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02 décembre 2010

Commentaires

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Jean Côté

En 1981, je m'étais trouvé un job à mopper les planchers au musée des beaux arts de Montréal.

Dans la galerie moderne au dernier étage, était présenté "une oeuvre", prenant tout un mur, de mémoire, une quinzaine de pieds linéaires, ou plus.

l'oeuvre consistait en trois petits carrés d'environ 20cm de côté. L'un était placé parallèle au mur et peinturé en noir, celui d'un côté était incliné à environ 15 degrés, et l'autre avait subi une rotation verticale d'environ 15 degrés. Les parties des carrés dépassant le plan du centre étaient peinturées en noir, les autres en blanc. Le titre de l'oeuvre était à peu près - intersections de plans - .

C'est merveilleux de voir l'expression de la prise de conscience profonde de l'artiste... ça correspond à la capacité de conceptualisation spatiale (3D) d'un étudiant très moyen de secondaire III de l'époque. Aujourd'hui, avec tous les jeux vidéos, un enfant de cinquième année adepte de jeux vidéos 3D considèrerait ceci comme trivial.

La vraie question est: qu'est-il passé par la tête des curateurs pour allouer tant de surface de mur dans un endroit dispendieux comme le musée des beaux arts de Montréal pour une "oeuvre" si conceptuellement triviale?

Gilles Guénette

@ Jean Côté

Et ils ont dû payer cette «oeuvre» une fortune!

bobjack

Jean Côté soulève un bon point, il y a bien plus de travail intellectuelle dans le plus cheap des jeux vidéos (texture, modélisation 3D, son, détection de collision, intelligence articielle, programmation etc ...) que dans toutes les oeuvres d'art du monde puissance 1000. Pourtant c'est pas de la "vrai" art.

Tant qu'a moi le mot Art est un mot qui ne veut absolument rien dire.

En quoi le fait de peindre/faire de la musique est si spécial par rapport à ce que je viens de nommer ? Franchement quelqu'un qui fabrique des modèles réduit avec tout les détails qui vont avec et la mécanique m'impressionne 1000 fois plus que n'importe quel tache de peinture sur une toile.

Kevin

Le tatouage c'est de l'art :DDDD!

J'y pense, je n'ai pas rencontré les gens du QL depuis longtemps, vous resteriez surpris, j'ai maintenant le bras droit au complet de coloré :DD

Plus sérieusement, c'est un secteur artistique qui est complètement boudé par l'état et donc nécessairement se développe de façon beaucoup plus harmonieuse et originale. Le tatouage en tant que tel n'est que la surface des arts corporels, le peintre Shawn Barber par exemple est absolument excellent et fait des séminaires dans beaucoup de conventions à travers le monde. Paul Booth et Filip Leu ont démarré le art fusion experiment et aujourd'hui, les studio de tatouage servent aussi de galeries d'art. Le studio Légend'art à Montréal par exemple est basé sur un mix entre les arts corporels et visuels.

C'est une des choses qui me prouvent que l'intervention de l'état dans tous les domaine est néfaste. Les style de musique les plus marginaux offrent aussi des mélodies particulièrement originales. Remarquez que chaque style trouve son public mais l'état ne devrait justement jamais rien avoir à faire avec le financement de tout ce qui est culturel.

Louis

L'art contemporain c'est l'art de faire croire à des "critiques d'art" et à des "spécialistes" qu'un objet quelquonque est une oeuvre qui vaut une fortune.

Christian aux USA

Voici trois étapes à suivre pour augmenter le nombre de collectionneurs d'arts au Québec:

1) les artistes réduisent le prix de leurs oeuvres, histoire d'attirer une plus grande clientèle (c'est pourtant pas sorcier ça...)

2) le gouvernement réduit les taxes aux particuliers de 50%, afin d'augmenter le revenu disponible à l'achat d'oeuvres d'arts

3) le RAAV lance une campagne publicitaire intitulée "Pour un Québec riche et prospère!" qui vise à promouvoir l'entreprenariat, l'image des millionnaires, et l'importance de la création de la richesse dans une société (y'a plus d'anglophones qui achètent de l'art... duh!)

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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