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17 mai 2007

Commentaires

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JH Lapointe

M. Bréard,

Une réponse honnête à mon commentaire aurait exigé que vous le repreniez en entier (il était pourtant court) avant d'y répondre par un long essai.

Si vous l'aviez fait, on y lirait que je posais haut et fort que "les Républicains sous Bush ont vraisemblablement dépassé les bornes".

Je dois vous reprendre sur votre analogie avec les critiques faites à l'égard du modèle québécois. Je simplifie peut-être, mais vous-même et Ron Paul vous inscrivez dans une lecture essentiellement Rothbardienne de l'interventionisme américain. Or, si l'encyclopédie libertarienne Liberpedia peut se permettre de qualifier de raciste (contre les occidentaux) la philosophie de Rothbard à ce sujet, je peux aussi l'associer à de l'anti-américanisme sans pour autant impliquer que toute critique contre un modèle politique est nécessairement anti-américaine ou anti-québécoise, selon le cas.

Mon commentaire original se voulait essentiellement un rappel au fait que Ron Paul n'est pas en droite ligne avec les pères fondateurs au sujet de l'interventionisme militaire américain, ce que vous sembliez prétendre dans votre intervention. Les pères fondateurs souscrivaient au "jus ad bellum" alors que Rothbard, à toutes fins pratiques, n'y souscrivait pas.

Je précisais également que l'administration Bush n'avait probablement pas respecté le "jus ad bellum" tel que conçu par les pères fondateurs. Votre long exposé, présenté suite à une courte phrase prise hors-contexte, ne m'apparaît pas approprié puisque nous sommes d'accord sur ce point.

Pour le reste, nous nous rejoignons également sur plusieurs autres concepts auxquels vous faites référence ci-haut, et j'apprécie lire vos interventions bien que je n'y souscrive pas toujours à 100%.

Salutations

Philippe

En passant, c'était prévisible, mais certains Républicains veulent justement bailloner Ron Paul à cause de sa vision de la politique étrangère américaine.

« The chairman of the Michigan Republican Party said Wednesday that he will try to bar Ron Paul from future GOP presidential debates because of remarks the Texas congressman made that suggested the Sept. 11 attacks were the fault of U.S. foreign policy. »

http://www.mlive.com/newsflash/michigan/index.ssf?/base/news-44/117935695635230.xml&storylist=newsmichigan

Kevin Pouliot

Je pense que M.Bréard s'attaque à l'idée qu'il est possible de critiquer l'Etat américain, sans pour autant avoir un discours de haine et de violence envers les habitants du pays. Ce que l'on retrouve chez beaucoup de Quebecois et dans les médias. Un Anti-américanisme primaire et aveugle. Tout le monde dans le meme bateau. comme le dis si bien J-H, lapointe.

JH Lapointe

Précision :

Après avoir relu mon commentaire cité ci-haut par M. Bréard, je dois convenir qu'il justifiait au moins une réponse, qui fut bien dosée dans les circonstances. C'était certainement mal formulé de ma part. Notez bien toutefois que ma référence à "l'anti-américanisme aveugle", bien qu'elle pouvait sembler viser la dernière intervention de M. Bréard spécifiquement, ne se voulait qu'une observation générale de certains commentaires que j'ai déjà lus (voir http://www.leblogueduql.org/2006/11/nonintervention.html entre autres) et que j'anticipais de nouveau suite à l'intervention sur Ron Paul.

Mes excuses. J'écris parfois vite sans me relire.

David

Chaque fois qu'une critique est formulée contre les AUTORITÉS (pas le peuple) américaines, on se fait souvent dire qu'on est anti-américain, ce qui est un bon prétexte pour éviter les débats et mettre un terme à la discussion.

Voilà pourquoi la réflexion de Monsieur Bréard est intéressante!

JH Lapointe

Il faut faire la part des choses. Je suis moi-même assez critique de plusieurs gestes/décisions des autorités américaines et suis convancu que le gouvernement américain est maintes fois plus gros que ce que souhaitaient les pères fondateurs.

Toutefois, je peux considérer anti-américaine la position voulant que les attentats du 9/11 ou les conflits actuels soient attribuables aux seules autorités américaines.

On a beau vouloir dissocier notre critique des autorités américaines du peuple américain lui-même, il n'en demeure pas moins que ce même peuple a souvent largement supporté ses autorités en matière étrangère, à tort ou à raison (Afghanistan et Golfe Persique, pour se limiter à des exemples récents). La dissociation n'est pas aussi facile qu'il n'en paraît.

R.David

JH Lapointe: Va donner un coup de pied dans une ruche de guèpes et après vient me dire que c'est la faute des guèpes que tu t'es fait piquer.

Voila pourquoi les pères fondateurs voulaient une politique étrangère non-interventioniste, le commerce avec tous et les alliances avec aucuns: parce que l'opinion publique est trop facilement manipulable pour y fonder les raisons d'aller en guerre. Selon la Constitution, le président doit demander au Congrès de déclarer la guerre, ce qu'il n'a pas fait depuis la 2e guerre mondiale.

David

Bien sûr, il serait malhonnête d'affirmer que Ben Laden (au fait, où est-il celui-là?), Saddam Hussein et Ahmadinejad sont des anges. Ce sont de véritables criminels dangereux.

Il faut condamner les actes terroristes, mais il faut aussi reconnaître la force des vélléités impérialistes qui engendrent la responsabilité prédominante (ce ne sont pas les seuls responsables) des autorités américaines (je ne parle pas du peuple américain) dans les attentats du 9/11 et dans plusieurs conflits à travers le monde, ce qui me semble tout à fait évident. Qu'y a-t-il d'anti-américain à affirmer cela?

Vous avez raison quand vous dites qu'il n'est pas toujours évident de dissocier le peuple des autorités américaines, mais vous savez fort bien que, lorsqu'il est question d'opérations militaires, l'histoire démontre que les États sont fort habiles à fabriquer de toutes pièces le consentement de leur population, surtout au début du conflit, lorsque la population est très peu informée. Pensez au scandale des soi-disant "armes de destruction massive" en Irak.

Demandez aux américains aujourd'hui ce qu'ils pensent de la guerre du Vietnam et de la guerre en Irak et la majorité vous exprimera un profond regret.

David

En ce qui concerne l'Afghanistan, cela ressemblait au début à du "jus ad bellum", car le but officiel était de capturer Ben Laden. C'est pour cela que, naïvement, l'ONU et des pays comme le Canada ont soutenu les autorités américaines dans cette guerre. Mais plus de 5 ans plus tard, on se rend bien compte qu'il s'agit d'une guerre impérialiste qui n'a plus sa raison d'être et qui n'a plus rien à voir avec du "jus ad bellum".

Coudonc, où est Ben Laden?

David

"Selon la Constitution, le président doit demander au Congrès de déclarer la guerre, ce qu'il n'a pas fait depuis la 2e guerre mondiale."

Je me demande si, depuis la 2e Guerre Mondiale, le président à déjà eu un Congrès minoritaire (comme c'est le cas présentement) lorsqu'il a déclenché une guerre? Si la réponse
est non, on pourrait dire qu'il a eu le consentement de facto du Congrès.

Simple interrogation.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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