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20 décembre 2006

Commentaires

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R. David

Le gouvernement finalement n'existe que pour une raison: pour forcer les gens à faire ce qu'ils ne veulent pas faire et pour les empêcher de faire ce qu'ils veulent faire.

Je me crois vraiment obligé de faire une vulgarisation"
Le gouvernement n'est rien d'autre que le contraire du libre-marché. Le gouvernement est inefficace, ne répond pas aux besoins, est lent à réagir, il est mal gêré, les prix ne font qu'augmenter, la médiocrité est récompensée, la corruption monte dans les rangs, et, ce qui a de pire, a le monopole sur l'initiation de la violence, et le monopole sur l'auto-défense contre lui. Dans le libre-marché, il faut offrir ses produits à des prix compétitifs, offrir des avantages et des salaires compétitifs pour avoir la crême, développer des innovations, satisfaire sa clientèle, persuader les gens à acheter volontairment ses produits ou ses services (sans parler du sérieux coup de pouce qu'on donne aux pays en développement comme la Chine après l'horreur de Mao)

Si le cancer me tue à petit feu, si un cancer me prend 50% de mon air, et qu'il me parasite dans le but de grossir, je veux m'en débarasser par tous les moyens possibles. Le gouvernement me prend 50% des résultats de mes efforts, me limite dans mes choix ou mon potentiel, utilise le fruit de mes efforts pour convaincre les gens qu'il est le sauveur et le seul moyen d'atteindre les buts de la société, et se réserve le droit d'utiliser la force contre moi si ça fait pas mon affaire. Et certains d'entre vous croit qu'il en faut juste un petit peu? Un petit peu de cancer ça te fera pas de mal!

Je vais encore faire une vulgarisation, mais le prêt accordé par le gouvernement à la SONACC, et le train de vie de riche de ces pourris, ça n'a été possible que parce que le gouvernement a le pouvoir de récompenser ses amis et de punir ses ennemis. Et toutes ces choses que le gouvernement fait mal et fait de croche, il a tendance à le faire de pire en pire.

Dans ce cas, les amis c'est la SONACC, les ennemis c'est nous.

G. Marineau

Est-ce que ca vous étonne vraiment de la part du gouvernement?

JS

Étape 1: Justifier la taxation par le système de santé. (et les autres services publiques).
Étape 2: S'acheter un électorat avec des subventions (= en garantissant des prêts).
Étape 3: Ré-élection, passez à l'étape 1.

Numero 3

@ Claire Joly:

Cette attitude du gouvernement envers la SONACC confirme ce que je m'évertue à dire sur la politique au Québec, à savoir que la seule différence entre les libéraux et les péquistes, c'est la température qui fait dehors; même les "amis du pouvoir" sont les mêmes! Cette façon de gérer s'est perpétuée au fil des ans, tous partis politiques confondus; on "emprunte" au gouvernement pour payer les intérêts de ses autres prêts. Tant que nous serons gratifiés de ce type de gouvernement, ça continuera dans le même sens.

Nathalie Elgrably, dans sa chronique d'aujourd'hui, à la page 26 du Journal de Montréal, comparait les "avantages" des gens de la SONACC au grand effort de charité du temps des fêtes en ces termes; "Comment faire confiance aux bureaucrates lorsqu'on sait que 184 millions de l'argent de nos impôts ont servi à financer les extravagances des dirigeants de Blue Bonnets? Avec cette somme, nous aurions pu envoyer un chèque d'environ 1500$ à 125 000 familles pauvres!"

Tant que nos gouvernements s'évertueront à récompenser la médiocrité et à donner des avantages à ses "amis", nous lirons de nombreuses autres manchettes comme celle du Journal de Québec, que vous nous avez rapporté.

@ R. David:

Je suis d'accord avec vous quand vous dites que le gouvernement n'est rien d'autre que le contraire du libre-marché, à tout le moins si l'on dit cela de notre gouvernement actuel, et des quelques autres qui l'ont précédé depuis la révolution tranquille. Par contre, je ne crois pas que le Québec soit prêt à passer directement de la formule de gouvernement actuelle à "pas de gouvernement du tout". D'ailleurs, s'il est vrai qu'aucun gouvernement socialiste ou communiste n'ait réussi à créer de la richesse, je vous mets au défi de me nommer un pays qui a réussi à le faire sans aucun gouvernement. Je crois en un gouvernement "minimaliste", qui ne fait que tracer des grandes lignes pour éviter les fraudes et les monopoles, et laisse le reste à l'entreprise privée.

Avec le système actuel, on ne privilégie pas suffisamment le principe de "l'utilisateur-payeur", à part pour certaines catégories de personnes, qui paient beaucoup plus que leur part; les automobilistes, par exemple, avec tout le fardeau de taxes qu'ils ont à supporter, ou les riches, qui ne sont que quelques milliers et qui paient pratiquement le quart des impôts perçus au Québec.

Le système actuel a besoin d'être changé en profondeur, mais malheureusement, aucun libertarien le moindrement connu, autant parmi ceux qui proposent un gouvernement minimaliste que pas de gouvernement du tout, ne se présentera aux prochaines élections, et ce pour une bonne raison; si aucun d'entre-eux n'a le courage de se présenter, c'est qu'ils croient que la population, quoique insatisfaite des derniers gouvernements, n'aura pas le courage de voter pour eux.

R. David

Mon point n'est pas que le gouvernement est le contraire du libre-marché, le gouvernement est LE modèle du contraire de ce que les gens veulent, et le contraire de la façon que les gens interagissent entre eux. Le gouvernement est une entité contraire à la nature humaine. Les seuls qui utilisent la violence pour atteindre leurs fins sont les criminels et le gouvernement. En fait on pourrait même dire que le degré de violence auquel le gouvernement est prêt à utiliser contre ses citoyens est directement proportionel au degré de violence que les gens ordinaire ne veulent PAS utiliser les uns contre les autres.

La seule façon de privilégier le modèle utilisateur payeur, d'éviter les abus et la mauvaise gestion, c'est que tous les services qui sont demandés par les gens soient offerts sur une base volontaire, donc sur une base privée. Même si les gens payaient pour l'utilisation du système de santé, rien ne nous garantie que les couts baisserait et que l'administration serait plus saine. Dans un cas privé, si ça arrive, l'hopital fermera ses portes dans le temps de le dire (et ce sera tant mieux).

Dire que les québécois ou les canadiens ne sont pas prêts à s'autosuffire sans gouvernement, et dire que nous avons besoin d'un gouvernement pour nous protéger contre les fraudes et les monopoles démontre que tu n'as pas pigé certains principes fondamentaux de la liberté. Le gouvernement étant un cancer, si tu le défends juste un petit peu, je vais avoir l'impression qu'il a corrompu ta logique (si tu utilises effictivement la logique pour arriver à cette conclusion, et on pourrait en débattre).

Le gouvernement ne peut pas agir afin de nous protéger contre les monopoles ou les fraudes, il est le pire monopole et le pire fraudeur de tous (facile quand tu as le monopole sur l'initiation de la force). Le gouvernement est l'institution par laquelle les monopoles obtiennent leur pouvoir. Dans un libre-marché, le monopole est impossible, parce que la nature même d'un monopole ou d'un cartel fait qu'il invite la compétition à venir jouer dans ses plate-bandes (sauf s'il a le gouvernement de son côté). Un gouvernement, même aussi petit soit-il, finira toujours par grossir. Le processur démocratique fait que les politiciens qui offrent le plus de "nanannes" se font élir. C'est aussi pour ça qu'aucun changement de fond ne peut être fait sur une base démocratique (système créé pour maintenir la population dans une illusion de choix, limiter la liberté individuelle et assurer la croissance et l'accumulation des pouvoirs du gouvernement).

Je crois que dans une société ou les services de protection, de médiation et de justice ne seraient pas offerts par un monopole mais par des agences compétitives et interreliées, qu'on peut éliminer une très grosse partie de la pauvreté et du crime qui est directement causé par le gouvernement, en plus de nous protéger de façon plus efficace, moins chère et éliminer les abus de pouvoirs faits par ces agences monopolistiques. Des services de protection privés auraient bien du mal à poursuivre les crimes de vices, et serviraient les intérêts de leurs clients au lieu de servir les intérêts de l'État.

Le gouvernement a encore moins sa place au Québec que l'église catholique, au moins l'église débarquera jamais chez vous avec des armes pour vous ordonner de payer votre "juste part".

Curieusement, n'importe quel argument qu'on peut m'apporter pour justifier l'existence du gouvernement est un argument que je peux utiliser pour justifier l'existence d'une société volontaire. Essayez moi.

Martin Gagné

R.David: la doctrine anarcho-capitaliste devrait se nommer plutôt volontarisme. Ça serait moins épeurant pour les gens et meilleur vendeur.

Merci de m'avoir fait découvrir Molynieux, je commence à comprendre de plus en plus la nécessité de l'abolition de l'État.

Effectivement même un État minarchiste sera tenté de grossir aussitôt que la première crise se produira pour justifier une intervention à des fins électoralistes.

Petite question, croyez-vous qu'en abolissant les partis politiques dans une république de type présidentielle, ce serait plus facile de diminuer la taille de l'État ou du moins freiner son expansion? La plupart des Founding Fathers était contre l'existence des partis politiques.

Je vous invites à lire: Abolir les partis politiques de Jacques Lazure. Excellent ouvrage!

http://www.voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=41899

Numero 3

@ R. David:

Deux questions directes, si vous me permettez:

1- Y a-t-il un seul pays dans le monde qui ait réussi en se basant sur votre modèle de liberté, c'est à dire sans aucun gouvernement (et le cas échéant, nommez-le moi)?

2- Si la solution passe par l'élimination de tous les niveaux de gouvernement, comment doit-on procéder pour y arriver?

Puisque je ne me définis pas comme un intellectuel, j'aimerais que vous répondiez à mes questions en prenant le temps de bien m'expliquer, comme si j'étais un enfant de 4 ans.

Merci.

R. David

@Martin Gagné:
Abolir les partis politiques, ce serait l'équivalent en programmation de cacher le résultat buggé d'une logique parce qu'on ne peut avoir cette logique correctement au début. Ça équivaut à un médecin qui prescrit des médicaments pour traiter les symptomes en ignorant la source de la maladie.

Le problème est que les hommes ne sont pas faits pour contrôler d'autres hommes. L'experience de la Prison de Stanford prouve que les humains sont susceptibles au pouvoir du rôle. Des étudiants ont été placés dans le rôle de gardiens et d'autres dans le rôle de prisonniers, et en quelques jours, même s'ils savaient que c'était une expérience, tous les participants étaient déhumanisés et ne faisaient que jouer leur role.

Imagine alors quelqu'un ou un groupe de personnes qui a le pouvoir d'utiliser la force légalement pour arriver à ses buts. Imagine quelqu'un dans le rôle d'un demi-Dieu, de quelle façon il se comportera (voir Apocalypto je crois :).

Même si les partis politiques sont une mauvaise idée, ce n'est qu'un symptôme d'une idée encore pire, soit l'acceptation qu'un groupe de personnes peut détenir le monopole sur l'initiation de la violence, et l'illusion que ce pouvoir sera utilisé à bon escient.


@Numero 3:
Je ne connais pas d'exemple de pays qui ait réussi sur ce modèle de liberté complète, mais je vois tous les jours quels sont les résultats des actions du gouvernement et quels sont les résultats des actions volontaires entre les individus. Si je n'ai pas d'exemple, cela est surement du au fait qu'un "pays" est un concept étatiste, anti-liberté, un "pays" est une association d'individus, et non pas le territoire qu'il occupe. Un pays sous-entend un gouvernement qui en a le contrôle.

Ainsi, je ne crois pas qu'un "pays" peut réussir de cette façon, mais je crois que tous les individus agissant selon le modèle d'interaction volontaire peuvent réussir, tandis que ceux qui violent les droits des autres (voleurs, tueurs, violeurs, gouvernements) sont voués à accumuler les conséquences néfastes de leurs gestes anti-sociaux. Le fait d'accomplir ces gestes au nom du "gouvernement", qui se représente comme étant la "société", ne changement nullement la gravité, la moralité ou les résultats du geste.

De quelle façon peut-on éliminer tous les niveaux de gouvernements? Ça c'est la question à plusieurs centaines de milliards de dollars non?

Le gouvernement ayant ses tentacules dans tout, il est impossible de penser qu'on pourrait mettre sur pied une organisation qui pourrait remplacer tout ce qu'ils feraient. Mais il reste que tous les services offerts par le public peuvent être offerts pour moins cher et d'une meilleure qualité quand ils sont offerts par le privé.

Il y a quelques points importants pour réussir à y arriver:

1) Il faut que les gens comprennent qu'utiliser la violence n'est pas une bonne façon d'obtenir ce qu'on veut.
2) Il faut démontrer clairement que le gouvernement par sa nature n'est rien d'autre que l'initiation de la violence pour obtenir ce que certains veulent.
3) Il faut éduquer les enfants sur la réalité de ces faits, parce qu'ils sont les premiers à tomber dans le panneau du gouvernement, surtout quand ils sont éduqués par celui-ci.

Et le kicker: Des entrepreneurs capitalistes doivent concurrencer le gouvernements sur TOUS les services et produits offerts, et les offrir sur une base volontaire. Offrir des alternatives affichera vraiment l'incompétence du gouvernement, qui n'aura d'autre choix que de se débattre comme un diable dans l'eau bénite et de montrer son vrai visage.

Je crois qu'il s'agit de prouver que tout ce qui est fait par le gouvernment (qui ne sont que des hommes et des femmes) peut être fait mieux par des compagnies privées (qui ne sont que des hommes et des femmes), simplement parce qu'ils ne peuvent se financer par la force et qu'ils doivent offrir des services que les gens désirent afin de survivre, un incitatif impossible dans le secteur public.

Numero 3

@ R. David:

Je vois votre point de vue, et je suis d'accord avec le but à atteindre. Par contre, pour la façon d'y parvenir, je crois que, comme c'est le cas pour tout ce qui est énorme (que ce soit une locomotive ou un gros navire), il est plus facile de contrôler celui-ci de l'intérieur que de l'extérieur. En faisant élire un parti qui aurait comme programme de redonner les deniers publics directement au peuple, celui-ci pourrait procéder aux réformes de l'intérieur (en santé, par exemple, il pourrait vendre les hôpitaux au secteur privé, mais tout en prenant soin que ceux-ci se retrouvent en compétition entre eux, et non pas tous vendus au même consortium, ce qui reviendrait à changer quatre "trente sous" pour une "piastre").

Une fois tout le ménage effectué, ce gouvernement ne conserverait que quelques règles de base, afin d'éviter les monopoles et les fraudes, et repartagerait le fruit des ventes au privé entre tous les citoyens. À la longue, le gouvernement pourrait même se faire hara-kiri si les quelques règles de base sont bien comprises, et font parti des habitudes des gens.

Bref, je crois qu'il faut faire les changements de l'intérieur.

R. David

Numero 3: Le seul problème, c'est que tu proposes utiliser la même entité qui nous a mis dans ce bourbier pour commencer. Et je sais que c'est psa toujours facile à accepter, mais utiliser le gouvernement ne fait qu'apporter des problèmes.

Tu tombes aussi dans le piège des monopoles. Les monopoles ne sont possibles que quand le gouvernement le décide (Hydro-Québec, SAQ, tout le système de santé). Un monopole dans le marché libre, même s'il réussissait à devenir le seul joueur sur le marché (en satisfaisant sa clientèle mieux que tous les autres), ne tiendrais pas bien longtemps: son existence même en ferait la plus grosse cible pour la compétition.

Et pour ce qui est de la qualité des établissements, des compagnies de certification privées pourraient certifier les hôpitaux qui passent leurs tests, et les hôpitaux compétitionneraient sur leurs niveaux d'inspections.

De toute façon si tu trouves que les monopoles sont mauvais, alors explique moi de quelle façon le gouvernement qui a le monopole sur l'initiation de la force peut-être bon?

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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