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13 décembre 2006

Commentaires

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delphine Q.

Point de vue intéressant...
Mais je serais curieuse d'avoir votre point de vue sur les médecins spécialistes. Personnellement, je ne peux pas comprendre que des gens qui ont 2 ans de plus d'université que moi fassent 8 fois mon salaire, mais bon, un point de vue libertarien sur la question serait intéressant.

Après tout, aux États-Unis, les médecins coûtent plus cher qu'ici alors peut-être que la réglementation de l'État a du bon?
D'un autre côté, on ne peut pas vraiment parler de "libre marché" puisque les entrées dans les facultés de médecine sont si contingentées que les médecins maintiennent l'offre artificiellement basse.

Alors, qu'en pensez-vous?

Valérie Jean

Ce ne sont pas les médecines qui maintiennent l'offre artificiellement basse : c'est parce que l'État québécois manque de financement que les programmes sont si sévèrement contingentés.

D'une autre part, je ne suis pas d'accord avec le fait que le Collège des médecins soit aussi fort et aussi réducteurs des autres professions liés à la santé. Il n'y a - ou presque - qu'au Québec que les chiroptaticiens (doctorat de 5 ans) soient si démonisés, qu'au Québec que les optométristes (doctorat de 5 ans) ne fassent que prescrire des verres correcteurs pour la vue, qu'au Québec que tout doive passer par les médecins pour obtenir une bénédiction et le remboursement des frais par le réseau de l'assurance-maladie (je ne suis pas en faveur, mais tant qu'à le payer...)

Si le salaire des médecins était bel et bien soumis à la règle de l'offre et la demande, je suis prête à parier qu'il serait beaucoup plus élevé. En revanche, je crois que les patients seraient davantage en mesure de poursuivre les médecins lors d'erreurs médicales ou manquement à l'éthique professionnelle. De plus, les concierges ne seraient sans doute pas payés 25$/h.

La racine du problème, c'est l'État et son intervention dans TOUTES LES SPHÈRES DE LA VIE. Il est donc normal que le résultat soit parfois aberrant, parfois incongru, parfois simplement incompréhensible.

R. David

Delphine avoir une discussion avec toi c'est comme avoir une discussion avec le modèle québécois en personne. Tu sembles avoir une foi inébranlable envers nos procédés anti-libertés, et faute de pouvoir quantifier les vrais avantages, tu répétes les mêmes platitudes socialistes que le gouvernement nous a fait avaler dans leurs écoles socialistes.

Ton salaire n'est pas déterminé en fonction du nombre d'années passées à étudier ou la nécessité du service offert. Non ce qui vient déterminer le salaire (en dehors de la fonction publique, et même dans celle-ci à un certain degré), c'est l'offre et la demande, donc la rareté du service offert.

C'est pour ça qu'un joueur de hockey qui peut scorer 50 buts va gagner beaucoup fois plus que le médecin qui sauve des milliers de vies en une année.

Aux États-Unis, les médecins gagnent plus cher, parce que la loi de l'offre et la demande s'applique. Il faut dire que la quantité de travail qu'ils feront n'est pas gérée par l'État non plus, alors peut-être qu'ils travaillent plus.

Par contre ce n'est pas le salaire des médecins qui font que la médecine est devenue si chère aux États-Unis, mais c'est plutôt l'intervention gouvernementale. Les médecins passent la moitié de leur temps à remplir de la paperasse pour le gouvernement. N'allez pas croire que le marché américain de la santé est libre, il est tout aussi reglementé, ce qui le rend aussi innefficace, bureaucratique et cher que le nôtre.

Encore une fois, c'est l'intervention du gouvernement qui est le problème. La solution dans les 2 cas, c'est d'éliminer l'intervention du gouvernement. Voici selon moi ce qui se produirait:

1-Le gouvernement québécois jete l'éponge et se rend compte qu'il n'a jamais été efficace pour gérer le système de santé et qu'ils nous ont appauvris (d'argent et de santé) pendant 40 ans à essayer de faire fonctionner l'infonctionnable (socialisme).

2-Il annonce que dans 6 mois, tous les hopitaux seront privés, et des régimes d'assurance-maladies privés prendront la relève.

3-Des entrepreneurs (flairant la bonne affaire) construisent de nouveaux hopitaux (les anciens sont contaminés jusqu'à l'isolation), ou achètent du gouvernement ceux qui sont encore récupérables (l'argent ira à payer la dette).

4-Tous ces entrepreneurs partent à la recherche des meilleurs médecins, de la meilleure technologie. Tout est permis pour qu'ils offrent les meilleurs services, ils peuvent engager des médecins de partout dans le monde au prix du marché.

5-Les médecins qui ont fui le Québec vers les États-Unis penseront peut-être à revenir, maintenant qu'ils auront la liberté de gagner ce qu'ils valent sans avoir à se soumettre aux dictats du ministère de la santé.

6-Puisqu'il y aura plus de récompenses, une meilleure organisation et plus de liberté que maintenant, plus de jeunes vont se lancer dans les études de santé.

7-Les personnes qui ne pourront ni se payer d'assurance-maladie privée (qui a le potentiel d'être moins chère que l'assurance publique) ni payer pour les frais d'hôpitaux pourront profiter de l'aile charitable de l'hopital, en collaboration avec d'autres oeuvres de charité. Ma théorie est que si 40% du budget de l'état n'allait pas dans les trous à microbes que sont les hopitaux publics, tout le monde pourrait se payer une assurance maladie de son choix. Par exemple, je pourrais me payer une assurance-maladie qui couvre les fumeurs uniquement, question de ne pas refiler le cout de mon habitude à la société au complet.

8-Afin d'assurer la qualité des services, les compagnies d'assurances engageront des inspecteurs impartiaux qui donneront des cotes de qualité aux hopitaux. Les hopitaux paieront eux-mêmes pour leurs inspections, et pourront compétitionner sur les points suivants: prix des services, hygiène des lieux, fréquences d'inspections,

L'élimination du ministère de la santé en combinaison avec tous ces efforts privés viendrait optimiser le marché de la santé! Résultat: il couterait moins cher, on aurait des meilleurs services, on aurait pas besoin d'assister à des débats de 3 ans et des études (faits par les amis du parti) coutant des millions aux contribuables pour décider ou batir le prochain hopital.

Continuer de supporter le système public maintenant que tu connais une alternative non-gouvernementale et non-violente, ça équivaut à supporter la mauvaise gestion, la contamination, les burnouts des infirmières, l'exode des cerveaux, les décès causés par les inefficacités du système, le gaspillage de ressources précieuses, etc.

La question n'est pas de savoir si la santé publique est bonne ou mauvaise, la question est: "Ai-je le droit de ne pas être d'accord avec toi sans me faire tirer dessus?". Tant que je suis menacé par la violence de l'État si je ne suis pas d'accord (donc si je ne paye pas) avec ses programmes, on ne peut pas avoir de discussion rationelle.

Baisse ton arme, et ensuite on parlera.

Pour ce qui est des cols bleus, privatisons la ville! Il vont avoir l'air fins en esti quand ils seront obligés de prouver leur efficacité à leurs nouveaux patrons.

Valérie Jean

Privatiser la ville ?

Moi qui ne crois même pas aux frontières naturelles ;)

R. David

Évidemment c'est la solution radicale (mais la seule moralement correcte).

En attendant la ville serait mieux de tout faire sous-traiter (fleurs, rues, tuyaux), et d'exiger l'efficacité des fournisseurs de services. Ils n'auront pas le choix que de payer ce que ça vaut et pas une cenne de plus.

Kevin Pouliot

Hey David, tu oublies beaucoup de détails :

1. Puisque l'assurance serait privée, le montant payé serait en fonction de nos habitudes de vie donc ; les fumeurs cesseraient (ou paieraient) les obèses maigrirais (ou paieraient) etc.

2. Puisque l'assurance serait privée, la plupart des employeurs l'offriraient comme assurance groupe (moins cher) pour attirer les employés chez eux, tout comme ils le font avec l'assurance vie ou l'assurance dentaire.

3. Puisque l'assurance serait privée, je paierais un montant et non un pourcentage. Dans mon cas je suis à mon avantage puisque je fais... 10$ de l'heure (et j'ai un dec, ça fais chier mais bon). Pourtant, je sais que je vais augmenter un jour et ça me ferais chier de payer l'équivalent de 10 000$ pour un service qui en couterait environs 5000 (ou rien si c'est mon employeur).

Il y en a encore d'autre que je n'ai pas en tête en ce moment. Ça fait des années que je sais que notre système vaut dla merde et comme je l'ai déjà dit, ma mère est morte sur une liste d'attente à 43 ans d'un anévrisme... UNE LISTE D'ATTENTE POUR LE DÉTECTER, PAS LE TRAITER... hey un scanner d'imagerie cérébrale par résonance magnétique c'est 6 BORDELS DE MOIS!!! Cmon, aux states les médecins se seraient garoché pour la pitcher dans machine au plus sacrant, elle serait toujours en vie et travaillerais pour contribuer à a société. Au lieu de ça, elle laisse mon père s'occuper de 3 enfants, l'état donne des rentes de veuf, d'orphelin, perd des revenu, perd des citoyens, la compagnie de ma mère perd une employée fidèle et efficace depuis 25 ans.

Hey ta peu toi, on était sur les col bleu... ah oui HEY 50000 PAR ANNÉE POUR UN TARLA QUI PLANTE DES FLEURS CMON! Comme je disais, je fais 10$ de l'heure et j'ai un DEC en infographie en préimpression (le marché à Québec est de la merde mais je quitte le Québec dans un an, à Montréal ce serait mieux (j'y ai fait mes études) mais j'aime mieux passer du temps avec ma famille et mes amis d'ici avant de m'en aller). La loi de l'offre et de la demande est le seul moyen de régulariser les système, la vie est trop complexe pour qu'un groupe de gens prennent des décisions unilatérales. Pour revenir aux medecins ma belle Delphine, avec le salaire vient la responsabilité. Je sais pas quel cour tu as fait mais ma soeur s,en vas pour être chirurgienne, elle sort de l'école à 34 ans. Elle aura entre ses mains des vies humaines. Anyway.. tu fais quoi dans vie?

Numero 3

Ouais, le sujet, c'est les cols bleus. Ça ne veut pas dire qu'il n'est pas intéressant de parler des toubibs, mais bon...

Un gel pour 2007, et 6% les trois années suivantes. Excusez ma "détaillite aigüe", mais est-ce qu'il s'agit de 6% pour l'ensemble des trois années suivantes, ou de 6% par année pour les trois suivantes? J'espère que c'est pour l'ensemble des trois années suivantes, parce que quelqu'un pourrait me dire c'est quand, la dernière année que le coût de la vie a augmenté de 6%?

Pour ma part, ce serait un gel pour 2007, et un gel pour les trois années suivantes. Il est vrai que 50,000$ par année pour planter des fleurs, comme disait Kevin Pouliot, mettons que ça fait cher du bulbe! Par contre, si la ville osait présenter une telle offre, on trouverait probablement le corps du maire Tremblay criblé de balles au fond d'un conteneur à déchets. Parce que les cols bleus de Montréal ont la réputation d'être très calmes, lors de négociations de conventions collectives. C'est d'ailleurs pour cette raison que le syndicat des cols bleus ont fait ériger une statue de Jean Lapierre avec le poing en l'air. "Think big, sti!"

Serait-il possible, pour les politiciens en place, de dire aux syndicats une phrase du genre "C'est 4 ans de gel, pis si vous êtes pas contents, c*lissez votre job là, pis allez-vous en dans le privé!" Pour ce faire, il faudrait des politiciens avec une colonne vertébrale.

Si ça existait, on l'aurait!

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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