« Les comportements sociaux des Québécois et l'emprise de l'Église entre 1945 et 1960 | Accueil | It's a Wonderful Life! (with capitalism) »

18 octobre 2012

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

christophe Bernard

me permettez-vous de former un groupe de libertarien et de manifester pour ces mesures, je pense que l'éducation doit changer aussi. Une manière d'enseigner pour tous sans tenir compte des différentes manières d'apprentissage qui permettent à certains de performer sous des conditions différentes de la majorité. Je crois profondément en ces valeurs.

Dmitri

À la base, l'éducation est subventionnée à cause des externalités positives, c'est-à-dire que le bénéfice social est supérieur au bénéfice privé. Par exemple, un étudiant aura un bénéfice privé d'avoir une éducation en ayant un meilleur salaire, mais la société en profitera aussi indirectement parce qu'il y est fort probable que cet étudiant ne devienne pas un voleur. Ainsi, puisque le coût social est supérieur, la logique économique nous indique que l'offre du marché ne sera pas suffisante et que l'éducation doit être subventionnée pour compenser la défaillance du marché. Toutefois, il est important de souligner que 1. Les externalités ne résultent pas toujours en défaillances du marché et que 2. Les bénéfices sociaux diffèrent d'un type champ d'étude à un autre.

1. Il faut distinguer entre une externalité à la marge pertinente et une externalité infra marginale. Une externalité à la marge va résulter en une défaillance du marché alors que l'externalité infra marginale ne résultera pas en défaillance du marché. Ainsi, si l'offre d'éducation contient seulement des externalités infra marginales, il n'y a aucune défaillance et il n'est pas justifiable pour l'État de subventionner l'éducation. Par exemple, qu'il y a des bénéfices sociaux à ce que tout le monde ait un éducation minimum équivalant à la sixième année, mais qu'il n'y en aient pas après cela et que naturellement les gens n'abandonnent jamais l'école avant la deuxième année du secondaire, alors il n'y a pas de défaillance du marché, parce que l'externalité est infra marginale.

2. S'il y a des externalités au point d'équilibre (ce qui reste à prouver), il faut subventionner les champs d'études en fonction de leurs externalités. Par exemple, un étudiant en micro biologie qui risque de découvrir plus tard un médicament aurait beaucoup d'externalité positive pour la société alors qu'un étudiant en science politique qui risque de devenir un manifestant et briser des vitres aura beaucoup d'externalité négative sur la société. Ainsi, l'État devrait subventionner les étudiants en micro biologie et augmenter artificiellement le coût pour les étudiants en politique pour en diminuer la demande.

Avant que l'État comment à subventionner, il faut d'abord identifier s'il y a une défaillance du marché, puis identifier quel champs d'études devrait être subventionnés et quels champs d'études devraient être 'taxés'. Avec le chaos social crée par les étudiants en science sociale au printemps dernier, il me semble logique que l'État devrait tout faire en sont pouvoir pour restreindre l'accès aux études aux sciences sociales.

Pierre-Guy Veer

La défaillance présente dans l'éducation, c'est qu'on encourage trop les études supérieures au détriment des études techniques, ou même du travail manuel.

Le marché reste encore le meilleur endroit pour décider quel type d'éducation (si l'éducation est nécessaire) est le meilleur

David Gendron

Bon, voilà un bon début (au sujet de la partie "demandes"), mais il faudrait aussi supprimer le gouvernement au complet.

David Gendron

Dmitri, j'ai rarement lu dans ce blogue un tel ramassis de conneries idéologiques comme votre dernier commentaire.

Kevin

"c'est-à-dire que le bénéfice social est supérieur au bénéfice privé"

Comme la plupart des décisions individuelles.... mon boss a démarré son entreprise, le bénéfice social est largement supérieur au bénéfice privé.................

Wow je suis brillant!

Dmitri

David Gendron,

faudrait être plus précis dans votre critique. Notez aussi que les exemples ne sont que des exemples pour illustrer ce que j'explique. Pour le reste, la théorie est juste.

Dmitri

Kevin,

c'est le rationnel utilisé par l'État pour subventionner l'éducation et les entreprises.

Pierre-Guy Veer

"mais il faudrait aussi supprimer le gouvernement au complet"

je suis pas anarchiste, alors j'hésite grandement sur ce point

Etienne Bernier

On peut faire dire tout et n'importe quoi aux "externalités". Je vous recommande de lire un peu sur la position autrichienne sur le sujet, que vous êtes libres de critiquer par la suite.

Kevin

Dmitri

"c'est le rationnel utilisé par l'État pour subventionner l'éducation et les entreprises."

Et c'est évidemment de la bullshit, rien de mieux qu'un sophisme.

Marie

Dites moi, d'où tenez-vous ce beau langage et cette capacité de discuter, d'analyser? Des cours absolument inutiles pour le marchés et qui seraient abolis si ce n'était que du financement individuel ou privé? L' "ingérance" du gouvernement c'est rendre accessible l'éducation au niveau financier, accessibilité, contenu et choix de cours... Première fois que j'entends ce discours au Québec! Je pensais que cette idéologie n'était présente qu'aux USA ou autre pays de droite. La réalité est que cela créera un plus grand écart tout en abolissant la possibilité de faire carrière dans un domaine moins lucratif. Un jeune homme américain m'a dit: "ici tu as un passe temps pour te rendre heureux et ton emploi pour rapporter l'argent. Tout doit être en fonction de rapporter de l'argent. Même le choix du sport sans risque (il me parle de patin à roue alignés) car tu ne peux pas te permettre de manquer de revenue". Il tentait de m'expliquer à quel point nous sommes chanceux au Québec d'avoir accès à des études sans trop s'endetter et un système de santé pour tous. Il m'expliquait à quel point il aurait aimé faire une autre carrière mais n'aurait pas pu payer ses études ni avoir des assurances pour payer les accouchements de sa future. Mais, oui vous avez surement raison. Retirer l'ingérance du gouvernement ferait en sorte que seul les métiers qui sont utiles et rentables pour rembourser les frais de scolarités seraient choisis. On se porterait beaucoup mieux!!

B. Vallée

« Je pensais que cette idéologie n'était présente qu'aux USA ou autre pays de droite. »

Comique. Surtout le vague « autre pays de droite ». On dirait que vous évoquez l'enfer !

« La réalité est que cela créera un plus grand écart tout en abolissant la possibilité de faire carrière dans un domaine moins lucratif. »

Un « écart » entre quoi et quoi, exactement ? Et qu'entendez-vous exactement par « possibilité de faire carrière dans un domaine moins lucratif » ? La majorité des diplômés en sciences humaines finissent par faire « carrière » dans un domaine qui n'a strictement rien à voir avec leurs études.

« Il tentait de m'expliquer à quel point nous sommes chanceux au Québec d'avoir accès à des études sans trop s'endetter et un système de santé pour tous. »

Hmm. Rien n'empêche votre mystérieux « jeune homme américain » de venir s'installer au Québec, s'il trouve ça tellement merveilleux...

« Retirer l'ingérance (sic) du gouvernement ferait en sorte que seul les métiers qui sont utiles et rentables pour rembourser les frais de scolarités seraient choisis. »

Ce ne serait peut-être pas si dramatique... Par ailleurs, qu'en savez-vous ? L'érudition, le savoir et la connaissance pure sont-ils vraiment impossibles en dehors de l'université-providence ? Et puis quelle « carrière » voulez-vous bien mener avec un diplôme de sciences humaines très fortement dévalué ? Militant professionnel ?

Marianne

Le commentaire de Marie semble droit sorti du livre de culte officiel des étudiants grévistes et de leurs professeurs. Phrases floues évoquant les vilains Etats-Unis, diabolisant la droite sans plus de précision, affirmant le droit indiscutable des étudiants à étudier aux frais du contribuable dans des domaines sans débouchés.

C'est de la bigoterie, comme autrefois quand les gens parlaient du Bon Dieu. Je trouve d'ailleurs toujours amusant que ceux qui n'ont pas de mots assez durs pour fustiger la bigoterie religieuse l'appliquent eux-mêmes à propos des nouvelles vaches sacrées que sont les "droits" (à la santé, à l'éducation), ou l'écologie, ou l'altermondialisme par exemple.

Pour en revenir au commentaire de Marie, en quoi est-ce mal de penser que l'utilisation des ressources d'un pays doit tenir compte d'une finalité économique ? Un étudiant désireux de se lancer dans des études pour sa culture peut économiser ou trouver un prêt personnel s'il est motivé. En général il trouve bien de quoi se payer un téléphone intelligent coûteux et d'autres gadgets.

Cette notion qu'un gouvernement doit dépenser sans compter et que la logique économique serait taboue est directement issue de l'endoctrinement subi par les élèves dès le jardin d'enfants depuis bientôt trois générations.

Au passage, je ne peux pas m'empêcher de rigoler à l'évocation de l"ami américain" en admiration devant la santé gratuite au Québec. Encore faudrait-il y avoir accès ! Sa blonde a peut-être payé cher pour accoucher aux E-U mais au moins aura-t-elle réussi à être suivie pendant sa grossesse.

L'expérience des pays communistes, qui mène à la faillite, montre que le tout gratuit est toujours synonyme de pénurie.

Les libertariens ne doivent pas avoir peur de réfuter systématiquement ce genre de prêchi-prêcha sans bases solide.

B. Vallée

à Marianne

Comme des milliers de « carrés rouges » qui ont déferlé bruyamment dans les rues de Montréal, le printemps dernier, Marie est pour la protection étatique du droit (qu'elle voudrait incontestable) au statut d'étudiant prolongé...

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

Visitez le QL

Ma Photo

À propos du Blogue du QL

Faites une recherche



Groupe Facebook

La dette du Québec