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19 février 2011

Commentaires

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Pierre Desrochers

Malgré ses limites, j'ai toujours été un fan de la Nolan Chart "classique" (http://en.wikipedia.org/wiki/World%27s_Smallest_Political_Quiz).

Il me semble cependant difficile d'en trouver une version française à peu près correcte(je n'aime pas cette version http://fr.wikipedia.org/wiki/Diagramme_de_Nolan même si elle a l'avantage de distinguer populisme et libertarianime pour les Josée Legault et Marie-France Bazzo de ce monde.)

Enfin, si quelqu'un connaît une meilleure façon d'amener nos intellectuels à penser en deux dimensions plutôt qu'une, j'aimerais bien la connaître...

Pierre-Yves

@Pierre Desrochers:

"Enfin, si quelqu'un connaît une meilleure façon d'amener nos intellectuels à penser en deux dimensions plutôt qu'une, j'aimerais bien la connaître..."

Sont déjà pas foutus de penser dans une seule dimension sans se fourrer la tête dans le ..., fait que je ne suis pas trop optimiste. D'ailleurs il faudrait généraliser le diagramme de Nolan à N dimensions, mais là nos sectateurs de la gôhe-drouette vont carrément péter les plombs.

Estec

En plus que choisir comme sujet le conservatisme risque de mêler encore plus l'auteur. Les conservateurs des années 50 ne sont pas les mêmes que ceux d'aujourd'hui, sauf pour ce qui est de la mentalité de garder leurs droits acquis et privilèges. Aussi, un conservateur américain est à l'opposé sur plusieurs points d'un conservateur français. Sans doute que les réformateurs de l'époque ont cédé la place aux contre-révolutionnaires, remplaçant le traditionalisme religieux par le socialisme et nationalisme, afin que l'on continue d'être bien docile et tricoté serré. Ce n'est pu le passé que défendent nos conservateurs socialo-démocrates, mais le présent, avec les mêmes méthodes que jadis. De toute façon, tout mouvement de rénovation passe par l'État pour reprendre le visage de la tradition, afin d'aboutir à un système et autre forme de pouvoir.

Mais bon, il y a quand même un côté réactionnaire une fois qu'un "conservateur" perd son masque: Mépris de la liberté et peur de l'homme incapable d'en user correctement.

Pierre-Yves

@Estec:

"En plus que choisir comme sujet le conservatisme risque de mêler encore plus l'auteur"

Et les lecteurs, c'est tout a fait intentionnel d'ailleurs. Bien que des chroniqueurs comme Tasha Kheireddin au Canada aient tenté d'atténuer l'opprobe associé au mot "conservateur", le mot fait encore peur. Excellente façon de stigmatiser les Libertariens sans en avoir l'air.

Le Champ Libre

Au début, ils vous ignorent.
Ensuite, ils se moquent de vous.
Puis, ils vous combattent.
Enfin, vous gagnez.

(C'est de Gandhi je crois)

On en est au point 2.

B. Vallée

à Pierre-Yves

Comme vous le soulignez très justement, les partisans de la coercition étatiste et du soi-disant « consensus » entourant le modèle « québécois » ont tout intérêt à maintenir la confusion la plus totale autour des idées dites « libertariennes », en les associant au « conservatisme », voire même à « l'extrême-droite ».

Chaque fois que je me suis amusé à qualifier Québec-Solidaire de parti « néo-stalinien », il s'est trouvé une belle âme pour crier au meurtre en m'accusant de tout confondre et de pratiquer des amalgames odieux... C'est pour moi une façon de rendre aux emmerdeurs de QS la monnaie de leur pièce.

Comme l'écrivait très justement Pierre Lemieux, le qualificatif « néo-libéral » est devenu une sorte de terme passe-partout dont les adversaires de la liberté se servent pour discréditer la liberté. Quand Jean Charest, Stephen Harper, G.W. Bush et même Sarkozy sont tous considérés comme des « néo-libéraux », on se dit que la liberté ne vaut pas cher aux yeux des socialistes...

Mathieu NV

Fort probablement que l'entière partie de ma vie sera consacrée à essayer d'aller au-delà des stéréotypes et les clichés du faux-sens qu'est le concept supposé du néo-libéralisme qui est un terme épouvantail qui signifie n'importe quoi allant des Keynésiens que des adeptes de l'École Autrichienne.

Et encore, je dois dire une chose, le conservatisme en Europe est très différent de celui en Amérique du Nord, tout comme le libéralisme, qui signifie dans le courant Nord-Américain un courant batardique, avec le courant libéral en Grande-Bretagne qui est un hybride des deux.

Sur ce, autant dire que les socialistes sont ceux qui sont opposés aux libertariens. Vous savez à qui la Route vers la servitude est dédiée?

Resitant

@Martin Masse,

Vous êtes un peu trop compatissant à leur égard. Oui c'est vrai qu'ils sont stupides et ignorants. Mais je ne commetterai pas l'erreur de sous-estimer mes ennemis en les prenant pour des stupides.

Lorsqu'ils parlent tout croche de nous, ce doit sûrement être une tactique pour brouiller les cartes et semer la confusion chez le lecteur moyen pour l'éloigner le plus possible du libertarianisme et pour retarder le plus longtemps possible l'assimilation de la doctrine libertarienne.

Ne les sous-estimons pas. Ce sont des cons dans les domaines de l'économie et de la liberté mais ce sont des experts en manipulation et en déception.

Pierre-Yves

@Resistant:

"Mais je ne commetterai pas l'erreur de sous-estimer mes ennemis en les prenant pour des stupides."

Ce serait une grave erreur en effet. Lorsque je me suis installé au Canada il y'a 30 ans, au coeur de la crise constitutionnelle, j'avoue avoir été désorienté par le jeu alors confus des forces socio-politiques antagonistes qui s'exprimaient: droits provinciaux, querelles linguistiques, stratégies fédérales, montée en puissance des divers groupes de pression et d'intérêt spéciaux dopés par "la Charte" et les ahurissantes concoctions législatives péquistes, etc., et puis j'était ignare en matière de politique et d'économie, d'ailleurs ça ne m'intéréssait pas vraiment et se résumait à Friedman versus Keynes.

Un peu comme la grenouille sur le gaz, c'était difficile au jour le jour de discerner comment les libertés individuelles étaient peu à peu grignotées par ce cadre idéologique de plus en plus étouffant, cette fiscalité de plus en plus vorace, et la marée bureaucratique montante qui s'employait à étendre sans cesse son inquisition - avec la collaboration intéressée des diverses associations corporatistes vouées "à a la protection du public", c'est à dire en clair la protection de leur propre intérêts (on en a un exemple dans le fil de discussion sur la SOCAN avec l'intervention de cette Mme Chaly, qui elle est certainement payée pour écrit ce qu'elle écrit, ce qui n'est le cas de personne d'autre ici j'imagine).

Mais lorsqu'on se retourne en arrière pour contempler le chemin parcouru pendant ces trois décennies, il me semble évident que notre espace de liberté s'est dangereusement rétréci. Beaucoup ne le réalisent pas encore, ou ne veulent pas le réaliser parce qu'ils bénéficient d'un petit trou dans le fromage.

Mais de plus en plus nombreux sont ceux qui le voient et ce n'est pas un hasard si les idées libertariennes montent en puissance chez nous (beaucoup plus qu'en Europe par exemple). En moins d'un demi-siècle nous somme passés d'une société ou la liberté individuelle allait de soi, à un état-nounou ou la violence collectiviste, la langue de bois idéologique, et les raisonnement tordus à la Père-Ubu sont condidérés comme légitime pour couper le têtes qui dépasse - jusqu'à la Cour Suprême! - et bien entendu sous l'excuse de "vouloir notre bien" (et de nous le prendre s'il le faut).

Tous les jours la société Canadienne et Québcoise "rogne" un peu sur les droits de la personne, mais c'est juste "un peu" alors on devrait sans doute penser que ce n'est pas grave. Sauf que, imaginez un autre 30 ans de ce processus, et vous obtenez quelque chose ou je ne suis pas sûr de souhaiter voir vivre mes petits-enfants.

Jonathan

Carl Bergeron, mentionné dans l'article de Jean-François Nadeau, qui avait écrit une brillante analyse du film Polytechnique dans le Québécois libre, avait écrit un texte qui permet de comprendre le leitmotiv de Jean-François Nadeau lorsqu'il parle de la droite.

http://cbergeron.wordpress.com/2009/09/05/editorial-du-samedi-au-chevet-du-regime/

En voici quelques extraits:

"Jean-François Nadeau, qui a une formation d’historien, prend visiblement beaucoup de plaisir à plonger dans ce passé marquant. Qu’il soit aujourd’hui lui-même journaliste au Devoir ne disqualifie pas la pertinence de son sujet. Non, le problème est ailleurs, et il n’est pas sans comique : Nadeau, il n’est besoin que de le lire, est convaincu que la résistance anti-obscurantiste est toujours vivante, et que son travail, en un certain sens, n’est pas sans rappeler le rôle que jouèrent jadis les Filion, Laurendeau et Perrault."

"Nadeau, comme la très grande majorité de ses collègues journalistes, que ce soit au Devoir ou dans les autres »grands centres médiatiques », est ennuyeux en ce qu’il perçoit le Québec d’aujourd’hui à l’aune du grille d’interprétation révolue. Le ressassement historiographique, les innombrables documentaires sur la Révolution tranquille, les hagiographies des « résistants » progressistes, les multiples thèses, mémoires, colloques sur les « artistes de la modernité » que l’on voit débouler à chaque rentrée, n’indiquent pas le souci louable qu’une société saine aurait de son passé, mais l’hystérie commémorative d’un régime politique qui a une conscience aigue de ce que son pouvoir doit à la mythologie modernitaire de l’émancipation."

l'engagé

Difficile de plaindre QL et les libertariens d'être victimes d'un amalgame pernicieux : derrière le désir noble et l'idéal de se distinguer de l'interventionnisme d'État qu'il soit de gauche ou de droite, QL frappe et attaque généralement la gauche. Par exemple, l'introduction même du billet est vicieuse « Le nationalisme et le socialisme ont tellement dominé tous les courants d'idée au Québec depuis cinquante ans que tout ce qui ne s'y rattache pas est considéré par notre establishment intellectuel comme un mets exotique en provenance de Papouasie-Nouvelle-Guinée .» Par cette formulation, tous les plus mauvais coups du Parti Libéral sont donc réunis sous la bannière «socialiste», il suffira donc à ce parti de se dissocier du «socialisme» pour redorer son blason, mais on sait pertinemment que la cause du marasme actuel que génère ce parti n'est certainement pas son orientation socialiste, mais bien le patronage. Et ce patronage est une culture, il ne saurait être complètement expliqué par la théorie des choix publics. Les acteurs ont également une responsabilité. Malheureusement, en tapant toujours sur le même clou d'un «état trop gros», QL néglige de faire le procès des acteurs et indirectement protège la droite.

Plusieurs scandales actuels et aberrations sont produits de la droite, une droite qui privilégie les petits copains et les grands projets plutôt que l'entreprenariat, mais les acteurs de cette collusion sont rarement dénoncés, on préfère plutôt mettre la faute sur le syndicalisme, l'étatisme, le collectivisme. Certaines initiatives de gauche peuvent parfois porter de bons fruits, mais si elles sont cannibalisées par des groupes d'intérêt, je pense par exemple à ces particuliers qui ont mis la main sur nos ressources hydrocarbures au mépris de la transparence et avec l'aide d'amis haut placés dans l'État, elles sont inévitablement perverties.

Je pense donc que QL dénonce systématiquement la gauche et ferme trop souvent les yeux sur les problèmes de la droite. Par exemple, on accorde ici beaucoup d'espace à Bernier et ce faisant, on permet au Parti conservateur de montrer qu'il existe encore en son sein de bonnes veines libertariennes. Si on critique Harper, on le fera en soulignant qu'il est différent du Harper que l'on connaissait, on nourrit malgré tout l'espoir d'un retournement en cas de conservateurs majoritaires. C'est donc les intérêts pétroliers qui sont ici défendus, lesquels pèsent de tout leur poids sur le gouvernement et le font travailler à leur avantage, au détriment du reste de la société (par exemple pourquoi une baisse d'impôt des entreprises au fédéral alors que l'État continue d'afficher un déficit, l'ensemble des contribuable devra donc financer ces baisses, n'est-ce pas une intervention partisane?). Malgré sa position libertarienne, QL défend donc indirectement ce genre de politique.

La même chose est vraie de l'IEDM ou de Power Corporation : l'IEDM sert de think tank pour Power, laquelle possède de l'assurance et des fonds d'investissement. Même si on attaque ici les journalistes de GESCA (filiale de Power), on fait contribuer à QL des chercheurs de l'IEDM (qui produit des textes libertariens à l'occasion), lequel aide les grands acteurs industriels et financiers à opérer avec l'aide des amis de l'état «la privatisation des profits et la socialisation des pertes».

QL est critique du gouvernement actuel, certes, mais les liens entre Charest et Desmarais (Power) sont connus, et les liens entre l'IEDM et Desmarais sont encore plus évidents. Il faut être vraiment naïf pour croire qu'une privatisation de certains secteurs dans lesquels l'État opère ne permettra pas à ces derniers d’être occupés par Power à travers un copinage malsain, à moins d'un investissement particulièrement vigilant de la société civile à travers la privatisation. Mais «société civile» voilà encore un mot auquel QL doit être allergique.

Que cela soit voulu ou non, QL semble vraiment servir un discours de droite et la cause des conservateurs, malgré sa prétention à construire un discours différent. QL contribue à solidifier la droite, que l'on s'étonne pas alors que l'on amalgame les libertariens et les conservateurs... Les premiers seraient-ils les «idiots utiles» des seconds?

l'engagé

À titre d'exemple, je n'ai pas trouvé de condamnation des violences et des arrestations arbitraires dans le cadre du G-20. Pourtant, des partisans notoires de QL écrivent que «lorsqu'on se retourne en arrière pour contempler le chemin parcouru pendant ces trois décennies, il me semble évident que notre espace de liberté s'est dangereusement rétréci.»

Accorder de la visibilité à un Bernier qui est encore un fier conservateur et ne pas dénoncer la violence directe et l'abus de pouvoir que semble avoir cautionné le même parti, lors d'une messe étatique par ailleurs, n'est-ce pas faire preuve d'hypocrisie? Un Mev ou des inspectrices dans les garderies me dérangent un peu moins que des arrestations illégale et la suspension du droit de manifester.

Tym Machine

La Presse, c'est le journal d'Elvis Gratton en personne avec des clowns comme Jean Chrétien qui pensaient que le Nord du Canada était peuplé d'eskimos et non d'inuits.

L'effort intellectuel de certains journaleux dans cette feuille de chou épaisse est parfois dur à obtenir même lorsqu'ils y mettent toutes leurs neurones à la tâche alors laissons un "break" à ces gens qui ont fait carrière dans le raccourci intellectuel bon marché. À cet égard si La Presse a son André Pratte et son Alain Dubuc, notons qu'à TVA, ce n'est guère plus reluisant avec les Laroque-Lapierre de ce monde.

Pierre-Yves

@l'engagé

"QL contribue à solidifier la droite, que l'on s'étonne pas alors que l'on amalgame les libertariens et les conservateurs... Les premiers seraient-ils les «idiots utiles» des seconds?"

La question n'est pas sant intérêt, mais votre propos là-dessus est aussi décousu qu'à l'ordinaire. Qui a jamais glorifié ici les abus autoritariste du G20 à Toronto? Personne évidemment.

Mais il ne faut pas non plus faire d'une taupinière une montagne, et être dupe de cette partie de "bon-manifestant, mauvais-flic" mise en scène pour divertir la galerie et détourner l'attention des réels enjeux (genre "it's business as usual mais prétendons que nous servons à quelque-chose").

Et les idiots utiles, je les vois surtout parmi ces troupeaux bêlants de moutons de la gogôche, qui ne comprennent pas que c'est précisément l'érosion lente mais inexorable des droits de l'individu et de la liberté d'expression, au nom du "bien commun", qui a pavé le chemin sur lequel un Jean Charest et ses acolytes peuvent aujourd'hui jouer les Ben-Ali au petit pied en s'esclaffant dans la face du bon peuple, qui croit encore bien naivement pouvoir leur demander des comptes.

Comme d'habitude, vous parlez pour ne rien dire et ne faites soliloquer en ressassant les même clichés poussiéreux. J'imagine que dans l'autobus vous parlez tout seul aussi.

l'engagé

«Qui a jamais glorifié ici les abus autoritaristes du G20 à Toronto? Personne évidemment.»

Et qui les a condamnés? Pas un billet ne s'écrit sans un que quelques commentaires, voire même l'auteur, ne glissent que nous vivrons bientôt dans une dictature, que le Québec ou le Canada, c'est le Goulag, mais pas un mot lorsque les emprisonnements illégaux surviennent. Pourtant on se fait un plaisir de rappeler aux participants gauchistes que leur recherche d'équité pue l'oppression et que sous le masque du bien commun se cachent des petits tyrans. Ils sont beaux les défenseurs de la liberté.


Charest et ses acolytes sont de très bons amis de ceux qui financent et administrent l'IEDM, est-ce du soliloque que de s'intéresser au curieux silence de QL sur proximité malsaine? Le blâme de l'érosion des liberté est jeté rapidement sur la gauche pendant qu'on ne s'offusque pas du véritable vol qu'opère l'étatisme de droite? «Business as usual» que cette critique de la gauche, c'est l'arbre qui cache la forêt.

Pendant ce temps, qui condamne les grands projets désastreux? Sont-ce des libertariens qui viennent de produire un documentaire critique d'Hydro-Québec? Non. Il s'agit plus de gens qui auraient été à l'aise dans une manif contre le G-20...

Kevin

"Et qui les a condamnés?"

Martin et Gilles on une vie, il paraît. Ils ne peuvent donc pas écrire des billets sur tout ce qui se passe. Le sujet est assez insignifiant, vous semblez croire que c'était une "commande d'en haut", un plan orchestré par les conservateurs.. faut pas virer parano!

"Le blâme de l'érosion des liberté est jeté rapidement sur la gauche pendant qu'on ne s'offusque pas du véritable vol qu'opère l'étatisme de droite?"

Et d'après vous, quel mouvement est en force au Québec?

Pierre-Yves

@l'engagé:

"Et qui les a condamnés?"

Ah ben oui tiens, qui donc? Qu'est-ce-que vous condamnez vous, cette semaine? La répression en Lybie ou le choix de couleurs du nouveau métro de la STM? Condamnons, condamnons, il en restera toujours quelque-chose...

David Gendron

La droite étatiste aime bien alimenter la confusion en se servant des libertariens de la même façon que la gauche étatiste aime bien alimenter la confusion en se servant des anarchistes.

Resitant

@l'enragé,

On attaque la gauche car c'est elle qui menace le plus nos libertés en ce moment. Le jour où ce sera la droite au pouvoir et qui est menaçante alors c'est elle que nous pointrons du doigt.

En ce moment, nous sommes imposés et taxés à mort et c'est la gauche qui nous fait subir cela alors c'est la gauche qu'on pointe du doigt.

Désolé pour vous si vous vous sentez visé par notre pointage de doigt.

David Gendron

"Je pense donc que QL dénonce systématiquement la gauche et ferme trop souvent les yeux sur les problèmes de la droite. "

Non, je ne suis pas d'accord avec l'engagé ici. Il y a eu plusieurs dénonciations de la droite étatiste ici même, dont ce présent billet.

Bien sûr, j'ai l'impression que le QL dénonce un peu plus fortement la gauche, mais ce n'est pas grave, car dans mon blogue, je fais la même chose et je dénonce un peu plus la droite. Alors, je n'ai pas trop de critiques à leur adresser sur ce point.

Resitant

"Et qui les a condamnés?"

Bien que je soit libertarien, je trouve pas mal stupide les manifestants qui sont allé baver la police, souffler des ballounes de savon dans leur face, leur faire des fuck-you etc.

Ce ne sont pas ces policiers là qui prennent les décisions et la plupart des manifestants étaient des gauchistes anti-capitalistes qui veulent nous faire vivre d'amour et d'eau fraîche et ils sont prêts à casser des vitres pour ça.

Ce doit absolument être stressant d'être un policier parmi 10 policiers quand 1000 personnes vous foncent dessus avec toutes sortes de projectiles.

Bien que je déteste l'état-policier, bien que je condamne leurs gestes d'arrêter arbitrairement le monde dans un parc, de fouiller leurs sacs à dos et de les détenir pendant de nombreuses heures massivement, il fallait s'éloigner du G20, c'est tout.

Il ne fallait pas se promener dans un point chaud. Quand des forces se font la guerre comme ça, il y a des bavures et ce n'est plus le temps de philosopher.

Je suis resté chez moi à Montréal lors du G20, je ne suis pas allé niaiser les policiers.

Je sait comment fonctionne un groupe tactique d'intervention et une escouade anti-émeute et quand j'apprends qu'une événement important se prépare dans un certain endroit J'ÉVITE cet endroit à tout prix.

Bon nombre de personnes maltraitées et traitées injustement par les policiers n'avaient pas d'affaires là de toutes façons.

Je ne pousserai pas l'idéologie libertarienne jusqu'à réclamer le droit de souffler des ballounes de savon à 5 pieds de la face d'un policier. Il me semble que c'est débile et qu'il y a des problèmes beaucoup plus urgents à traiter comme la fiscalité abusive et la guerre contre la drogue, etc.

Steven

@L'engagé

Vous vous demandez pourquoi le QL dénonce plus généralement la gauche que la droite au Québec? C'est simple, la gauche a énormément plus de pouvoir que la droite. On est dans le top 5 des provinces/États les plus à gauche en Amérique du Nord. Allez dans le site de Mises.org, vous verrez plus d'articles attaquant la droite parce que celle-ci a plus d'influence aux É-U qu'ici. Martin Masse met des articles en lien dans ce billet où il explique ce qu'est la droite et la dénonce. Si un jour la droite devient plus forte au Québec, on parlera plus contre celle-ci.

Sébas

@ L'engagé

J'ai écrit ceci au mois de janvier:

"Non seulement vous ne contredisez pas mes arguments, vous me donnez d'autres angles pour démontrer que vous ne comprenez pas comment fonctionne le libre marché... qui n'est pas une théorie, mais l'interaction LIBRE de milliers d'individus et d'entreprises... ce qui n'existe pratiquement pas dans notre monde. La liberté ce n'est pas une théorie. Et la liberté devrait exister aussi dans tous les domaines, ce qui n'est pas le cas actuellement, car les étatistes/socialistes au pouvoir [au Qc en tout cas], chérissent que CERTAINES libertés/protections (morales/sexuelles surtout et contre certains abus violents de l'état)."

http://www.leblogueduql.org/2011/01/ressourceshalieutiques.html?cid=6a00d8341cb44a53ef0148c78a80d0970c#comment-6a00d8341cb44a53ef0148c78a80d0970c

Je crois bien que la poutre... l'immense poutre dans votre oeil est un 2 x 4.
;-)

Comment voulez-vous qu'on prenne au sérieux vos "tites" critiques superficielles (elles ressemblent plus à des "condamnations par associations" ou à des "condamnations pour mauvaises fréquentations"), alors que vous ne remettez que rarement en question le fonctionnement de l'état québécois actuel ?


l'engagé

À susciter 7 réactions pour une remarque, je vois que mes soliloques génèrent plus d'intérêt qu'on voudrait bien me le faire croire.

Je rappellerais à mes détracteurs que l'objet du billet est une revue critique d'un livre sur le conservatisme. L'auteur du billet, Masse, pourfend (pas tant que ça il est plutôt gentil) l'auteur du livre en reprochant à ce dernier son manque de clarté et ses amalgames.

Comme je l'ai écrit ailleurs sur QL, c'est difficile de véritablement comprendre ce qui distingue QL en tant qu'idéologie libertarienne spécifique: QL a fait sa niche dans l'éditorial et non dans l'analyse ou l'enquête, mais le choix de ses sujets ne reflète pas l'actualité, mais un parti pris pro-droite ou pro libéral. Ce parti pris permet à QL de s'exprimer avec une verve colorée qui trouve son envol bien plus souvent par le dénigrement de la gauche ou de l'État que dans la diffusions d'initiatives individuelle remarquable.

Le résultat c'est que discours méprisant de la droite étatiste envers la gauche ressemble au discours de QL, mais QL n'occupe pas les champs qui lui permettraient justement de se tailler une niche aussi originale que l'idéologie libertarienne dont elle prétend faire la promotion.

Des décisions lourdes d'impact au niveau fédéral (les F-35, les autres investissements militaires, le manque criant de transparence, le durcissement de la «loi et l'ordre» en dépit d'une situation qui le rend accessoire et surtout le répression lors du G-20) mériteraient une critique sévère, car ce sont de véritables précédents qui se rapprochent de la dérive autoritaire.

Comme QL crie au loup pour la moindre menace issue de l'Assemblée nationale, on s'attendrait à un hurlement pour les questions de principe véritablement importantes. Le silence radio est alors pour moi tout aussi révélateur que des prises de positions plus assumées.

Je n'ai pas défendu l'auteur du livre (que je n'ai pas lu, je le répète) j'ai simplement chercher à expliquer pourquoi, d'après moi, QL peine à se distinguer de la soupe conservatrice ambiante.

Quant au copinage avec l'IEDM, il est difficile de prendre au sérieux les prétentions libertariennes de QL ou de l'IEDM quand on sait à quel point certains des contributeurs de l'IEDM font justement parti du type de corporations qui bénéficient de la structure étatique actuelle, au détriment des petits entrepreneurs et des travailleurs.

Bobjack

"les F-35, les autres investissements militaires, le manque criant de transparence, le durcissement de la «loi et l'ordre» en dépit d'une situation qui le rend accessoire et surtout le répression lors du G-20"

J'ai lu je ne sais combien de texte qui dénonçait cela sur QL. Parfois basé sur des évènements passés qui y ressemblent, ou par exemple le sophisme des dépenses militaires comme stimulus.

Le QL ne sort pas des textes sur tout les évènement d'actualité par manque de collaborateur, mais il n'en demeure pas moins que ce site contient des centaines de texte auquel on ne fait que changer la date pour être d'actualité.

Malgré la mauvaise foi et le parti pris anti-Harper plus que pour les autres partis dans les médias en général, personne au monde ne critique plus les conservateurs que ce site ou l'IDEM et ironiquement certains réussissent à faire un lien entre les deux et à dire que le QL est complaisant, non mais ...

Martin D.

@ l'engagé

Si vous voulez vous rassasier de textes libertarien qui sont en accord avec la gauche allez sur le site de http://www.lewrockwell.com/ . Il y a des nombreux articles journaliers qui démolissent la droite américaine, l’empire à l’étranger et l’état policier des USSA. Pas de blague vous allez aimer comme moi j’en suis sur et je suis libertarien à 100%.

Ça fait maintenant plusieurs années que je lits avec grand intérêt le QL et une infinité d'articles dénonçant la droite y ont été présentés. C’est peut être vrai que les articles dénonçant la gauche représentent une plus grande proportion mais le Québec est tellement gangrené par le collectivisme qu’il est parfaitement raisonnable de le dénoncer proportionnellement. Comme disait Bobjack c’est aussi vrai que le QL manque de collaborateurs. Malheureusement il semble que la francophonie ne regorge pas d’étoile intellectuelle comme aux US. Au prorata de la population par contre ce n'est peut être pas si mal.

Lupin

10 contre 1 que l'enragé est un PR "engagé" par un groupe pour simplement faire le troll.

l'engagé

Qu'est-ce qui vous étonne dans ma présence Lupin?

Dans ce cas-ci, j'ai suggéré quelques propositions pour une réflexion sur la tendance de QL à privilégier un conservatisme économique dans le choix des billets plutôt que de s'insurger sur les menaces qui pèsent sur les droits civiques. QL préfère par exemple publier un billet sur les services secrets américains qui gonflent plutôt que sur le budget de scrs qui enfle.

Effectivement, les rédacteurs du QL ont une vie, mais cette dérive autoritaire canadienne n'est pas le fruit des socialistes. Voilà pourquoi je prétends que les choix éditoriaux reflétaient un parti pris.

Peut-être que des contributeurs du QL vont me clouer le bec et me diriger vers une tonne de billets antérieurs à ma découverte du QL ou peut-être que certains vont se décider à pondre un billet sur ces fameuses dérives que l'on observe en matière de rétention d'information et du durcissement de la «loi et l'ordre» entrepris par les conservateurs. Quoi qu'il en soit, sans cette intervention, je n'aurais pas eu la réponse courtoise de Martin D. Maintenant, j'ai lu un texte très critique de Martin Masse envers Harper, mais c'était pour montrer que ce dernier pervertissait le fond libertarien qu'on lui avait connu, mais cette perversion était essentiellement de nature économique et Masse ne dénonçait pas (de mémoire) les accrocs aux libertés civiles.

En jouant sur les deux tableaux, QL sortirait définitivement de l'amalgame où il a été rangé à tort par Boily.

Voilà le point de vue de quelqu'un qui connait QL sans adhérer à son idéologie (sans la rejeter totalement non plus) et qui a justement lu la critique du livre dans Le Devoir en se demandant justement ce que QL allait en penser.

Pari tenu lupin!

Resistant

@l'engagé,

Il ne peut pas y avoir de droits civiques sans liberté économique.

Vous pouvez avoir tous les droits civiques que vous désirez, mais si vous n'avez pas la liberté de gagner votre vie sans entraves, au bout du compte vous n'aurez que très peu de ressources pour exercer vos droits civiques. Ceux-ci ne seront qu'un rêve.

Nous privilégions la liberté économique car elle a préséance sur toutes les autres libertés et parcequ'elle est la plus menacée par votre étatisme de gauche.

De plus, en matière de droits civiques, la gauche nous est complice de la guerre contre la drogue, de la réduction des libertés médicales et de l'abolition du droit à l'auto défense, sans parler de votre guerre contre la liberté d'expression etc.

Alors vous faites mauvaise figure tant au niveau de libertés économiques qu'au niveau des libertés civiques.

Mais l'espace économique a préséance sur tout, car c'est ça qui fait tourner le monde.

On se soucie d'abord de faire le plein d'une voiture avant de se soucier de sa couleur et de son aspect esthétique.

Des droits civiques sans liberté économique est comme une belle voiture super chromée et super bien décorée sans essence. C'est beau mais ça reste parqué dans le garage et ça ne va nulle part.

Voilà pourquoi on veut faire le plein de liberté économique avant de se soucier de l'esthétique civique.

LeRationnel

J'ai toujours eu l'impression que, plus tu passes de temps à l'intérieur des limites d'un campus universitaire, donc en ayant de moins en moins d'interactions à l'extérieur, plus élevée sont les chances de devenir tout simplement déconnecté du monde réel et de ne le voir qu'à travers les interprétations d'une majorité de collègues qui vivent dans le même monde parallèle du reste de la société.

B. Vallée

« Voilà pourquoi je prétends que les choix éditoriaux reflétaient un parti pris. »

Un « parti pris » ? Ben ça parle au diable. Vous me l'apprenez ! Et je présume que le QL est le seul blogue au monde à avoir un « parti pris »... D'ailleurs, je dois l'avouer bien humblement : moi aussi, j'ai un fort « parti pris » contre les emmerdeurs néo-communistes, ces pédants, ces poseurs, ces donneurs de leçon qui aiment tant jouer aux victimes de la « répression néo-libérale »... Il paraît que des étudiants prolongés se sont faits malmener au sommet du G-20 ? Je suis sans doute un bel écoeurant, mais n'est-ce pas un peu ce qu'ils souhaitaient ?

André Franc-Shi

Pour ceux que ça peut intéresser, je participe à un débat que je juge intéressant sur le forum de l'institue Ludwid von Mises. Au moins, eux, ils permettent les débats de profondeur ;) Je vous invite à y participer. Le débat est en anglais, mais pour ceux que ça peut gêner, je vous propose d'utiliser le traducteur de google...

http://mises.org/Community/forums/t/23045.aspx

Amicalement.
André Franc-Shi

André Franc-Shi

J'aurais apprécié un meilleur apport de votre part que ce qu'ont pu apporter "Steven76ca" et "Valject". Ici comme sur le forum de mises.org, vos arguments trouvent vite leur limites. Peut-être que si Martin Masse venait lui-même partager son argumentaire...?

Caligula

Je croyais que l'habeas corpus était un droit sacré pour les libertariens... À ce que je vois, c'est correct qu'il soit suspendu pour certains individus qui ne correspondent pas à la « norme sociale acceptable ». Intéressant.

Saviez-vous qu'à Toronto, des manifestants pacifiques ont été arrêtés en pleine nuit alors qu'ils dormaient dans un gymnase?

Saviez-vous que des jeunes femmes ont subit des fouilles à nu devant tout le monde?

saviez-vous que les jeunes ont été emprisonnés sans avoir droit à un avocat, à de l'eau et à de la nourriture pendant plus de 24h?

Saviez-vous que les toilettes mises à la disposition des arrêtés n'avaient pas de porte et qu'elles étaient placés de sorte que tout le monde pouvait voir?

Saviez-vous que la majorité a été libérée sans accusation? Pourquoi ont-ils été arrêtés?

Ce genre de chose se passe habituellement dans les pays comme la Lybie.

En ne protestant pas devant ces actes arbitraires, la population canadienne a montrée à ses politiciens qu'ils pouvaient enfreindre sans gêne nos libertés fondamentales.

Certains ici applaudissent de voir la police arrêter des citoyens en dehors des règles du droit... Bra-vo.

Martin

Caligula déchire sa chemise parce que c'est la police des méchants Anglais qu'il déteste.

Si c'était la SQ avec un bon Gouvernement péquiste, il ne dirait rien...

Le mec considère l'ultra-nationaliste Pierre Falardeau comme un libertarien LOL

Mathieu NV

Il y a beaucoup d'articles ici qui critiquent les étatistes de droite. Cherchez rapidement...

Mais encore, je vais vous poser une question. Je ne considère pas en premier lieu que l'épisode du G8 a été un bon exemple de respect des libertés civiles.

Cependant, est-il considéré acceptable qu'un groupe détruise une propriété privée et comment est-ce que ces groupes de manifestants considèrent la légitime défense en cas d'attaque? Si un groupe casse vos fenêtres chez vous ou votre voiture, seriez-vous contents? Et encore, j'ignore comment de ces groupes sont réellement des casseurs professionnels.

Et encore, avec la TSA c'est la même chose, sauf que cela se fait de manière quotidienne.

Caligula

Martin

Tu fabules. Non ça ne serait pas plus acceptable si c'était la SQ qui avait suspendu l'habeas corpus.

Par contre je remarque que pour toi c'est acceptable si ça vient du fédéral...


Mathieu

La majorité des jeunes arrêtés n'avaient commis aucun méfait. De plus, on a fabriqué de fausses preuves (des coktails molotovs avec des bouteilles de plastique - lol!).

Mathieu NV

@Caligula:

La police a évidemment fait un immense power trip. Cependant, il est clair que dans ces manifestations, il y existe toujours quelques casseurs qui sont des gens très organisés. En d'autres termes, il faut séparer le fait que certains individus dans cette bande n'ont pas grand chose de pacifique.

À chaque année (et je crois que cela s'en vient bientôt dans l'années) il y a toujours une manifestation contre la brutalité policière à Montréal. Or, cette année, cette manifestation va fort probablement encore tourner au vinaigre. Certaines personnes (qui sont curieusement souvent masquées) vont casser des vitres et il vont blâmer leurs actions sur j'ignore quel alibi.

Or, je m'excuse mais je me demande quelle serait la réaction de ces gens si des gens masqués arriveraient chez eux et casseraient leur fenêtres chez eux?

B. Vallée

à Caligoulu

« Je croyais que l'habeas corpus était un droit sacré pour les libertariens... À ce que je vois, c'est correct qu'il soit suspendu pour certains individus qui ne correspondent pas à la « norme sociale acceptable ». Intéressant. »

Ce que j'ai écrit à propos des emmerdeurs néo-communistes et autres frénétiques qui se sont faits ramasser au G-20 ne regarde que moi.

Ne tenez pas les autres individus intervenant sur ce blogue (les « libertariens ») responsables de mes propos. Je persiste et signe : les manifestations « altermondialistes » relèvent du cirque, du théâtre, et permettent à des trublions soi-disant « révoltés » (étudiants prolongés, « artistes » à deux sous et militants professionnels) de poser au « résistant » sans grand risque, puisque le Canada n'est pas la Lybie...

Mes dédains n'engagent que moi, en somme.

J'ai déjà entendu mille fois toute la liste des jérémiades sur les malheurs de la vertu « révolutionnaire » constatés au G-20. C'est barbant. Je suis sans doute mesquin, mais je réserve ma compassion pour ceux qui la méritent vraiment. Pas pour des étudiants prolongés, des « artistes » à deux sous et des manifestants professionnels. Il y a un moyen fort simple de ne pas se faire arrêter « arbitrairement » dans une manifestation où se mêleront TRÈS PROBABLEMENT les mêmes groupes de casseurs qu'on retrouve dans toutes les manifestations altermondialistes : éviter d'y participer.

Caligula

Mathieu

Le problème c'est que la police n'arrête pas les manifestants en fonction de leurs actes, mais en fonction de leur identité.

Par exemple on va laisser des syndicats des cols bleus défoncer les portes de l'hôtel de ville sans rien faire, parce qu'ils font parti du système, mais on va arrêter des jeunes « préventivement » parce que des jeunes, ça fait peur, c'est anarchiste et contestataire.

C'est un affront aux libertés sacrés du droit à la dissidence.


B. Vallée

Ton point est nul. Si on t'écoute, on va laisser carte blanche au pouvoir en place. Peu importe que tu n'aimes pas ton prochain, il a autant le droit que toi de manifester et d'exprimer sa dissidence. Qu'il fasse partie d'une classe différente de la tienne n'est pas une justification à l'atteinte de ses libertés.

l'engagé

« Peu importe que tu n'aimes pas ton prochain, il a autant le droit que toi de manifester et d'exprimer sa dissidence. Qu'il fasse partie d'une classe différente de la tienne n'est pas une justification à l'atteinte de ses libertés. »

Il me semble en effet que cette liberté est capitale et je trouve ironique que l'on attaque ici des interventions de l'État signalant que bientôt la Stasi sera dans nos foyers, mais que l'on ne s'inquiète pas lorsqu'elle est dans les rues, du moment qu'elle s'attaque à « des crottés ». S'il est vrai que des casseurs méritent, en vertu du code criminel, d'être traités en criminels, d'autre manifestants se sont fait arrêter à cause de leur opinion et parce qu'ils osaient l'exprimer. Or, les criminels de droit commun sont mieux traités d'ordinaire que les innocents que l'on a injustement emprisonnés.

Ql semble indifférent et compte tenu de la gravité de cette affaire, ce silence est perçu par certain comme un appui tacite. Voilà comment j'explique cette impression de «parti pris» conservateur.

Le commentaire de B Vallée, qui n'engage que lui, certes, n'est pas contredit par un concert de libertariens outrés.

Comme Caligula le dit : intéressant...

Kevin

"Ql semble indifférent et compte tenu de la gravité de cette affaire, ce silence est perçu par certain comme un appui tacite. Voilà comment j'explique cette impression de «parti pris» conservateur."

Hey chose, le QL c'est pas un organisme international des droits de l'homme, c'est un webzine créé par deux nobody qui habitaient hochelaga maisonneuve. Comme si il était possible d'écrire sur tous les sujets!!! J'imagine que Amnistie International n'a pas non plus condamné les actions du gouvernement, dans votre tête ils sont donc d'accord?

Sérieux...

l'engagé

Martin Masse n'est pas un nobody, mais un ancien travailleur du Parti Réformiste qui a même été candidat lors d'une élections, il a été contributeur à l'IEDM et conseiller politique de Maxime Bernier.

Puisque Martin Masse a traduit «Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste», il est bien au fait que les partisans de cette mondialisation, laquelle s'opère en partie politiquement à travers les réunions du G-7 ou du G-20, prétendent qu'elle est productrice de progrès humain.

Les interventions policières du G-20 et les abus qu'elles ont générés sont de graves atteintes à nos libertés et constituent un dangereux précédent. Si on crie au loup pour le MEV ou «les chiens dans les garderies», il faut avoir un minimum de cohérence, si notre cause est la liberté, pour dénoncer l'entrave la plus grave de cette dernière.

Je vous rappelle que ce billet porte sur un livre sur le conservatisme et que Martin Masse constate (mais ne s'étonne pas) des amalgames que l'on peut faire à propos des libertariens.

Je ne critique pas Martin Masse de ne pas avoir parlé de la répression et des abus lors du G-20, mais j'énonce simplement qu'il est difficile pour quelqu'un de curieux, mais pas nécessairement d'acquis aux idées libertariennes, de ne pas amalgamer ces dernières à l'idéologie conservatrice.

Les idées libertariennes n'ont rien à voir avec le conservatisme moral, mais elles se distingueraient plus aisément de l'idéologie conservatrice si elles intégraient plus souvent la défense des libertés civiles. En préférant, plutôt la défense des libertés économiques, sa ressemblance avec le conservatisme économique est d'autant plus grande. Le commentaire de B. Vallée donne au silence des autres intervenants un air partisan qu'il n'a peut-être pas.

La question n'est donc pas « d'écrire sur tous les sujets », mais de prendre position sur les enjeux importants pour que les lecteurs de QL la comprenne un point de vue libertarien sur cette dernière. En ne prenant pas position, certains lecteurs concluront donc que les arrestations du G-20 ne constituent pas un enjeu important.

C'est le droit le plus strict du QL et tant qu'il ne s'étonne pas des amalgames et des idées reçues sur sa doctrine, il n'y a effectivement pas de problème.

Quant à Amnistie Internationale ce passage résume certainement bien sa position : « The amount of money, reported to be in excess of $1 billion, that has been spent on security measures in Toronto over the past several days has been unprecedented. Yet on one hand extensive acts of vandalism and other violence were carried out and on the other hand thousands of individuals felt nervous and uneasy about exercising their right to engage in peaceful protest.

This cannot become the hallmark of how the G20 conducts its business. Instead, we call on G20 leaders to ensure that future Summits are carried out in ways that maximize rather than restrict rights associated with peaceful protest, particularly freedom of expression and assembly.

Lessons must be learned from these events. We call on the Canadian government and the government of the province of Ontario to cooperate in launching an independent review of the security measures that were put in place for the G8 and G20 Summits. The review should include opportunities for public input and the results should be released to the public»

Pierre-Yves

@l'engagé

Votre dernier "post" c'est du pur trollage: vous ressassez les mêmes crétineries sur le G-20 pour la nième fois (non, personne ici ne défend les arrestation arbitraires), vous vous livrez à des attaques ad-hominem et des insinuations hors contexte sur les rédacteurs de ce blogue, et vous nous faites du cut & paste d'articles en anglais. Ça n'a ni queue, ni tête. C'est quoi le but? D'occupper de l'espace mémoire chez l'hébergeur?

Marianne

Je suis toujours étonnée par cette fixation obsessionnelle sur le G20 qui réapparaît régulièrement dans certains commentaires, parfaitement hors de propos et inutiles, sur ce blogue.

Pour faire court, on s'en f... du G20. Le style des arrestations par les policiers n'est du goût de personne, c'est évident. On n'est pas là pour les défendre. Dailleurs, comme le décrit très bien B. Vallée, il y aurait long à dire aussi sur la personnalité, les motivations, le désir de provocation et de démonstration anti-capitaliste acharnée qui anime les manifestants venant systématiquement faire de la provocation à ces réunions.

Mais qu'est-ce que c'est que cette fixation sur ce truc ? Ces attaques ridicules sur les animateurs du QL quant au G20 ? L'engagé et autres, allez jaser sur les sites proches de vos obsessions. Chez Amnesty par exemple ou d'autres. Je ne comprends d'ailleurs pas cette obsession que vous avez du QL. Get a life.

Caligula

Je crois que l'engagé soulève des points pertinents.

En effet, sur un blogue où on défend becs et ongles la liberté, il est étonnant qu'on ne dénnonce pas une des plus grave atteintes aux libertés canadiennes depuis la crise d'octobre 70.

En plus, comme le dit l'engagé, le billet parle du rapprochement qu'on fait entre libertarianisme et conservatisme.

Peut-être que si les libertariens prenaient plus leurs distances avec Harper et son gouvernement liberticide, on associerait moins les libertariens aux conservateurs. Non?

Caligula

L'engagé pose des questions intéressantes, il n'insulte personne, a une argumentation solide et, contrairement à ce qu'on l'accuse, ne sombre pas dans l'attaque ad hominem....

Pourquoi vous vous contentez de le traiter de troll? Répondre à ses arguments par d'autres arguments est trop difficile?

Quand on a raison on trouve les mots pour le dire. Se foutre de ce qui s'est passé au G20 ce n'est pas démontrer de respect pour la liberté.

Quiconque a le souci de la liberté ne peut être que scandalisé quand l'habeas corpus est suspendu dans une démocratie libérale comme le Canada.

Caligula

Si je comprends bien certains comme Marianne, seuls les libertariens sont assez respectables pour avoir le droit de manifester librement... lol

Martin Masse

@ l'engagé,

"Puisque Martin Masse a traduit «Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste», il est bien au fait que les partisans de cette mondialisation, laquelle s'opère en partie politiquement à travers les réunions du G-7 ou du G-20, prétendent qu'elle est productrice de progrès humain.

Les interventions policières du G-20 et les abus qu'elles ont générés sont de graves atteintes à nos libertés et constituent un dangereux précédent. Si on crie au loup pour le MEV ou «les chiens dans les garderies», il faut avoir un minimum de cohérence, si notre cause est la liberté, pour dénoncer l'entrave la plus grave de cette dernière."

Vous seriez plus crédible en venant me dire quoi écrire sur mon blogue pour être cohérent s'il était plus évident que vous comprenez quelles sont les idées que nous défendons.

Les sommets du G8 et du G8 ne sont pas des instruments de la mondialisation capitaliste mais plutôt de la mondialisation étatiste. Des politiciens et bureaucrates qui se réunissent pour décider pour la planète entière comment intervenir dans l'économie, c'est exactement le contraire de ce que je défends, et depuis longtemps. Dès la fin des années 1990, quand le thème de la mondialisation est devenu à la mode, j'ai écrit, en me réjouissant de l'échec des négociations de l'OMC à Seattle:

"Le véritable libre-échange ne surviendra pas en mettant des politiciens et des bureaucrates du monde entier dans une grande salle pour qu'ils s'entendent sur des dossiers d'une telle complexité, alors que leur perspective reste celle, fausse et néfaste, du mercantilisme. Cela ne fait qu'encourager tout le monde à voir dans ces négociations une sorte de combat où il y a des perdants et des gagnants, alors que le commerce ne peut faire que des gagnants. Et cela donne un pouvoir indu à des manifestants barbares et à des groupes de pression qui ne représentent aucunement les intérêts de la population.

Il y a un moyen bien simple pour les gouvernements qui le veulent de promouvoir le libre-échange: éliminer complètement et unilatéralement toute forme de barrière au commerce. On n'a pas besoin d'une bureaucratie mondiale comme l'OMC pour faire cela."

http://www.quebecoislibre.org/DIR001299.htm

Le milliard de dollars dépensé pour ce sommet en particulier à Toronto est certainement l'une des pires conneries et des dépenses les plus inutiles d'un gouvernement qui les accumule depuis son élection et d'un premier ministre à la tête enflée qui s'imagine important parce qu'il fraye avec d'autres "world leaders". En tant que partisan d'un gros État dépensier, vous êtes toutefois mal placé pour me faire la leçon à cet égard.

Enfin, ce n'est pas parce que ces sommets et ces manifestations de crottés antimondialisation sont au coeur de la mythologie millénariste de gauche depuis une douzaine d'années que j'ai une obligation de m'y attarder dans un billet. Les abus policiers au cours de cette manifestation sont très loin d'être "l'entrave la plus grave" à la liberté comme vous le prétendez (ou les plus graves atteintes à la liberté depuis la crise d'octobre, comme le prétend Caligula - Ah ah ah!). Je n'approuve pas ces abus, mais il faut mettre les choses en perspective.

Le fait que les autorités traitent systématiquement, chaque jour, des millions de personnes comme du bétail sans aucun droit dans les aéroports, aux douanes, sur la route (barrages routiers et arrestations arbitraires), en tant que contribuables, etc., est mille fois plus grave à mon sens que le sort réservé à quelques manifestants qui considèrent leur arrestation comme une sorte de médaille obtenue sur le champ de bataille dans leur "combat" contre la mondialisation.

De plus, comme leur objectif ultime est non pas de défendre la liberté d'expression (simplement un prétexte) ni une quelconque autre forme de liberté, mais bien de nous enchaîner encore davantage à l'État et de réduire encore davantage notre liberté avec leur lubies anticapitaliste et antimondialisation, je n'ai strictement aucune sympathie pour eux. Quand ils manifesteront pour accroître ma liberté au lieu de la restreindre, je les défendrai.

La position d'Amnistie internationale est pathétique. Ils demandent aux politiciens de mettre en place de meilleures mesures de sécurité dans l'avenir pour permettre aux crottés de manifester dans l'ordre et de s'exprimer. Je souhaite qu'on mettre fin à ces sommets inutiles.

Si vous n'êtes pas d'accord avec mes priorités et mes choix de thèmes pour défendre la liberté, c'est votre problème, vous pouvez toujours créer votre propre blogue libertarien et me faire concurrence.

Caligula

Martin Masse

Tous les manifestants n'étaient pas les crottés que vous décrivez avec tant de mépris. Et même si c'était le cas, ils sont des citoyens comme vous et ont droit aux mêmes égards que vous de la part de l'État.

Je note de cet échange que pour certains libertariens la liberté est à deux vitesse : précieuse pour eux et leur semblables, pas importante pour les « crottés ».

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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