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09 septembre 2007

Commentaires

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Florent

Les libertariens ne recherchent pas "la poursuite du développement économique", mais sont aiguillés par la seule notion de la liberté, cette qualité intrinsèque à la nature humaine. Le développement économique, l'effervescence des opinions, l'innovation dans tous les domaines, ne sont que des conséquences heureuses et prévisibles de ce "dogme".
A l'opposé, l'utilisation de la contrainte - étatique, il va de soi - pour quelque but qu'il soit (développement économique ou bonheur collectif), ne peut apporter, au mieux et théoriquement, que quelques solutions à court terme par quelques "hauts" fonctionnaires arrogants et des effets dévastateurs sur le moyen à long terme.
Soyons sérieux, un autre anglais, un certain Huxley, décrivait déjà l'imposition du bonheur il y a 75 ans. Ne traitons pas ce brave Pr. Layard de dictateur, mais le socialisme bismarkien a aussi été la première étape vers le socialisme nationaliste...

Carl-Stéphane Huot

Le problème que j'ai avec la sociologie est qu'elle utilise autant de méthodes différentes qu'il y a d'études. Ainsi, les sociologues peuvent-ils, après quatre ans passés sur les bancs universitaires, tailler leurs résultats en fonction des besoins de celui qui commande l'étude. J'ai un problème similaire avec les statistiques, puisque l'ordre et la forme des questions influencent grandement les réponses. (Par contre, ayant un numéro de téléphone souvent sélectionné par les sondeurs, je peux dire qu'ils refusent de nous donner le nom du commanditaire de l'étude, même après avoir enregistré nos réponses "pour ne pas influencer le résultat des réponses")
Ensuite, la définition du bonheur, c'est comme un pantalon de jogging: plus tu veux en mettre dedans, plus ça prend de l'expansion. Donc, la définition du bonheur est généralement assez floue, en plus d'être multiforme.
Enfin, il est un peu délicat de trop lier bonheur et économie, même si un revenu est nécessaire pour payer la base. En effet, les forces de l'intérêt personnel sont extrêmement puissantes et trop les contrarier ne finit que par appauvrir tout le monde et par rendre bon nombre de gens malheureux.

Gilles Guénette

Didier Bert, «Moins d’argent fait le bonheur», La Presse, 11-09-07

Les Canadiens sont prêts à renoncer à une partie de leurs revenus si ils en tirent une meilleure qualité de vie. C’est ce qu’indique un sondage réalisé par la société de services de paie aux entreprises ADP.

On apprend ainsi que quatre Canadiens sur dix accepteraient une baisse de salaire de 20% si elle leur permettait de passer 20% plus de temps avec leur famille.

La moitié des Canadiens donneraient 10% de leur salaire si cela permettait à leurs petits-enfants et futurs petits-enfants d’obtenir un meilleur environnement, plus sain et plus propre.

Les répondants sont 26% à être prêts à réduire à la fois leur salaire de 20% pour passer plus de temps avec leur famille, et à faire don de 10% de leur salaire pour protéger l'environnement.

Protéger l’environnement de ses petits-enfants est plus important pour ceux… qui n’ont pas de petits-enfants. 65% des répondants de 18 à 29 ans seraient prêts à faire un don de ce genre. Chez plus de 50 ans, cette proportion tombe à 40%.

Les allophones sont les plus favorables à la perte de revenu pour un gain de qualité de vie. Ils sont suivis par les francophones, puis par les anglophones.

Jean-François Hébert

M. Guénette,

J'aimerais dire une chose à tous ces répondants qui semblent favorables à une réduction de salaire pour une meilleure qualité de vie ou à donner une partie de leur revenu pour l'environnement.

Faites-le, maintenant! Faut-il que le gouvernement l'impose à tout le monde pour que vous le fassiez vous aussi?

Les sondeurs, en structurant correctement leurs questions, arrivent à faire dire à quelqu'un qui pourrait trouver chouette l'idée de réduire son temps de travail qu'il est prêt à le faire.

Quant à la relation entre l'argent et le bonheur, on pourrais facilement remplacer "argent" par "savoir". On constate alors qu'au delà du niveau de savoir requis pour survivre, l'augmentation du niveau de connaissance rend malheureux car plus on a de connaissances, plus on se pose de questions. C'est donc le chemin montré par les intégristes religieux qui mène vers le vrai bonheur!

On peut faire une étude statistique pour démontrer à peu près n'importe quoi. Un million d'études statistiques n'arriveront jamais à établir un lien de cause à effet; elles arrivent tout juste à créer l'illusion d'un tel lien. Et en répétant suffisamment le message, on finit par y croire!

L'Objectif

Justement, Le bonheur est différent pour chacun. Essayer d'attacher le bonheur au salaire est ridicule. Un pauvre ayant une famille très proche va être plus heureux que le riche arrogant que personne ne veut voir. Par contre un pauvre seul et mal-aimé n'aura aucun bonheur comparé à un riche qui atteint ses buts et rèves...

40% de canadiens qui voudraient baisser leur salaire veut dire: 60% de canadiens ne veulent pas le faire! La majorité l'emporte, l'argent fait le bonheur! woohoo

Pourquoi les gens disent des êtres humains que leur plus grandes qualité (en tant que race) est qu'ils sont tous uniques... mais que dès lors chacun se tourne de bord et essai de passer tout le monde dans le même modèle...

Francis St-Pierre

Sans les entrepreneurs qui gagnent un gros salaire, il ne pourrait pas y avoir de classe moyenne. Ce n'est pourtant pas trop dur à comprendre.

Changer une variable au modèle (égaliser les salaires plutôt que d'augmenter la richesse absolue) et croire qu'une seule réponse variera (le niveau de bonheur des participants à l'économie) est incroyablement naïf. En fait, c'est presque aussi naïf que de croire qu'il est possible de manipuler la réalité comme dans un modèle...

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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