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29 mai 2007

Commentaires

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Philippe

Ça me rappelle Bastiat: bloquons le soleil pour permettre aux vendeurs de lumière de « ramener la profitabilité » de l'industrie de la lumière.

Au lieu d'appauvrir la population, les producteurs Québécois n'ont qu'à se réunir, à lancer leur chaîne d'épiceries et à mettre seulement des produits Québécois sur leurs tablettes.

Gilles Laplante

Je ne comprend pas l'argument de la hauteur de la tablette. Quand j'achète un produit, c'est en fonction du prix à une qualité qui me satisfait. Et je me fiche totalement de la provenance...

Carl-S. Huot

@G. Laplante:
Aussi bizarre que cela paraisse, il semble que la hauteur de la tablette ait une grande importance. Les recherches en marketting semblent prouver que les tablettes à hauteur de vue (5-6') soient les plus rentables, parce que la marchandise s'y écoule plus vite. Donc, ont met en priorité sur ces tablettes les marques nationales plus dispendieuses et on relègue en bas et en haut les autres produits. Il semble que ce soit la même chose du côté des congélateurs, avec les produits les plus payants dans les congélos verticaux et les moins payants dans les tombeaux. (Bref, un truc: jetez un oeil en bas et en haut, vous pourriez y faire des découvertes...)

Yan

Peut-être que les gens font just moins confiance aux marques pas de nom alors les détaillants mettent les marques connues bien en vue?

Cedric

J'ai deux remarques sur le sujet.
Tout d'abord, ce dont se plaignent les producteurs c'est que pour être distribué localement, il faut être distribué nationalement... Les supermarchés ne laissent plus de place au local dans bien des cas et nombre de producteurs voudraient juste toucher une clientèle locale ou régionale. Les grands supermarchés ne semblent pas le permettre. Au final on arrive à des aberrations avec un produit qui doit voyager du Saguenay à Boucherville (centre de distribution) puis remonter au Saguenay pour être vendu...
Ensuite, je parlerais de mon expérience. Beaucoup de producteurs cherchent à grossir pour être distribué dans les supermarchés. Moi qui essaye de vendre des petits produits sur le net, j'ai du mal à trouver des producteurs de qualité qui veulent essayer un système de distribution alternatif qu'est le net.

Carl-Stéphane

Question: ne serait-il pas possible aux producteurs du terroir de s'associer aux petits transformateurs locaux pour créer une chaîne de petites épiceries capables de vendre les produits régionaux? À plusieurs centaines de producteurs, cela ne coûterait pas très cher de partir une genre de coopérative, leur permettant de trouver des débouchés tout en grossissant. En plus, comme ce sont eux qui partent l'entreprise, ils n'auraient pas nécessairement à décider une politique de distribution "nationale" (sic) et pourraient avoir des produits différents selon les régions, ne serait-ce que pour tâter le terrain. Qu'en pensez-vous? Aux dernières nouvelles, nous sommes en marché libre, et un concept différent d'épicerie pourrait peut-être trouver une niche intéressante et empêcher certains de chiâler comme d'habitude.

Carl-Stéphane

Ouin! S'cusez la, je viens juste de radoter ce que Philippe a écrit plus haut... :(

Gilles

... Tous des assistés, ces producteurs québécois! ... - Gilles Guénette.

Encore une belle expression de mépris de votre part. Savez-vous combien coûte l'administration d'une exploitation agricole $ Une fortune !! Saviez-vous que les produits étrangers - grassement subventionnés - étranglent les producteurs Québécois. Saviez-vous que ces mêmes produits étrangers sont souvent traités par une main-d'oeuvre "hyper bon marché" pour ne pas dire proche de l'esclavage. Saviez-vous que suite à cela, les producteurs québécois disparaissent à vitesse grand V. Si la compétition dans ce domaine était honnête, on pourrait facilement compétitionner, mais ce n'est pas le cas. Alors, enlevez vos oeillères monsieur.

Vous dites n'importe quoi.

David

... Tous des assistés, ces producteurs québécois! ...

- Gilles Guénette.

... Encore une belle expression de mépris de votre part ...

- Gilles Leretombeuréconomique

Gilles

Je suis d'accord avec vous. Ce propos de monsieur Guénette est méprisant et démagogique et cela alimente la confusion néo-conservatisme vs libertarianisme. Cependant, ne me faites pas croire que les associations de producteurs québécois ne sont pas des lobbyistes qui se conduisent en assistés sociaux de luxe!

Ce que monsieur Guénette aurait dû dire, c'est:

"Tous des assistés, ces associations de producteurs québécois!"

Ces associations passent le plus clair de leur temps à quémander au gouvernement au lieu de conseiller leurs membres sur les approches à suivre pour faire face au défi de la mondialisation.

"Savez-vous combien coûte l'administration d'une exploitation agricole $ Une fortune !!"

Cela est une conséquence de la réglementation gouvernementale et non pas une conséquence de l'arrivée de nouveaux concurrents. Depuis quand
la concurrence fait augmenter les coûts de production?

"Saviez-vous que les produits étrangers - grassement subventionnés - étranglent les producteurs Québécois."

C'est vrai mais c'est justement une raison de ne pas faire comme les autres.

"Saviez-vous que ces mêmes produits étrangers sont souvent traités par une main-d'oeuvre "hyper bon marché" pour ne pas dire proche de l'esclavage."

C'est vrai mais c'est quand même moins pire que de contraindre les pays du Tiers-monde à une pauvreté perpétuelle. Une autre raison de réduire l'intervention gouvernementale dans ce secteur afin de réduire les coûts d'exploitation.

"les producteurs québécois disparaissent à vitesse grand V."

Une autre conséquence de la réglementation gouvernementale qui favorise les gros producteurs au dépens des petits.

"Si la compétition dans ce domaine était honnête, on pourrait facilement compétitionner, mais ce n'est pas le cas."

C'est certain, mais il faudrait commencer par faire le ménage dans sa propre cour avant de blâmer les autres.

Gilles Guénette

Ce que monsieur Guénette aurait dû dire, c'est: "Tous des assistés, ces associations de producteurs québécois!"

Effectivement. Merci pour la nuance. Pour le reste, s'il en coûte une fortune pour administrer une exploitation agricole au Québec, ce n'est pas de la faute des producteurs étrangers - aussi subventionnés soient-ils. C'est bien plus de la faute des trop nombreuses associations, fédérations, unions, agences, régies, etc., qui, avec l'aide de l'État, ont tellement réglementé-bureaucratisé le secteur que plus personne ne peut y entrer. Ou qu’il est devenu hyper difficile d’innover. Demandez aux producteurs de vin du Québec qui voudraient vendre leurs produits comme bon leur semble, mais qui se le font interdire par la SAQ (l’État). Demandez aux producteurs de sirop d’érable qui se sont vus imposés l'Agence de vente des producteurs acéricoles du Québec, une agence homologuée par la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec et maintenant administrée par la Fédération des producteurs acéricoles du Québec. Demandez aux producteurs maraîchers qui doivent faire venir de la main-d’oeuvre du Mexique parce que les Québécois ne veulent pas travailler au salaire minimum dans les champs – et qui sont maintenant menacés par les centrales syndicales qui jouent du coude pour syndiquer tout ce beau monde. Imaginez, ils vont être obligés bientôt de payer de gros salaires pour la cueillette des petits pois verts... Rien pour aider. Alors que l'avenir est à la spécialisation, au marché de niches, au Québec on a tendance à se regrouper en grosses corporations. On fait dans la méga-porcherie. Dans les méga-fermes laitières.

David

@Monsieur Guénette

Comme vous avez reconnu que ma nuance est correcte, je vous pardonne entièrement!

@Gilles

Vous qui aimez tant les retombées économiques, j'ai une recette miracle pour vous! Vous devez trouver scandaleux que le budget du Québec vient d'être adopté! On aurait tellement pu utiliser autrement l'argent des baisses d'impôts! Pourquoi pas une exposition agricole exceptionnelle l'an prochain pour le 400e anniversaire de Québec. Pourquoi ne pas subventionner encore plus les nombreux festivals agricoles au Québec (festival de la patate, festival du cochon, Expo Québec, etc.). Vivement le retour du programme fédéral des commandites!

Tant qu'à y être, pourquoi ne pas déclarer la guerre aux États-Unis qui subventionne grassement l'agriculture (ce qui est vrai), ce qui fera en sorte que générer de merveilleuses retombées économiques (car les dépenses militaires vont encore augmenter) qui vont régler miraculeusement tous les problèmes agricoles catastrophiques au Québec. Une bonne guerre, ça relance l'économie, n'est-ce pas Gilles?

David

@Monsieur Guénette

Vous dites:

"Demandez aux producteurs maraîchers qui doivent faire venir de la main-d’oeuvre du Mexique parce que les Québécois ne veulent pas travailler au salaire minimum dans les champs"

J'ai encore envie de nuancer. Je dirais plutôt:

"Demandez aux producteurs maraîchers qui doivent faire venir de la main-d’oeuvre du Mexique parce que les Québécois sont moins productifs que les Mexicains dans les champs et que le salaire minimum est tellement élevé au Québec que les Mexicains viennent y travailler en courant."

Si on éliminait le salaire minimum, les Mexicains ne viendraient plus travailler au Québec, car cela ne vaudrait plus la peine, ce qui ferait en sorte que les producteurs maraîchers seraient incités à engager plutôt des étudiants ou des employés peu qualifiés québécois qui pourront ainsi acquérir une expérience de travail.

Gilles

... On aurait tellement pu utiliser autrement l'argent des baisses d'impôts! ... David

Comme par exemple, aidez les iniversités québécoises à renouveller leurs équipements depuis trop longtemps vétustes (500 milions) . Le problème est que Jean Charest a le nez collé sur la prochaine échéance électorale. Voilà tout ce qui compte pour lui. Les urgences (de toutes sortes), ce sera pour plus tard ... encore une fois.

... Pourquoi pas une exposition agricole exceptionnelle l'an prochain pour le 400e anniversaire de Québec. Pourquoi ne pas subventionner encore plus les nombreux festivals agricoles au Québec (festival de la patate, festival du cochon, Expo Québec, etc.). Vivement le retour du programme fédéral des commandites! ... David

Propos grotesques...

... Tant qu'à y être, pourquoi ne pas déclarer la guerre aux États-Unis qui subventionne grassement l'agriculture (ce qui est vrai), ce qui fera en sorte que générer de merveilleuses retombées économiques (car les dépenses militaires vont encore augmenter) qui vont régler miraculeusement tous les problèmes agricoles catastrophiques au Québec. Une bonne guerre, ça relance l'économie, n'est-ce pas Gilles? ... David

David, que faites-vous donc sur blog ? Je crois pouvoir qualifier vos derniers propos de délirants. Vous n'apportez rien de constructif et espérez le contraire de votre part est une perte de temps.


Gilles

La non-intervention de l'état n'existe pas et n'est pas souhaitable, quoi qu'en disent les Gilles Guénette et autres David de ce monde. L'entreprises privés peut faire beaucoup de choses, mais l'état a le devoir d'intervenir lorsque cela devient nécéssaire.

David

"La non-intervention de l'état n'existe pas et n'est pas souhaitable, quoi qu'en disent les Gilles Guénette et autres David de ce monde."

Monsieur Guénette souhaite une élimination quasi-complète de l'État (sauf possiblement les fonctions régaliennes).

De mon côté, je ne souhaite pas l'abolition complète de l'État. Alors, cessez de m'associer idéologiquement avec Monsieur Guénette!

En fait, je vais même plus loin; je suis entièrement d'accord avec vous quand vous dites:

"L'entreprises privée peut faire beaucoup de choses, mais l'état a le devoir d'intervenir LORSQUE CELA DEVIENT NÉCESSAIRE.".

Et je vous remercie de me permettre d'insister sur ces mots que VOUS AVEZ VOUS MÊMES ÉCRITS:

"l'état a le devoir d'intervenir LORSQUE CELA DEVIENT NÉCESSAIRE"

Le problème, c'est que l'État a tendance à tellement étendre ses tentacules partout qu'il en devient moins efficace dans ses missions essentielles!

Selon moi, l'État ne devrait plus intervenir dans ces secteurs:

1) Invasions impéralistes des pays étrangers.

2) Subventions aux entreprises.

3) Subventions à l'exportation agricole. (l'État peut avoir un rôle dans l'agriculture LOCALE, ou lorsque qu'il s'agit de compenser les agriculteurs lors de catastrophes naturelles, ce n'est cela que je remets en question)

4) Subventions aux festivals (comme votre fameux Expo 17, n'est-ce-pas Gilles?), aux événements spéciaux et aux sports professionnels.

5) Salaire minimum, assurance-emploi, CSST, REER, pensions, mesures d'intégration à l'emploi, tout cela pourrait être remplacé par un RC (revenu de citoyenneté) versé à chaque adulte (sauf les prisonniers)

6) Garderies d'État. Cela pourrait être remplacé pour une allocation versée aux parents pour chaque mineur. Que les parents s'occupent eux-mêmes de leurs enfants ou qu'ils engagent eux-mêmes une gardienne! (je ne parle pas d'abolir la protection de la jeunnesse qui est une mission importante!)

7) L'État doit cesser d'empêcher les adultes de se droguer, de se prostituer, d'être un client d'une prostituée adulte, de faire de l'échangisme entre adultes, d'être polygame entre adultes, de fumer dans un bar pour adultes, de boire dans un bar pour adultes après 3h et de posséder une arme si vous êtes un adulte en "bonne santé mentale".

8) L'État doit cesser d'obliger les gens à porter la ceinture d'insécurité et des casques d'insécurité. Il doit cesser aussi d'obliger les bars privés à ne pas faire de discrimination (bar gais, tavernes) et d'interdire les gras trans dans la nourriture.

Ne me dites pas que ces domaines (ainsi que bien d'autres) relèvent d'une intervention NÉCESSAIRE de
l'État!

Les gens sont tellement tannés que l'État s'ingère dans des choses aussi inutiles (et qui font en sorte que l'État néglige ses fonctions essentielles!) que de plus en plus de gens désirent son élimination dans tous les secteurs. Ce qui rend de plus en plus crédible des idéologies d'extrême-droite anti-étatiques comme l'anarcho-capitalisme , ou d'extrême-gauche anti-étatique comme l'anarcho-socialsme.

Va-t-il falloir se rendre jusqu'à un de ces extrêmes pour que vous comprenez le gros bon sens?

David

"Comme par exemple, aidez les universités québécoises à renouveller leurs équipements depuis trop longtemps vétustes (500 milions)."

Faut vraiment être éloigné du milieu universitaire pour proférer de telles âneries. Je répète encore: IL Y A TROP D'ARGENT DANS LES UNIVERSITÉS. Pensez au scandale de l'UQAM!

Comme s'il fallait accepter sans réfléchir le petit catéchisme des soi-disant "universités sous-financées" (sic)!

C'est drôle, on entend de plus en plus parler que nous sommes dans une ère d'"économie du savoir" (sic) et que nous devons "réinvestir massivement dans les universités" (sic). Mais à quoi ça sert si le dégel des frais de scolarité fait en sorte que de moins en moins de gens fréquentent les universités?

Pourrait-on cesser de financer les invasions impérialistes et vos fameux festivals engendrant les soi-disant miraculeuses retombées économiques pour permettre aux gens intellectuellement qualifiés d'étudier SANS ÉGARDS AUX MOYENS FINANCIERS. N'est-ce pas une intervention plus nécessaire pour l'État que de subventionner vos fameux festivals ou de subventionner les méga-porcheries?

Au lieu de diminuer les inscriptions en empêchant les pauvres d'aller à l'université, pourquoi ne pas diminuer les inscriptions en rendant plus sévère les critères d'admission pour empêcher les nuls d'y aller?

Et si les universités sont si sous-financés que cela, pourquoi faudrait-il continuer de financer McGill, Concordia et Bishop's? Ne me dites de financer des universités anglophones fait partie de la mission essentielle de l'État Québécois!

C'est drôle, vous vous plaignez qu'on ne subventionne pas assez les festivals, mais je ne vous ai pas encore vu dénoncer le dégel des frais de scolarité. Quelle est votre position?

David

@Gilles

Au fait, dans mes propos que vous qualifiez de "grotesques" et "délirants", je n'ai fait qu'illustrer le côté "grotesque" et "délirant" de votre rhétorique entourant les retombées économiques!

Gille

... Faut vraiment être éloigné du milieu universitaire pour proférer de telles âneries. Je répète encore: IL Y A TROP D'ARGENT DANS LES UNIVERSITÉS ... David

Autre affirmation gratuite. C'est une vrai habitude. Êtes-vous un diplômé universitaire mon cher David ? Moi oui. Je sais au moins de quoi je parle. Il faut avoir fréquenté le milieux universitaire québécois - comme moi et bien d'autres - pour savoir que le MATÉRIELS ET LE ÉQUIPEMENTS de recherches et de travail sont vétustes. Le fait que vous vouliez répéter ad nauseam qu'il y trop d'argent ne changera rien à la réalité financière des universités québécoises. Ne prenez pas vos lubies pour des réalités. Votre - fantaisiste - extrapolation à l'ensemble du réseau universitaire québécois suite au dérapage de l'UQAM relève d'une généralisation mur-à-mur du genre "Ils sont tous comme ça". Il faudrait que vous acceptiez de sortir du sectarisme dans lequel vous vous êtes enfermés afin de comprendre ce qui se passe au Québec et ailleurs dans le monde. En d'autres termes enlevez vos oeillères.

P.S : pour les âneries, admettez que vous excellez dans le domaine. On n'a qu'à relire vos réponses pour se convaincre de cela.

Jean-Pierre

Tous des assistés, c'est vrai. mais c'est vrai partout sur la planète, en commencant par votre paradis, les États-unis, alors on se laisse manger ?.. c'est ça la solution libertarienne ?

David

"Êtes-vous un diplômé universitaire mon cher David ? Moi oui. Je sais au moins de quoi je parle. Il faut avoir fréquenté le milieu universitaire québécois - comme moi et bien d'autres - pour savoir que le MATÉRIEL ET LE ÉQUIPEMENTS de recherches et de travail sont vétustes."

IL NE FAUT SURTOUT PAS PARLER DE L'ENSEIGNEMENT, CE N'EST PAS IMPORTANT!

Moi aussi je suis un diplômé universitaire et j'y étudie toujours. J'ai tendance à être d'accord avec vous concernant le fait que le matériel et les équipements de recherche et de travail sont vétustes (quoique plusieurs projets sont en cours pour y remédier, par exemple le COPL (http://www.copl.ulaval.ca/) et la Neuro-Cité
( http://www.quebechebdo.com/article-109474-Une-premiere-etape-importante-franchie-pour-la-NeuroCite.html ))

Mais ce n'est pas parce que les universités sont sous-financées que cette situation se produit. C'est plutôt parce que l'ARGENT EST MAL DÉPENSÉ que cela arrive. Prenez encore le cas de l'UQAM par exemple. Et ne me dites que l'UQAM est le seul à agir ainsi. Vous verrez: d'autres scandales s'en viennent!

Les universités sont tellement bureaucratisés que d'ajouter encore de l'argent ne fera en sorte que d'augmenter encore plus la bureaucratie, ce qui n'améliorera en rien la qualité de l'enseignement. Hausser les frais de scolarité ne sert donc à rien (sauf à réduire le nombre d'étudiants), puisque cet argent sera dilapidé. Regardez ce qui se passe dans le secteur de la santé!

De plus, les subventions à la recherche (une autre intrusion du fédéral dans le champ de compétences du Québec) sont fort généreuses. Le problème avec ces subventions, c'est qu'on est en présence d'un bar ouvert (il n'y a presque pas de suivi) où les subventions sont détournés vers des dépenses futiles de congrès, de voyages et de recrutement d'étudiants étrangers (avez-vous remarqué que l'argent coule à flots quand cela concerne les étudiants étrangers, surtout s'il s'agit des familles de dictateurs?) au lieu d'aller au renouvellement d'équipements.

"Il faudrait que vous acceptiez de sortir du sectarisme dans lequel vous vous êtes enfermés afin de comprendre ce qui se passe au Québec et ailleurs dans le monde. "

Je me demande qui est le plus sectaire entre nous deux: moi, qui est un libertaire écrivant dans un blogue libertarien, ou vous, qui croyez dur comme fer que les gouvernements doivent financer les festivals pour générer des retombées économiques?

David

Les États-Unis ne sont pas un paradis libertarien, mon cher Jean-Pierre. Cesser de confondre néo-conservatisme (qui est en faveur du protectionnisme) et libertarianisme (qui souhaite abolir le protectionnisme)!

David

@Gilles

Supposons que je doive accepter votre rhétorique des universités sous-financés. Je vous ai posé certaines questions dont j'attends votre réponse. Je vais les répéter:

C'est drôle, on entend de plus en plus parler que nous sommes dans une ère d'"économie du savoir" (sic) et que nous devons "réinvestir massivement dans les universités" (sic). Mais à quoi ça sert si le dégel des frais de scolarité fait en sorte que de moins en moins de gens fréquentent les universités?

Pourrait-on cesser de financer les invasions impérialistes et vos fameux festivals engendrant les soi-disant miraculeuses retombées économiques pour permettre aux gens intellectuellement qualifiés d'étudier SANS ÉGARDS AUX MOYENS FINANCIERS. N'est-ce pas une intervention plus nécessaire pour l'État que de subventionner vos fameux festivals ou de subventionner les méga-porcheries?

Au lieu de diminuer les inscriptions en empêchant les pauvres d'aller à l'université, pourquoi ne pas diminuer les inscriptions en rendant plus sévère les critères d'admission pour empêcher les nuls d'y aller?

Et si les universités sont si sous-financés que cela, pourquoi faudrait-il continuer de financer McGill, Concordia et Bishop's? Ne me dites pas que de financer des universités anglophones fait partie de la mission essentielle de l'État Québécois!

C'est drôle, vous vous plaignez qu'on ne subventionne pas assez les festivals, mais je ne vous ai pas encore vu dénoncer le dégel des frais de scolarité. Quelle est votre position?

Gilles

... Mais à quoi ça sert si le dégel des frais de scolarité fait en sorte que de moins en moins de gens fréquentent les universités? ... David

Comment se fait-il que la fréquentation universitaire (en % de la population) en Ontario et en Nouvelle-Écosse (entre-autres) soit beaucoup élevée qu'au Québec malgré des frais de scolarité jusqu'a cinq fois supérieur ? Comment se fait-il que les universités américaines (donc certaines ont des frais de scolarité supérieurs à 10000.00 $) soit plus que jamais fréquentées. Comment se fait-il que la diplomation soit nettement inférieure au Québec malgré des frais dérisoires ? Votre argument ne tient pas la route. Les étudiants doivent comprendrent (et la vaste majorité le comprend parfaitement) que les frais de scolarité sont un investissement dans leur carrière. Si on cessait d'écouter la p'tite go-gauche québécoise, on devrait augmenter les frais universitaires d'au moins 500 $ par session pendant les quatre prochaines années pour arriver à parité avec la moyenne canadienne.

... Au lieu de diminuer les inscriptions en empêchant les pauvres d'aller à l'université, pourquoi ne pas diminuer les inscriptions en rendant plus sévère les critères d'admission pour empêcher les nuls d'y aller? ...

Vous voudriez diminuer les inscriptions en resserant les critères d'admissibilités et en même temps, vous semblez vous opposer à une augmentation des frais de scolarité. Vous vous rendez compte que cela provoquerait un manque à gagner financièrement catastrophique pour les universités à moins de compenser par une augmentation substantielle des frais et/ou une intervention accrue de l'état (donc ressources financières intactes). Vous dites l'un et son contraire dans le même texte.

... Et si les universités sont si sous-financés que cela, pourquoi faudrait-il continuer de financer McGill, Concordia et Bishop's? Ne me dites pas que de financer des universités anglophones fait partie de la mission essentielle de l'État Québécois! ... David

Mc-Gill est considéré comme l'une des meilleures universités canadiennes, et elle situé à Montréal comme tout le monde le sait. Son expertise scientifique est reconnue dans le monde entier. Cesser de financer cette université (ou les autres anglophones et francophones) serait une erreur historique sans précédent. Le Québec devrait-il selon vous prendre le risque de "détruire" ces institutions du seul fait qu'elles sont anglophones. C'est ridicule.


Marc

Je serais personnellement favorable à une libre concurrence des produits québécois et canadiens vs les produits étrangers quand la ligne de départ sera la même pour tous.

Si le Canada interdisait l'entrée des marchandises produites dans des conditions qui ne seraient autrement pas acceptables ici, les produits canadiens pourraient compétitionner ou disparaître, mais au moins ce serait juste!

Outre les conditions de travail douteuses, on peut aussi ajouter l'utilisation de produits interdits ici, en plus des mesures environnementales beaucoup moins restrictives à l'étranger (par exemple l'obligation d'avoir une fosse à fumier vs simplement jeter le fumier dans la rivière).

Pour le moment à peu près n'importe quoi peut entrer ici et compétionner nos produits, les transports ne coûtant à peu près rien, les produits locaux sont perdants d'avance sauf ceux qui sont adéquatement protégés (je pense aux produits laitiers). Libre compétitivité d'accord, mais à armes égales!

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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