« Pourquoi hait-on la police? | Accueil | La cécité économique des dirigeants québécois »

18 juillet 2011

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Minarchiste

Bravo! Un texte magistral. Très près de ma propre opinion.

J'espère qu'il fera son chemin dans les médias plus "mainstream", même si c'est improbable.

Le Minarchiste

Bobjack

Hey merde, ce texte aurait pu être écrit par moi tellement c'est ce que je pense.

Un texte qui ne figurera jamais dans un journal au Québec.

Steven

Très bon texte Shawn. Ça rejoint ma façon de penser. Je me suis toujours dit que si le mouvement souverainiste proposait un Québec qui incorporait plus d'éléments libertariens que je "changerais mon fusil d'épaule". En ce moment, je crois que ça serait pire alors j'opte pour le très imparfait status quo.

Richer Francoeur

Vive le statu quo.
Délicieux ce texte, René Lévesques n'était pas souverainiste, mais plutot libertarien. Ce qui a brisé le charme qui le rendait crédible, c'est la soif du pouvoir qu'apportait l'alliance avec les marxistes léninistes harangués par Pierre Bourgault.Ces ML ont réalisés la bibite: l,État Québecois

Mathieu NV

En fait, Trudeau et Parizeau ont tout en commun, sauf le lieu de la capitale nationale!

De ma part, je déteste les nationalistes et ceux qui considérent que l'état est une extension de leur nationalisme peu importe la couleur de leur drapeau qu'il soit bleu, rouge, orange ou vert.

C'est pour cela qu'en fait beaucoup de gens qui ne sont pas socialistes ne veulent pas s'identifier au mouvement nationalisme Québécois qui a pris en otage le mouvement souverainiste. Et encore, j'ai un énorme respect pour un véritable mouvement d'indépendance sur des bases individuelles comme le Free State Project.

Anne-Marie Provost

Ça ne serait pas plutôt le loup libre et le chien gras?

Pierre-Yves

Excellent texte, dans lequel beaucoup se reconnaîtront.

Gilles Guénette

@ Anne-Marie

Effectivement: http://www.bacdefrancais.net/loup.php ;-)

B. Vallée

« Les souverainistes québécois sont ironiquement les premiers responsables de l'échec de leur idéal. Pourquoi me demanderez-vous? Leur étatisme dangereux vous répondrai-je. »

C'est on ne peut plus clair. Mais les souverainistes québécois ne l'admettront jamais. Pour eux, c'est toujours la faute des autres. J'ai déjà été péquiste. J'ai voté « Oui » aux deux référendums. Mais maintenant, je ne suis plus capable de voir la tête d'un politicard souverainiste... Ces types me déplaisent, oserais-je le jeu de mot ? souverainement. C'est l'éternel retour des mêmes discours pompiers, victimaires et chauvins.

David Gendron

"« Les souverainistes québécois sont ironiquement les premiers responsables de l'échec de leur idéal. Pourquoi me demanderez-vous? Leur étatisme dangereux vous répondrai-je. »"

En effet!

Jean-Claude Michaud

Bravo! Bravo!
m. Mac Farlane,

Vous avez mis le doigt sur un des deux bobos du PQ, le deuxième étant la non-clarté de l'option avec toujours des nouvelles formules creuses et une vision gauchiste du pays à bâtir. Oui, un pays de gauchistes attardés des années 60. Nous voulons être plus libre dans un pays Québec et non plus esclave des gouvernements! Le mouvement souverainiste se confond avec le mouvement syndicaliste et gauchiste. J'ai milité au PQ déjà et aurait aimé voir le parti devenir une véritable coaliation intégrant des adéquistes souverainistes, et des gens de différentes convictions unis autour uniquement d'un pays y faire.

Nous avons besoin d'un parti souverainiste plus près des préoccupations des libertariens et des gens de la droite économique.

Sabrer la bureaucratie et abolir des programmes sociaux, éliminer des subventions et des taxes, éliminer des lois inutiles et en faire seulement quand c'est nécessaire.

B. Vallée

à Richer Francoeur

« René Lévesques n'était pas souverainiste, mais plutot libertarien »

Cette affirmation me semble très discutable. Si René Lévesque a souvent été contesté par les éléments les plus radicaux du mouvement souverainiste, c'était moins pour ses politiques économiques (il était plutôt favorable à la social-démocratie) que pour sa volonté d'aller par « étapes », prudemment, vers la souverainté...

Patrick

Excellent text qui se rapproche énormément de ma façon de penser! Bravo

Christian

right on!!!!

lb

Vous touchez la certains points qui font que mon alarme gbs résonne occasionellement lorsque je cotoie certains types de souverainistes .Sans vraiment savoir pourquoi , un certain recule m'était recommandé automatiquement , vous apportez la une bride d'éclaircissement a mes interrogations.

bon texte

Estranger

Le mouvement "souverainiste" québécois est en réalité un mouvement républicain révolutionnaire, et n'a rien à voir avec le nationalisme canadien-français. Le républicanisme des "souverainistes" est évident par leur opposition à la famille royale, qui sont plus que tous autres francophiles, et par les manifestations ridicules contre la visite du prince en territoire québécois.

gaetan.perron

tellement vrai que ça donne le gout de déménager en Ontario
ce que je ferais dans 1 ans et demie

le Québec c'est fini pour moi

Marianne

En pratique, quels sont les avantages de vivre en Ontario plutôt qu'au Québec ? Quelle est l'incidence fiscale ? En quels autres domaines est-ce avantageux ?

Pierre-Yves

@Marianne:

"En pratique, quels sont les avantages de vivre en Ontario plutôt qu'au Québec ? Quelle est l'incidence fiscale ? En quels autres domaines est-ce avantageux ?"

Tout d'abord, noter que les politiques fiscales aberrantes du gouvernement Libéral McGuinty ont grandement rogné les avantages qu'il y'avait à vivre en Ontario. Ce n'est pas pour rien que cette province reçoit aujourd'hui des paiements de péréquation, alors qu'elle avait jusqu'à récemment toujours été un contributeur net à ce programme.

Pour payer les multiples idioties économiques dans lesquelles il a fourvoyé sa province, McGuinty a promulgué ou approuvé diverses hausses de tarifs (Hydro) et d'impôts (H.S.T.), mais surtout creusé un déficit inquiétant (plus de 20 milliards pour l'exercice 2009-2010, 14 milliards probablement pour l'exercice 2010-2011. Argent balancé par les fenêtres, soit pour accorder des augmentations de salaires bien supérieures à la moyenne aux syndicats qui soutiennent son gouvernement, soit pour "créer" des emplois de pousse-crayons, soit pour financer des initiatives "vertes" qui se sont révélées, comme prévu, des trous à fric et des catastrophes industrielles.

On peut donc dire que McGuinty a réduit à néant en deux mandats le résultat d'une décennie d'effort de redressement fiscal en Ontario. Ceci dit, le taux marginal d'imposition y reste tout de même moins élevé qu'au Québec (ex. 39% versus 45% au Québec dans ma tranche). Les infrastructures y sont en meilleur état. Le système de santé n'est pas vraiment mieux, mais pas pire. Et le système d'éducation offre plus de variété et est beaucoup moins politisé - malgré la présence de "bastions" gauchistes tels l'université Carleton par exemple.

Mais fondamentalement, le bon côté de vivre en Ontario c'est de ne plus avoir à supporter les âneries institutionnelles à répétition, le gauchisme débile (sauf peut-être dans certains quartiers de Toronto), le conformisme intellectuel (ou devrais-je dire, anti-intellectuel?), l'incivilité (en ville), et le sentiment de pétaudière permanente qui rendent la vie au Québec souvent étouffante.

Est-ce-dire que ces absurdités n'existent pas en Ontario (ou dans d'autres provinces)? Bien sûr que non: la bureaucratie ubuesque, le "cébinkorrek", le "ça-srapalon" et le "céçakiéça" sont des spécialités pan-canadiennes. Mais au moins, en Ontario tout le moins, il se trouve une proportion significative de la population et de l'establisment qui n'hésitent pas à exprimer leur désaccord avec cette acceptation résignée de la médiocrité (pourquoi par exemple n'y a t'il pas de grand quotidien de droite au Québec, comme le National Post?). Au Québec, si vous critiquez quoi que ce soit vous êtes immédiatement étiqueté "Traître à la race" et ça finit là: pas très constructif.

Personnellement, déménager en Ontario a été pour moi une bouffée d'air frais. Il faut dire que je connaissais déja bien cette province pour y avoir souvent travaillé.

Mathieu NV

Ça fait une dizaine d'années que j'habite en Ontario. Je suis cependant né en Ontario.

Honnêtement, je partage tous les points avec Pierre-Yves qui a véhiculé de manière excellente de façon textuelle ma pensée de meilleure façon que mes capacités écrites peuvent le faire pour désigner quelque chose d'aussi abstrait.

À vrai dire, ce que je déteste de Québec (sans toutefois généraliser à l'extrême) est la mentalité teintée de conformisme, de mentalité de troupeau et de petit village collectivisant malgré que le Québec n'a pas un million d'habitant ou n'est pas une île perdue. J'ai une grosse méfiance de voir qu'un dimanche soir, certaines émissions télévisées ont des cotes d'écoutes Staliniennes à quasiment chaque semaine où ça frise carrément le religieux et le quoi-penser particulièrement lorsqu'il n'existe plus 8 canaux de télévision. Je dois dire que j'ai parfois plus peur du Pape de la télévision que du Pape du Vatican. C'est un peu comme le syndrome Mme Paillé du dernier débat fédéral des chefs lors de l'élection de mai dernier.

Or, comme mentionné, en Ontario, je dois dire que depuis 2003, la situation est allé en mal et pis au niveau étatique, avec entre autres un espèce de gouvernement toxique qui semble acheter la paix avec certains groupes de pressions et cela avec un manque de rigueur énorme et un manque de transparence. Mais la bonne chose, c'est que les gens font beaucoup moins un culte de l'état-nation qu'au Québec, particulièrement au gouvernement provincial qui est très effacé politiquement. Les gens font habituellement leurs petites choses quotidiennes et je dois dire que comparé au Québec, il y a une plus grosse méfiance généralement envers les structures corporatisantes y compris auprès des jeunes. De ce que j'ai vu, le cadre grassroots particulièrement hors des milieux urbains est beaucoup plus développé qu'au Québec. Curieusement, au Québec, le cadre «grassroots» semble très souvent très artificiel.

Je l'admets moi aussi, comparé au Québec et cela mis à part quelques endroits dans les grandes villes, il y a moins de l'attitude dont Pierre-Yves décrit bien qui est celle d'un espèce de terrorisme intellectuel qui est soit nationaliste ou socio-constructiviste et qui frise parfois le religieux. Oui, il y existe de façon sensible du «politically correct» mais pas avec le côté aussi infantilisant à l'extrême qu'au Québec où ça frise parfois un côté lobotomique. Même si les différences sont cosmétiques sur plusieurs éléments, il y existe sur certains éléments non négligeables un plus gros sens de responsabilisation ailleurs en Amérique du Nord qu'au Québec.

Et encore, comme partout au Canada, le système de santé est extrêmement imparfait et le système d'éducation est moyen, avec des bonnes et de mauvaises expériences sauf qu'il y existe de bonnes universités tout comme des écoles secondaires qui réussissent bien bien qu'il existe des universités (Pierre-Yves les a nommés) qui sont vraiment des repaires d'idiots utiles. Sauf qu'honnêtement, je dois dire que par expérience personnelle, beaucoup de gens qui ne sont pas des individus de «souche» trouvent que le Québec n'a pas vraiment le paradis pour les immigrants en quête d'opportunités, malgré que le corporatisme partout présent n'aide pas beaucoup l'immigrant qualifié qui veut une vie meilleure pour lui et sa famille.

Je n'aime pas cela dire cela mais un immigrant qualifié et qui veut entreprendre n'a malheureusement peu d’intérêt à aller au Québec. Et je dis cela en tant que Canadien de souche.

Donc, en somme, c'est malheureux, mais malgré que je crois davantage à certains principes de base que je suis un gros pratiquant d'une religion quelconque, je crois que la religion et son côté hérétisant n'ont jamais quitté le Québec. Même que je crois que ce dogmatisme quasi-inquisitionnel fait que les mouvements «religieux» contemporains font que cela est pire aujourd'hui sous bien d'autres formes qu'il y a 100 ans.

Sur ce, le Territoire Québécois a beaucoup de richesses et j'ai absolument rien contre les individus qui vivent au Québec dont certains sont d'une richesse incroyable et d'un grand sens de l'opportunité pour vouloir une vie meilleure, mais parfois, je trouve honnêtement certains comportements franchement étranges (une sorte de groupthink) qui me font parfois penser à quelque chose tout droit sorti un roman de George Orwell.

En passant, oui l'aspect fiscal est un élément parmi les autres, mais c'est qu'un élément parmi d'autres.

Marianne

Merci Pierre-Yves et Matthieu NV pour vos réponses claires. Merci entre autres d'avoir souligné le poids du corporatisme au Québec.

B. Vallée

à Mathieu NV

« Je dois dire que j'ai parfois plus peur du Pape de la télévision que du Pape du Vatican. »

On ne saurait mieux dire. Le Pape du Vatican, pour reprendre votre expression, est nanti d'un pouvoir spirituel devenu largement symbolique en Occident, pouvoir spirituel d'ailleurs reconnu seulement par la catholiques pratiquants, autant dire une minorité dans le Québec de 2011. On n'a effectivement aucune raison d'avoir « peur » du Pape, qui n'a d'ailleurs pas la prétention de dire aux individus pour qui voter... Mais on ne peut pas en dire autant du Pape de la télévision, qui n'est sans doute pas étranger au succès de certains partis lors des élections...

Pierre-Yves

@B.Vallée:

"Mais on ne peut pas en dire autant du Pape de la télévision, qui n'est sans doute pas étranger au succès de certains partis lors des élections..."

Ce qui est terrifiant au Québec, c'est que quand un politicien tel Legault débarque avec des niaiseries du genre:

"Réduire le nombre d'immigrants, investir plus en culture et mieux utiliser les outils légaux pour protéger la langue française, incluant la clause dérogatoire. Voilà quelques-unes des propositions de la Coalition pour l'avenir du Québec (CAQ) en culture."

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201108/29/01-4429770-proteger-le-francais-et-investir-plus-en-culture-plaide-legault.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS1

Et bien il ne se trouve pas un seul "pape", ni à la télévision ou dans les média, ni personne d'ailleurs, pour lui dire en face qu'il prend vraiment les gens pour des imbéciles. Notez que ces soi-disant "propositions" sans substance ni bon sens (ex., comment tu vas "suspendre" l'immigration pour 1 an bonhomme? Tu vas ranger les candidats au freezer?) auraient pu être faites par l'ADQ il y'a quelques années... on ne peut vraiment pas dire que le niveau s'élève.

Note pour Marianne: coté corporatisme, l'Ontario n'est guère mieux que le Québec; la différence c'est que le gouvernement provincial est moins noyauté par les corporations; leur pouvoir est donc plus limité.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

Visitez le QL

Ma Photo

À propos du Blogue du QL

Faites une recherche



Groupe Facebook

La dette du Québec