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26 janvier 2011

Commentaires

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Mathieu NV

Ils sont en train de paniquer, c'est évident! Ils voient que les impurs prennent de plus en plus de place, tout en étant une menace pour eux.

Ce programme fait une chose évidente, qui est à la limite de miner l'indépendance des journalistes conventionnels. Et encore, lorsque cela devient une loi ça saute encore plus aux yeux!

Ceux-ci ne sont plus indépendants, ils sont uniquement des quasi-fonctionnaires.

Steven

Bye bye l'indépendance de la presse. Y en a qui vont vendre leur âme au diable pour du fric et quelques privilèges. Les politiciens doivent rires dans leurs barbes. Ils vont pouvoir ériger de nouvelles règles afin de contrôler l'information. Comme MM le mentionne, on se rapproche de plus en plus de l'URSS.

JLMTL

Notez quand même que tous les journalistes ne sont pas du même avis sur cette question:

http://www.voir.ca/blogs/brasse-camarade/archive/2011/01/21/journaliste-pas-chirurgien.aspx

Pierre S.

J'écrivais récemment que l’appel à l’arsenal bureaucratique est la solution désespérée de ceux qui sont incapables de survivre dans un marché concurrentiel.

http://www.cyberpresse.ca/opinions/201008/26/01-4310099-le-journalisme-sans-romantisme.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B13b_opinions_652_section_POS3

Pierre-Yves

"Ces journalistes professionnels, travaillant dans des entreprises membres d'un Conseil de presse subventionné par l'État et disposant grâce à l'État de pouvoirs élargis, auront divers privilèges, notamment des demandes d'accès à l'information traitées de façon prioritaires par les organismes étatiques."

C'était une description assez exacte de ce qu'était le statut d'un organe de presse comme La Pravda sous le régime soviétique. Ça s'invente pas. Mais il ne fallait pas s'attendre à ce que cette caste là se laisse déposséder de son pouvoir sans mordre un peu. Et Dominique Payette, sauf erreur, c'est la fille de l'autre, l'ex-ministre et apparatchik féministe qui sévit encore au bulletin paroissial collectiviste qu'on appelle Le Devoir (le devoir de réserve, certainement).

Martin Masse

Je recommande à tous la lecture des deux articles proposés ci-haut par JLMTL et Pierre S., qui défendent de façon très pertinente le même point de vue que moi.

Sébas

Ce qui reste de crédibilité aux journalistes, va être détruite par ces mesures ! Je suis content de constater que plusieurs commentateurs dans Le Devoir, pensent comme nous.

@ MM qui écrit:

"C'est effrayant de constater jour après jour à quel point ces imbéciles sont complètement déconnectés de la réalité. Est-ce moi qui rêve? Est-ce qu'on est vraiment dans une société civilisée ou bien en Union soviétique, circa 1978, alors que les apparatchiks ont encore l'espoir de maintenir le régime en place malgré les nombreux signes qui se manifestent de l'effondrement prochain?"

C'est PIRE ici, car la-bas (Ex-URSS), TOUT LE MONDE se rendait compte que l'état contrôlait tout, ou voulait tout contrôler...

Ou comme -par exemple- en Chine communiste, où TOUT LE MONDE sait que la presse "officielle" est contrôlée...

Ici, tout est fait de façon hypocrite et incrémentielle, comme en Europe ou aux États-Unis, d'ailleurs.
Ici, la violence étatique institutionnalisée(comme les goulags), n'existe pas. Etc.

Ici, le secteur privé est encore assez présent... même si est étouffé/contrôlé comme jamais auparavant.

Alors comment faire pour conscientiser les gens dans un tel contexte?

***

Encore plusieurs persistent à démoniser "l'époque de la grande noirceur" de façon irrationnelle ou exagérée; parce que Duplessis oppressait les Témoins de Jéhovah ou les "méchants communistes" (dans les syndicats: on le voit aujourd'hui qu'il avait un peu raison, non?), ou qu'il favorisait l'Église Catholique ou encore les gens qui votaient du "bon bord" (mais encore là, c'était beaucoup moins débile qu'aujourd'hui et il favorisait surtout les petits entrepreneurs... pour garder le pouvoir, mais pas pour s'enrichir LUI-MÊME! Il était loin d'être parfait, mais il avait à coeur le développement du Québec).

Et le secteur privé était OMNIPRÉSENT, les gens n'étaient pas stressés/dépressifs/drogués comme aujourd'hui; la société PROSPÉRAIT; les petits commerces aussi; les professionnels agissaient en professionnels; l'inflation et l'endettement n'existaient pratiquement pas; l'épargne était élevé; la liberté (par rapport à l'état), était très grande; les lois et règlements quasi inexistants; la dette étatique, presque à O; etc et etc.

Certaines personnes vont peut-être penser que je suis un "fan" de Duplessis ou que j'essaye d'idéaliser "le passé". Ce n'est pas le cas, j'essaye seulement d'amener les Québécois à se réconcilier avec leur passé (et certains principes qui les guidaient), pour que nous puissions faire le tri entre le "méchant" et le "bon", le vrai et le faux. La haine aveugle (ou le rejet aveugle) de tous les principes qui existaient à cette époque, est malsain et nous empêchent d'arrêter les dérives étatiques/sociétales actuelles. Nous sommes vraiment passés d'un extrême à l'autre !

En tout cas, par rapport à ce qui passe ici ou ailleurs en Occident, il faut de toute urgence aller dans le sens opposer.

Sébas

"même si étouffé/contrôlé"

"sens opposé"

Gilles Guénette

Bien hâte de voir comment ils vont transposer tout ça dans la réalité! Je vois déjà les campagnes de publicité «nationales» qui accompagneront la nouvelle certification: «Soyez bien informé; recherchez le cigle "Journaliste Québec"!» «Si ce n’est pas "Journaliste Québec", ce n'est pas fiable!» «Le cigle "Journaliste Québec"; un gage de qualité et d’objectivité!»

Resitant

Il y a aussi la fameuse expression "projet de loi" qui me rebutte infiniment.

Comme si créer une nouvelle loi équivalait à créer un nouvel édifice. Une loi ce n'est pas un projet de construction, c'est un plan de répression.

La société se porterait mieux s'il y avait beaucoup moins de projets de loi.

Pierre-Yves

@Resistant:

"La société se porterait mieux s'il y avait beaucoup moins de projets de loi."

Excellente formule, à retenir! Ça me rappelle une technocrate qui, lorsqu'on lui pointait le nez sur une réalité embarassante, répétait systématiquement "ça s'peut pas, on a faite une loi!". Mort de rire... Et comme le mentionne Gilles, j'ai hâte de voir comment ils vont nous "spinner" cette balloune là sur tous les tons jusqu'à plus soif.

Pasquinel

@Pierre-Yves

« j'ai hâte de voir comment ils vont nous "spinner" cette balloune là »

Facile!

Les journalistes d'accord avec la loi, pourront dénoncer leurs opposants comme des « journalistes-poubelles », des faux professionnels, des idéologues, des contestataires réfractaires à toute critique et évidemment, des supporters du capital amis de PKP.

Comment peut-on s'opposer à une loi visant à avoir de bons journalistes? Sinon en étant soi-même un mauvais journaliste! CQFD.

Bertrand

Allons, allons, un peu de calme!

Premièrement, lisez au moins les recommandations sans filtre, pour vous faire une tête, à :
http://www.etatdelinfo.qc.ca/sites/etatdelinfo.qc.ca/files/attaches/gtjaiq_rapport_2010.pdf

Deuxièmement, Martin étant contre toutes les lois non régaliennes par pur principe, aucune ne trouverait grâce à ses yeux.

Mais pour la très grande majorité des gens (dont je suis) qui estiment d'une part que la règle de droit est quand même une invention qui a fait progresser l'humanité, et d'autre part que la déontologie et la professionnalisation de certains métiers ne sont pas vaines, le lien entre ces deux pôles est tout à fait compréhensible, souhaitable.

Et Martin, pensez-vous vraiment que l'URSS, ce n'est pas l'antithèse de la règle de droit? Il vous faudrait un raffraîchissement historique si c'est le cas.

Pierre-Yves

@Bertrand

"Mais pour la très grande majorité des gens (dont je suis) qui estiment d'une part que la règle de droit est quand même une invention qui a fait progresser l'humanité"

Ben voyons. La règle de droit imposant le port de l'étoile jaune, ça a fait progresser l'humanité? La règle de droit imposant la déclaration de tous les visiteurs au commissariat local dans l'Empire austro-hongrois, ça a fait progresser l'humanité? La règle de droit interdisant aux femmes de voter, ça a fait progresser l'humanité?

Une règle de droit ne peut avoir une quelconque valeur intrinsèque que si elle reflète des principes moraux universels, ou en tout cas largement reconnus au sein de la société. Je doute que l'obligation d'être estampillé par le gouvernement pour produire du contenu journalistique soit considérée comme moralement légitime, dans une société démocratique. Il n'y a que dans un régime totalitaire que cela puisse être accepté.

C'est vous qui délirez solide.

Sébas

En tout cas, ce n'est PAS une nouvelle loi qui peut changer ça:

"Oui les médias ont une perte de crédibilité et à agir avec si peu d’objectivité dans le traitement des problèmes syndicaux des journalistes et à ne traiter qu’avec tant de parcimonie les déboires d’autres travailleurs «non médiatiques», je ne crois pas que les médias aident la cause de leur impartialité et de leur crédibilité. La couverture médiatique d’enjeux syndicaux au Québec est une grosse blague qui ne rallie plus personne parce que les biais sont trop énormes"

Suite ici:
http://www.michelleblanc.com/2011/01/26/les-patrons-c%E2%80%99est-des-cons-surtout-les-patrons-de-medias-au-quebec/

Martin Masse

@ Bertrand,

"Mais pour la très grande majorité des gens (dont je suis) qui estiment d'une part que la règle de droit est quand même une invention qui a fait progresser l'humanité..."

Vous n'avez pas l'air de bien comprendre le sens de "rule of law" (il y a plusieurs traductions possibles en français, mais "règle de droit" n'est pas correct; celle qui m'apparaît la plus appropriée est "primauté du droit"). La primauté du droit s'oppose au gouvernement arbitraire par les hommes et est une notion qui a été développée par opposition au pouvoir absolu des monarques et des tyrans. Ça signifie que ce sont des règles abstraites qui doivent régir les rapports entre tous les individus (y compris les dirigeants, qui ne sont pas au-dessus de la loi), et non les désirs d'un ou de quelques-uns d'imposer leur vouloir par la force aux autres.

Ça n'a rien à voir avec votre prétention étatiste qu'il faut adopter une loi pour gérer tous les domaines d'activité humaine. C'est plutôt le contraire. La multiplication des lois détruit la primauté du droit. Dans le cas des journalistes par exemple, si ce projet est adopté, on aura une clique à qui l'État donne des privilèges indus de contrôler tout un secteur, avec des fonds publics pour les appuyer. Ce type de pratique détruit les droits et la liberté des autres. Ce sont des apparatchiks qui, par leurs décisions arbitraires, vont pouvoir décider ce qui est de l'information légitime et ce qui n'en est pas. Exactement la même logique qu'en Union soviétique, même si les conséquences en seront évidemment moins graves.

La primauté du droit doit s'appuyer sur un petit nombre de règles rationnelles qui permettent de régler tous les types de conflits. Le droit de propriété dans un contexte de liberté individuelle est au coeur de cette notion. Quand au contraire vous multipliez les lois, vous avez justement un gouvernement par les hommes, avec une petite clique qui impose à tous des règles qui font leur affaire, les change quand ça fait son affaire, etc.

Faire passer une telle situation d'arbitraire pour la "rule of law" vous met en lice pour le prix du sophisme étatiste loufoque de la semaine. Félicitations!

Sébas

@ MM :

Wow, c'est exactement ce que j'aurais répondu, mais vous (oui, vous!), le faites tellement mieux que moi!
;-)

Pour ça:

"La multiplication des lois détruit la primauté du droit".

Trop de lois conduit à l'anarchie ou à l'éclatement de la "paix sociale" (*).

Paradoxal ?

Uniquement pour les étatistes qui ne comprennent rien à rien à l'humain.
La "Loi" -ou le "règlementite aiguë"- comme solutions à tous les problèmes (et non pas la protection des droits sacrés des humains = ce qui est très différent), leur nouveau dieu? C'est à craindre.

(*)
Et au nom de la paix sociale ou de "l'équité sociale"(2 des obsessions des étatistes), ou autres concepts du genre, ils sont prêts à faire tous les compromis ou à commettre toutes les prostitutions intellectuelles/démocratiques possibles et inimaginables.

p.s.
Pour ceux qui veulent lire les commentaires dans Le Devoir:
http://www.ledevoir.com/societe/medias/315462/une-loi-pour-tous-les-journalistes

Pierre-Yves

@MM:

"Vous n'avez pas l'air de bien comprendre le sens de "rule of law" (il y a plusieurs traductions possibles en français, mais "règle de droit" n'est pas correct;"

Très juste. À la rigueur "règle DU droit" pourrait se comprendre (même s'il s'agit d'un anglicisme en ce qui concerne l'utilisation de "règle" dans le sens anglais.

Kevin

@ M2

Le retour du prix béquille!!!

Resitant

@Pierre-Yves,

Démocratique et "règle du droit" sont mutuellement exclusifs et ne vont pas ensemble.

Seule une république constitutionnelle peut faire appliquer une règle du droit car alors le droit est immuable et basé sur la constitution et les gens ne peuvent pas voter pour faire changer l'esprit et la portée de la loi.

En outre, les lois doivent être peu nombreuses, précises et simple et ne pas êtres ouvertes à interprétation ni ratisser large.

Un autre problème est d'avoir confondu loi et règlements et appliquer aux règlements les mêmes peines et les mêmes procédures que pour la loi.

Quand la loi sert à voler les gens (impôts) et à les emprisonner pour des "crimes" sans victime (fûmer du pot), alors la loi est devenue une farce.

Bertrand

@ Martin

Je constate que vous utilisez plusieurs procédés, dans la réponse que vous me donnez suite à mon premier commentaire, afin d’éluder le point central. J’énumère ces procédés :

1) Diversion sémantique quant à la «Règle de droit» : allez voir quelques dictionnaires (incluant le GDT et le DAF) ou ouvrage de doctrine juridique et vous verrez que l’appellation de ce concept est bien établie et ne prête pas à confusion. Mais s’il vous est plus confortable de changer cette appellation par primauté du droit, go!, mon commentaire reste intact.

2) «Niez, niez, il en restera toujours quelque chose» : Après avoir établi notre accord sur le combat de l’arbitraire par la règle de droit (i.e. que la règle de droit permet de savoir à l’avance ce qui est permis et ce qui ne l’est pas ainsi que les conséquences à choisir l’interdit), vous basculez immédiatement dans la redéfinition du concept en disant : «la multiplication des lois détruit la primauté du droit». Rien avoir avec le nombre de lois. Cependant, votre redéfinition serait vraie seulement si vous ajoutiez «contradictoires» après «lois», Mais vous ne l’avez pas ajouté.

Comme je l’ai dit, comme vous êtes contre toute loi, vous voyez la «multiplication des lois» comme une menace, par principe. Y a-t-il une loi autre que constitutionnelle qui vous soit acceptable?

3) «Qui veut tuer son chien l’accuse d’avoir la rage» : Vous n’êtes pas d’accord avec le choix du corpus de lois. Vous ne pouvez les changer parce que vous n’arrivez pas à convaincre une majorité de gens pour vous suivre. Alors ceux qui y sont parvenus (à convaincre une majorité) sont selon vous des «apparatchiks» «imbéciles» faisant preuve «d’arbitraire». Mais que je sache, la «petite clique» dont vous parlez, ça s’appelle le législateur, qui représente le résultats de milliers de personnes élues par des millions de citoyens sur des décennies.

4) Changement de base argumentaire : dans votre billet, la référence à l’URSS traite de «l'espoir de maintenir le régime en place» tandis que dans votre réponse, vous bifurquez vers le «pouvoir décider ce qui est de l'information légitime et ce qui n'en est pas». Vous passez ainsi de la dictature à la simple cencuse.

5) Les insultes : je me demande si vous vous en rendez compte tant vous en faites usage. Je me souviens vous avoir déjà écrit que ça devait être épuisant d’être toujours aussi en colère. Vous pourriez argumenter, présenter un mémoire aux commissions comme celle dont on parle ici (l’avez-vous fait?). Pourquoi insulter et pousser ainsi vos lecteurs à l’insulte?

Mathieu NV

Je vais dire cela de manière claire. Autant les technocrates, les lobbyistes et autres groupes de pression ont une emprise beaucoup plus grande que la logique du simple législateur. Et encore, beaucoup de législateurs ont au début de bonnes intentions, mais un certain nombre finissent par se déchanter du système.

Et encore, autant les centrales syndicales, certains membres du Québec Inc. et d'autres groupes très bien organisés ont un pouvoir immense que peu de gens peuvent imaginer. Ce sont des états dans l'état.

En passant, quelqu'un ici a déjà lu Animal Farm de George Orwell?

Pierre-Yves

@Resistant:

Merci pour ces intéréssantes précisions mais je souhaitais seulement souligner comment le "faux-ami" relevé par MM indusait la confusion entre l'esprit et la lettre de la loi, dont Bertrand abuse pour déguiser son sophisme. Comme quoi, la corruption de la langue entraine celle de la pensée, et il y' d'ailleurs toute une école de pseudo-ihntellectuels au Québec qui font métier de l'exploiter.

Sébas

"Pourquoi insulter et pousser ainsi vos lecteurs à l’insulte?"

Parce que trop c'est trop !

Comment pouvez-vous prétendre, sans rire, que c'est "le peuple" qui décide de toutes ces lois corporatiste$, de tous ces règlement$ débiles qui se multiplient plus vite que le nombre d'avocats ?

Le SEUL référendum -non-constitutionnel- au Québec concernait la prohibition et les Québécois ont dit NON -à la prohibition- à plus de 77%.

Osez soumettre votre projet anti-démocratique et corporatiste au "peuple", et on s'en reparlera, après !

Je vous aussi ferai remarqué que c'est le Québec qui -per capita- détient le record du monde pour le nombre "d'hommes de lois" (avocats + notaires)

Il faut ben que ça vive ces tites bibittes-là, hein?

p.s.
et 33% des politiciens sont aussi des membres du barreau ou de la chambre des notaires. Pas de conflit d'intérêts ici; ben non. Je crois qu'il faut augmenter ce nombre à 100% et que tous les politiciens soient obligatoirement formés à faire des projets de lois. Quoi? Ça prend des "experts" pour répondre aux demande de tous les lobbys corporatistes et égoïstes du Québec, non?. Ça va être efficace en tout cas.

p.p.s
DANS LE MONDE ENTIER, je crois bien que c'est au Québec où l'on retrouve LE PLUS DE LOIS/RÈGLEMENTS ! A un moment donné, ça SUFFIT !!! Et en plus, dans la cas discuté en rubrique, c'est vraiment une loi qui va "fusionner" les journalistes avec l'état. Vous ne voyez pas de problèmes? En quelle langue faut-il le dire pour que vous compreniez? En langue d'avocats? Je n'ai PAS de temps à perdre!

Pasquinel

Mais pour qui vous prenez-vous, Bertrand?

Qui êtes-vous pour décider que le fruit de mon travail, mon salaire, doit financer tel journaliste plutôt que tel autre?

Qui êtes-vous pour décider quelle information est bonne pour moi?

Et ne venez pas répondre que ce n'est pas vous qui allez décider, que c'est le législateur, élu, représentatif... BULLSHIT. Vous défendez l'idée d'une loi de contrôle de la presse. Vous défendez l'idée de m'enlever la liberté de lire et d'écrire ce que je veux. Hormis la diffamation et l'appel à la violence, et encore, les sanctions ne doivent être qu'a posteriori, le discours doit être libre. LIBRE. Savez-vous pourquoi, Bertrand?

Sans liberté de parole, il n'y a plus de remparts contre le mensonge et l'endoctrinement des despotes. Sans liberté de parole, la réalité n'a plus d'importance, le discours officiel la remplace. Toutes les dictatures l'ont compris et toutes ont en communs d'avoir contrôlé la presse. Elles ont toutes invoqué pour ce faire le bien commun, comme vous le faites, Bertrand.

Malgré tout votre bla-bla-bla plein de bons sentiments et de prétention, vous n'êtes qu'un idiot utile, Bertrand. Vous êtes de ces briques avec lesquelles on fabrique les dictatures.

l'engagé

Dans son mémoire intitulé « Les acteurs sociaux, le pouvoir et la concentration de la presse», France Lajoie rappelle que « les salles de rédaction ne sont pas systématiquement autonomes et que les choix éditoriaux peuvent refléter les intérêts privés du propriétaire ». Elle se sert pour cela d'un article de Daniel Chomsky « The mechanism of management control at the "New York Times" », lequel démontre la vulnérabilité des rédactions : « when exemples of publisher intervention become know they are view as dramatic departures from the norm. But the internal record demonstrates that de publisher's influence at the "Times" has been systematic, persistant and decisive .»


Dans son billet, Martin Masse écorche passablement les journalistes : «nos pauvres amis sont désemparés», «faites-en des quasi-bureaucrates subventionnés, contrôlés et protégés par l'État», « une gang de moutons et de parasites membres de la nomenklatura », « ces imbéciles sont complètement déconnectés de la réalité ».

Mais l'auteur est-il véritablement critique ici? Il me semble qu'il pourrait montrer l'autre côté de la médaille et choisir d'expliquer ce qui est complexe, plutôt que de facilement manier l'insulte. Pourquoi n'explique-t-il pas combien l'oligopole médiatique actuel est néfaste et que plutôt que réglementer, depuis 1967, on a surtout «laisser-faire». Le Comité Davey en 1970, la Commission Kent, en 1980, la Commission parlementaire sur la concentration des médias, en 2001 et enfin le Comité-conseil sur la qualité et la diversité de l'information, en 2002, ont tous pointé les dangers que représentait d'abord de plus en plus de concentration puis de plus en plus de convergence, et pourtant, les gouvernements ont plutôt préconisé l'avenue de laisser le marché aller, de dérèglementer et d'autoriser des transactions que les commissions auraient plutôt suggérées d'empêcher.

Conclusion? Les médias appartiennent à deux géants qui vendent en fait des lecteurs à des annonceurs, on se moque bien d'offrir de l'information de qualité. Malgré cela, le Conseil de presse jouait le rôle de « chien garde »
et sa composition mixte (6 journalistes, 6 représentants des entreprises et 7 représentants du public) pouvait quand même jouer au «tribunal d'honneur» et permettre une certaine critique. Or, Quebecor s'est retirée du Conseil, ce qui témoigne d'un refus de rendre des comptes ou d'améliorer ses pratiques de la part de cette entreprise.

Je comprends la perspective pro-marché qui stipule que si les gens ne sont pas contents, ils n'ont qu'à ne plus consommer les produits Quebecor, mais avec 40% du marché médiatique, c'est justement possible d'influencer le public. On ne s'inquièterait pas chez QL de la «propagande étatiste» si celle-ci ne marchait pas, non?

Le marché a échoué; il n'est pas capable d'offrir des informations variées et de qualité et ce constat me semble vrai à gauche comme à droite. Pourtant, Ql n'écorche que deux acteurs : les journalistes et l'État. Je me surprends qu'il ne s'en prenne pas aussi aux propriétaires des médias.

Bastiat79

@ l'engagé

"Je comprends la perspective pro-marché qui stipule que si les gens ne sont pas contents, ils n'ont qu'à ne plus consommer les produits Quebecor, mais avec 40% du marché médiatique, c'est justement possible d'influencer le public. On ne s'inquièterait pas chez QL de la «propagande étatiste» si celle-ci ne marchait pas, non?

Le marché a échoué; il n'est pas capable d'offrir des informations variées et de qualité et ce constat me semble vrai à gauche comme à droite. Pourtant, Ql n'écorche que deux acteurs : les journalistes et l'État. Je me surprends qu'il ne s'en prenne pas aussi aux propriétaires des médias. "

Si 40% des gens préfèrent les produits Quebecor parce que la concentration et la convergence permet des économies qu'ils jugent avantageux pour eux, en quoi est-ce un échec du marché? Ce sont des adultes consentants. Personne ne vous empêche de démarrer un journal à 1000 exemplaires avec l'information de la "qualité" qui vous convient.

Bastiat79

@ l'engagé

Le problème avec la propagande étatiste ce n'est pas qu'elle "marche" ou pas. C'est qu'elle est le produit des taxes donc de la violence. Mais bon, je n'ai jamais eu l'impression que vous arriviez à saisir la différence.

Lupin

"« when exemples of publisher intervention become know they are view as dramatic departures from the norm. But the internal record demonstrates that de publisher's influence at the "Times" has been systematic, persistant and decisive .»"

Dommage que Chomsky soit incapable d'écrire en anglais... ou peut-être que c'est simplement l'enragé qui est incapable de transcrire un texte?

SylvainF

"Le marché a échoué; il n'est pas capable d'offrir des informations variées et de qualité et ce constat me semble vrai à gauche comme à droite."

Ce commentaire a été placé dans un blogue lié au Québécois Libre, publication indépendante qui offre de l'information de qualité qui diverge beaucoup du "mainstream". N'est-ce pas un exemple plutôt éloquent que le marché n'a pas échoué? Ironique, non?

Bertrand

@ Pasquinel

Vous dites : «Sans liberté de parole, il n'y a plus de remparts contre le mensonge et l'endoctrinement des despotes»

Bien d’accord! Et j’en suis un farouche défenseur, de cette liberté. Ce que vous n’avez pas compris, c’est que Mme Payette (l’auteure du rapport critiqué par Martin Masse) en est également une farouche défenseure. Et certaines des mesures qu’elle propose en sont teintées. La professionnalisation de la profession de journaliste vise justement à donner plus de moyens à ceux qui en feront un métier, à les rendre plus indépendants des influences. Jamais il n’est question dans le rapport de censurer les journalistes-citoyens ou la liberté d’expression.

Voilà pourquoi, dans mon premier commentaire, j’ai mis le lien direct vers le rapport, afin que les gens puissent parler en connaissance de cause.

Vous m’aurez appris une chose : je savais que j’étais idiot, vous m’apprenez que je peux être utile! Merci!

l'engagé

À Sylvain F

Observez l'organigramme de Power puis celui de Quebecor, faites ensuite l'examen du tirage et de la distribution : Gesca est partout, Quebecor domine en terme de lectorat. La puissance de ces deux empires en terme de construction d'opinion me semble démesurée. Si QL s'inquiète à propos de la SRC, l'oligopole dont je parle est tout aussi inquiétant.

Gesca, filiale de Power Corp. se maintiendrait en vie grâce au support du reste du conglomérat. Mais Power Corp. est puissante en partie à cause des diverses stratégie dont Desmarais s'est servi, lesquelles ont impliqué le concours du gouvernement québécois. Péladeau, lui, a bénéficié de la CDPQ pour avaler vidéotron.

Je comprends très bien qu'à la base, la position libertarienne soit contre les interventions du gouvernement, mais doit-on rester bras croisés devant de tels monstres médiatiques?

L'influence de QL est marginale, mais même là, on y pratique la censure à l'occasion, mais c'est secondaire : que je puisse participer au débat ici-même n'est pas un gage que la variété et la qualité de l'information, dans un contexte de communication de masse, soient suffisantes pour que les médias jouent leurs rôles, celui de chiens de garde ou de contre-pouvoir.

On doit pouvoir faire des enquêtes, des analyses, des recherches et des comparaisons éclairées pour que l'information permettent aux citoyens de justement mieux exercer leur jugement.

Les libertariens insistent sur la responsabilité, mais sans une information de qualité, il est difficile de prendre des décisions responsables et éclairées.

Remarquez que je n'ai pas pris position, vous défendez que l'existence même de QL est garante d'une certaine réussite du marché, mais admettez que QL c'est de l'opinion, pas des primeurs. Il ne faut pas confondre liberté d'expression et droit à l'information.

Et je ne crois pas être «étatiste ou staliniste» en parlant de droit à l'information. La transparence est essentielle pour faire advenir un marché véritablement équilibré tout comme pour faire fonctionner une démocratie.

Or, quand « Power Corporation [dépose] une requête en Cour supérieure pour demander l’interdiction de la communication des états-financiers de Gesca, sa filiale propriétaire de La Presse », ça ne me dit rien qui vaille.
source : http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2010/08/20100817-173841.html

Toute libertarienne qu'elle soit, une critique de la situation des médias qui fait l'impasse sur le comportement de deux grands propriétaires des médias n'est pas complète.

Pasquinel

@Bertrand

Vous affirmez que vous êtes un défenseur de la liberté d'opinion! BULLSHIT. On pourrait croire que la formule « L'ignorance, c'est la force » a été écrite spécialement pour vous.

Ce que vous proposez, c'est une formule Rand pour les médias. Comme avec les syndicats, on sera « libre » d'adhérer ou non, mais on sera obligé de payer. Belle liberté!

Comment peut-on croire que « La professionnalisation de la profession de journaliste vise justement à donner plus de moyens à ceux qui en feront un métier, à les rendre plus indépendants des influences »?

Comment peut-on croire que de se livrer à l'État rend plus indépendant des influences? Un journaliste peut actuellement changer d'employeur, mais avec la connerie que vous proposez, il aura l'OBLIGATION d'être approuvé par l'état. Belle indépendance!

Quant aux détails du rapport que vous brandissez comme un évangile, ils ne servent qu'à la masturbation intellectuelle des amants du contrôle comme vous. Je n'en ai rien à faire du détail de la recette proposé par Madame Payette, c'est le plat qui me répugne.

--

Enfin, avant de donner de prétentieuses leçons de démocratie et de rhétorique, allez donc lire un peu sur la construction de la dictature soviétique, peut-être apprendrez-vous le sens que l'on donne à l'expression « idiot utile ».

Pierre-Yves

@Sylvain F;

"Ce commentaire a été placé dans un blogue lié au Québécois Libre, publication indépendante qui offre de l'information de qualité qui diverge beaucoup du "mainstream". N'est-ce pas un exemple plutôt éloquent que le marché n'a pas échoué? Ironique, non?"

Et si les mauvaises journalistes (mais véritables technocrates) comme Dominique Payette en sont réduite a tenter de faire jouer leur "piston" institutionnel pour rentabiliser leur médiocrité, n'est-ce pas également un signe que le marché ne fonctionne pas si mal?

Liberté

Vos journalistes canadiens qui demandent la protection de l'Etat demandent à peu près ce qui existe en France, pour le plus grand malheur des lecteurs. La carte de presse + les subventions pour porter à bout de bras des titres qui ne se vendent plus (par exemple L'Humanité, organe du parti communiste français, qui n'existe encore que par le soutien de l'Etat, et des groupes Bouygues et Lagardère).

Il existe pourtant des moyens moins nocifs pour l'Etat de soutenir la presse: au lieu de subventionner les titres existants, plutôt subventionner les nouveaux qui veulent se lancer ; ou, mieux encore, si l'on tient à aider, subventionner les lecteurs. Divisez le montant des subventions par le nombre d'adultes intéressés en France, et donnez-leur un "chèque-presse". Ils choisiront les titres dont ils veulent vraiment.

L'idéal étant, bien sûr, de ne subventionner personne: laissez l'argent dans la poche des citoyens, ils sont les mieux à-même d'en décider l'emploi! Et vous économiserez tout les frais administratifs du circuit de redistribution.

http://journal-libertas.blogspot.com/2010/10/liberte-de-la-presse-en-france.html

Gilles Guénette

@ l'engagé

«...une critique de la situation des médias qui fait l'impasse sur le comportement de deux grands propriétaires des médias n'est pas complète.»

Nous avons déjà traité de la chose un peu plus en profondeur, je vous suggère ces deux articles:

«La concentration de la presse vs la clique journalistique» – 17 février 2001
http://www.quebecoislibre.org/010217-2.htm

«Bisbille chez les apparatchiks censeurs du Conseil de presse» - 30 mai 2009
http://www.leblogueduql.org/2009/05/bisbille-chez-les-apparatchiks-censeurs-du-conseil-de-presse.html

Lupin

"Je comprends très bien qu'à la base, la position libertarienne soit contre les interventions du gouvernement, mais doit-on rester bras croisés devant de tels monstres médiatiques?"

Oui, c'est en effet une stratégie parfaitement valable. Je n'ai pas écouté la télévision depuis au moins 8 ans, mis à part certaines séries que je télécharge. Je suis pourtant très bien informé:

1- Météo:Pas besoin des grands médias.

2- Faits divers : Ais-je vraiment besoin de savoir tous les détails de la vie des artistes ou bien d'autres faits sans intérêts? Et si cela m'intéresse vraiment, une simple recherche et j'ai des millions de choix.

3- Les grandes causes: Pourquoi attendre que les grands médias me donnent de l'information alors que je suis moi-même capable d'aller la chercher ailleur? Wikileaks?

Il n'existe pas une seule chose que les médias de l'âge des cavernes du Québec peuvent me donner qui aurait une qualité égale ou supérieure à ce que je peux me procurer par moi-même.

Le présent projet de loi ne procurera aucun avantage sinon un transfert d'argent forcé des contribuables vers les organismes de l'âge des cavernes. En quoi cela changera le fait qu'il n'existe que 2 organismes de ce type au Québec? Ce que je vois, c'est que cela leur permettra simplement de parasiter les gens encore plus que maintenant.

Le fait que les journalistes et les organes médiatiques aient besoin de quetter de l'argent est une démonstration éloquante de la puissance du marché: les gens n'aiment pas ce qu'on leur sert, ils ne paient plus et se tournent vers d'autres sources. Que les journalistes pro perdent leur emplois est une bonne chose.

Sébas

@ l'engagé:

Vous n'aimez pas les Wallmart ou les McDo de ce monde et vous voulez que la terre entière suivre votre "voie"?

Et tout comme les libertariens ou tous les gens de droite ou de gauche(qui n'attaquent que les monopoles/oligopoles privés, mais passons), vous réalisez que rien n'est plus néfaste que les monopoles/oligopoles?

Sans demander une autre patente étatique -qui siphonnera l'argent des pauvres travailleurs/petits entrepreneurs (la base de notre économie!)- ou sans demander un autre corset corporatiste étatique (1), voici des choix qui s'offre à vous;

1/
Partir votre propre commerce équitable (ou partir votre propre média sur internet ou ailleurs?)

2/
Conscientiser ou sensibiliser vos camarades... aux dangers de la "malbouffe" (alimentaire ou intellectuelle)

3/
Demander que l'état cesse de favoriser les monopoles(ou grosses cies) par leurs subventions et leurs millions de lois/règlements débiles, car vous réalisez maintenant, grâce à vos lectures ici, que cela affecte beaucoup plus les "petits" et les nouveaux venus que ceux qui sont déjà établi.

4/
Demander que l'état mette fin au monopole de l'émission de la monnaie (Pierre-Yves: chutte!), car cela est LA CAUSE # 1 de la formation de grosses cies.


(1)
Les ordres étatiques fascistes ne devraient pas exister et un jour ils vont disparaitre ! Parole de libertarien. ;-)

p.s.
@ Tous les Bertrand de ce monde: pitié, sortez de nos vies et surtout ne touchez pas à la liberté de presse ! Depuis qu'internet existe, la liberté de presse AUGMENTE.

Sébas

p.s.

Demander l'abolition du CRTC et autres patentes étatiques qui entravent le venue de nouveaux joueurs !

Hihi!

Avec la technologie disponible, je crois bien que les coûts pour ouvrir un petit journal ou revue ou même radio (1), ne sont pas très élevés. C'est la conformité à la règlementation en place, qui coûte le plus cher. J'ai déjà voulu ouvrir une radio ou un journal... mais plus maintenant. En tout cas, les adorateurs de LA Loi(avec un L majuscule), me donnent le goût de vomir.

(1)
Il y a cette histoire d'un jeune de 13 ans (?) en banlieue d'Ottawa, qui, avec quelques centaines de $ seulement, s'est ouvert une "rédio" qui pouvait diffuser dans toute la région (de la même ville), mais l'état n'était pas content-content, il n'avait pas les "bons" permis, donc était illégal: fin de l'histoire.

"Votre état est un "enfer légal", et je suis CERTAIN que nous sommes des centaines et des centaines (au Canada en tout cas), à vouloir ouvrir des médias "traditionnels", mais qui, devant les obstacles, décident de ne RIEN faire. Le libertarianisme n'est pas en progression pour rien !

Tym Machine

Coudonc est-ce que la commission jeunesse du PLQ est uniquement peuplée et dominée par la mentalité gau-gauche de l'état providence?

http://www.commission-jeunesse.com/2011/01/parce-que-le-journalisme-est-indispensable-a-la-democratie/

Mathieu NV

Parce que les non-modélistes sont allés vers d'autres cieux!

Bobjack

Sa ne m'étonnerais pas que dans quelques année ça devienne plus explicite. On aura droit a ce genre de discours :

"Le journalisme est trop important pour l'avenir de la démocratie pour être laissé entre les mains du privé"

MétéoMédiaFaitDur

@Lupin,

"1- Météo:Pas besoin des grands médias."

De toutes façons, si vous allez sur MétéoMédia à la télévision, vous aurez 5 secondes de prévisions météo et 15 minutes d'annonces plates, insipides et pas rapport.

Mêmes pas capables de garder dans le bas de l'écran une bande information contenant l'heure, la température et les prévisions sommaires.

NON !!! Il faut qu'ils passent leurs annonces plates à la grandeur de l'écran. Ce qui fait qu'au moment que les annonces et chroniques plates passent, je n'ai aucune raison de regarder météomédia.

S'ils gardaient la bande d'information, ils auraient 90% de l'écran pour passer leurs annonces plates. Alors j'aurais une bonne raison de regarder météomédia à ce moment là, je pourrais voir il est quelle heure, c'est quoi la température dehors et s'il fera beau aujourd'hui et alors, par la même occasion, je pourrais voir leur annonce plate et si le produit m'intérèsse et bien j'en tiendrai compte.

MétéoMédia est une station d'annonces, pas de météo, il n'y a plus aucune raison de regarder cette station à la télévision. Alors je boycotte la station télévisuelle de Météomédia et je boycotte même leur site web car le site est infesté de spam et d'annonces envahissantes de toutes sortes.

Je ne sais pas c'est qui l'épais, le moron profond, le suprême stupide qui dirige météomédia mais ils ont réussi à s'enterrer de publicité au point tel que sel les "fous de la pubs" consomment météomédia, car il n'y a que de la publicité insipide et rien d'autres.

La raison même de météomédia, fournir les prévisions météorologiques, est rendue caduque.

Je n'ai qu'à aller sur google et je peux tout de suite voir toutes les prévisions météorologiques en détails sans devoir me farcir une quantité industrielle de publicité.

B. Vallée

En somme, pour être « repêché » par les partis politiques (ils en rêvent tous !), les journalistes dits « sérieux » devront obligatoirement passer par le « club-école » de l'ordre professionnel des journalistes...

Pierre-Yves

Et allez hop, l'opération «lavage de cerveau» a commencé:

http://www.cyberpresse.ca/arts/medias/201101/29/01-4365037-statut-de-journaliste-professionnel-un-sceau-de-qualite.php

Martin Masse

@ Pierre-Yves,

En fin de compte, nous nous sommes énervés pour rien, ce n'est pas du tout un projet étatiste. C'est la Payette qui le dit dans cet article:

Question: (...) les responsables de Quebecor ont refusé de vous rencontrer dans le cadre de vos travaux. Croyez-vous sincèrement qu'ils adhéreront aux mesures que vous proposez?

Réponse de Dominique Payette: Je crois qu'ils verront les avantages. Mais pour en être certains, nous suggérons de refaire le point trois ans après l'adoption d'un statut professionnel. Si les entreprises qui n'ont pas adhéré contreviennent aux règles déontologiques, alors il faudrait adopter une loi pour les obliger à s'y conformer. Cela dit, en aucun cas nous ne proposons que l'État s'immisce dans la profession et la pratique journalistiques. C'est aux journalistes, par l'entremise de la FPJQ, par exemple, que reviendra la tâche d'établir les critères qui définiront le statut de journaliste professionnel ainsi que la responsabilité d'accorder une carte de presse.


C'est écrit noir sur blanc: EN AUCUN CAS nous ne proposons que l'État s'immisce dans la profession et la pratique journalistiques. Ouf!, je suis rassuré. J'avais dû mal comprendre quand j'ai écrit le billet ci-haut. En fait, elle propose simplement un modèle de régulation spontanée du marché journalistique par les participants eux-mêmes. C'est du néolibéralisme soft. Bertrand et l'engagé ne seront pas contents quand ils vont lire ça.

Sébas

@ Pierre-Yves & MM:

Vraiment INCROYABLE !

***

A lire:


"Déficit de méritocratie"

De: Jérôme Lussier
L'auteur est journaliste et juriste.
28 janvier 2011

EXTRAIT:

"Pressions politiques pour «placer son monde» à des postes stratégiques? Emplois distribués selon l'affiliation syndicale? Permis de garderies donnés aux amis du parti? Contrats octroyés sans appels d'offres, même à des champions locaux? Cloisonnement excessif des métiers et tyrannie des actes réservés? Conventions collectives qui font primer l'ancienneté sur la performance ou le bon sens? Aucune de ces pratiques ne correspond à la prescription limpide et radicale de 1789: sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

C'est le seul principe qui devrait s'appliquer. Et les conséquences de son effritement sont aussi graves qu'insidieuses: dévalorisation de l'éducation, du talent et de l'effort, désengagement progressif et résignation passive - surtout des jeunes et de tous ces gens sans plogues. Faut-il voir l'indifférence relative des Québécois face à l'éducation comme un indice qu'eux aussi croient que les «pistons» priment sur le reste? Ce serait de très mauvais augure.

Le déficit méritocratique est un cancer qui se propage lentement, et une société peut être malade longtemps avant la révolution."


Texte complet ici:

http://www.cyberpresse.ca/opinions/201101/27/01-4364380-deficit-de-meritocratie.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B9_place-publique_1242600_accueil_POS1


p.s.
Il faut que plus de monde dénonce ce projet de loi débile !

SylvainF

@ l'engagé

"Remarquez que je n'ai pas pris position, vous défendez que l'existence même de QL est garante d'une certaine réussite du marché, mais admettez que QL c'est de l'opinion, pas des primeurs. Il ne faut pas confondre liberté d'expression et droit à l'information."

Bien qu'il y aille de l'opinion dans le QL (je parle du site, pas du blogue), il y a aussi des articles de fond. Ce n'est pas du travail de recherche journalistique sur le terrain mais les articles économiques sont basés sur du solide, pas simplement de l'opinion. Ils permettent aux lecteurs de considérer d'autres points de vue que ceux des médias traditionnels. N'est-ce pas utile pour "prendre des décisions responsables et éclairées" comme vous le mentionnez?

Je trouve contradictoire l'idée que pour enrayer les problèmes causés par un supposé "oligopole" des médias, il doive y avoir l'intervention d'un monopole, l'État. Si les monopoles et oligopoles sont mauvais, débarrassons-nous du plus dangereux en premier.

Comme vous l'avez mentionné, ces deux entreprises ont profité de l'État pour acquérir cette position. C'est cette pratique qu'il faut enrayer, non pas en ajoutant des lois mais en désarmant l'État. Ensuite, si elles tiennent le coup et possède encore 40% du marché, tant mieux pour eux!

B. Vallée

Pour reprendre une expression inventée par l'écrivain français Philippe Muray, l'inconscient de madame Payette est travaillé par « l'envie du pénal »...

l'engagé

@ Sylvain F

Tout comme je trouve contradictoire que toute dérive observée dans l'économie de marché soit mise sur le dos de l'État. C'est précisément au moment où les gouvernements les plus puissants en Occidents cherchaient à diminuer la taille de l'État, au nom des mêmes postulats qui sont ceux que diffusent actuellement QL, que l'État canadien restait immobile malgré un mouvement de concentration évident et auquel s'opposait non pas une mais deux commissions.

Il est vrai qu'un texte théorique, l'extrait de Mises qui accompagne l'édition actuelle de janvier, n'est pas de l'opinion. Pour le reste, l'éditorial de Martin Masse, la rubrique «libre expression», les contributions prises dans d'autres publications, le QL en rappel (un autre éditorial), et enfin les 8 textes d'opinion me permettent d'affirmer que malheureusement, les seules contributions d'auteurs vivants, à l'édition actuelle du QL, sont exclusivement de l'opinion... Et je n'écris pas ça pour discréditer QL, mais pour émettre un bémol à la prétention selon laquelle on peut se passer du journalisme d'enquête.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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