fanatiques, avec la complicité des médias bien-pensants et de quelques politiciens intéressés. Soudain, on ne parle plus que de tel « problème social », de tel « problème environnemental » (les fameux « changements climatiques » par exemple), problème auquel tout le monde doit impérieusement être « sensibilisé ».

Et puis suit tout naturellement la deuxième étape. Là, on passe aux choses sérieuses. La « sensibilisation » plus ou moins volontaire ne suffit plus. On commence à parler d'une loi, d'un règlement assez musclé ou d'une taxe visant à « répondre » à la dite problématique, et à remettre dans le droit chemin les « mauvais citoyens » pas assez « sensibles »... On évoque aussi, vous pensez bien, la création d'un « conseil », d'un « office » ou d'une « régie » gouvernementale visant à poursuivre la « sensibilisation » à un niveau nettement plus contraignant, et à trouver des « solutions originales »...

Les maniaques du contrôle social trouvent évidemment leur compte dans ce processus...

Sébas

"Big Picture" time:

Le plus débile dans tout ça, c'est que si l'état écoutait tous les «sensibilisateurs», et appliquait toutes leurs idées, nous n'aurions plus aucunes libertés et nous serions taxés à mort...

David Gendron

Présentement, le terme "sensibilisation" a une connotation péjorative étatiste qu'on ne peut plus ignorer.

Je crois plutôt que le QL fait de la "persuasion" en mettant de l'avant des idées.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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