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04 octobre 2007

Commentaires

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David

Bonjour Annie!

Bienvenue à nouveau dans ce Blogue. C'est un plaisir de vous y retrouver. Certaines affirmations dans votre billet méritent d'être soulignées avec une approbation totale de ma part!

"Garantir l’égalité des chances pour tous est une chose; garantir le succès de tous en est une autre."

"Pendant qu’une majorité de Québécois croit que la réforme se limite au contenu et à la forme des bulletins scolaires, nous assistons présentement au pire nivellement par le bas de l’histoire du Québec. Les dommages directs et indirects seront colossaux."

Vous identifiez l' "approche constructiviste" comme le principal coupable du nivellement par le bas que l'on connait dans le système d'instruction (ce sont les parents qui devraient en priorité assumer l'éducation de leurs enfants) publique. Je ne crois pas que ce coupable soit d'une grande importance. Bien d'autres coupables sont plus importants.

1) La médiocrité des nouveaux enseignants. Les enseignants sont souvent parmi les étudiants les plus médiocres à l'Université: les étudiants les brillants sont donc évacués de la formation des futurs enseignants.

2) Le monopole syndical fait en sorte que l'ancienneté prime sur la compétence chez les enseignants du secteur public. Sans compter le népotisme, le partonage et la discrimination fémi-fasciste qui altère encore plus la qualité des enseignants!

3) Le régime fémi-fasciste fait en sorte que les garçons sont défavorisés dans le système public. Ça laisse un large contingent d'exclus et de décrochés du système chez les garçons.

4) Les PPP des écoles privées: les subventions aux écoles privées font en sorte que de moins en moins d'étudiants brillants fréquentent l'école publique.

J'y reviendrai plus tard!

Christian Fortin

Je ne vois pas en quoi le fait que moins d'étudiants brillants fréquentent l'école publique soit un problème (si vraiment c'est le cas). C'est le genre d'argument qu'utiliserait le premier venu qui a peur de l'école à la maison...
"Non c'est mal, qu'est-ce qu'on va faire si les enfants brillants étudient à la maison?"
Surprise, vous n'avez pas un droit aux enfants brillants des autres.

Vincent

A.Langevin:
"Mais à quoi ressemblerait une société sans éducation normalisée?"


l'éducation normalisée devrait être concentrée sur les quelques matières qui sont vraiment importantes: français, anglais, math, sciences. Une fois qu'on sait lire et compter on peut apprendre tout le reste. Qu'on expose clairement les objectifs et qu'on montre aux jeunes quels sont ces objectifs et qu'on leur dise: voici les échelons à atteindre et les étapes à franchir et nous sommes là pour vous aider. Il ne devrait pas y avoir d'obligation de passer un nombre fixe d'heures en classe mais une offre de cours pour ceux qui en ont le besoin pour atteindre les objectifs. Imaginez un cahier de progression scolaire avec des lignes pour les différentes matières et un point final - diplôme. Chaque étudiant serait libre d'avancer individuellement selon leur efforts ou leur aptitudes à l'école ou à l'extérieur de celle-ci pour arriver au point final. Ainsi les plus intelligents ou ceux qui mettent plus d'efforts traverseraient plus rapidement les étapes. Ceux qui ont besoin de plus d'explications pourraient suivre régulièrement les cours offerts dans les écoles. Les plus faibles en petits groupes avec des cours spécialement pour eux.

Le ministère au lieu d'être un gestionnaire de tout l'éducation serait d'abord et avant tout une agence de certification dont le rôle principal serait d'administrer les tests de compétence, les examens du ministère. Ces tests pourraient être plus intensifs et la note de passage plus élevée mais le principe serait que la fonction première du ministère est de certifier que tel individu a les connaissances pour se mériter un diplôme X. La méthode ou le cheminement pour arriver au résultat serait celle qui convient le mieux à chaque étudiant.

Pensez au permis de conduire. La SAAQ gère les permis et donne des examens pour en obtenir mais ce sont des entreprises privées qui donnent les cours (Technic, St-Amour, etc.). Le gouvernement il y a quelques années a retiré l'obligation de suivre des cours pour obtenir le permis de conduire classe 5. Est-ce que moins de gens ont eu leur permis pour autant? Comme tout le monde veut avoir son permis la motivation fait en sorte que pour réussir l'examen les gens s'inscrivent à des écoles de conduite et obtiennent le permis ou alors pratiquent par eux-même à l'aide du manuel de conduite ou avec quelqu'un qui sait conduire. (Je serais curieux de connaître le % de gens qui obtiennent le permis sans avoir suivi des cours certifiés dans une école.) Pour obtenir un permis classe 3 ou classe 1 il faut suivre des cours mais encore une fois des cours que ne donnent pas le ministère des transports, ce sont des entreprises privées qui le font. Le gouvernement gère les examens mais pas la formation.

Une motivation semblable existera même sans obligation de fréquenter l'école et peut-être même que cette motivation sera encore plus forte étant donné que le système d'éducation ne bloquerait pas la progression de quiconque en imposant un nombre X d'heures passés en classe et que ce ne serait pas en fonction de l'âge et du nombre d'années passées à l'école que l'on passerait au travers des étapes scolaires mais en fonction de ses efforts individuels. On verrait ainsi beaucoup de jeunes de 15 ans obtenir un diplôme d'études secondaires. D'autres de 18 ou 20 ans obtenir des baccalauréats au lieu de 23 ou plus selon les normes actuelles.

Je n'arrive pas cependant à imaginer une absence totale d'école publiques et je ne crois pas non plus que ce soit désirable de privatiser entièrement le système scolaire (je pense aux coûts d'inscription aux école privées et que s'il n'y avait que des privées j'ai bien l'impression que l'accès à l'éducation serait dans ce cas-là réellement réduite)

Le vrai problème c'est le mode de fonctionnement et le manque d'humilité du système: s'il se fixait des objectifs clairs et simples au lieu de vouloir "former des citoyens" et de transmettre une "culture générale" il serait sûrement capable de maximiser les résultats dans des apprentissages spécifiques mais il s'imagine qu'il est tellement indispensable qu'il néglige les choses élémentaires. Ça ne me dérangerait pas de payer pour un système d'éducation public s'il répondait aux attentes.

R.David

Les écoles privées dépensent moins par étudiants que les écoles publiques. Un système de "vouchers", ou les écoles compétitionneraient entre elles pour avoir des montants d'argents attachés à chaque enfant serait déjà mieux, et c'est un grand succès dans les endroits ou ça a été instauré.

Comme n'importe quel produit ou service, l'éducation a tout à gagner de la compétition, de l'innovation et de la saine gestion, et les résultats minables et le nivellement pas le bas est une conséquence naturelle de tout système motivé par l'échec (tous les programmes socialistes gagnent à mal performer).

Francois Lachapelle.

Quand je discute avec un Directeur dans le système scolaire de l'Etat je suis un con------tribuable.
Quand je suis dans le système privé, je suis un client qui donne de l'argent pour obtenir un service.
En 2001, lorsque nous avons inscrit ma plus jeune en collège privé, nous avons eu droit a une rencontre d'environ 1:30 avec le directeur de l'établissement afin de discuter du personnel enseignant, les approches pédagogiques jusqu'aux livres dans la bibliothèque. Comme ma jeune fille a besoin d'un soutien particulier en orthopédagogie nous pouvions choisir le professionnel qui pouvait le mieux l'accompagner. Et nous avions toute liberté en chemin pour changer d'idée.

Lorsque je regarde les déboires du système d'éducation, je suis bien content de ma décision.
Mes enfants n'y mettront jamais les pieds.


Bastiat

@ R. David

Excellent point. La réponse à la question "Mais à quoi ressemblerait une société sans éducation normalisée?" ne devrait pas être une série de "devrait", parce qu'on ne peut pas connaître le résultat dynamique d'une saine compétition.

Il faudrait peut-être poser une question encore plus large: "Qu'est-ce qui, dans le système actuel, pousse tout le monde à croire que les parents eux-mêmes ne sont que des enfants?"

Si les parents étaient perçus comme des adultes, ce serait clair pour tout le monde qu'ils sont tout à fait libres de faire ce qu'ils veulent de leurs enfants - violence exceptée - incluant ne pas les envoyer à l'école. Le choix ne serait pas perçu comme plus compliqué que le choix d'une marque de couches.

On ne peut pas savoir a priori qu'un type d'enseignement est meilleur qu'un autre. Moi j'étudie au doctorat et j'ai parfois l'impression d'avoir le plus appris en faisant du travail de ferme et en lisant des blogues. Et si l'école ne faisait qu'abrutir et endoctriner les gens? Je ne pense pas cela, mais la seule façon de découvrir la réponse, c'est d'expérimenter la compétition.

La seule réponse est qu'il ne faut pas materner les parents.

Rémi

Vincent: Je suis d'accord avec vous jusqu'à l'évaluation unique du Ministère. Puisque la partie ceertification pourrait très bien être confiée à l'entreprise privé aussi.

Imaginez plusieurs entreprises privées qui se batte pour valider le programme éducatif des écoles, un peu comme les certifications kasher, bio ou les notations financière.

Il y aurait des certifications plus standard couvrant le français, math et les sciences. Tout comme il en aurait des marginales qui serait moins prisé tant par les écoles que les parents. Une école dont le bulletin est certifié par une compagnie créationiste ne vaudrait pas grand chose sur le marché tandis qu'une école qui se fait certifier par plusieurs compagnies aurait un avantage concurenciel.

Les compagnies de certifications devraient aussi proteger leurs réputations, ils s'assureraient donc que chaque école ayant leurs certifications respectent les normes.

La normalisation viendrait du fait que les parents et les entreprises recherchent les mieux formés, ce qui veux dire que les meilleurs certifications seraient recherchés par les écoles.

Annie Langevin

David : C'est toujours un plaisir d'échanger avec vous, même si je n'adhère pas du tout à votre position libertaire. Comme la contre-argumentation est toujours constructive, construisons sur le constructivisme ! Contrairement à vous, je le tiens pour grand responsable des déboires actuels du système. Non pas que je nie l'impact négatif du monopole syndical, mais tout comme le monopole féminin, l'impact est moins catastrophique de par son caractère plus indirect et corrigible. Par exemple, la situation actuel des garçons peut être contrée en choisissant, par exemple, un programme sport-études, et l'incompétence de certains enseignants (dans un cadre d'instruction traditionnel) peut être assez facilement contournée par l'étudiant qui s'en remet à ses manuels. Par contre, le constructivisme radical qui tend à relativiser la science et à remettre en cause la transmission des savoirs aura (et a déjà) un impact direct et rapide sur l'instruction de nos jeunes. Je n'ai rien contre un apprentissage centré sur l'enfant (impossible avec 28 élèves par classe, par contre!) mais encore faut-il qu'il y ait véritable apprentissage. Développer et évaluer la conceptualisation préalablement à l'acquisition du concept me paraît vain et surtout stérile. Je vous invite à consulter les résultats aux épreuves du TEIMS (lien du billet): les filles sont également pénalisées.

Vincent : Effectivement, une agence de certification en guise de MELS m'apparaît une très bonne alternative (la seule ?). Dans la documentation libertarienne, j'ai constaté qu'il n'est que rarement question d'éducation dans les rôles que devrait assumer un État minimal. J'ai beau vouloir, je n'arrive pas à enlever complètement l'Éducation à l'État... Laisser tout ça au privé, hum, pas sûre.

À Bastiat : 1) Je crois que ce qui pousse à croire que les parents ne sont eux-mêmes que des enfants, c'est la déresponsabilisation généralisée dont ils font souvent preuve, habitués qu'ils sont à déléguer une partie de leur rôle à l'État. 2) Peut-être qu'on ne peut pas savoir en théorie quel type d'enseignement est supérieur. En pratique, oui. Le doctorat serait difficile à obtenir si vous y étiez arrivé directement de la ferme. Je crois qu'on ne peut être efficacement autodidacte qu'en ayant eu les bases nécessaires au préalable.

David

Je continue mes points de mon dernier commentaire

4) Les PPP des écoles privées: les subventions aux écoles privées font en sorte que de moins en moins d'étudiants brillants fréquentent l'école publique. Ajout: IL N'EST SURTOUT PAS QUESTION ICI D'INTERDIRE LES ÉCOLES TOTALEMENT PRIVÉES, comme Vision School par exemple ( http://www.visionschools.com ).

5) Le laxisme dans la difficulté des évaluations causé par la volonté exacerbée de l'État de ne pas faire doubler les étudiants pour gonfler artificiellement les statistiques de taux de passage et maintenir l'ignorance chez les étudiants (surtout avec les gouvernements fédéralistes). Rien à voir avec le socioconstructivisme.

6) La difficulté pour les parents de choisir l'école de leur choix, ce qui annihile toute concurrence. Le principe des bons d'études est une bonne idée, quoique certaines commissions scolaires commencent à permettre au parents de choisir parmi toutes leurs écolesé

7) La quasi-interdiction de l'école à la maison, qui est la meilleure méthode d'enseignement pour les étudiants les plus doués.

J'y reviendrai!

Yan

"les subventions aux écoles privées font en sorte que de moins en moins d'étudiants brillants fréquentent l'école publique."

Et alors? Pourquoi les étudiants brillants devraient être à l'école publique plutôt qu'au privé?

Vincent

Bastiat:
"Qu'est-ce qui, dans le système actuel, pousse tout le monde à croire que les parents eux-mêmes ne sont que des enfants?"


une question encore plus pertinente: pourquoi est-ce que le système infantilise les jeunes en leur imposant toutes sortes de restrictions et d'obligations qui n'existaient pas il n'y a pas si longtemps et quelles sont les conséquences de l'adolescisation de la jeunesse?

Let's abolish high school
By Robert Epstein, Education Week

http://weblogs.elearning.ubc.ca/ross/archives/037351.html

"Over the past century or so, we have, through a growing set of restrictions, artificially extended childhood by perhaps a decade or more, and we have also completely isolated young people from adults, severing the “child-adult continuum” that has existed throughout history."

David

@Yan

"Et alors? Pourquoi les étudiants brillants devraient être à l'école publique plutôt qu'au privé?"

Ce n'est pas ce que j'ai dit. Voir mon ajout au point 4) "IL N'EST SURTOUT PAS QUESTION ICI D'INTERDIRE LES ÉCOLES TOTALEMENT PRIVÉES, comme Vision School par exemple ( http://www.visionschools.com )."

Le seule chose que je dis, c'est les parents doivent financer leurs écoles privées avec leur propre fric et que l'État ne doit pas subventionner le PPP des écoles privées.

Si l'État cessait de subventionner les écoles privées, il y aurait donc plus d'étudiants brillants à l'école publique, ce qui améliorerait la qualité de ces établissements.

Yan

Donc l'élève brillant devient un outil pour aider l'autre? J'ai un problème avec toutes solutions qui a à la base le rabaissement par des moyens détournés des plus grands au profit des plus petits.

Annie Langevin

David: je crois au contraire que les cycles et le redoublement d’exception sont nécessaires au constructivisme. (À Genève, ils sont allés jusqu’à instaurer des cycles de quatre ans!) Sachant que Ernst von Glasersfeld (et le constructivisme radical qu’il défend) a été l’inspiration première de nos facultés d’éducation - une petite recherche google permet rapidement de s’en convaincre - et surtout après m’être « familiarisée » avec son point de vue épistémologique, il m’apparaît impossible, avec cette approche, de graduer les élèves par niveau : les compétences transversales ne peuvent être évaluées que de façon très subjective, forçant entre autres l’interprétation des résultats par rapport à l’enfant lui-même. Le but avoué de la réforme est la réussite de tous, et (seul?) le constructivisme donnait les outils pour l’atteindre. Mais je suis loin d’être spécialiste en ce domaine et me suis tapé plusieurs Tylenol à m’informer sur les fondements de la réforme. David, vous semblez innocenter le constructivisme et j’aimerais comprendre pourquoi.

Aussi pour ce qui est du clivage privé/public : je ne vois pas en quoi une augmentation d'élèves brillants à l'école publique améliorerait la qualité de l'enseignement. Tant que quelques individus auront le pouvoir d'imposer leur vision, les élèves, brillants ou pas, seront des cobayes.

David

Et moi j'ai un problème avec toute solution qui est à la base le rabaissement par des moyens détournés des plus petits au profit des plus grands mon cher Yan. Et c'est exactement ce que fait actuellement l'État Québecois en subventionnant le PPP des écoles privées. Êtes-vous d'accord avec cette fumisterie?

Ma solution est simple. Qu'on cesse donc de subventionner le PPP des écoles privées. Les parents de toutes les classes monétaires pourront instruire leurs enfants à la maison ou envoyer leurs enfants à l'école privée AVEC LEUR PROPRE FRIC!

Les parents qui n'ont pas le moyen d'envoyer leurs enfants à l'école privée ou ne veulent pas instruire leurs enfants à la maison, enverront leurs enfants à l'école publique

ou mieux encore:

Les parents qui n'ont pas le moyen d'envoyer leurs enfants à l'école privée ou ne veulent pas instruire leurs enfants à la maison, enverront leurs enfants à une école privée avec un système de bons d'études.

Monique L.

MOi je ne veux pas d'une école publique financé avec mon propre fric.

Êtes-vous d'accord avec cette fumisterie?

Je paye de taxe scolaire et je n'ai pas d'enfant. Pourquoi je devrais subventionner ce genre de chose?

David

Ou mieux encore: (je m'inspire de Milton Friedman ici)

L'État ne devrait plus être un fournisseur direct de services d'instruction. Plus encore, l'école ne devrait plus être obligatoire. Cependant, les coûts des bons d'études devraient être inclus dans des allocations pour mineurs (une version pour mineurs du Revenu de Citoyenneté: je le sais, je suis tannant!) et les parents pourront faire ce qu'ils veulent avec cet argent, y compris ne pas envoyer leurs enfants à l'école.

Selon moi, ce serait un compromis fort acceptable qui serait plus efficace et moins coûteux que la situation actuelle. Je suis convaincu qu'une majorité de gens serait d'accord avec cela. Mais étant donné que les politiciens, les bureaucrates et les syndicaleux n'ont aucun intérêt à ce que cela se produise...

Normand Brisebois

Un enfant ou un ado qui fréquentent l'école publique coûte plusieurs milliers de $ à l'état par année scolaire. Plus on monte dans les niveaux d'enseignement plus ça coûte cher à l'état. Dans le public, l'état absorbe 100% des coûts. Mais dans le privé l'état absorbe quelque 80% des coûts...le 20% qui reste ce sont les parents. Les parents qui envoient leurs enfants au privé ne sont pas tous des millionnaires. Si l'état cessait de subventionner le privé, probablement que des milliers d'enfants qui fréquentent ce secteur ne le pourraient plus parce que leurs parents ne pourraient pas absorber des frais de scolarité 4 ou 5 fois plus grands....ils seraient forcés d'envoyer leurs enfants dans le public et là l'état devraient absorber 100% des coûts pour ces enfants.... ça nous coûterait plus cher comme société....Donc je ne vois pas où serait le bénéfice de cette option. En bout de ligne c'est une économie..pour les contribuables. C'est comme pour les CHSLD...il y en a beaucoup de privés qui sont subventionnés. Vous avez peut-être une grand-mère ou un grand-père dans une telle institution privée subventionnée...

David

@Monique L.

"Moi je ne veux pas d'une école publique financé avec mon propre fric.

Êtes-vous d'accord avec cette fumisterie?"

Quand l'État cessera de financer le PPP des écoles privées, de financer des guerres impérialistes (ainsi que les opérations de PR de Maxime "le soi-disant ex-libertarien corrompu" Bernier et de Denis "OVNI, déportateur de méchants séparatisses, Kid Kodak" Coderre), de financer la guerre à la drogue et aux autres crimes sans victime, de subventionner les entreprises et de protéger les cartels et les monopoles corporatistes, je répondrerai NON à votre question.

Mais pour le moment, je vous réponds OUI.

David

Monsieur Brisebois.

Pourquoi en Ontario, les écoles privées ne sont plus subventionnées? Pourquoi financer les riches au dépens de la classe moyenne? Voilà une autre preuve l'imposture néo-libérale!

Ma proposition "à la Milton Friedman" est certainement un meilleur compromis. Allez voir ce site avant d'affirmer qu'il est impossible qu'une école privée ne survive sans subvention: http://www.visionschools.com

"ils seraient forcés d'envoyer leurs enfants dans le public et là l'état devraient absorber 100% des coûts pour ces enfants.... ça nous coûterait plus cher comme société...."

Faux, ce calcul fallacieux est une fraude intellectuelle néo-libérale. Du dogmatisme à son meilleur! Les élèves des écoles privées sont plus brillants que ceux des écoles publiques et sont donc moins coûteux. De plus, les cas-problèmes sont essentiellement le lot de l'école publique, ce qui accroît encore plus leurs coûts. Facile ensuite de prétendre que le privé subventionné coûte moins cher alors que c'est une fumisterie.

Bastiat

@ David

Vous proposez une "allocation pour mineurs" qui pourrait couvrir environ la totalité des frais de scolarité dans une école de qualité moyenne, et environ 80% dans une école de qualité supérieure. Or, c'est équivalent à une subvention de l'école privée, ce que vous critiquez comme "fumisterie PPP" (liberté de choix en sus). Faudrait vous brancher.

Qu'on abolisse les subventions aux écoles privées lorsqu'on aura aboli les impôts qui y correspondent. Je ne vois pas ici matière à débat. À savoir si les impôts devraient être conservés pour fournir des allocations, c'est un débat hors-sujet puisqu'il s'agit seulement de redistribution de revenu entre diverses catégories de parents et de non-parents.

Bastiat

@ David

Vous allez probablement répondre que c'est la liberté de choix qui fait toute la différence, et là je suis d'accord avec vous. La fumisterie, c'est de se faire dire par l'état ce qui mérite ou non d'être appelé "école". Cela permet à certaines écoles privées de s'enrichir au dépens des autres.

David

@Bastiat

"La fumisterie, c'est de se faire dire par l'état ce qui mérite ou non d'être appelé "école". Cela permet à certaines écoles privées de s'enrichir au dépens des autres."

Absolument!

Je me suis mal fait comprendre. Tout ce que j'ai dit, c'est que les coûts des bons d'études pourraient être inclus dans une allocation pour mineurs. Ma proposition ne signifie en aucun cas que l'État devrait contrôler l'appellation "école". Les parents pourraient faire ce qu'ils veulent avec cet argent et l'État ne devrait pas se mêler de ce qui se passe dans les établissements d'enseignement.

Monique L.

David : Quand l'État cessera de financer le PPP des écoles privées, de financer des guerres impérialistes (ainsi que les opérations de PR de Maxime "le soi-disant ex-libertarien corrompu" Bernier et de Denis "OVNI, déportateur de méchants séparatisses, Kid Kodak" Coderre), de financer la guerre à la drogue et aux autres crimes sans victime, de subventionner les entreprises et de protéger les cartels et les monopoles corporatistes, je répondrai NON à votre question.

Réponse stupide! Autant dire quand l'État cessera de financer tout ce qui est contraire a mes valeurs, je vais répondre non à votre question.

:)

Alors si le gouvernement accepte de financer avec mon argent l'école public, il devra continuer de financer le privée. Je ne vois pas pourquoi je devrais accepter plus l'un que l'autre.

Normand Brisebois

Monsieur David,
Vous posez la question: «Pourquoi financer les riches au dépend de la classe moyenne?» Premièrement je n'ai pas tenu un tel propos dans mon commentaire. De plus je n'ai jamais affirmé qu'une école privée ne pourrait survivre sans subvention. Dans le fond la subvention n'est pas donné à l'école mais aux parents. Ce sont les parents qui ne pourraient survivre...et non l'école. Mais On pourrait parler des heures sur le sujet. Pour demeurer dans le domaine de l'éducation....et vous montrer l'incongruité de votre propos...parlons des frais de scolarité à l'université. À qui profitent nos bas taux de scolarité actuels....si ce n'est aux riches? Ceux-ci peuvent se payer tous les frais de scolarité que vous pouvez imaginer...mais les pôvres Québecois de la gogauche tiennent mordicus au gel des frais de scolarité «because» l'égalité des chances! Big Deal! les Riches en profitent à la planche et les Universités sont dans le rouge. Si l'État veut demeurer présent dans le domaine de l'éducation il doit subventionner à la fois le public et le privé....et aider les «studieux» et les «talentueux». Mais si l'État se retirait complètement de l'éducation...je serais le premier à applaudir!!

David

Annie

Vous dites:

"Non pas que je nie l'impact négatif du monopole syndical, mais tout comme le monopole féminin, l'impact est moins catastrophique de par son caractère plus indirect et corrigible."

Comment corriger le monopole syndical et le fémi-fascisme si une très forte minorité de gens connaissent son existence? La réforme pédagogique est beaucoup plus médiatisée que ces graves problèmes et risque de mourir très bientôt. On assiste déjà au retour des bulletins chiffrés et l'abolition du constructivisme s'ensuivra très bientôt, SANS QUE LES VRAIS PROBLÈMES SE RÈGLENT! Et si le constructivisme était à l'avant-scène simplement pour cacher d'autres problèmes plus graves?

"Par exemple, la situation actuel des garçons peut être contrée en choisissant, par exemple, un programme sport-études, et l'incompétence de certains enseignants (dans un cadre d'instruction traditionnel) peut être assez facilement contournée par l'étudiant qui s'en remet à ses manuels."

Tant mieux pour eux mais ce ne sont pas tous les hommes qui sont des sportifs et ce ne sont pas tous les étudiants qui sont des autodidactes. On fait quoi avec les autres?

"David, vous semblez innocenter le constructivisme et j’aimerais comprendre pourquoi."

Je ne veux pas innocenter le constructivisme qui est une fumisterie grotesque de pédagogues schizophrènes mais je le considère plutôt comme une calamité accessoire en comparaison avec les sept facteurs que j'ai énumérés plus tôt. En j'en ajouterai deux autres!

8) Ce sont les PARENTS qui doivent assumer en priorité l'éducation des enfants, pas les écoles et les CPE. Le système scolaire doit cesser de jouer à l'État policier!

9) Les conseillers en orientation scolaire: une belle race de fraudeurs intellectuels qui nous font croire que l'expérimentation personnelle n'est pas la meilleure façon de choisir son cheminement scolaire. Ces gens-là ont tout intérêt à infantiliser leur clientèle par du profilage psychologique et ils nous font croire que cela est meilleur que l'expérimentation personnelle!

Malgré la présence plus accrue du constructivisme radical en Suisse, le système scolaire Suisse est meilleur que celui du Québec. Entre autres, l'enseignement des langues est nettement meilleur en Suisse et les jeunes bilingues y sont nombreux. Même Roger Federer était trilingue à 16 ans! C'est plus facile d'amoindrir l'impact du constructivisme quand les enseignants sont compétents, ne sont pas embauchés selon l'ancienneté, le népotisme et la discrimination fémi-fasciste, et ne sont pas les étudiants les plus médiocres à l'université.

"Aussi pour ce qui est du clivage privé/public : je ne vois pas en quoi une augmentation d'élèves brillants à l'école publique améliorerait la qualité de l'enseignement. Tant que quelques individus auront le pouvoir d'imposer leur vision, les élèves, brillants ou pas, seront des cobayes."

La raison principale qui fait en sorte que les écoles privées sont meilleures que les écoles publiques est fort simple: LES ÉCOLES PRIVÉES SÉLECTIONNENT LEURS ÉTUDIANTS! Élémentaire, mon cher Watson!

Voici les 6 indicateurs de performance utilisés par l'IEDM pour son Bulletin de Écoles Secondaires du Québec: http://www.iedm.org/uploaded/pdf/bulletin06_fr.pdf

(1) le résultat moyen obtenu aux épreuves
du ministère par les élèves de l’école
dans cinq matières importantes de 4e
secondaire et de 5e secondaire ;
(2) le pourcentage d’échec dans les cinq matières ;
(3) l’écart entre les notes attribuées aux élèves
par l’école et celles qui leur sont attribuées
par le ministère dans ces cinq matières ;
(4) l’écart entre les garçons et les filles aux épreuves
de 5e secondaire en langue d’enseignement ;
(5) l’écart entre les garçons et les filles aux épreuves
de 4e secondaire en sciences physiques ;
(6) le taux de promotion, un indicateur de la capacité de l’école à maintenir ses élèves dans le système scolaire et à les faire cheminer
sans retard jusqu’à l’obtention du diplôme.

Alors, ne me dites pas que la qualité des étudiants n'est pas importante pour mesurer la qualité d'une école!

David

Monsieur Brisebois

Un autre perroquet néo-libéral dogmatique qui régurgite la vulgate de l'IEDM sans réféchir! Pourquoi Philippe LeBel n'est pas là quand j'en ai besoin (hihihi!)?

Savez-vous vraiment pourquoi l'IEDM favorise la hausse des frais de scolarité?

Le problème est simple, IL Y A TROP D'ÉTUDIANTS DANS LES UNIVERSITÉS AU QUÉBEC, c'est un fait, et les rectums qui croient mordicus au nivellement par le bas ne veulent pas sélectionner académiquement les étudiants. Alors, les gens de l'IEDM ont trouvé une autre façon de régler ce problème, i.e. crisser dehors les étudiants trop pauvres pour aller à l'Université! Simple comme bonjour!

Pourtant, ce serait beaucoup plus efficace et juste de resserrer les critères ACADÉMIQUES d’admission et démanteler le monopole public et le monopole syndical plutôt que votre proposition de favoriser les gosses de riches et de maintenir les monopoles! Mais ça, c'est beaucoup trop simple pour que l'IEDM s'intéresse à la question!

"Les Riches en profitent à la planche et les Universités sont dans le rouge."

Encore une fois le mythe des universités sous-financés. Je répète: IL YA TROP D'ARGENT DANS LES UNIVERSITÉS AU QUÉBEC et les bureaucrates gaspillent allègrements des sommes faramineuses. Prenez l'UQAM, par exemple!

Encore une fois, il semble que l’enseignement ne soit pas important pour les néo-libéraux. Crissez dehors ces pauvres que je ne saurais endurer! Les installations, toujours les installations et jamais l’enseignement! Des lions en or à l’entrée tant qu’à y être?

Pensez-vous vraiment que le dégel des frais va profiter à l’enseignement, ou tout cela n’ira pas plutôt, en construction de nouvelles installations (et le coupage de ruban électoral qui vient avec) et en alourdissement de la bureaucratie?

Pourquoi le dégel prétextant un soi-disant sous-financement (sic) alors que pour les guerres impérialistes, la guerre à la drogue et la répression des crimes sans victime, “de l’argent y’en a en masse”?

Je suis contre le dégel de frais de scolarité, surtout dans le contexte actuel. Par contre, je suis en faveur de la fin du monopole public et du monopole syndical dans le système d’instruction (l’éducation se déroule surtout à la maison). La concurrence forcerait le système public à s’améliorer.

Je ne vois aucun problème à ce que certaines personnes qui en ont les moyens décident de payer plus cher leur propre instruction ou celle de leurs enfants, À CONDITION QUE L’ÉTAT CESSE DE LES FINANCER, comme c’est le cas en ce moment.

Je privilégie la privatisation COMPLÈTE du système privé (qui est un PPP actuellement) et de toutes les écoles anglophones, car ils peuvent très bien fonctionner sans l’aide des CONtribuables.

De plus, les Universités McGill, Concordia, Bishop’s et UQAM devraient être privatisées, pour permettre une meilleure concurrence et pour cesser de financer publiquement les institutions anglophones qui peuvent eux aussi très bien fonctionner sans l’aide des CONtribuables.

Supposons tout de même pour un moment que les néo-libéraux aient raison et que le dégel des frais de scolarité nous mêne droit à la Terre Promise.

Le problème est que la plupart des zélateurs du dégel PROPOSAIENT AUSSI UNE BONIFICATION ADÉQUATE DU RÉGIME DE PRÊTS ET BOURSES!

“Permettre aux universités de se financer en dégelant les frais de scolarité n’implique nullement que les étudiants réellement pauvres seront abandonnés à leur sort. NOUS POUVONS, ET NOUS DEVONS, LES AIDER DE MANIÈRE CIBLÉE à assumer leurs frais de scolarité.”
-Nathalie Elgrably

http://www.iedm.org/main/show_editorials_fr.php?editorials_id=377

“Une augmentation des droits de scolarité ASSORTIE D’UNE AIDE ADÉQUATE qui ciblerait directement
les étudiants à faible revenu permettrait de maintenir l’accès à tous les étudiants qualifiés tout en fournissant aux universités un financement suffisant pour assurer un enseignement et de la
recherche de qualité.”

-Rapport de l’IEDM sur le dégel

http://www.iedm.org/uploaded/pdf/universites_fr.pdf

C’est la même chose en ce qui concerne Facal:

“L’ancien président du Conseil du Trésor, Joseph Facal, estime que les ETUDIANTS ONT RAISON de réclamer les 103 millions de dollars amputés au régime des prêts et bourses.

Il ajoute toutefois que, tôt ou tard, les étudiants devront se rendre à l’évidence qu’un dégel des frais de scolarité est nécessaire à cause du sous-financement des universités.”

http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/nouvelles/200503/27/002-facal_etudiants.shtml

MAIS OÙ EST CETTE AIDE ADÉQUATE TANT ATTENDUE et qui était un argument seriné pour tout et pour rien? NIET! NADA!

Autrement dit, le dégel n’est qu’une décision politique permettant d’aller chercher des votes chez les adultes qui “sont tannés de payer pour les $??%&%?&*?& de jeunes morveux!” et cela fait l’affaire des rectums des universités qui veulent engraisser leurs bureaucrates tout en réduisant le nombre d’étudiants.

Et je vous pose la question suivante:

POURQUOI UN PAUVRE INTELLIGENT MÉRITERAIT MOINS D’ÉTUDIER QU’UN RICHE MÉDIOCRE?

Votre projet néo-libéral est tout autant étatiste et est encore pire que le socialisme soft québécois. Votre projet néo-libéral vise à former une bande de gosses de riches qui seront de dociles petits néo-libéraux abrutis qui asserviront les classes sociales pauvres à leur doctrine. Sans compter les dépenses suppémentaires en répression militaire et policière.

À bien y penser, le socialisme soft à la québécoise, que je n’aime pas beaucoup, est tout de même bien moins pire que ce que vous proposez mes chers néo-libéraux.

Contrairement à vous, les libertariens sont capables d'être cohérents!

David

Monsieur Brisebois

"Vous posez la question: «Pourquoi financer les riches au dépend de la classe moyenne?» Premièrement je n'ai pas tenu un tel propos dans mon commentaire. De plus je n'ai jamais affirmé qu'une école privée ne pourrait survivre sans subvention."

En appuyant les subventions aux écoles privées et en faisant ce commentaire suivant:"Si l'état cessait de subventionner le privé, probablement que des milliers d'enfants qui fréquentent ce secteur ne le pourraient plus parce que leurs parents ne pourraient pas absorber des frais de scolarité 4 ou 5 fois plus grands...", vous admettez implicitement la véracité de mon propos. Faut assumer la conséquence de ses opinions, mon cher Monsieur Brisebois!

"Mais si l'État se retirait complètement de l'éducation...je serais le premier à applaudir!!"

Et si l'État assumait les coûts de l'instruction mais sans fournir directement le service, de la même façon que ma proposition "à la Milton Friedman"? N'est-ce pas un compris plus acceptable et efficace que la situation actuelle?

David

Parlant de népotisme, avez-vous vu regardé le téléroman Virginie dernièrment. Avez-vous remarqué tous les conflits d'intérêts malsains causés par le népotisme? N'est-ce pas plus grave que le constructivisme?

Voici un résumé des promiscuités népotiques:

Cécile Boivin est une ex-enseignante à Ste-Jeanne D'Arc. Virginie a été embauchée comme professeur, car elle est sa fille. Le père de Virginie a aussi été engagé comme concierge parce que c'était le mari de Cécile à l'Époque. Le conjoint actuel de Virginie , Stéphane est le policier en charge des groupes B parce que c'est le conjoint de Virginie. En plus, son demi-frère sera embauché comme professeur parce que c'est son demi-frère. La conjointe de Hercule, Agathe et son ex-conjointe sont tous les deux des professeurs à la même école, car ce sont respectivement la conjointe et l'ex-conjointe de Hercule. La soeur de Hercule a déjà été professeur de chimie au même endroit et elle fut même la conjointe d'un ex-professeur de français (Pierre Lacaille) de la même école dont sa mère fut sécrétaire de direction qui fut remplacée par la soeur du directeur Rivest, Monique. Et maintenant, l'ex-conjointe de l'éducateur Maurice, Louise Pouliot, fait un stage en intervention sous la direction du même ex-conjoint... Etc. Etc. Etc.

À peine caricatural du climat de patronage, de népotisme et de favoritisme qui sclérose le système scolaire Québécois! Et c'est beaucoup plus néfaste que le constructivisme.

David

"compromis" et non "compris"!

Francis St-Pierre

@ Yan : "Donc l'élève brillant devient un outil pour aider l'autre? J'ai un problème avec toutes solutions qui a à la base le rabaissement par des moyens détournés des plus grands au profit des plus petits."


Je ne crois pas que ce soit le point de David. Il est tout à fait vrai que la piètre performance des élèves des écoles publiques est encouragé par le fait que la plupart des élèves brillants fréquentent l'école privée.

La solution n'est évidemment pas d'interdire les écoles privées, mais il faut être réaliste et conséquent lorsqu'on évalue la performance relative de chaque système...


p.s. je n'ai pas lu tous les commentaires, alors désolé si je répète les propos de quelqu'un d'autre

Annie Langevin

David : à l’intérieur du système actuel, je ne vois pas comment une migration d’étudiants du privé vers le public augmenterait la qualité de l’enseignement. Les jeunes enseignants auraient certes plus facilement leur permanence (dû à la plus forte demande), mais les mêmes règles persisteraient et à défaut de rendre les écoles publiques plus compétitives, cette migration risquerait de rendre les étudiants « brillants » moins instruits.

Pour ce qui est des bons d’études, n’avez-vous pas peur de recréer en finalité, les mêmes disproportions en termes de qualité ? Tel que Bastiat le mentionnait, si les bons équivalaient à 100% du financement d’une école moyenne, les plus fortunés débourseraient la différence pour accéder à d’autres institutions de qualité toujours supérieure. Où est la différence ?

Et pourquoi vous souciez-vous des laissés-pour-compte du système actuel, alors que votre idéal donnerait le choix aux parents de ne pas offrir d’études à leurs enfants ?

Aussi, le fait qu’il y ait « trop » d’étudiants à l’université devrait normalement être un « beau » problème. Surtout à l’ère des cerveaux ! Resserrez les critères d’admission et vous aurez droit au discours socialiste qui veut que les milieux défavorisés n’ont pas eu les ressources nécessaires pour réaliser leur plein potentiel, et qu’à ce titre, c’est une injustice sociale ! Je rejoins entièrement le point de vue de M. Brisebois lorsqu’il affirme que le système d’Éducation dépasse sa mission première et nie ses limites. Et je ne crois pas qu’une société puisse hausser la valeur de ses diplômés avec une quasi-gratuité d’accès universitaire.

Je suis tout à fait d’accord avec vous que les monopoles sont néfastes à l’instruction comme à toute chose d’ailleurs. Il ne sert à rien de revenir sur ce fait, surtout pas ici. Si j’insiste pour dénoncer la réforme au Québec, c’est qu’en dépit de ce que vous dénoncez, la majorité des étudiants s’en sont sortis. Maintenant, la majorité des enfants ne s’en sortiront pas. Le retour aux bulletins chiffrés ne veut strictement rien dire, puisque les enseignants ne feront que convertir une cote selon un tableau correspondant et cela ne changera en rien leur façon d’évaluer. Et tant que les élèves seront davantage évalués par rapport à leur propre potentiel, la moyenne du groupe ne donnera aucune information pertinente.

Bastiat

Pour ajouter une perspective historique au débat, j'ai trouvé ici (http://www.mises.org/story/2724) un extrait intéressant de Rothbard qui explique, entre autres, comment la gauche s'est vendue au corporatisme lors du New Deal, pour ensuite se mettre à qualifier les libertariens d'extrème-droite, alors qu'ils étaient de gauche. Enfin, le passage pertinent ici porte sur A.J. Nock et son livre Theory of Education in the United States:

A champion of the older, classical education, Nock chided the typical conservative detractors of John Dewey's progressive educational innovations for missing the entire point. These conservatives attacked modern education for following Dewey's views in shifting from the classical education to a proliferating kitchen-midden of vocational and what would now be called "relevant" courses, courses in driver-education, basket-weaving, etc. Nock pointed out that the problem was not with vocational courses per se, but with the accelerating commitment in America to the concept of mass education.

The classical education confined itself to a small minority, an elite, of the youth population. And only a small minority, according to Nock, is really "educable," and thus suitable for this sort of curriculum. Spread the idea that everyone must have a higher education, however, bring the great mass of uneducable youth into the schools, and the schools necessarily have to turn to basket-weaving and driver-ed courses, to mere vocational training, instead of genuine education. Nock clearly believed, then, that the compulsory attendance laws, as well as the new great myth that everyone must graduate from high school and college, was wrecking the lives of most of the young, forcing them into jobs and occupations for which they were not suitable and which they disliked, and also wrecking the educational system in the process.

It is clear that, from an equally libertarian (though from a "right-wing" rather than a "left-wing" anarchist) perspective, Nock was anticipating a very similar position by Paul Goodman thirty and forty years later. While clothed in egalitarian rhetoric, Goodman's view equally condemns the current system, including compulsory attendance laws, for forcing a mass of kids into school when they should really be out working in purposeful and relevant jobs.

Et dire qu'aujourd'hui on accuse les libertariens de n'en avoir que pour les cours vocationnels!

Annie Langevin

@ Bastiat : si on favorise les cours professionnels, certains le perçoivent comme une tentative de mieux servir l'entreprise privé, en tentant de baisser le coût de la main d'œuvre. C'est entre autres pour cette raison que les plus socialistes dénoncent la réforme (tout en souhaitant le succès pour tous, mais enfin)!

Tout en prônant un État minimal, j'avoue craindre que l'absence de réglementation en Éducation favorise l'apparition d'écoles à très faibles coûts, répondant spécifiquement aux besoins d'une industrie particulière. Par exemple, comment empêcher l'industrie minière, dans une société libre de tout standard en Éducation, de former gratuitement de jeunes mineurs sans aucun autre préalable, et ce, dès l'âge de 14 ans ? (Les plus démunis y verrait une porte de sortie assurée, ouvrant ainsi la porte à un surplus de mineurs, lequel serait propice aux abus, etc.) Ne serait-ce pas là un énorme retour en arrière ? On ne peut tout de même pas nier que le niveau d'instruction a beaucoup aidé à déterminer les salaires et à négocier de meilleures conditions de travail au fil du temps...

Sylvain Falardeau

@ Annie Langevin

"Tout en prônant un État minimal, j'avoue craindre que l'absence de réglementation en Éducation favorise l'apparition d'écoles à très faibles coûts, répondant spécifiquement aux besoins d'une industrie particulière."

Mais n'est-ce pas un moyen justement pour ces pauvres de pouvoir financer une formation plus avancée? En évitant de perdre leur temps avec des cours qu'ils auront oubliés après le dernier examen, les jeunes pourraient être productifs plus rapidement.

Je crois qu'une instruction générale est importante. Par contre, je ne pense pas qu'en imposant un programme ont puisse vraiment explorer les différentes facettes de l'éducation et surtout de donner le *goût* de la connaissance.

"On ne peut tout de même pas nier que le niveau d'instruction a beaucoup aidé à déterminer les salaires et à négocier de meilleures conditions de travail au fil du temps..."

Dans un marché libre, ce n'est pas le temps passé aux études qui détermine directement le salaire. L'utilité de la discipline exercée est importante. Le fait d'avoir un PhD n'est pas garant d'un salaire plus élevé qu'un étudiant du cégep technique par exemple.

Il est certain qu'un libre marché de l'éducation serait radicalement différent de ce que nous connaissont aujourd'hui. D'ici là, la question est de savoir quelle est la valeur réelle d'une éducation financée à la pointe d'un fusil?

Bastiat

@ Annie

"On ne peut tout de même pas nier que le niveau d'instruction a beaucoup aidé à déterminer les salaires et à négocier de meilleures conditions de travail au fil du temps..."

Certainement qu'on peut le nier, puisque ce n'est pas vrai. Ce qui a fait augmenter les salaires (réels, et non nominaux), c'est l'augmentation de la quantité de machinerie par tête de pipe, et rien d'autre.

Attribuer cette augmentation à l'éducation générale, tout comme l'attribuer aux syndicats, relève de la fable de la mouche sur la botte de foin qui pense qu'elle fait avancer le chariot, plutôt que le cheval.

Catherine Bouchard

Annie Langevin : l'apparition d'écoles à très faibles coûts, répondant spécifiquement aux besoins d'une industrie particulière

Ce type d'institution existe déja dans le privée. Plusieurs entreprises dans le domaine de l'éducation (Le centre Nad par exemple) ont des contrats avec une industrie bien particuliere. Les étudiants ne vont pas faire des cours de philosophie ou de littérature mais bien se concentrer sur la matiere technique.

Je partage l'opinion de Sylvain Falerdeau, imposer un programme d'éducation est une tres mauvaise chose. Cette méthode ne rend pas notre jeunesse plus studieuse ou productive.

Annie Langevin

Je vois bien que mon exemple était plus que boiteuse. J’exprime le tout d’une autre manière : en l’absence de formation générale réglementée par l’État, on assisterait de toute façon à la certification privée de plusieurs formations, question d’assurer la compétence *minimale* nécessaire à une profession donnée. En fin de compte, on se retrouverait avec de meilleures et de moins bonnes écoles (comme c’est le cas actuellement), et les plus talentueux auraient accès aux meilleurs établissements si et seulement si, ils peuvent se le payer. Les coûts ne pouvant être que proportionnels au temps de formation, il est logique de penser que les moins fortunés seraient contraints d’opter pour le moins cher, sans même avoir eu l’opportunité de s’intéresser à autre chose. Cette situation serait propice à la surabondance de « cheap labor » (surtout dans un contexte de mondialisation) et maintiendrait le cercle vicieux de la pauvreté. Les peuples instruits sont généralement les plus riches, on se doit donc d’y favoriser l’accès. C’est pourquoi je ne crois pas qu’il soit possible de déréglementer l’éducation générale et abolir les prêts étudiants. Il n’est pas simple de couper l’État de l’Éducation. Je ne demande pourtant qu’à être convaincue du contraire.

M. Falardeau vous dites : "dans un marché libre, ce n'est pas le temps passé aux études qui détermine directement le salaire. L'utilité de la discipline exercée est importante. Le fait d'avoir un PhD n'est pas garant d'un salaire plus élevé qu'un étudiant du cégep technique par exemple."

Effectivement, mais si l’instruction postsecondaire n’était pas quasi-gratuite, l’offre se gérerait d’elle-même.

Bastiat : les progrès technologiques ne sont-ils pas directement liés à l’éducation? On pourrait discuter longtemps de la provenance et de la pertinence de ce que devrait constituer l’instruction générale d’aujourd’hui, mais à l’époque, l’apparition de nouvelles machineries a certainement augmenté le niveau de connaissances requises. Ne serait-ce que pour lire les instructions d’une machine, celui qui savait lire avait une méchante longueur d’avance sur l’autre. L’autre ne pouvant plus accéder à l’emploi, je considère qu’il avait de moins bonnes conditions de travail.

Yan

Mme Langevin, je crois que vous sur-estimez les coûts de l'éducation et sous-estimez la ténacité de ceux qui veulent s'en sortir et des parents qui veulent réellement la réussite de leur enfant.

Bastiat

@ Annie

Je crois que vous confondez peut-être encore un peu argent et richesse.

C'est l'épargne et l'investissement qui permet de construire de nouvelles usines. L'éducation vient logiquement après. C'est un peu difficile d'être convaincant en quelques lignes, alors je ne peux que vous conseiller de continuer vos lectures...

La richesse est toujours initialement dans les mains de ceux qui l'ont créé. Elle est donc en proportion de la productivité des individus, et l'éducation est évidemment une façon d'être plus productif. À ce titre, il n'y a rien de "spécial" à propos de l'éducation. Un adulte est parfaitement capable de prendre ce genre de décision d'investissement, et normalement devrait aussi être capable de le faire pour ses enfants. Un jeune pauvre devrait pouvoir contracter un prêt privé pour ses études, que ce soit d'un oncle ou d'une banque. Si on lui refuse le prêt, c'est peut-être justement parce que la qualité de l'enseignement et/ou la motivation réelle de l'étudiant sont à remettre en question.

Bastiat

Pour pousser un peu plus loin, on ne peut pas savoir a priori quelle éducation est la bonne pour chaque individu. On ne peut que les informer et les laisser prendre leurs décisions, en espérant que ceux qui échouent ne soient pas trop orgeilleux, admettent leurs erreurs, et ensuite imitent ceux qui ont réussi. Il est faux et prétentieux de déclarer qu'il y a deux classes d'individus, les riches capables de choisir une école, et les pauvres incapables de choisir. Il y a plutôt ceux dont les choix a posteriori s'avèrent les bons, et qui deviennent riches, et ceux dont les choix a posteriori s'avèrent les mauvais, et qui deviennent pauvres. À mon avis, ceux qui obscurcissent le discours avec la lutte des classes raisonnent avec - encore une fois - quelques liens de causalité à l'envers.

Bastiat

Donc si on veut, on peut séparer l'éducation en éducation-divertissement et en éducation-investissement.

L'éducation-investissement est accessible à tout le monde parce qu'elle permet de rembourser un prêt, c'est ce que j'ai expliqué plus haut. Il est donc inutile de la subventionner; cela ne fait qu'entretenir les étudiants démotivés qui devraient d'abord aller travailler et revenir une fois motivés, aux dépens de toute la société.

Si l'éducation-divertissement n'est pas subventionnée, alors elle ne sera accessible qu'aux "riches". Et alors? Depuis quand un divertissement doit être imposé aux "pauvres"? Encore une fois, on les prive d'un choix pour le bon plaisir que cela donne aux bien-pensants de choisir à leur place.

Comment peut-on s'enrichir lorsqu'on nous empêche de travailler pour recevoir ce divertissement, voire un endoctrinement à des idées collectivistes qui font tout pour bloquer l'initiative individuelle?

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Citations

  • « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. »

    – Frédéric Bastiat, 1848

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