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09 mai 2007

Commentaires

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Bruno

La méthode scientifique est un processus séquentiel:
1-L'observation d'un phénomène.
2-Une hypothèse de son étiologie.
3-La construction d'une expérience pour démontrer la relation entre l'hypothèse étiologique et le phénomène.

La discussion lors de la rencontre du QL portait sur ce que l'on appelle les "sciences" économiques. On peut bien observer, par exemple, que l'augmentation du salaire minimum produit une augmentation du chômage. On peut par la suite expliquer par des théories cette relation. Mais là s'arrête les moyens de la "science" économique. Pour vérifier la théorie, il faudrait bâtir une expérience où deux sociétés totalement identiques ne variraient que du seul facteur de leur niveau du salaire minimum. Il s'agit manifestement d'un modèle expérimental impossible à réaliser. ( En effet, il y a possiblement d'autres causes à ce phénomène. Exemple: Ce sont surtout des gouvernements de gauche qui haussent le salaire minimum, les gouvernements de gauche font fuir les investissements ce qui cause le chômage. Dans une vraie expérience scientifique, on changerait les variables. Des mesures économiques de droite avec une hausse du salaire minimum d'un côté et l'abolition du salaire minimum et des mesures de gauche de l'autre etc.) Sans expérimentation, comment connaître la vérité?

On devrait utiliser le termes études économiques au lieu de sciences économiques, même chose pour les "sciences" religieuses ou "sciences" politiques!

"All science is either physics or stamp collecting."
Ernest Rutherford

Bruno

Folliculaire

Intéressant comme sujet. Lors d'un de mes cours de métho, nous nous amusons à «détruire» des articles scientifiques publiés dans des revues internationales, tellement que la métho était déficiente (autant en santé qu'en sc. sociale). La recherche n'est pas parfaite. L'humain est trop complexe pour être circonscrit dans une recherche ou un lab.

J'ajouterai que la recherche est influencée par le financement. Si une entreprise pharmaceutique finance une étude et que les résultats ne sont pas concluant, et bien, les résultats ne sont pas publiés, car il y a une clause au contrat avec le chercheur stipulant que les résultats appartiennent à la cie. Le droit de veto, si on veut.

Il existe au Qc des chercheurs qui veulent influencer le milieu politique et il existe même un programme de 2ième cycle sur «comment influencer les politiques gouvernementales». Si vous voulez, j'ai les infos du programme...

David

Voir ce site:

http://www.ulaval.ca/sg/PR/C2/533C.html

Roger Wilco

Folliculaire, Je crois que l'auteur serait en accord avec ton commentaire sur l'influence des sources de financement. Ce que Higgs avance en plus, c'est que les gouvernements aussi ont des intérêts, et que les subventions d'organismes de l'État ont aussi des "strings attached" qui influencent la recherche.

Tiré de l'article: "If the managers at the NSF, NIH, and other government funding agencies gave great amounts of money to scientists whose research implies that no disaster looms or no dire problem now exists or even that although a problem exists, no currently feasible government policy can do anything to solve it without creating even greater problems in the process, members of Congress would be much less inclined to throw money at the agency, with all the consequences that an appropriations cutback implies for bureaucratic thriving."

Folliculaire

@Roger Wilco, drôle de hasard, aujourd'hui j'ai su que les fonds de recherche (FQRSC et FRSC) financeront en priorité des projets selon leurs planifications stratégiques qui sont en lien avec le ministère, donc le pouvoir politique.

Mathieu Bédard

Il existe pas une méthode scientifique qui soit valable pour toutes les sciences. Et la méthode déductive n'est jamais suffisante pour les sciences sociales.

Imaginons un individu qui, aux premiers abords, craint l'étranger. C'est normal, c'est humain de craindre l'inconnu.

Avec le temps, notre individu s'apercoit que l'inconnu le nourrit, lui donne autant de bouffe qu'il peut en manger. Il le soigne même lorsqu'il est malade.

Après analyse des faits, notre individus émet une théorie qui va remplacer la 'théorie' de la peur de l'étranger; l'étranger est bon et veut notre bien. D'ailleurs, toutes les données empiriques le confirment, il est sain et sûre de faire confiance aux étrangers. Ses amis, dans la même conditions uqe lui, le confirme. Jusqu'à la veille du jour de l'an où notre individu, une dinde, se fait décapiter et on la sert avec des atocas pis des pétacles pilées.

Non, on ne peut pas se fier aux données empiriques et à l'histoire pour émettre des théories.

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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