par Martin Masse
Un nouveau mouvement politique québécois, le Réseau Liberté-Québec, vient de voir le jour. Son site Web est en ligne et il annonce l'organisation d'une journée de conférences et de réseautage à Québec le 23 octobre prochaine. Plusieurs de nos amis y sont impliqués et je leur souhaite bonne chance.
Tenter de rassembler toutes sortes de gens et de groupes dont le seul point en commun est d'être écoeurés de la situation politique actuelle au Québec et de se considérer comme plus ou moins «à droite» de l'échiquier politique n'est toutefois pas simple. Les objectifs du RLQ ressemblent à ceux du Mouvement Nouveau Québec, qui n'a pas fait long feu après deux rencontres.
Je leur donnerai le même conseil que lors de ma présentation à la première rencontre du MNQ il y a près d'un an à Montréal: si vous tentez de fédérer une chose et son contraire, de plaire à toutes les différentes tendances de la droite étatiste et de la gauche réaliste (les soi-disant «lucides») en même temps que vous cherchez à concilier les libertariens et ceux qui veulent d'abord et avant tout que l'État s'enlève de leur vie, vous allez tourner en rond et échouer, exactement comme l'ADQ au cours des quinze dernières années.
La seule façon de fédérer une partie de ce monde (ceux qui sont vraiment prêts à appuyer un changement de direction concret et radical, et non seulement quelques réformettes pour maintenir en place l'État-providence et le rendre plus «efficace»), c'est de s'entendre sur un programme de réduction de la taille et du rôle de l'État, et de ne pas le contredire constamment avec des suggestions de nouvelles interventions pour acheter l'appui de tel ou tel groupe ou simplement pour cause de confusion idéologique.



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